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On a voté l’abolition de la peine de mort avec Amnesty à Paris 13 !

décembre 8, 2018

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 Le jeudi 22 Novembre, Amnesty International à Paris 13 a organisé une projection-débat sur le thème de la peine de mort. Judith Mayer, une collègue de Cécile Coudriou, (la présidente d’Amnesty France) avait accepté d’ouvrir son cours aux membres de l’Antenne-Jeunes et d’autres étudiants intéressés par ce débat. La discussion, animée par les membres de l’AJ, avait pour but de sensibiliser les participants à notre cause et de voir notamment quel impact pouvaient avoir les vidéos réalisées par Amnesty sur ce sujet.

Nous avons commencé notre rencontre par un vote : nous avons demandé aux participants de s’exprimer pour ou contre l’abolition universelle de la peine de mort. Ils pouvaient voter pour en levant un pouce en l’air, contre avec un pouce vers le bas, ou « ne se prononce pas » en levant les deux mains ouvertes. Si une majorité était favorable à l’abolition, certains étaient neutres voire contre.

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Après ce rapide sondage, nous avons diffusé deux publicités d’Amnesty International. L’une d’elles présentait le cas d’Anthony Graves, condamné à mort aux Etats Unis suite à une erreur judiciaire : il raconte lui-même la torture qu’a représenté le fait d’être dans le couloir de la mort. L’autre, réalisée par Amnesty International UK, exposait avec humour et surtout ironie la pratique barbare de la lapidation en Iran.

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Le débat a ensuite été lancé avec la question suivante : la peine de mort peut-elle être considérée juste et humaine ? Les premières réactions soulignaient le fait qu’on ne pouvait pas donner le pouvoir de vie ou de mort à l’État. Si tout le monde était d’accord pour dire que les cas d’erreurs judiciaires étaient terribles et menaient à la mort d’innocents, certaines personnes estimaient tout de même que la peine de mort était justifiée dans certains cas de crimes graves et avérés, dans l’optique de protéger la société et d’apporter réparation à la famille de la victime. Cela a donné lieu à une discussion plus large sur les possibilités de réhabilitation des criminels : comment peut-on savoir qu’un condamné ne peut pas être réhabilité ? Comment peut-on prédire qu’il va récidiver ? De plus, si rien ne prouve que la peine de mort apporte réparation à la famille de la victime, ne crée-t-elle pas encore plus de deuil pour l’entourage du condamné ?

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Quant à la question du caractère dissuasif de la peine de mort, il est légitime de se demander si l’ordre est mieux maintenu dans les pays qui pratiquent la peine de mort. Comme cela a été dit dans le débat, cette idée est liée aux lois et à la culture de chaque pays (par exemple, on considère en Iran que lapider un infidèle contribue à maintenir un certain ordre moral). Néanmoins, on peut comparer la criminalité en France (pays qui a aboli la peine de mort en 1982) et aux États-Unis (qui pratiquent encore la peine de mort) et se demander s’il y a réellement une différence. En l’occurrence, toutes les statistiques prouvent que la pratique de ce châtiment n’a aucune incidence sur la criminalité.

En conclusion, l’hypothèse a été faite que la peine de mort vient en réponse à une incapacité de la société à répondre aux problématiques liées à la violence et la criminalité (places de prisons, programmes de réinsertion…). Une réforme du système judiciaire permettrait alors de mieux penser les alternatives à la peine de mort et de répondre au crime de manière plus humaine.

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Après ces échanges, nous avons repris la projection avec la vidéo « Comprendre la peine de mort » d’Amnesty International France en collaboration avec le vidéaste Nota Bene. Cette vidéo de neuf minutes expose de manière claire la plupart des arguments d’Amnesty : il s’agit d’une méthode barbare, d’un meurtre prémédité, inefficace pour prévenir le crime, qui étend la souffrance à la famille de l’accusé et qui tue des innocents.

Nous avons ensuite pris un moment pour demander aux participants ce qu’ils ont pensé des vidéos, lesquelles étaient selon eux les plus pertinentes, les plus susceptibles de convaincre. Il s’avère que la vidéo sur la lapidation a beaucoup plu. Le fait de parler d’un sujet aussi grave avec humour produit une dissonance qui peut choquer, mais qui bouscule les consciences et fait réfléchir. La vidéo d’Anthony Graves a quant à elle suscité plus d’émotions : de la tristesse, de la compassion. Elle souligne l’importance d’avoir une seconde chance, et nous pousse à nous demander : ne vaut-il pas mieux qu’un criminel puisse s’échapper plutôt qu’un innocent soit condamné ? La vidéo de Nota Bene est venue compléter les deux autres en apportant des informations nécessaires pour bien appréhender les arguments. Et les participants ont apprécié de pouvoir réfléchir par eux-mêmes et débattre avant de la visionner. Il s’avère donc que la sélection de vidéos mais aussi l’ordre des projections a permis d’aborder de manière équilibrée les arguments factuels contre la peine de mort et des aspects plus émotionnels. Un équilibre nécessaire pour arriver à toucher les gens et les convaincre.

Car si nous voulions créer un débat, nous espérions aussi pouvoir convaincre les gens, leur faire comprendre notre vision. A la fin, nous avons demandé aux participants de voter à nouveau pour ou contre l’abolition de la peine de mort. Et comme on peut le voir sur les photos, nous sommes cette fois-ci arrivés à une décision quasi-unanime puisque personne n’a voté contre.

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Une opération réussie pour l’Antenne-jeunes de Paris 13. La lutte continue, notamment à travers la compagne 10 jours pour signer, où on se mobilise du 1er au 10 Décembre pour 10 défenseures des droits l’Homme. Nous vous donnons également rendez-vous le 6 Décembre, de 13h à 14h en C102, pour une rencontre avec Morgane Eches, spécialiste à Amnesty France de la Birmanie et la question des Rohingyas.

 

Anis HARBI

Avec « Pride », Amnesty à Paris 13 lutte contre l’homophobie (Léa Antoni)

février 15, 2016

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Le jeudi 4 Février, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 a décidé d’utiliser le rire pour lutter contre l’homophobie. En effet, nous avons organisé une projection-débat autour de « Pride », une comédie inspirée d’une histoire vraie se déroulant dans les années 80 au Royaume-Uni. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble au départ embarrassée de recevoir leur aide. Au moment de se rencontrer les personnages sont nerveux, ne savent pas comment ils vont être reçus, et pourtant leur regard va changer…

Le film “Pride” met en évidence l’importance de la solidarité au-delà des différences qu’il peut y avoir, a priori, entre des groupes de personnes notamment, les mineurs et les gays. On a, à première vue, l’impression qu’ils sont différents, qu’ils ne font pas partie du même monde, et pourtant, des liens d’amitié vont se créer, cette expérience deviendra la plus belle expérience de leur vie.

L’homophobie est un sujet assez sensible et difficile à aborder dans notre université. Nous avons d’ailleurs vu certaines de nos affiches arrachées des murs de la fac. Le contexte était donc un peu tendu mais cela ne nous a pas découragés, bien au contraire. C’est justement lorsque le combat est difficile qu’il prend tout son sens et qu’il faut absolument agir, avec encore plus de vigueur.

Or, le point fort du film est qu’il ne tombe pas dans la dénonciation pure et simple de l’homophobie. C’est un film beau, drôle, émouvant et qui ne s’adresse pas qu’à un public déjà convaincu. En effet, il déconstruit de très nombreux préjugés homophobes, sans jamais tomber dans la haine ou la colère. Il met en lumière l’absurdité de certains comportements et réactions homophobes avec humour et pudeur, ce qui rend le message beaucoup plus audible et permet de mieux le recevoir. Car si la colère et l’indignation face à l’injustice sont des émotions que partage la plupart des militants qui souhaitent combattre les discriminations pour faire changer les mentalités, le rire semble un moyen plus efficace.

Personnellement, je n’ai pu m’empêcher d’admirer le personnage de Mark : Ce jeune homme ne peut rester inactif face aux injustices et discriminations dont sont victimes les mineurs, bien que ce ne soit a priori pas son combat. Il a lui-même vécu les mêmes souffrances parce que homosexuel. Au-delà de nos différences, nous sommes tous des êtres humains qui peuvent être touchés par une violation des droits humains même si cela se passe loin de nous. «Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice du monde entier» comme disait Martin Luther King. C’est exactement ce principe de la solidarité internationale qu’Amnesty International défend.

Un étudiant a d’ailleurs souligné pendant le débat, qu’il était dommage que les groupes victimes de discrimination ne s’entraident pas davantage et que ce soit parfois même le contraire.

On ressort de ce film à la fois ému par la beauté de certaines scènes mais également bouleversé par le message à la fois simple mais si essentiel. Ce n’est pas parce que nous sommes différents que nous ne pouvons pas nous entendre et qu’on ne doit pas être « fière » de ce que l’on est. Le film est un hymne à la tolérance, l’amour, à l’amitié. En d’autres termes, « Pride » fait appel à ce qu’il y a de plus beau en nous et c’est ce qui fait sa force.

Léa Antoni

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« Amnesty à Paris 13 » vous invite à une projection-débat sur l’homophobie

janvier 31, 2016

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Après la rencontre-débat sur la liberté d’expression jeudi dernier, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 et Cécile Coudriou vous proposent ce jeudi 4 Février (17h en salle C 102 UFR Communication) une projection gratuite de la comédie britannique « Pride », suivie d’un débat intitulé « le rire contre l’homophobie », qui sera aussi l’occasion e faire connaître l’action d’Amnesty International dans la lutte contre les discriminations des personnes LGBTI. (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres et Intersexes)

Un goûter gratuit vous sera également proposé, pour pouvoir prolonger le débat dans la plus grande convivalité.

En attendant jeudi, découvrez le synopsis du film « Pride », ainsi que la vidéo de la bande-annonce :

Été 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gays et lesbiens décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du Pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres.Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

« Stop Torture », avec Amnesty International à l’université Paris 13

novembre 25, 2014

Pas facile de faire une action sur le thème de la torture !…

Tout d’abord, contrairement à ce que l’on peut croire, dire « stop » à la torture ne fait pas l’unanimité. Et oui, certains pensent encore qu’elle peut être efficace pour lutter contre le terrorisme par exemple, que c’est légitime de torturer des criminels. Nous avons tenté de dissiper ces préjugés par notre action au forum de Villetaneuse qui mêlait informations au stand d’Amnesty et Street Art !

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Nous avons en effet fait participer les étudiants et personnels de Paris 13 à la création d’une toile destinée à montrer notre soutien à Moses, jeune nigérian, arrêté à l’âge de 16 ans pour le vol de 3 téléphones portables, torturé par la police puis condamné à mort.  On agissait également ce jour-là à travers la signature d’une pétition qui sera adressée au gouverneur de l’état du Delta, et le résultat a d’ailleurs été impressionnant : 510 signatures en quelques heures !

Nous avons senti, mes camarades et moi, que les gens étaient vraiment sensibles aux messages que l’on peut transmettre grâce à l’art. Nous avons été très impressionnés par un tel accueil et une telle participation ! Un symbole de solidarité et une belle mobilisation contre la torture au cœur de cette toile où tous les talents ont été mis à contribution pour notre action.

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La rencontre-débat qui a suivi cette action était tout aussi passionnante. Nous avons pu voir des extraits du film de Marie-Monique Robin, « Torture Made in USA », très intéressants pour montrer les tentatives de justification de la torture par des hauts responsables de l’administration Bush, toutes aussi choquantes et consternantes les unes que les autres.

Mais c’était surtout, une très belle rencontre avec Agathe Battistoni, responsable de la campagne « Stop Torture » chez Amnesty International France, et ancienne étudiante dans le Master 2 « ONG et Coopération Internationale » de Paris 13 ! Elle a a su exposer très clairement les stratégies de campagne d’Amnesty contre la torture, répondre aux nombreuses questions de la salle. Ce débat nous a donné encore plus d’arguments pour lutter contre ce fléau et a accru notre conviction que ce pour quoi l’on se bat n’est pas vain.

Léa Antoni, responsable de l’Antenne-Jeunes

Découvrez l’album photo et la vidéo de cette action, ainsi que les extraits de la rencontre-débat :

https://www.flickr.com/photos/cc75/sets/72157647128398234/

La peine de mort en question

avril 1, 2014

BANG BANG ! Entre deux bouchées de mon Parisien aujourd’hui, un nouveau remix du générique de « Kill Bill » sur le campus de l’université Paris 13 ? Après ce coup de feu, les regards se tournent vers le corps de cette jeune étudiante, tombée au sol. Cette fille, ça pourrait être moi ou ma copine Emma qui en abandonne momentanément sa fourchette en plastique dans sa Pasta Box… Notre stupéfaction est à son comble lorsque l’on comprend que l’arme à l’origine de ce bruit est dans la main d’une personne qui tient dans l’autre le marteau de la justice.

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La mise en scène ne laisse nulle place au doute : on voit à son costume qu’il s’agit bien d’un juge, mais ce personnage est déshumanisé par son masque blanc. Ne serait-ce donc qu’une allégorie de la justice ? Ou plutôt une parodie, car une voix au micro ne tarde pas à nous expliquer cette scène surréaliste : aujourd’hui encore on prétend rendre la justice en condamnant à mort. « Peine de mort, le crime le plus prémédité au monde ! »

INTERPELLER, INFORMER

Il s’agit en fait d’un happening réalisé par les membres de l’Antenne-Jeunes « Amnesty International à Paris 13 » dans le but d’interpeller mais aussi d’informer les étudiants et le personnel de l’université. Ils se rassemblent rapidement autour du juge-bourreau et du « condamné à mort » pour rappeler qu’Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances car elle constitue une violation des droits humains, dont les plus fondamentaux comme le droit à la vie et à la dignité.

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L’ONG se mobilise depuis 1977 pour l’abolition universelle de la peine de mort, châtiment encore  présent dans 58 pays, dont les jeunes d’Amnesty rappellent le triste « top five » : la Chine, l’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis. Ils informent également leurs interlocuteurs sur les motifs de condamnations à mort, très différents de ceux auxquels on peut s’attendre : en dehors des homicides et viols, dans certains pays l’on peut être condamné à mort pour blasphème, adultère, homosexualité, trafic de drogue, diverses formes de trahison et de crimes contre l’état… Par ailleurs, une exposition installée dans le forum rappelle ces faits et apporte  plus de précisions encore : la peine de mort est souvent le résultat de procès inéquitables, d’un système judiciaire défaillant. Elle s’appuie parfois sur des aveux extorqués sous la torture et enfin, l’erreur judiciaire n’est jamais exclue.

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LAISSER CHACUN S’EXPRIMER

Les « spectateurs » présents au forum ont été invités à exprimer leur avis, dont certains ont été recueillis sous forme de vidéo ou d’enregistrements audio. Si une grande partie des personnes interviewées se sont déclarées contre la peine de mort en toutes circonstances, d’autres ont exprimé un avis plus mitigé. Certaines personnes trouvent la peine de mort légitime dans certains cas, comme les viols ou les meurtres, notamment lorsque les victimes sont des enfants.

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PROJECTION-DÉBAT, « UNE PEINE INFINIE », en présence de Anne Denis, la responsable de la commission « Peine de mort » d’Amnesty France

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Ces échanges se sont poursuivis après la projection du documentaire, « Une Peine Infinie », de David André, qui dénonce l’effet délétère qu’a la peine de mort sur l’entourage d’un condamné comme sur celui de sa victime, jusqu’à ses bourreaux ou le procureur. Ce film illustre parfaitement le cercle vicieux de la violence et la haine qui n’engendrent que violence et haine, et montre à quel point cette exécution reste un meurtre et ne résout rien.

L’émotion était palpable dans le public, et le débat a réellement permis de laisser s’exprimer tous les points de vue : selon certains, la souffrance ressentie par l’entourage des victimes pouvait justifier une demande de condamnation à mort, surtout lorsque le système judiciaire d’un état incite à demander cette sentence. Au travers de témoignages pleins d’empathie et parfois même de vécu, a aussi fait surface la question de « l’apaisement » recherché lorsque la violence commise a laissé une trace indélébile. À cela, d’autres ont opposé le fait que vengeance personnelle et justice étatique doivent être différenciées, que la loi, portant un idéal à atteindre, doit nous guider et nous aider à dépasser nos passions personnelles. Quant au besoin d’apaisement souvent invoqué, il ne saurait être atteint par l’enclenchement d’un nouveau cycle de violence.

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COMMENT CONVAINCRE ?

Les jeunes d’Amnesty, tout en étant à l’écoute des personnes qui n’étaient pas encore convaincues de la nécessité d’une abolition universelle, ont rappelé que la peine de mort est avant tout une vengeance orchestrée par l’État, un crime institutionnalisé. L’autorité de la loi ne change rien à cette réalité : condamner une personne à la peine de mort, c’est la tuer avec préméditation. Cette journée d’action, riche en émotions et en échanges, a montré que ce débat est toujours d’actualité, et qu’il est toujours nécessaire de laisser s’exprimer aussi ceux qui sont en faveur de la peine de mort pour mieux les inviter à s’interroger et à remettre en question des convictions enracinées dans des passions plutôt que fondées sur des informations et des raisonnements objectifs.

Charlène Martin et Alicia Trouvé.

 » Amnesty à Paris13  » contre la peine de mort

mars 14, 2014

Les préparatifs s’intensifient car la date de notre prochaine action approche à grands pas : Le 21 mars « Amnesty à Paris 13 » se mobilise contre la peine de mort :

Tout d’abord, entre midi et 14 heures au forum de Villetaneuse un « happening »  mettra en scène le combat d’Amnesty International contre la peine de mort mais chut, on n’en dit pas plus pour préserver l’effet de surprise… Notre objectif est d’interpeller les étudiants et personnels de l’université, de provoquer l’échange juste après la scène dont les personnes auront été témoins.

Au-delà de ce premier échange – qui sera filmé pour ceux qui accepteront de prêter leur image – l’idée est de les inviter à aller plus loin, en prenant le temps de regarder l’exposition qui sera installée au forum et en participant à la projection-débat sur le documentaire « Une Peine Infinie »  qui commencera à 14h en C 102 (UFR Communication) :

En 1985, Sean Sellers âgé de 16 ans, était condamné à la peine de mort pour avoir assassiné sa mère, son beau-père et un commerçant.  13 ans plus tard, malgré les nombreuses protestations internationales et le fait qu’il ait été déclaré mentalement déficient, il est exécuté en Oklahoma. Dix ans après, le réalisateur David André a retrouvé tous les protagonistes de l’affaire et offre un éclairage inédit sur la peine de mort aux Etats-Unis (particulièrement sur les familles de victimes).

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Alors, quelle que soit votre opinion actuelle sur ce thème de la peine de mort, n’hésitez pas à venir débattre avec nous, et venez découvrir les actions qu’Amnesty International mène pour l’abolition de la peine de mort.

Voici le lien vers l’événement que nous avons créé sur Facebook :

https://www.facebook.com/events/673201866050040/?ref_dashboard_filter=upcoming

Et voici une première vidéo dans laquelle chacun explique « Pourquoi je suis contre la peine de mort » :

Retour sur la projection-débat « Lord of War »

mars 23, 2013

À l’occasion du début de la conférence à l’ONU sur le traité sur le commerce des armes le 18 mars, l’AJ d’Amnesty à Paris 13 organisait une projection-débat autour du film « Lord of War » (2005).

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Le film retrace de façon réaliste le parcours du trafiquant d’armes Yuri Orlov, interprété par Nicolas Cage, ainsi que les conséquences de l’effondrement du bloc de l’Est en 1991 et l’éparpillement de l’arsenal militaire soviétique dans les zones de conflit. La même année, Amnesty International réclamait déjà une réglementation internationale sur le commerce des armes. Inspiré notamment du parcours du trafiquant Viktor Bout, le personnage principal parcours les zones de guerre du monde entier, particulièrement en Afrique de l’Ouest. D’autres personnages sont aussi basés sur des personnes réelles, comme André Baptiste, inspiré en partie par Charles Taylor, ancien président du Liberia.

Nous étions une dizaine à participer à la discussion qui a suivie. Certains ont exprimé une gêne à propos du personnage : il est montré de manière à attirer, malgré tout, la sympathie. Cependant, le film réussit à éviter tout manichéisme. Il a été question de l’ambivalence de la psychologie du personnage du trafiquant. Il réussit à opérer une distanciation entre son travail et sa vie personnelle grâce aux arguments de l’intentionnalité : il n’est pas responsable de ce que font ses clients (argument également avancé par les Américains). Contrairement à son frère, profondément hanté par les massacres auxquels il assiste dans les conflits. Le personnage principal mobilise toute son intelligence et son cynisme à éviter les responsabilités des meurtres et violations de droits humains causées par les armes qu’il vend. Cela amène, en général, à la question de la responsabilité et renvoie à la règle d’or (possibilité de refuser des livraisons d’armes s’il y a risque qu’elles soient utilisées pour commettre des violations des droits humains) qu’Amnesty défend.

Le personnage principal échappe sans cesse à la justice, et notamment à un agent acharné d’Interpol (interprété par Ethan Hawke), en exploitant les failles juridiques. Il s’inscrit dans un système global hypocrite, où les trafiquants peuvent procéder dans la légalité et servent parfois des intérêts géopolitiques. Encore une fois, un traité sur le commerce des armes comblerait ce vide juridique mondial. Il n’empêchera pas le trafic, mais le rendra bien plus difficile. Le réalisateur Andrew Niccol rappelle à la fin du film que les plus gros vendeurs d’armes sont cependant les cinq États du conseil de sécurité de l’ONU, États-Unis en tête.

Camille Hervé

Projection-débat « Lord of War » à Paris 13, le 14 Mars

mars 11, 2013

L’Antenne-Jeunes « Amnesty à Paris 13  » a le plaisir de vous convier à la projection du film « Lord of War » (avec Nicolas Cage), le jeudi 14 mars à 17 h en salle C 102 (UFR Communication)

La projection sera suivie d’un débat, en présence de la vice-présidente d’Amnesty France, Cécile Coudriou. Ce sera l’occasion d’échanger sur les conséquences d’un commerce irresponsable des armes, de présenter la campagne mondiale « Contrôlez les armes » et notamment la façon dont chaque citoyen peut agir en faveur de l’adoption d’un Traité sur le commerce des armes fin Mars 2013 à l’ONU.

Ce sera également l’occasion de partager un moment de convivialité, avec gâteaux et boissons !

Alors, parlez-en autour de vous, et venez nombreux !

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Projection-Débat « Torture Made in USA » à l’Université Paris 13

mars 8, 2012

Pour illustrer la campagne d’Amnesty International « Pas de sécurité sans Droits Humains », et participer activement à la sensibilisation du grand public aux dérives de la lutte contre le terrorisme, l’Antenne-Jeunes de Paris 13 a décidé de proposer sur le campus de Villetaneuse une projection du film « TORTURE MADE IN USA » suivie d’un débat, le lundi 12 Mars à 17h.(salle C 105, UFR Communication)

Le film est un documentaire d’investigation de Marie-Monique Robin (diffusé sur ARTE en juin 2011) qui s’appuie sur des archives inédites d’auditions parlementaires ainsi que des interviews exclusives de grands témoins, tels que :
– le Général Ricardo Sanchez, ancien chef des forces de la coalition en Irak,
– Michel Scheuer, concepteur du programme des détentions secrètes de la CIA,
– Matthew Waxman, ancien conseiller de Condoleeza Rice à la Maison Blanche,
– Larry Wilkerson, ancien chef de cabinet de Colin Powell

Il montre que, dès septembre 2001, le vice-président Dick Cheney a piloté un programme secret, destiné à légaliser la torture en violation des lois américaines et internationales. On y découvre aussi que pour se protéger d’éventuelles poursuites judiciaires, l’administration Bush a fait appel à des juristes pour trouver les arguments juridiques nécessaires permettant l’usage de la torture.

Ce film décortique «la machine » qui a conduit la « plus grande démocratie du monde » à légitimer et utiliser massivement et systématiquement la torture à Guantanamo et en Irak notamment. Il montre également que ce programme de torture a généré des résistances au sein du département d’Etat, mais aussi chez les chefs militaires, attachés aux conventions de Genève.

L’objectif de l’Antenne-Jeunes à travers cette projection-débat est double : d’une part informer sur la situation particulière des prisonniers à Guantanamo, les mesures prises au plus haut niveau du gouvernement Bush et les violations de droits fondamentaux qui s’en sont suivies. Pour préparer cette partie du débat, nous avons pu bénéficier du document « Questions-réponses » préparé par Amnesty International (Merci à Nathalie Berger, responsable de la coordiantion USA d’AIF, et à Hélène Desodt responsable de la campagne « Pas de sécurité sans Droits humains » !). D’autre part, nous avons pensé que ce film, au-delà de l’aspect informatif sur les violaions du droit international et des droits humains, serait un excellent outil pour amener le public à élargir sa réflexion sur le thème plus global de la torture, de la façon dont on la définit, et du risque pour bien des citoyens de faire insidieusement bouger les lignes, notamment dans des contextes spécifiques où une population se sent menacée.

Nous espérons que vous serez nombreux à avoir envie de venir partager ce moment de réflexion et d’échanges, rendez-vous donc lundi 12 à 17h en Salle C 105 !