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Paris 13 fait du bruit pour les droits des femmes !

mars 29, 2020

Le 8 mars 2020, journée internationale des droits des femmes, nous étions nombreux à rejoindre le cortège d’Amnesty International à la grande marche qui allait de la Place d’Italie à République. Quelques jours après, l’Antenne-Jeunes de Paris 13 a voulu continuer à montrer sa solidarité aux femmes qui luttent pour leurs droits à travers le monde, et faire entendre leurs voix sur le campus de Villetaneuse.

Nous avons donc organisé une action sur le forum de l’université, où nous avons proposé aux étudiants et au personnel de venir s’informer et agir, entre autres en signant nos pétitions :

Qui a tué Marielle Franco ? Le 14 mars 2018, la conseillère de Rio de Janeiro et défenseure des droits humains Marielle Franco ainsi que son chauffeur Anderson Gomes ont été abattus par balle. La jeune femme noire, ouvertement bisexuelle, était connue pour avoir dénoncé des violations des droits humains, notamment celles subies par les jeunes noirs vivants dans les favelas, les femmes et la communauté LGBT. Cela fait plus de deux ans que Marielle et son chauffeur ont été assassinés et les autorités brésiliennes n’ont toujours pas fourni de réponses acceptables à leurs familles. Nous demandons au gouverneur de l’état de Rio de respecter la procédure légale, de nommer une équipe d’experts indépendants chargés de superviser l’enquête, et de garantir la sécurité des témoins des familles. 

Libération immédiate pour Yasaman Aryani : Le 8 mars 2019, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Yasaman Aryani a retiré son voile et distribué des fleurs aux femmes dans le métro à Téhéran. Suite à la diffusion virale en mars 2019 d’une vidéo montrant cet acte de défiance poétique, les autorités iraniennes l’ont arrêtée. Elle a été condamnée à 16 ans de prison en août 2019. La mobilisation de milliers de personnes dans le monde a permis à Yasaman de ne plus être en isolement et sous le contrôle des Gardiens de la révolution, connus pour leur recours à la torture. Sa peine de prison et celle de sa mère ont aussi été réduites à 9 ans et 7 mois. Cependant, nous demandons aux autorités iraniennes la libération immédiate de Yasaman, de sa mère, et de toutes les défenseures des droits des femmes en Iran. 

Stop à la répression des voix critiques en Arabie Saoudite : Depuis mai 2018, l’Arabie saoudite intensifie la répression contre les voix critiques dans le royaume. Les femmes défenseures qui militent depuis des années pour l’égalité des droits sont en première ligne.

Loujain al-Hathloul, Iman al-Nafjan et Aziza al-Yousef, ainsi que 19 autres défenseurs des droits humains ont été arrêtés en mai 2018 parce qu’elles militent depuis plusieurs années pour que les femmes aient le droit de conduire et pour qu’il soit mis fin au système répressif de tutelle masculine. Certaines ont subi des actes de torture et des sévices sexuels. Fin mars 2019, Iman al Nafjan et Aziza al Youssef et Ruqayyaa al Mhareb ont obtenu une libération provisoire, mais les charges contre elles n’ont pas été abandonnées. Loujain al Hathloul est, elle, toujours derrière les barreaux. Nous demandons au roi d’Arabie saoudite, Salman bin Abdul Aziz Al Saud, de libérer immédiatement et sans condition toutes celles et tous ceux qui ont été emprisonnés pour avoir protesté de manière pacifique et d’abandonner toutes les charges retenues contre ces personnes.

En plus des pétitions classiques, nous avons proposés aux personnes intéressées d’exprimer leur solidarité avec ces militantes de différentes manières. Elles pouvaient écrire des messages de soutien à Yasaman et à Loujain sur des cartes postales qu’elles pouvaient décorer et colorier. Ces cartes seront ensuite transmises à leurs familles. 

Nous leur avons aussi suggéré des pétitions-photos, un format de mobilisation moins classique. L’idée est de se prendre en photo tenant un panneau demandant la libération de Loujain El Hathloul, avec le hashtag #FreeLoujain, et qui serait ensuite diffusé et partagé sur les réseaux sociaux. Si certaines personnes se sont montrées réservées à l’idée d’apparaître sur internet, d’autres se sont prises au jeu et ont accepté d’afficher leur soutien ouvertement.

Merci à tous ceux et celles qui ont participé à cette action !

Anis Harbi, responsable de l’Antenne-Jeunes de Paris 13, Université Sorbonne Paris Nord

30ème anniversaire de la Convention des droits de l’enfant

décembre 20, 2019

Le 20 novembre, nous célébrions 30eme anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). À cette occasion, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 a présenté l’exposition « Les Droits de l’enfant : Un combat majeur », sur le forum du campus de Villetaneuse. Cette exposition présente les garanties associées à la CIDE.

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La Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par tous les pays, sauf les Etats-Unis. Elle est le seul traité relatif aux droits humains qui traite de façon aussi exhaustive l’indivisibilité et l’interdépendance des droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels de l’enfant.

La présentation de l’exposition a été accompagnée d’une action de signature de pétitions pour soutenir Magai Matiop Ngong, qui n’avait que 15 ans lorsqu’il a été condamné à mort par pendaison, accusé pour le meurtre accidentel de son cousin au cours d’un procès inéquitable, où il ne lui a pas été permis d’être représenté par un avocat. Pourtant, le droit international interdit d’appliquer la peine de mort à des mineurs. Deux ans après son arrestation, il attend toujours le résultat de sa procédure d’appel.

Nous avons également proposé aux personnes qui venaient à notre stand de signer une pétition en ligne demandant aux autorités françaises de ne plus enfermer les enfants migrants dans des centres de rétention. En effet, de jeunes enfants, parfois des nourrissons, sont privés de liberté, surveillés par des policiers enfermés derrière des grillages, uniquement parce que les papiers de leurs parents ne sont pas à jour.

Ces deux situations représentent clairement des violations des droits des enfants présentées dans l’exposition, notamment le droit à un système de justice dédié et approprié aux mineurs, permettant de ne pas être privé de liberté de façon illégale ou arbitraire, et de ne pas être condamné à mort.

A travers cette action, l’Antenne-Jeunes a pu faire connaitre ce texte fondamental et susciter une mobilisation en faveur des droits des enfants. Nous avons notamment réussi à récolter plus de 120 signatures pour Magai.

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Table-ronde sur l’homophobie à la BU de Paris 13

décembre 10, 2019

Engagée dans la lutte contre toute forme de discrimination, la Bibliothèque Universitaire de Paris 13 Villetaneuse accueillait une table ronde intitulée “Etat des lieux de l’homophobie en France et dans le monde”. Les deux invités étaient Ludovic Lemarié, membre de SOS homophobie, et Sébastien Tüller, responsable de la commission Orientation sexuelle et identité de genre d’Amnesty International France. Après avoir présenté le travail de leur association respective, le premier a dressé un constat de l’homophobie en France, tandis que le second a fait un tour de la situation des personnes LGBT dans le monde. Accompagnant cette intervention, deux expositions étaient visibles au kiosque de la Bibliothèque : Les Petits Papiers de SOS homophobie et Minorités Sexuelles et Droits Humaines de Amnesty International. 

L’Antenne-Jeunes d’Amnesty International était naturellement présente à cet événement et a tenu un stand à l’entrée de la bibliothèque pour présenter l’action d’Amnesty sur ce thème. Nous avons proposé aux passants de s’essayer à notre quizz sur les droits des personnes LGBT, et de signer la pétition demandant justice pour Marielle Franco, militante brésilienne assassinée en 2018. 

Il existe aujourd’hui 70 pays ou l’homosexualité est criminalisée. En plus des peines pénales encourues, les représentations des personnes LGBT dans les médias, l’art ou le cinéma sont censurées, ce qui empêche le débat et les discussions sur ce sujet (ce fut le cas pour le film Rafiki au Kenya) 

Durant la table ronde, Sébastien Tüller a évoqué l’action d’Amnesty International dans le monde à travers ces trois axes : la recherche, la médiatisation et le plaidoyer. Mais ces méthodes rencontrent des limites dans certains pays, ou une action en sous-terrain peut être plus appropriée pour garantir la sécurité des personnes concernées. De plus l’action en faveur des droits des personnes LGBT est parfois vue comme une forme l’interventionnisme occidental, voire de néo-colonialisme. Pourtant, la majorité des lois homophobes dans le monde ont été imposées par la colonisation européenne, il est donc important de rappeler ce fait historique. On peut aussi faire appel à des instruments non-occidentaux, comme la Charte des droits et des peuples, résolution adoptée par les états africains. Quant à l’argument religieux, souvent mis en avant, il est important de rappeler qu’il existe des personnes LGBT croyantes, voire pratiquantes, qui arrivent à concilier leur foi avec leur orientation sexuelle, et que les textes religieux comme les nomes de genres sont toujours sujet à interprétation. Par exemples, de nombreux textes religieux utilisés pour justifier l’homophobie seraient en fait des textes condamnant le viol. 

D’autres sujets ont été abordés durant cette table ronde, comme l’ouverture de la PMA pour toutes et l’invisibilisation des personnes LGBT dans ces débats. Ce qui n’est pas sans rappeler le déchainement de haine homophobe, initié par la Manif Pour Tous, durant les débats sur le mariage pour tous. 

Nous avons aussi évoqué les droits des personnes transgenres, et ce que l’université pouvait faire pour ces étudiants (possibilité de changer de nom sur la carte étudiant comme sur les relevés de note et diplômes, mise à disposition de toilettes neutres…) 

Nous sommes heureux d’avoir pu saisir cette occasion de débattre, informer, déconstruire des préjugés. Rien ne remplace ces rencontres et ces échanges en direct !

Accueillons les réfugiés ! Message reçu à l’Université Paris 13 !

février 27, 2019

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Le jeudi 21 février 2019 a vu le lancement de l’exposition “accueillons les réfugiés” au Forum de l’Université Paris 13 Villetaneuse. Cette action s’inscrit dans la campagne mondiale d’Amnesty International « I Welcome », qui vise à obtenir une vraie solidarité entre les États pour mieux protéger et accueillir les réfugiés.

L’exposition permet d’en savoir plus sur ce qu’est un réfugié, quels sont ces droits, à quel risque il s’expose. Elle vise aussi à combattre les préjugés et les idées reçues sur l’accueil des réfugiés, notamment l’idée que l’Europe serait « envahie » par ces derniers : en réalité, la moitié des réfugiés sont des femmes et des enfants, et la grande majorité sont accueillis dans des pays en développement. A travers les différents panneaux, le visiteur pourra découvrir les histoires de personnes forcées fuir leur pays, comme ce fut le cas d’Ada, jeune nigérienne victime de violences sexuelles, et qui a réussi à rejoindre l’Italie en passant par la Libye. Enfin, l’exposition montre qu’un accueil humain des réfugiés et possible en présentant plusieurs cas de villes ayant réussi ce pari.

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En plus de présenter l’exposition, l’Antenne Jeunes était aussi présente pour mobiliser les gens autour de cette thématique. Les trois pétitions lancées dans le cadre de la campagne ont rencontré un franc succès auprès des étudiants et personnels de l’université, souvent loin de connaître les conditions véritables dans lesquelles se trouvent les réfugiés :

  • ÉTATS-UNIS : NI ENFERMEMENT, NI SÉPARATION POUR LES DEMANDEURS D’ASILE !

Depuis son élection, le Président Trump tente d’interdire aux personnes ayant traversé irrégulièrement la frontière avec la Mexique de déposer une demande d’asile. Pourtant, le droit international est clair : toute personne qui souhaite demander l’asile a le droit de franchir des frontières, avec ou sans document.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/stop-detention-demandeurs-dasile

  • HALTE AUX EXPULSIONS VERS L’AFGHANISTAN

Le Défenseur des droits a dénoncé la politique de l’externalisation des frontières de l’Union européenne qui l’amène à transiger avec l’Afghanistan et qui encourage les États à accélérer le retour d’Afghans. Le Défenseur des droits a demandé au gouvernement de suspendre l’application de l’Accord UE/Afghanistan et d’arrêter les mesures d’éloignement des personnes gravement malades dans des pays dont on sait qu’elles ne pourront accéder aux traitements nécessaires à leur survie.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/halte-aux-expulsions-vers-lafghanistan

  • STOP À LA DÉTENTION ET À LA VENTE DES RÉFUGIÉS ET DES MIGRANTS EN LIBYE

Torture, détention, exploitation et viol sont des horreurs quotidiennes pour de nombreux réfugiés et migrants piégés en Libye. Mais au lieu de mettre fin à ces atteintes, l’Europe aide la Libye à piéger ces personnes dans l’enfer. En entraînant et en équipant les garde-côtes libyens de bateaux pour renvoyer les migrants vers la Libye, les responsables européens sont indiretement complices de ces souffrances épouvantables.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/stop-a-la-detention-et-vente-des-refugies-et-migrants-en-libye

Les participants n’ont pas hésité à exprimer leur solidarité et leur souhait de contribuer à ce que la France revoit sa politique en faveur des réfugiés. Ainsi, en plus des pétitions, des cartes « Maisons Raisons » ont été mise à disposition des étudiants et personnels  qui pouvaient en quelques mots exprimer leur soutien aux réfugiés et expliquer leurs raisons pour les accueillir. En voici un magnifique exemple :

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Au final, nous avons récoltés près de 400 signatures à nos pétitions et plusieurs dizaines de messages de soutien en faveur  de l’accueil des réfugiés.

L’exposition est toujours visible au forum de Villetaneuse jusqu’au 1er Mars.

Yasmine OUKID et Anis Harbi.

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« 10 Jours Pour Signer » édition 2018 avec Amnesty à Paris 13

décembre 22, 2018

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Chaque année, aux alentours du 10 Décembre (Date anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, DUDH), Amnesty International invite le grand public à se mobiliser, à travers l’opération « 10 Jours Pour Signer »,  en faveur de 10 Défenseurs des droits humains persécutés dans leur pays.  L’édition 2018 était spéciale puisque d’une part, elle s’inscrivait dans la célébration des 70 ans de la DUDH et d’autre part, elle était spécifiquement dédiée aux femmes, avec 10 cas de femmes engagées pour les droits humains.

Comme tous les ans, l’Antenne Jeunes de Paris 13 a répondu présente et a organisé cet événement le lundi 3 Décembre au forum de Villetaneuse autour des 6 cas suivants :

– Amal Fathy, accusée de terrorisme après avoir posté une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel.

– Vitalina Koval, défenseure des droits LGBT en Ukraine, victime du harcèlement et des violences de l’extrême droite

– Marielle Franco, militante féministe qui luttait pour les quartiers défavorisés et contre les violences policières, assassinée dans des circonstances suspectes

– Atena Daemi, militante contre la peine de mort, condamnée à 7 ans de prisons après seulement 15 minutes de procès

– Nawal Benaissa, figure du mouvement social Hirak dans la vallée du Rif au Maroc, victime de censure et de répression de la part de l’état

– Le Peuple Sengwer au Kenya, violement expulsé de leurs forêts.

Nous avons aussi invité les gens à signer en ligne pour les 4 autres cas : Nonhle Mbuthuma, sud-africaine menacée de mort pour avoir défendu sa terre face aux intérêts d’une compagnie minière ; Gulzar Duishenova, qui se bat pour les personnes handicapées au Kirghizistan ; Géraldine Chacon, persécutée pour son action auprès des jeunes au Venezuela ; et Pavitri Manhji, harcelée parce qu’elle résiste à de grandes entreprises.

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Pour cette édition 2018, nous avons exposé les affiches des 6 cas choisis et nous avons doublé l’opération signatures d’une opération « découvrez leur visage » : les affiches des défenseures étaient au départ entièrement recouvertes de post-it, et après chaque signature de pétition obtenue, le signataire pouvait retirer un post-it. Ainsi les participants découvraient petit à petit les visages de ces femmes, une signature à la fois.

En plus du stand pétitions, nous avons également proposé plusieurs ateliers : les étudiants pouvaient écrire des messages de soutien, réaliser des dessins ou recevoir des « Free Hugs » en soutien à Vitalina Koval devant l’affiche grand format qui la représentait. Certains ont aussi participé au jeu « Qui sont les défenseurs ? » où ils devaient faire le lien entre un pays, l’action d’une défenseure et les conséquences de cette action. Enfin, en soutien à Atena Daemi, condamné à 7 ans de prison en seulement 15 minutes de procès, nous avons filmé des étudiants qui expliquaient ce que eux faisaient en 15 minutes. Les vidéos seront envoyées à Amnesty International qui en fera un montage et l’adressera aux autorités iraniennes afin de montrer l’absurdité du procès.

Bien qu’une grande majorité se soit montrée sensible à notre cause, nous avons rencontré quelques difficultés face à des personnes qui étaient plus réticentes à certaines causes, notamment concernant la question des droits LGBT.  Néanmoins, ce fut un plaisir d’aller à la rencontre des autres étudiants. Nos échanges ont donné lieu à des discussions importantes, et ont permis d’attirer l’attention sur des situations peu connues et peu médiatisées. Les gens ont pu agir à la fois par le biais des pétitions, mais aussi en montrant leur solidarité à travers de beaux messages de soutien qui encourageront ces défenseures dans leur lutte.

Ce fut donc une intense mobilisation, qui a abouti à 1247 signatures. Celles-ci s’ajouteront à des centaines de milliers d’autres récoltées partout dans le monde, et auront un impact direct sur la situation des personnes défendues.

Anis Harbi, Responsable de l’AJ Paris 13

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On a voté l’abolition de la peine de mort avec Amnesty à Paris 13 !

décembre 8, 2018

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 Le jeudi 22 Novembre, Amnesty International à Paris 13 a organisé une projection-débat sur le thème de la peine de mort. Judith Mayer, une collègue de Cécile Coudriou, (la présidente d’Amnesty France) avait accepté d’ouvrir son cours aux membres de l’Antenne-Jeunes et d’autres étudiants intéressés par ce débat. La discussion, animée par les membres de l’AJ, avait pour but de sensibiliser les participants à notre cause et de voir notamment quel impact pouvaient avoir les vidéos réalisées par Amnesty sur ce sujet.

Nous avons commencé notre rencontre par un vote : nous avons demandé aux participants de s’exprimer pour ou contre l’abolition universelle de la peine de mort. Ils pouvaient voter pour en levant un pouce en l’air, contre avec un pouce vers le bas, ou « ne se prononce pas » en levant les deux mains ouvertes. Si une majorité était favorable à l’abolition, certains étaient neutres voire contre.

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Après ce rapide sondage, nous avons diffusé deux publicités d’Amnesty International. L’une d’elles présentait le cas d’Anthony Graves, condamné à mort aux Etats Unis suite à une erreur judiciaire : il raconte lui-même la torture qu’a représenté le fait d’être dans le couloir de la mort. L’autre, réalisée par Amnesty International UK, exposait avec humour et surtout ironie la pratique barbare de la lapidation en Iran.

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Le débat a ensuite été lancé avec la question suivante : la peine de mort peut-elle être considérée juste et humaine ? Les premières réactions soulignaient le fait qu’on ne pouvait pas donner le pouvoir de vie ou de mort à l’État. Si tout le monde était d’accord pour dire que les cas d’erreurs judiciaires étaient terribles et menaient à la mort d’innocents, certaines personnes estimaient tout de même que la peine de mort était justifiée dans certains cas de crimes graves et avérés, dans l’optique de protéger la société et d’apporter réparation à la famille de la victime. Cela a donné lieu à une discussion plus large sur les possibilités de réhabilitation des criminels : comment peut-on savoir qu’un condamné ne peut pas être réhabilité ? Comment peut-on prédire qu’il va récidiver ? De plus, si rien ne prouve que la peine de mort apporte réparation à la famille de la victime, ne crée-t-elle pas encore plus de deuil pour l’entourage du condamné ?

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Quant à la question du caractère dissuasif de la peine de mort, il est légitime de se demander si l’ordre est mieux maintenu dans les pays qui pratiquent la peine de mort. Comme cela a été dit dans le débat, cette idée est liée aux lois et à la culture de chaque pays (par exemple, on considère en Iran que lapider un infidèle contribue à maintenir un certain ordre moral). Néanmoins, on peut comparer la criminalité en France (pays qui a aboli la peine de mort en 1982) et aux États-Unis (qui pratiquent encore la peine de mort) et se demander s’il y a réellement une différence. En l’occurrence, toutes les statistiques prouvent que la pratique de ce châtiment n’a aucune incidence sur la criminalité.

En conclusion, l’hypothèse a été faite que la peine de mort vient en réponse à une incapacité de la société à répondre aux problématiques liées à la violence et la criminalité (places de prisons, programmes de réinsertion…). Une réforme du système judiciaire permettrait alors de mieux penser les alternatives à la peine de mort et de répondre au crime de manière plus humaine.

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Après ces échanges, nous avons repris la projection avec la vidéo « Comprendre la peine de mort » d’Amnesty International France en collaboration avec le vidéaste Nota Bene. Cette vidéo de neuf minutes expose de manière claire la plupart des arguments d’Amnesty : il s’agit d’une méthode barbare, d’un meurtre prémédité, inefficace pour prévenir le crime, qui étend la souffrance à la famille de l’accusé et qui tue des innocents.

Nous avons ensuite pris un moment pour demander aux participants ce qu’ils ont pensé des vidéos, lesquelles étaient selon eux les plus pertinentes, les plus susceptibles de convaincre. Il s’avère que la vidéo sur la lapidation a beaucoup plu. Le fait de parler d’un sujet aussi grave avec humour produit une dissonance qui peut choquer, mais qui bouscule les consciences et fait réfléchir. La vidéo d’Anthony Graves a quant à elle suscité plus d’émotions : de la tristesse, de la compassion. Elle souligne l’importance d’avoir une seconde chance, et nous pousse à nous demander : ne vaut-il pas mieux qu’un criminel puisse s’échapper plutôt qu’un innocent soit condamné ? La vidéo de Nota Bene est venue compléter les deux autres en apportant des informations nécessaires pour bien appréhender les arguments. Et les participants ont apprécié de pouvoir réfléchir par eux-mêmes et débattre avant de la visionner. Il s’avère donc que la sélection de vidéos mais aussi l’ordre des projections a permis d’aborder de manière équilibrée les arguments factuels contre la peine de mort et des aspects plus émotionnels. Un équilibre nécessaire pour arriver à toucher les gens et les convaincre.

Car si nous voulions créer un débat, nous espérions aussi pouvoir convaincre les gens, leur faire comprendre notre vision. A la fin, nous avons demandé aux participants de voter à nouveau pour ou contre l’abolition de la peine de mort. Et comme on peut le voir sur les photos, nous sommes cette fois-ci arrivés à une décision quasi-unanime puisque personne n’a voté contre.

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Une opération réussie pour l’Antenne-jeunes de Paris 13. La lutte continue, notamment à travers la compagne 10 jours pour signer, où on se mobilise du 1er au 10 Décembre pour 10 défenseures des droits l’Homme. Nous vous donnons également rendez-vous le 6 Décembre, de 13h à 14h en C102, pour une rencontre avec Morgane Eches, spécialiste à Amnesty France de la Birmanie et la question des Rohingyas.

 

Anis HARBI

Je ne suis pas homophobe mais…

novembre 22, 2018

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Le 8 novembre, Amnesty International menait sa première action de l’année 2018/2019 à l’Université Paris 13. Sur le forum du campus de Villetaneuse, les membres de l’antenne jeunes, vêtus aux couleurs d’Amnesty, se sont retrouvés afin de sensibiliser les étudiants aux discriminations contres les personnes LGBTI.(Lesbienne, Gay, Bi, Trans ou Intersexe)

Cette première action est l’aboutissement de deux semaines de préparations. Nous nous sommes inspirés de la dernière campagne de l’antenne jeunes contre l’homophobie, en reprenant les ateliers composés de quizz et de « débats mouvants ». Cependant, nous avons décidé d’étendre le champ de l’action aux LGBT-phobies de manière générale, en incluant les questions de transphobie, de procréation pour les couples de même sexe, et des personnes intersexes. D’autant plus que le 8 Novembre, date à laquelle a eu lieu notre action, est aussi la date de la journée international de solidarité intersexe.

Nous avions donc plusieurs modes d’actions à notre disposition pour aborder ces sujets :

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D’abord le quizz, à base de questions sur l’homophobie en France et dans le monde, sur l’accès à la PMA pour les couples de femmes, et sur les droits des personnes intersexes. Pour cette troisième partie, nous avions élaboré nos questions en nous basant principalement sur le dépliant informatif fourni par Amnesty, et que nous avons distribué en grand nombre sur le forum. Ce document explique de manière claire et dynamique la situation de ses personnes présentant des caractéristiques échappant à la binarité du masculin et du féminin, et qui sont sujettes dès leur naissance à des opérations chirurgicales intrusives, non-consenti et dangereuses pour leur santé.

Ensuite, il y avait les « débats mouvants » : dans le premier, on énonce une situation d’homophobie ou de transphobie, et on demande aux participants d’imaginer leur réaction : en se positionnant du côté gauche pour « Je fais quelque chose » ou à droite pour « Je ne fais rien », plus ou moins loin selon le degré de certitude. Il est ensuite demandé aux participants d’expliquer leur choix. Une fois le débat lancé et les arguments partagés, les étudiants ont la possibilité de se repositionner s’ils ont changé d’avis. Le second jeu vise à explorer des situations plus personnelles et à questionner les différents malaises et biais que chacun peut avoir. On leur demande alors de se placer sur une ligne imaginaire dont une extrémité signifie « Pas de problème » et une autre « Fort sentiment d’inconfort », et ce face à des situations comme : « Un membre de votre famille vous annonce son mariage avec une personne de même sexe », « un membre de votre famille vous annonce vouloir changer de sexe ». Encore une fois, les étudiants sont invités à expliquer leur positionnement, puis ont la possibilité de se déplacer sur la ligne en cas de changement.

Enfin, nous avons participé à l’action urgente d’Amnesty International au Guatemala. Le parlement Guatémaltèque s’apprête à voter une loi discriminatoire envers les femmes et les personnes LGBTI. Cette loi, dite «pour la protection de la vie et de la famille », criminalise l’avortement et les fausses-couches, interdit explicitement le mariage de personnes de même sexe et interdit aux écoles de « traiter de la diversité sexuelle et de l’idéologie du genre ». Nous avons donc écrit une lettre au président du parlement, ainsi qu’au député à l’origine de cette loi, les appelant à la rejeter et à protéger les femmes et les personnes LGBTI. Nous sommes allés à la rencontre des étudiants pour leur parler de cette situation et les inviter à signer notre lettre.

La rencontre avec les étudiants s’est révélée très intéressante pour nous. Certains étaient très informés et déjà touchés par ces problématiques, ils étaient donc d’autant plus motivés à signer les lettres adressées aux parlementaires du Guatemala. Si beaucoup sont sensibles au sujet, d’autres ne sont au contraire pas favorables aux droits des LGBTI, ou préféraient ne pas se positionner sur ces questions. Cela atteste d’autant plus le besoin de continuer aujourd’hui à faire de la sensibilisation autour de ce sujet.

Parmi les personnes que nous avons interpellées, il y en a qui avaient déjà entendu les termes ‘LGBTI’ et ‘intersexe’ mais ne connaissaient pas nécessairement leur signification. D’autres étaient interpellés par le « I » de « LGBTI » et ignoraient ce que ça signifiait. Nous avons donc pu discuter avec beaucoup de monde et les informer sur les droits LGBTI mais aussi les sensibiliser sur les problématiques intersexes aujourd’hui très mal connues.

Les ateliers ont également donné lieu à des discussions intéressantes. Nous avons été agréablement surpris que le quizz ne se soit pas résumé à un simple échange de questions et de réponses, mais ait ouvert sur des débats où les étudiants ont pu donner leur avis sur l’homophobie ou encore l’accès à la PMA. Les jeux ont quant à eux été l’occasion de s’interroger sur des cas de figures réels. Face à des situations d’homophobie et de transphobies, nous avons remarqué que beaucoup d’étudiants envisageaient les réactions possibles en termes d’altercations et de confrontations physiques. Ça a donc été aussi l’occasion de parler des manières sûres et non-violentes dont chacun dispose pour agir contre les violences et discriminations LGBT-phobes.

Si la plupart des étudiants se sont montrés attentifs, ouverts à la discussion et intéressés par notre action, nous avons tout de même rencontré quelques difficultés à les mobiliser assez longtemps pour participer aux ateliers, principalement en raison d’un manque de temps. Néanmoins, cette première action a tout de même abouti à une sensibilisation nécessaire, à des débats importants, et à plus de 150 signatures de notre lettre.

Fiers de ce succès, nous continuons nos actions au sein de l’université. Notre prochain évènement est d’ailleurs prévu Jeudi 22 novembre de midi à 13h en C101. Il s’agira d’une projection-débat autour de la peine de mort. Tous les étudiants de Paris 13 sont les bienvenus.

L’Antenne-Jeunes de l’Université Paris 13

« Les Midis de la Rentrée » pour Amnesty à Paris 13

octobre 10, 2018

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Comme tous les ans, les « Midis de la Rentrée », grand forum des associations organisé  début octobre sur le campus de l’Université Paris 13, a permis de redonner une visibilité à l’Antenne Jeunes (AJ) d’Amnesty International et de recruter de nouveaux membres.

Anis Harbi, déjà membre actif de cette AJ l’an dernier et étudiant en Psychologie, avait accepté de tenir le stand à mes côtés, pour accueillir et informer les personnes passant au Forum. Et une autre étudiante, Élisa m’avait déjà écrit un mail pour proposer de nous rejoindre.

Comme chaque année, le contact a été facile, bien des personnes présentes à ce forum se montrant curieuses et intéressées par l’association. Le plus souvent, le nom Amnesty International est déjà connu, et associé à la cause des droits de l’homme ou droits humains comme nous préférons le dire. Mais l’enjeu est surtout de parvenir très vite à donner une idée plus précise de ce que nous proposons de faire dans ce cadre, sur place sur le campus même. Même si nous savons aussi que parfois, un premier jalon est posé sur le chemin de l’engagement sans que cela se traduise immédiatement par un parcours au sein de notre Antenne-Jeunes, nous faisons le maximum pour que ce premier contact soit positif.

Anis s’est révélé un excellent ambassadeur et nous avons recueilli une bonne vingtaine de contacts. La bonne nouvelle, c’est aussi qu’il a accepté d’être le nouveau responsable officiel de l’Antenne Jeunes de Paris 13 Villetaneuse. Il prend donc la suite de Léa Antoni, qui, après plusieurs années d’engagement très actif à Paris 13, a quitté l’université et travaille aujourd’hui au Haut Commissariat pour les Réfugiés.

Durant ces « Midis de la Rentrée », rendez-vous est pris pour le jeudi suivant, entre 13h et 14h en G 102 (UFR Communication). L’objectif est de « battre le fer tant qu’il est chaud » car nous savons tous que la meilleure des volontés de s’engager peut se heurter ensuite au tourbillon de la vie universitaire. Il est donc important de rapidement inviter les nouvelles recrues à choisir ensemble nos projets d’action en faveur des droits humains. N’oublions pas que nous avons un avantage certain à Paris 13 : chaque année, nos rangs sont immédiatement grossis grâce à la participation d’une bonne partie de la promotion du Master ONG et Coopération internationale.

À très bientôt pour de nouvelles aventures donc !

Cécile Coudriou (présidente d’Amnesty International France et enseignante à l’UFR Sciences de l’Information et la Communication)

10 Jours pour Signer : édition 2018 à Paris 13

janvier 9, 2018

Affiche 10JPS

 

Tous les ans, autour du 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, Amnesty International se mobilise pour défendre des personnes dont les droits sont violés, voire dont la vie est en danger. C’est un événement mondial où toutes les sections d’Amnesty se mobilisent au même moment et pour les mêmes personnes, ce qui nous garantit un impact énorme.

Pour l’édition 2018, l’Antenne-Jeunes de l’Université Paris 13 s’est donc une nouvelle fois mobilisée : le 7 décembre entre 12h et 14h au forum de Villetaneuse, nous avons proposé aux étudiants différentes façons d’agir pour améliorer la vie de ses personnes, en interpellant les autorités responsables ou en écrivant des messages de solidarité.

Nous avons présenté 6 situations pour lesquels vous pouvez continuer à agir en suivant les liens ci-dessous :

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Les membres de l’AJ ont donc fait signer ces pétitions, accompagnés par la musique d’HK qui a mis une très bonne ambiance sur le forum !

Afin de sensibiliser les étudiants, nous avons également organisé un atelier « Education aux droits humain » dont le but était de retrouver le lien entre les actions des personnes défendues avec le pays dans lequel étaient perpétrées les violations de leurs droits. Le but de cet atelier était d’échanger sur les situations que l’on défendait mais également sur les droits humains plus largement. Cela a permis d’aller un peu plus loin dans le partage et la discussion autour des différentes thématiques mises en lumière par Amnesty.

C’était une très belle action où l’on a senti les étudiants vraiment mobilisés et avec une sincère envie d’agir contre l’injustice. Grâce à cela, 400 signatures et messages de soutien ont été recueillis en 2h, qui iront s’ajouter à tous les autres en France et partout dans le monde !

Léa Antoni, Responsable de l’AJ Paris 13

Jeux de rôles autour d’une pétition d’Amnesty International

octobre 27, 2017

Ce Jeudi 19 Octobre avait lieu la deuxième réunion d’ « Amnesty à Paris 13 », réunion qui n’avait rien à envier à la première, autant en termes de présence que d’activité ! Nous étions plus d’une dizaine à nous retrouver en salle G102, (pour certains, à cheval entre deux cours), munis des pétitions distribuées la fois précédente  et parfois déjà signées dans leur intégralité. Tout cela montre une motivation bien réelle pour participer activement au travail d’Amnesty International !

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En parlant de pétition, c’était justement le sujet principal de notre réunion. En effet, le 16 Novembre, notre groupe a prévu d’organiser, au forum du campus de Villetaneuse, une action contre la peine de mort avec un stand pour signer nos pétitions et une exposition sur ce même thème. Cette sinistre pratique étant encore présente sur tous les continents, il est important de mobiliser le plus grand nombre pour obtenir son abolition. Le but de cette réunion était justement de nous préparer pour le jour J, de nous entraîner à convaincre les étudiants et personnels de Paris 13 de joindre leur voix aux nôtres à travers leur signature. Et quoi de mieux pour se préparer que de s’immerger dans des situations réelles ?

Nous avons donc fait un petit exercice de jeu de rôles en binôme, suivi d’une discussion générale. Dans chaque binôme, l’un devait jouer le rôle d’un membre d’Amnesty essayant d’obtenir des signatures, et l’autre celui d’une personne méfiante ou réfractaire, voire cynique. Ce fut un exercice très intéressant. Outre son coté ludique, et le plaisir qu’on peut ressentir à jouer le rôle du « méchant », il nous a permis d’avoir un aperçu de la difficulté d’amener quelqu’un à signer une pétition : car oui en effet, ce n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire !

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Quelles sont les différentes raisons pour lesquelles certaines personnes refusent de signer, et les arguments que l’on peut avancer pour les convaincre ? Évidemment, certains s’interrogent sur l’utilité de signer une pétition, ou l’efficacité de celle-ci. Il faut donc valoriser le travail d’Amnesty International, rappeler la notoriété mondiale qu’elle a acquise au fil des années, évoquer les millions de signataires qu’elle compte déjà et l’effet de pression qu’ils peuvent avoir sur les destinataires des pétitions. On peut d’ailleurs rappeler les multiples victoires d’Amnesty International par le passé. Il faut aussi que la pétition en elle-même soit crédible et présentable, avec le logo d’Amnesty bien visible, le nom du destinataire officiel, la date limite, un cadre précis…

Ensuite, d’autres personnes évoquent simplement le fait qu’elles n’ont pas de temps pour ça. En général, le fait de trop les culpabiliser est déconseillé, ça provoque souvent un repli, une défiance. Mais parfois, on peut tout de même accentuer l’importance des enjeux, voire relativiser la situation de ces personnes par exemple avec celles des condamnés à mort qui, eux, n’ont vraiment « pas le temps »…

Enfin, une autre raison est souvent invoquée, celle de la peur : la peur de révéler son identité, de prendre position, surtout sur des sujets controversés, voire dangereux. Cela paraît tout à fait légitime à Paris 13, où bien des étudiants sont des ressortissants, ou en tous cas originaires, de pays concernés par nos pétitions. Il ne s’agit pas là de minimiser le ressenti de ces personnes, mais encore une fois de relativiser : rappeler qu’ils ne seront qu’un nom parmi des milliers, et mettre leur situation en parallèle avec ce que risquent les victimes.

Il est donc possible, avec ces divers arguments, de convaincre quelqu’un de signer une pétition d’Amnesty International. Mais bien sûr, encore faut-il suffisamment connaître le sujet précis de la pétition pour espérer amener la personne en question à partager votre opinion. C’est la raison pour laquelle, lors de notre prochaine réunion prévue le 9 Novembre, nous entrerons au cœur du débat sur la peine de mort, et profiterons de ce temps pour affûter nos arguments face à quelqu’un qui y serait favorable. Cette réunion sera bien sûr ouverte à tout ceux qui seraient intéressés, qu’ils aient assisté aux premières réunions ou pas.

Anis Harbi, étudiant en 3e année de Licence de Psychologie et nouveau membre d’Amnesty à Paris 13

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