Posts Tagged ‘prisonniers’

Marathon des signatures 2012 en images !

décembre 17, 2012

Vous n’allez pas le croire et pourtant c’est vrai ! Non seulement notre record est battu par rapport aux éditions précédentes, mais nous avons atteint un chiffre étonnant : 2012 signatures pour le Marathon des signatures 2012 à Paris 13 !!

2012 signatures réparties sur les 5 cas retenus pour défendre les droits humains : Chiou Ho-Shun, condamné à mort à Taïwan, la communauté de Bodo et son combat contre Shell au Nigéria, les familles Roms expulsées de force de la rue Coastei en Roumanie, Noxolo, militante lesbienne violée et assassinée en Afrique du Sud, et enfin Herbert et Albert, les prisonniers maintenus à l’isolement depuis 40 ans dans une prison aux USA. Et on peut vous dire que l’Antenne-Jeunes – avec le renfort de la promo Master ONG et Coopération Internationale – est allée les chercher, ces signatures ! Outre le stand, qui a attiré beaucoup de monde, ce qui a fait la différence aussi, c’est d’aller par équipe de 2 à la rencontre des étudiants tout autour du forum, à la cafet’, dans les couloirs, près de la bibliothèque, ou des locaux des autres assos, comme en témoigne cette galerie de photos…

Nous nous sommes échauffés au son du concert Africolor qui mettait une bonne ambiance dans le forum de la fac. Puis, au top de la préparation pour expliquer nos cas de violations des droits en quelques phrases, prêts à aller plus loin pour préciser la démarche du Marathon des signatures et d’Amnesty International, nous avons pu échanger en toute simplicité et dans la bonne humeur, et l’immense majorité des personnes abordées ont signé nos 5 pétitions. Ce n’est pas parce que l’on traite de sujets graves qu’il faut se prendre au sérieux ou déprimer les gens… Au contraire, le message était clair et positif : ces personnes que défend Amnesty International ont besoin du soutien de tous, chacun peut aider à faire une différence avec sa signature, les résultats des précédents Marathon le prouvent ! Amnesty, ça marche !

Des nouvelles de la Corée du Nord

avril 17, 2012

Peut-être vous souvenez-vous que pour l’édition 2011 du Marathon des signatures à Paris 13, nous avions retenu, parmi les 12 cas de personnes en danger, le cas de la Corée du Nord  et plus particulièrement le camp de Yodok et ses 50 000 prisonniers, dont l’existence est niée, et l’ensemble de leurs droits bafoué.

Alors que les autorités continuent de nier l’existence de ces véritables camps de concentration (connus sous le nom de Kwanliso), on estime qu’actuellement 200 000 prisonniers politiques et les membres de leur famille sont enfermés, la majorité à vie, dans ces « goulags » nord-coréens : torture, malnutrition et travail forcé sont le quotidien des hommes, femmes, et enfants qui y survivent à l’abri de tout regard extérieur.

L’existence de ces camps a été révélée par des images satellites rendues publiques et analysées par Amnesty International ainsi que les témoignages des survivants exilés.

Amnesty International a lancé en mai 2011 une campagne internationale visant à faire connaître à l’opinion publique internationale les atrocités perpétuées dans ces camps de concentration au 21ème siècle.

L’ONG demande aux autorités nord-coréennes :

  • la reconnaissance officielle de l’existence de ces camps
  • leur fermeture et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et de leurs familles
  • des détails précis sur le sort de détenus identifiés

Amnesty International France vous donne rendez-vous le 19 avril 2012, de 19h30 à 21h30 dans ses locaux (76, boulevard de la Villette, 75019 Paris) :

Pour révéler au public français toute l’horreur de ce système concentrationnaire, que les autorités nord-coréennes s’efforcent à cacher et nier, tant à leur propre population qu’au reste du monde, Amnesty International et l’organisation de rescapés des camps, «Free the North Korean Gulag», vous convient à une conférence en présence du directeur de l’organisation, Kim Tae-Jin, lui-même ancien prisonnier politique, de spécialistes de la Corée du Nord (sous réserve) et d’Amnesty International.

Le témoignage de Kim Tae-Jin sera l’occasion de faire le point avec le public sur la campagne internationale pour la fermeture de ces camps, menée par les deux associations et une coalition d’autres ONG internationales, quelques jours après la remise d’une pétition d’Amnesty International ayant recueilli plus de 165 000 signatures, au représentant permanent de Corée du Nord auprès des Nations unies.

En attendant cette rencontre, voici une vidéo de l’interview de Nicolas Krameyer, responsable du programme « Protegeons les Personnes » à Amnesty France :

Et bien sûr, vous pouvez toujours signer la pétition en cliquant sur ce lien :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Protegeons-les-personnes/Personnes-en-danger/Actions/Coree-du-Nord-fermeture-immediate-des-camps-de-prisonniers-politiques-4255

Opération choc sur Guantanamo à Paris 13 !

mars 12, 2012

Des prisonniers en liberté sur le campus ? Avec des tracts pour une séance de ciné ?!

En ce début du mois de mars, vous avez peut-être croisé, dans les couloirs du campus, des silhouettes  portant les combinaisons orange des prisonniers américains… Pas de panique, aucun tueur sanguinaire en liberté dans l’UFR… Seulement les jeunes de l’AJ du campus qui font parler de la projection-débat de ce lundi soir ! Le thème ? La « torture made in USA ».

Bon, on ne vous cache pas que, la semaine dernière, quand Cécile nous a annoncé à la fin d’une de nos réunions d’un-jeudi-sur-deux qu’elle avait réussi à dégoter des costumes pour rendre plus visible notre action sur Guantanamo, on s’est regardés genre « aie, on va s’afficher, là… ». Mais finalement, une fois la première appréhension passée, se balader en combi fluo dans la fac en distribuant des tracts et en discutant avec les gens, ça a quelque chose de surréaliste pas désagréable… surtout quand on croise nos potes, les profs, et même le président Salzmann, qui a posé pour une photo avec nous ! Et puis c’est quand même plus sympa et plus original que les annonces en amphi non ? C’est pas parce qu’on travaille sur des tragédies qu’on peut pas le faire dans un minimum de bonne humeur, pas vrai ?

Au final, plein de monde venait nous voir, prenait volontiers un tract, et même parfois proposait de rejoindre l’AJ pour organiser à leur tour des sorties, concerts, projections,… en rapport avec la défense des droits humains.

Bref, après quelques photos pour immortaliser tout ça, direction la salle C105, réservée pour l’occasion, histoire de préparer les micros et le vidéoprojecteur pour la séance de ce soir.

(article de Jordael Grimaldi)

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Les messages clés d’Amnesty International concernant Guantanamo

février 26, 2012

Le début de l’année 2012 est marqué par les 10 ans de l’ouverture du centre de détention de Guantanamo, qui n’est que la partie émergée d’un iceberg de violations des droits humains commises par les Etats-Unis, avec l’appui de pays tiers dont les pays européens, au nom de la « guerre contre le terrorisme ».

Voici les messages clés d’Amnesty International, que l’Antenne-Jeunes de Paris 13 va s’efforcer de faire passer auprès des étudiants et personnels de l’université :
– Guantanamo symbolise une décennie de violations des droits humains
– Le président des États-Unis Barack Obama et son gouvernement ont la possibilité de remédier aux atteintes portées aux droits humains résultant des pratiques autorisées et justifiées par l’ancien président et son administration, mais, à ce jour, seules quelques timides avancées ont été constatées.

Amnesty International demande donc au gouvernement américain:

– L’abandon des commissions militaires au profit de procès équitables devant les cours de justice fédérales, sans requérir la peine de mort
– La libération immédiate, y compris sur le territoire américain, des détenus que l’administration n’entend pas poursuivre.
– L’abandon de la détention illimitée des 48 détenus déclarés non jugeables et non libérables par l’administration Obama.
– L’accès aux mêmes droits que ceux de Guantanamo pour les détenus de Bagram
– L’abandon du concept de guerre globale contre le terrorisme, réaffirmé par le gouvernement et validé par une large part du Congrès et de la Cour Suprême
– La mise en place une commission d’enquête indépendante sur tous les aspects des pratiques d’interrogatoires et de détentions, depuis le 11 septembre 2001, et sur les actes commis par ceux agissant pour ou au nom des Etats-Unis en particulier sur la
torture et les disparitions forcées
– Le respect des obligations des Etats-Unis au regard du droit international en traduisant en justice tous les auteurs de violations passées et en s’assurant que toutes les victimes aient accès à des réparations.

Amnesty International demande également :
– A tous les pays ayant ratifiée la Convention contre la Torture, d’arrêter et de poursuivre ou d’extrader toute personne ayant joué un rôle dans des actes de torture si elle se présente sur leur territoire y compris l’ancien président G.W. Bush
– Aux pays européens de diligenter des enquêtes impartiales, indépendantes et exhaustives sur leur rôle dans les opérations réalisées par la CIA sur leur territoire et de traduire en justice les auteurs des violations passées..

Il faut également rappeler que depuis près de 40 ans, Amnesty International oeuvre à l’abolition de la torture et des mauvais traitements partout dans le monde, et a joué également un rôle important dans l’élaboration et l’adoption des normes juridiques nationales et internationales interdisant la torture et les mauvais traitements.

Amnesty International continue à dénoncer dans sa campagne intitulée : « Pas de sécurité sans droits humains » les gouvernements qui violent les droits humains au nom de la sécurité nationale et de la lutte contre le terrorisme. Elle exige que les responsables répondent de leurs actes. Cette campagne est aussi menée en faveur des droits des victimes, tant de violations commises par des États que d’attaques menées par des groupes armés.

GUANTANAMO, quelques rappels avant notre prochaine action

février 25, 2012

A l’occasion des 10 ans du centre Guantanamo, et de la sortie du rapport d’Amnesty International intitulé « Guantánamo: A Decade of Damage to Human Rights », l’Antenne-Jeunes de Paris 13 a choisi pour sa prochaine action de mettre en lumière les dérives de la lutte contre le terrorisme.

Tout d’abord, un rappel des faits et de la position d’Amnesty International :

Ce centre de détention, établi quatre mois après les attentats du 11 septembre sur une base navale américaine à Cuba, est devenu un symbole de torture et de mauvais traitements.

Malgré la promesse faite par le président Barack Obama de fermer le centre de détention de Guantánamo avant le 22 janvier 2010, 171 hommes y étaient toujours incarcérés à la mi-décembre 2011. Au moins 12 prisonniers transférés à Guantánamo le 11 janvier 2002 y sont toujours détenus. L’un d’entre eux purge une peine de réclusion à perpétuité après avoir été déclaré coupable par une commission militaire en 2008. Les 11 autres n’ont toujours pas été inculpés.

Le gouvernement de Barack Obama – en fait de larges sections des trois branches du gouvernement fédéral – ont adopté le cadre de la « guerre » mondiale mis en place sous le gouvernement de George W. Bush. Le gouvernement a ainsi affirmé en janvier 2010 qu’une cinquantaine de détenus de Guantánamo ne pouvaient être ni inculpés ni libérés, mais devaient être maintenus en détention militaire pour une durée indéterminée, sans inculpation ni jugement, au titre de l’interprétation unilatérale que font les États-Unis des lois de la guerre.

Parmi les prisonniers qui y sont toujours incarcérés, certains ont été victimes aux mains des États-Unis d’actes de torture et de disparitions forcées avant d’être transférés à Guantánamo. L’obligation de rendre des comptes n’a pas ou presque été mise en œuvre pour ces crimes relevant du droit international commis dans le cadre d’un programme de détentions secrètes ayant reçu l’aval du président.  Le gouvernement américain a systématiquement bloqué les démarches d’anciens détenus visant à obtenir des réparations pour ces violations des droits humains.

En 10 ans, seul un des 779 détenus incarcérés à la base a été transféré aux États-Unis pour être jugé devant un tribunal fédéral de droit commun. D’autres ont comparu devant des commissions militaires dans le cadre de procès iniques. Le gouvernement a aujourd’hui l’intention de requérir la peine de mort contre six détenus jugés dans ces conditions.

Le gouvernement de Barack Obama fait porter la responsabilité de son incapacité à fermer Guantánamo sur le Congrès, qui n’a pas veillé, il est vrai, à ce que les États-Unis respectent les principes internationaux relatifs aux droits humains dans ce contexte.

Aux termes du droit international, ni le droit national ni la politique ne peuvent être invoqués pour justifier le fait de ne pas honorer les obligations inscrites dans les traités. Une branche du gouvernement ne saurait faire porter le chapeau à une autre pour les manquements d’un pays envers les droits humains. Le droit international exige de trouver des solutions, pas des excuses.

Pour conclure ce rappel, voici une vidéo de l’action organisée par Amnesty International France pour réclamer la fermeture de Guantanamo :