Posts Tagged ‘Peine de Mort’

On a voté l’abolition de la peine de mort avec Amnesty à Paris 13 !

décembre 8, 2018

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 Le jeudi 22 Novembre, Amnesty International à Paris 13 a organisé une projection-débat sur le thème de la peine de mort. Judith Mayer, une collègue de Cécile Coudriou, (la présidente d’Amnesty France) avait accepté d’ouvrir son cours aux membres de l’Antenne-Jeunes et d’autres étudiants intéressés par ce débat. La discussion, animée par les membres de l’AJ, avait pour but de sensibiliser les participants à notre cause et de voir notamment quel impact pouvaient avoir les vidéos réalisées par Amnesty sur ce sujet.

Nous avons commencé notre rencontre par un vote : nous avons demandé aux participants de s’exprimer pour ou contre l’abolition universelle de la peine de mort. Ils pouvaient voter pour en levant un pouce en l’air, contre avec un pouce vers le bas, ou « ne se prononce pas » en levant les deux mains ouvertes. Si une majorité était favorable à l’abolition, certains étaient neutres voire contre.

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Après ce rapide sondage, nous avons diffusé deux publicités d’Amnesty International. L’une d’elles présentait le cas d’Anthony Graves, condamné à mort aux Etats Unis suite à une erreur judiciaire : il raconte lui-même la torture qu’a représenté le fait d’être dans le couloir de la mort. L’autre, réalisée par Amnesty International UK, exposait avec humour et surtout ironie la pratique barbare de la lapidation en Iran.

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Le débat a ensuite été lancé avec la question suivante : la peine de mort peut-elle être considérée juste et humaine ? Les premières réactions soulignaient le fait qu’on ne pouvait pas donner le pouvoir de vie ou de mort à l’État. Si tout le monde était d’accord pour dire que les cas d’erreurs judiciaires étaient terribles et menaient à la mort d’innocents, certaines personnes estimaient tout de même que la peine de mort était justifiée dans certains cas de crimes graves et avérés, dans l’optique de protéger la société et d’apporter réparation à la famille de la victime. Cela a donné lieu à une discussion plus large sur les possibilités de réhabilitation des criminels : comment peut-on savoir qu’un condamné ne peut pas être réhabilité ? Comment peut-on prédire qu’il va récidiver ? De plus, si rien ne prouve que la peine de mort apporte réparation à la famille de la victime, ne crée-t-elle pas encore plus de deuil pour l’entourage du condamné ?

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Quant à la question du caractère dissuasif de la peine de mort, il est légitime de se demander si l’ordre est mieux maintenu dans les pays qui pratiquent la peine de mort. Comme cela a été dit dans le débat, cette idée est liée aux lois et à la culture de chaque pays (par exemple, on considère en Iran que lapider un infidèle contribue à maintenir un certain ordre moral). Néanmoins, on peut comparer la criminalité en France (pays qui a aboli la peine de mort en 1982) et aux États-Unis (qui pratiquent encore la peine de mort) et se demander s’il y a réellement une différence. En l’occurrence, toutes les statistiques prouvent que la pratique de ce châtiment n’a aucune incidence sur la criminalité.

En conclusion, l’hypothèse a été faite que la peine de mort vient en réponse à une incapacité de la société à répondre aux problématiques liées à la violence et la criminalité (places de prisons, programmes de réinsertion…). Une réforme du système judiciaire permettrait alors de mieux penser les alternatives à la peine de mort et de répondre au crime de manière plus humaine.

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Après ces échanges, nous avons repris la projection avec la vidéo « Comprendre la peine de mort » d’Amnesty International France en collaboration avec le vidéaste Nota Bene. Cette vidéo de neuf minutes expose de manière claire la plupart des arguments d’Amnesty : il s’agit d’une méthode barbare, d’un meurtre prémédité, inefficace pour prévenir le crime, qui étend la souffrance à la famille de l’accusé et qui tue des innocents.

Nous avons ensuite pris un moment pour demander aux participants ce qu’ils ont pensé des vidéos, lesquelles étaient selon eux les plus pertinentes, les plus susceptibles de convaincre. Il s’avère que la vidéo sur la lapidation a beaucoup plu. Le fait de parler d’un sujet aussi grave avec humour produit une dissonance qui peut choquer, mais qui bouscule les consciences et fait réfléchir. La vidéo d’Anthony Graves a quant à elle suscité plus d’émotions : de la tristesse, de la compassion. Elle souligne l’importance d’avoir une seconde chance, et nous pousse à nous demander : ne vaut-il pas mieux qu’un criminel puisse s’échapper plutôt qu’un innocent soit condamné ? La vidéo de Nota Bene est venue compléter les deux autres en apportant des informations nécessaires pour bien appréhender les arguments. Et les participants ont apprécié de pouvoir réfléchir par eux-mêmes et débattre avant de la visionner. Il s’avère donc que la sélection de vidéos mais aussi l’ordre des projections a permis d’aborder de manière équilibrée les arguments factuels contre la peine de mort et des aspects plus émotionnels. Un équilibre nécessaire pour arriver à toucher les gens et les convaincre.

Car si nous voulions créer un débat, nous espérions aussi pouvoir convaincre les gens, leur faire comprendre notre vision. A la fin, nous avons demandé aux participants de voter à nouveau pour ou contre l’abolition de la peine de mort. Et comme on peut le voir sur les photos, nous sommes cette fois-ci arrivés à une décision quasi-unanime puisque personne n’a voté contre.

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Une opération réussie pour l’Antenne-jeunes de Paris 13. La lutte continue, notamment à travers la compagne 10 jours pour signer, où on se mobilise du 1er au 10 Décembre pour 10 défenseures des droits l’Homme. Nous vous donnons également rendez-vous le 6 Décembre, de 13h à 14h en C102, pour une rencontre avec Morgane Eches, spécialiste à Amnesty France de la Birmanie et la question des Rohingyas.

 

Anis HARBI

Amnesty à Paris 13 contre la peine de mort

novembre 23, 2017

Novembre est un mois de mobilisation mondiale contre la peine de mort, notamment avec l’opération « Villes pour la vie, Villes contre la peine de mort », à laquelle Amnesty International s’associe toujours (http://www.worldcoalition.org/fr/cities.html). En ce Jeudi 16 Novembre, c’était donc une belle occasion pour « Amnesty à Paris 13 » de lancer sa première action de l’année au forum du campus de Villetaneuse pour sensibiliser le grand public à la question de l’abolition : au programme, une exposition très pédagogique sur ce thème, un stand où documentation et pétitions étaient proposées au public, et une action en « binômes mobiles », des membres de l’Antenne-Jeunes qui, arborant les dossards jaunes d’Amnesty International, allaient à la rencontre des étudiants sur le forum et autour pour obtenir des signatures.

La première pétition concernait le Bénin et le sort de 14 personnes toujours dans le couloir de la mort et détenues dans des conditions déplorables, alors qu’un arrêt de la Cour constitutionnelle a été rendu en 2016 pour abolir dans les faits ce châtiment. Amnesty International demande donc une commutation en peine d’emprisonnement.

La seconde pétition demandait justice pour Ammar al Baluchi, un pakistanais enlevé et torturé parce que suspecté d’avoir participé à l’organisation des attentats du 11 Septembre. Emprisonné à Guantanamo depuis 2006, jugé par une commission militaire, il risque aujourd’hui la peine capitale. Nous demandons qu’il soit traduit en justice devant une cour civile et que la possibilité d’une condamnation à mort soit écartée.

L’exposition était là pour rappeler quelques faits concernant la peine de mort – quels modes d’exécution, pour quels crimes et délits ? – mais aussi pour exposer les principaux arguments en faveur de son abolition : la peine de mort viole l’un des droits fondamentaux – le droit à la vie – elle est inutile, injuste, arbitraire, elle tue des innocents. C’est un facteur de violence et un acte de vengeance, pas de justice. Il était important de rappeler tout cela car c’est encore un sujet qui divise et fait débat, même en France. D’ailleurs, la position d’Amnesty sur la peine de mort est l’un des rares cas où l’ONG va plus loin que la Déclaration universelle des droits de l’homme puisque seul le droit à la vie y est inscrit, sans mention explicite à l’interdiction de la peine de mort.

Nous n’avons pas commencé avec le sujet le plus facile, mais ce n’est pas sans préparation que nous nous sommes lancés dans cette action. C’est l’aboutissement de deux réunions, une première où nous avons fait un exercice de jeux de rôles autour de la signature de pétitions, et une deuxième où nous avons visionné cette vidéo intitulée « Voir pour comprendre… la peine de mort » qui nous a aidés a affuter nos arguments.

Une fois sur le terrain, nous avons donc eu moins de mal à convaincre les passants d’ajouter leur signature. Les personnes interpellées se montraient disponibles, à l’écoute de nos arguments, et nos demandes recevaient le plus souvent des réponses favorables. Quelques uns sont restés malgré tout convaincus que certains crimes les plus atroces méritent ce châtiment, ou qu’il fallait la maintenir, même sans l’appliquer, pour dissuader. Nous avons partagé notre conviction que cela ne résoudrait rien et qui sait, après ce premier échange, peut-être ces personnes poursuivront-elles  leur cheminement vers la même conclusion ?

La pétition concernant Ammar al Baluchi s’est avérée un peu plus difficile à faire signer, en raison du lien avec le terrorisme et les attentats du 11 septembre 2001, qui ont profondément marqué les esprits. On pouvait effectivement sentir une réticence chez certains à l’évocation de ce cas, comme une peur de défendre un terroriste. Mais le fait de pointer du doigt les actes de torture, les conditions de son emprisonnement, et l’absence d’un procès équitable en cour civile les rendaient déjà plus sensibles à notre plaidoyer. Il était aussi utile de préciser qu’Amnesty ne demande pas la libération de cet individu, mais simplement qu’il bénéficie d’un procès civil pour que la lumière soit faite sur son cas, et que la justice soit appliquée dans le respect des normes internationales.

On peut dire que cette opération fut un succès, car au bout de seulement une heure et demie, nous avions déjà recueilli près de 240 signatures. Ce nombre tout à fait honorable ira s’ajouter à celles que l’on pourra recueillir lors de la vente de calendriers Amnesty au restaurant du personnel la semaine prochaine, et surtout à des dizaines de milliers d’autres en France et ailleurs dans le monde, afin de faire résonner notre message encore plus fort, et de continuer à mettre en lumière ces cas de non-respect des droits humains.

N’hésitez surtout pas à rejoindre Amnesty International à Paris 13, nous continuons de nous retrouver tous les jeudis, de 13 heures à 14 heures en G102, pour agir au niveau local, au plus près des étudiants et personnels. Notre prochaine opération s’intitulera « 10 Jours Pour Signer », venez la découvrir et participer à son organisation !

Anis Harbi et Cécile Coudriou

Jeux de rôles autour d’une pétition d’Amnesty International

octobre 27, 2017

Ce Jeudi 19 Octobre avait lieu la deuxième réunion d’ « Amnesty à Paris 13 », réunion qui n’avait rien à envier à la première, autant en termes de présence que d’activité ! Nous étions plus d’une dizaine à nous retrouver en salle G102, (pour certains, à cheval entre deux cours), munis des pétitions distribuées la fois précédente  et parfois déjà signées dans leur intégralité. Tout cela montre une motivation bien réelle pour participer activement au travail d’Amnesty International !

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En parlant de pétition, c’était justement le sujet principal de notre réunion. En effet, le 16 Novembre, notre groupe a prévu d’organiser, au forum du campus de Villetaneuse, une action contre la peine de mort avec un stand pour signer nos pétitions et une exposition sur ce même thème. Cette sinistre pratique étant encore présente sur tous les continents, il est important de mobiliser le plus grand nombre pour obtenir son abolition. Le but de cette réunion était justement de nous préparer pour le jour J, de nous entraîner à convaincre les étudiants et personnels de Paris 13 de joindre leur voix aux nôtres à travers leur signature. Et quoi de mieux pour se préparer que de s’immerger dans des situations réelles ?

Nous avons donc fait un petit exercice de jeu de rôles en binôme, suivi d’une discussion générale. Dans chaque binôme, l’un devait jouer le rôle d’un membre d’Amnesty essayant d’obtenir des signatures, et l’autre celui d’une personne méfiante ou réfractaire, voire cynique. Ce fut un exercice très intéressant. Outre son coté ludique, et le plaisir qu’on peut ressentir à jouer le rôle du « méchant », il nous a permis d’avoir un aperçu de la difficulté d’amener quelqu’un à signer une pétition : car oui en effet, ce n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire !

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Quelles sont les différentes raisons pour lesquelles certaines personnes refusent de signer, et les arguments que l’on peut avancer pour les convaincre ? Évidemment, certains s’interrogent sur l’utilité de signer une pétition, ou l’efficacité de celle-ci. Il faut donc valoriser le travail d’Amnesty International, rappeler la notoriété mondiale qu’elle a acquise au fil des années, évoquer les millions de signataires qu’elle compte déjà et l’effet de pression qu’ils peuvent avoir sur les destinataires des pétitions. On peut d’ailleurs rappeler les multiples victoires d’Amnesty International par le passé. Il faut aussi que la pétition en elle-même soit crédible et présentable, avec le logo d’Amnesty bien visible, le nom du destinataire officiel, la date limite, un cadre précis…

Ensuite, d’autres personnes évoquent simplement le fait qu’elles n’ont pas de temps pour ça. En général, le fait de trop les culpabiliser est déconseillé, ça provoque souvent un repli, une défiance. Mais parfois, on peut tout de même accentuer l’importance des enjeux, voire relativiser la situation de ces personnes par exemple avec celles des condamnés à mort qui, eux, n’ont vraiment « pas le temps »…

Enfin, une autre raison est souvent invoquée, celle de la peur : la peur de révéler son identité, de prendre position, surtout sur des sujets controversés, voire dangereux. Cela paraît tout à fait légitime à Paris 13, où bien des étudiants sont des ressortissants, ou en tous cas originaires, de pays concernés par nos pétitions. Il ne s’agit pas là de minimiser le ressenti de ces personnes, mais encore une fois de relativiser : rappeler qu’ils ne seront qu’un nom parmi des milliers, et mettre leur situation en parallèle avec ce que risquent les victimes.

Il est donc possible, avec ces divers arguments, de convaincre quelqu’un de signer une pétition d’Amnesty International. Mais bien sûr, encore faut-il suffisamment connaître le sujet précis de la pétition pour espérer amener la personne en question à partager votre opinion. C’est la raison pour laquelle, lors de notre prochaine réunion prévue le 9 Novembre, nous entrerons au cœur du débat sur la peine de mort, et profiterons de ce temps pour affûter nos arguments face à quelqu’un qui y serait favorable. Cette réunion sera bien sûr ouverte à tout ceux qui seraient intéressés, qu’ils aient assisté aux premières réunions ou pas.

Anis Harbi, étudiant en 3e année de Licence de Psychologie et nouveau membre d’Amnesty à Paris 13

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Action d’Amnesty à Paris 13 contre la peine de mort

novembre 20, 2016

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Mercredi 3 Novembre, l’Antenne-jeunes d’Amnesty International à Paris 13 a organisé une journée d’action en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Ainsi, pour sensibiliser les étudiants nous avons a tenu à nous appuyer sur l’exposition conçue par Amnesty France sur ce thème, ce qui a été très utile pour présenter les différents arguments pour l’abolition comme par exemple son inefficacité et son illégitimité.

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Nous avons également fait signer des pétitions en faveur de 13 détenus japonais récemment condamnés à la peine capitale. Nous avons réussi à recueillir près de 300 signatures !

eddiepdmortp13Ceci dit, la tâche n’a pas été facile comme le souligne le témoignage d’Eddie, militant depuis 2 ans à l’AJ de Paris 13 : « Lorsque nous évoquions le fait que les personnes dont nous défendions le droit à la vie avaient été reconnus coupable de terrorisme, les réactions pouvaient être mitigées mais nous nous y attendions. Il fallait expliquer que nous ne justifions pas l’acte qu’ils avaient commis mais que nous considérions que la peine de mort était une pratique inefficace et dégradante pour l’Humanité. Peu de gens étaient au courant que la peine de mort était effective au Japon, pays démocratique qui continue pourtant de la pratiquer, tout comme les Etats-Unis. Peu connaissaient l’ampleur du phénomène dans le monde. »

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La journée d’action s’est poursuivie avec une projection-débat autour de la vidéo d’Amnesty France créée en partenariat avec Nota Bene, « Voir pour comprendre, La peine de mort », que voici :

À dire vrai, les étudiants présents à la projection était un public acquis à la cause, à des degrés divers, mais cela n’a pas rendu le débat moins intéressant. Nous avons discuté de la manière la plus efficace et pertinente d’argumenter en faveur de l’abolition de la peine de mort et des difficultés que chacun de nous avons rencontrées, comme en témoigne Sarah qui a rejoint l’Antenne-Jeunes cette année : « Je suis depuis peu militante chez Amnesty International, l’action peine de mort fût donc ma première action. Ce fût dans un premier temps déstabilisant pendant l’action elle-même d’entendre des arguments tels que « certaines personnes méritent de mourir » ou alors « il faut éradiquer les pédophiles » etc.… ce que j’entends également dans mon entourage proche. Lors de la projection-débat qui a eu lieu un peu plus tard, j’ai apprécié de discuter avec des personnes qui partageaient les mêmes convictions que moi et qui avait les mêmes difficultés que moi à faire entendre sa position abolitionniste qui peut sembler parfois trop idéaliste. J’ai pu mettre des mots sur mes convictions et approfondir mes arguments. »

Zoom sur les résultats ! 3 exemples d’Amnesty à Paris 13

avril 15, 2014

« Et alors, cette action d’Amnesty International l’an dernier, ça a donné quoi ?

– euh… attends je me renseigne… »

Voilà ce qu’il ne faut jamais entendre si l’on nous pose ce genre de question…

Amnesty, ça marche, et il faut le faire savoir ! Rien de tel que des résultats concrets pour donner à d’autres l’envie d’y croire, et donc de s’investir dans notre prochaine action.

Alors, au lieu de passer trop vite d’un projet à un autres, mettons sur « pause » et regardons de plus près ce qu’il s’est passé pour 3 campagnes d’Amnesty International parmi tant d’autres relayées à Paris 13 :

1) 10 JOURS POUR SIGNER : TRUNG EST LIBRE !!

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Dans le cadre de l’opération mondiale « 10 jours pour signer » en décembre 2013, nous avions soutenu Nguyen Tien Trung, un jeune activiste blogueur vietnamien considéré par Amnesty International comme un prisonnier d’opinion (il avait été emprisonné  pour avoir réclamé – pourtant pacifiquement – plus de démocratie dans son pays). À l’université Paris 13, les jeunes d’Amnesty ont eu le plaisir d’accueillir son frère, Nam, pour une rencontre débat autour du thème « Vietnam et Libertés ».

En janvier 2010, Trung avait été condamné à sept ans de prison et trois ans de résidence surveillée pour « tentative de renversement du gouvernement du peuple ». Le samedi 12 avril 2014, à la surprise de Trung lui-même et de sa famille, il a été remis en liberté, bénéficiant donc d’une libération anticipée. Même s’il semblerait qu’il doive rester quand même 3 ans en résidence surveillée, nous sommes si heureux qu’il ait pu retrouver sa famille et se trouve en bonne santé !

Dès sa sortie de prison, Trung a été informé par sa famille des actions menées par Amnesty International. Il a aussitôt tenu à remercier pour toutes les actions entreprises : « Toutes nos actions ont finalement un résultat » a-t-il déclaré. En janvier 2013, plus de 50 000 signatures avaient été remises à l’ambassade du Viêt-Nam à Paris par une délégation d’Amnesty International pour demander la libération de ce prisonnier d’opinion. Parmi ces pétitions, quelques centaines provenaient du campus de Villetaneuse, et cela fait tellement plaisir d’avoir activement contribué à ce résultat concret que tout militant espère, la libération d’un prisonnier d’opinion !
2) EXPULSIONS AU BRÉSIL STOP ! Printemps des Droits Humains 2013.
Les habitants de Favelas à Rio de Janeiro ont reçu nos messages de soutien !

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L’an dernier, le « Printemps des Droits Humains » était consacré au thème des expulsions forcées au Brésil, pour sensibiliser le grand public aux violations des droits humains qui peuvent se cacher derrière une manifestation sportive aussi populaire que la coupe du monde. L’idée était de demander au grand public de manifester son soutien aux victimes d’expulsions forcées  d’une manière plus originale qu’une pétition, à travers un geste qui serait complémentaire avec le travail de plaidoyer mené par Amnesty International: symboliser le droit universel au logement en fabriquant des origamis en forme de maison, avec dessins et couleurs, et sur lesquelles on pouvait inscrire un message de solidarité en portugais.
Ces maisons ont parcouru la France avant d’être rassemblées au Secrétariat d’Amnesty International France avant de traverser l’Atlantique pour arriver au bureau de Rio d’Amnesty International. Elles sont finalement parvenues à leurs destinataires samedi dernier, à l’occasion d’une remise organisée par AI Brésil aux habitants de la communauté de Vila Autodromo, de Rio.
Alors bien sûr, la bataille sera encore longue contre cette violation que constituent les expulsions forcées notamment dans les favelas du Brésil. Mais on peut déjà se réjouir du sourire de ces  personnes qui se battent pour garder leur maison lorsqu’elles se rendent compte que d’autres personnes à l’autre bout de la planète sont solidaires avec leur combat et ne les oublient pas.
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3) ÉDUCATION AUX DROITS HUMAINS : LA PEINE DE MORT EN QUESTION
La dernière action à Paris 13 était une action d’ « Éducation aux droits humains », une sensibilisation à la question de la peine de mort, combinant « happening », exposition, suivis d’échanges filmés, puis projection-débat autour du documentaire « Une peine Infinie ». Avec ce genre d’action, on ne peut pas mesurer l’impact de façon précise comme avec le nombre de signatures d’une pétition lorsqu’il s’agit d’avoir un impact sur l’opinion que certaines personnes ont sur un sujet comme la peine de mort. Pour autant, « Amnesty à Paris 13 » a plusieurs raisons d’être fière :1920007_10202390286731351_711205446_n
la relation de confiance avec l’université : ce n’est quand même pas anodin d’avoir recours à une arme à feu, mais si c’est un accessoire de théâtre, pour un « happening » sur un campus, et pourtant, quelle joie lorsque, à une demande d’autorisation au service de sureté, on  s’entend répondre : « Ah si c’est pour Amnesty, pas de problème ! ». Certes une convention de collaboration entre l’université et Amnesty France et a été signée, mais on voit que la confiance se construit année après année, et le soutien est total à Paris 13 !
– les réactions ont été globalement positives chez les personnes que l’ont a abordées, même lorsqu’elles étaient en faveur de la peine de mort, elles acceptaient volontiers d’échanger. De même le débat a été très riche, suite à la projection d’un film qui a manifestement à la fois pris aux tripes et secoué les neurones !
– les ondes de l’impact peuvent se poursuivre au-delà de l’action elle-même sur le campus, car la vidéo You Tube continue de tourner, et l’événement a aussi donné lieu à 2 articles et une interview sur la web radio de Paris 13 « Treizièm’onde » : Treizièm’onde Peine de mort (before) Treizièm’onde Peine de mort (after)
– cette action pourra aussi servira d’exemple d’action contre la peine de mort pour tous les membres d’Amnesty France, grâce à un article mis en ligne sur l’Extranet, site qui leur est réservé. Cerise sur le gâteau, cet article renvoie à notre blog, merci pour la pub !
Alors, convaincus ? S’engager avec Amnesty International porte ses fruits ! Il ne vous reste plus qu’à nous rejoindre sur le prochain projet, la porte est toujours ouverte !
Cécile Coudriou

La peine de mort en question

avril 1, 2014

BANG BANG ! Entre deux bouchées de mon Parisien aujourd’hui, un nouveau remix du générique de « Kill Bill » sur le campus de l’université Paris 13 ? Après ce coup de feu, les regards se tournent vers le corps de cette jeune étudiante, tombée au sol. Cette fille, ça pourrait être moi ou ma copine Emma qui en abandonne momentanément sa fourchette en plastique dans sa Pasta Box… Notre stupéfaction est à son comble lorsque l’on comprend que l’arme à l’origine de ce bruit est dans la main d’une personne qui tient dans l’autre le marteau de la justice.

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La mise en scène ne laisse nulle place au doute : on voit à son costume qu’il s’agit bien d’un juge, mais ce personnage est déshumanisé par son masque blanc. Ne serait-ce donc qu’une allégorie de la justice ? Ou plutôt une parodie, car une voix au micro ne tarde pas à nous expliquer cette scène surréaliste : aujourd’hui encore on prétend rendre la justice en condamnant à mort. « Peine de mort, le crime le plus prémédité au monde ! »

INTERPELLER, INFORMER

Il s’agit en fait d’un happening réalisé par les membres de l’Antenne-Jeunes « Amnesty International à Paris 13 » dans le but d’interpeller mais aussi d’informer les étudiants et le personnel de l’université. Ils se rassemblent rapidement autour du juge-bourreau et du « condamné à mort » pour rappeler qu’Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances car elle constitue une violation des droits humains, dont les plus fondamentaux comme le droit à la vie et à la dignité.

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L’ONG se mobilise depuis 1977 pour l’abolition universelle de la peine de mort, châtiment encore  présent dans 58 pays, dont les jeunes d’Amnesty rappellent le triste « top five » : la Chine, l’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis. Ils informent également leurs interlocuteurs sur les motifs de condamnations à mort, très différents de ceux auxquels on peut s’attendre : en dehors des homicides et viols, dans certains pays l’on peut être condamné à mort pour blasphème, adultère, homosexualité, trafic de drogue, diverses formes de trahison et de crimes contre l’état… Par ailleurs, une exposition installée dans le forum rappelle ces faits et apporte  plus de précisions encore : la peine de mort est souvent le résultat de procès inéquitables, d’un système judiciaire défaillant. Elle s’appuie parfois sur des aveux extorqués sous la torture et enfin, l’erreur judiciaire n’est jamais exclue.

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LAISSER CHACUN S’EXPRIMER

Les « spectateurs » présents au forum ont été invités à exprimer leur avis, dont certains ont été recueillis sous forme de vidéo ou d’enregistrements audio. Si une grande partie des personnes interviewées se sont déclarées contre la peine de mort en toutes circonstances, d’autres ont exprimé un avis plus mitigé. Certaines personnes trouvent la peine de mort légitime dans certains cas, comme les viols ou les meurtres, notamment lorsque les victimes sont des enfants.

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PROJECTION-DÉBAT, « UNE PEINE INFINIE », en présence de Anne Denis, la responsable de la commission « Peine de mort » d’Amnesty France

Proj-débat

Ces échanges se sont poursuivis après la projection du documentaire, « Une Peine Infinie », de David André, qui dénonce l’effet délétère qu’a la peine de mort sur l’entourage d’un condamné comme sur celui de sa victime, jusqu’à ses bourreaux ou le procureur. Ce film illustre parfaitement le cercle vicieux de la violence et la haine qui n’engendrent que violence et haine, et montre à quel point cette exécution reste un meurtre et ne résout rien.

L’émotion était palpable dans le public, et le débat a réellement permis de laisser s’exprimer tous les points de vue : selon certains, la souffrance ressentie par l’entourage des victimes pouvait justifier une demande de condamnation à mort, surtout lorsque le système judiciaire d’un état incite à demander cette sentence. Au travers de témoignages pleins d’empathie et parfois même de vécu, a aussi fait surface la question de « l’apaisement » recherché lorsque la violence commise a laissé une trace indélébile. À cela, d’autres ont opposé le fait que vengeance personnelle et justice étatique doivent être différenciées, que la loi, portant un idéal à atteindre, doit nous guider et nous aider à dépasser nos passions personnelles. Quant au besoin d’apaisement souvent invoqué, il ne saurait être atteint par l’enclenchement d’un nouveau cycle de violence.

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COMMENT CONVAINCRE ?

Les jeunes d’Amnesty, tout en étant à l’écoute des personnes qui n’étaient pas encore convaincues de la nécessité d’une abolition universelle, ont rappelé que la peine de mort est avant tout une vengeance orchestrée par l’État, un crime institutionnalisé. L’autorité de la loi ne change rien à cette réalité : condamner une personne à la peine de mort, c’est la tuer avec préméditation. Cette journée d’action, riche en émotions et en échanges, a montré que ce débat est toujours d’actualité, et qu’il est toujours nécessaire de laisser s’exprimer aussi ceux qui sont en faveur de la peine de mort pour mieux les inviter à s’interroger et à remettre en question des convictions enracinées dans des passions plutôt que fondées sur des informations et des raisonnements objectifs.

Charlène Martin et Alicia Trouvé.

 » Amnesty à Paris13  » contre la peine de mort

mars 14, 2014

Les préparatifs s’intensifient car la date de notre prochaine action approche à grands pas : Le 21 mars « Amnesty à Paris 13 » se mobilise contre la peine de mort :

Tout d’abord, entre midi et 14 heures au forum de Villetaneuse un « happening »  mettra en scène le combat d’Amnesty International contre la peine de mort mais chut, on n’en dit pas plus pour préserver l’effet de surprise… Notre objectif est d’interpeller les étudiants et personnels de l’université, de provoquer l’échange juste après la scène dont les personnes auront été témoins.

Au-delà de ce premier échange – qui sera filmé pour ceux qui accepteront de prêter leur image – l’idée est de les inviter à aller plus loin, en prenant le temps de regarder l’exposition qui sera installée au forum et en participant à la projection-débat sur le documentaire « Une Peine Infinie »  qui commencera à 14h en C 102 (UFR Communication) :

En 1985, Sean Sellers âgé de 16 ans, était condamné à la peine de mort pour avoir assassiné sa mère, son beau-père et un commerçant.  13 ans plus tard, malgré les nombreuses protestations internationales et le fait qu’il ait été déclaré mentalement déficient, il est exécuté en Oklahoma. Dix ans après, le réalisateur David André a retrouvé tous les protagonistes de l’affaire et offre un éclairage inédit sur la peine de mort aux Etats-Unis (particulièrement sur les familles de victimes).

Affiche Peine de mort

Alors, quelle que soit votre opinion actuelle sur ce thème de la peine de mort, n’hésitez pas à venir débattre avec nous, et venez découvrir les actions qu’Amnesty International mène pour l’abolition de la peine de mort.

Voici le lien vers l’événement que nous avons créé sur Facebook :

https://www.facebook.com/events/673201866050040/?ref_dashboard_filter=upcoming

Et voici une première vidéo dans laquelle chacun explique « Pourquoi je suis contre la peine de mort » :

Marathon des signatures 2012 en images !

décembre 17, 2012

Vous n’allez pas le croire et pourtant c’est vrai ! Non seulement notre record est battu par rapport aux éditions précédentes, mais nous avons atteint un chiffre étonnant : 2012 signatures pour le Marathon des signatures 2012 à Paris 13 !!

2012 signatures réparties sur les 5 cas retenus pour défendre les droits humains : Chiou Ho-Shun, condamné à mort à Taïwan, la communauté de Bodo et son combat contre Shell au Nigéria, les familles Roms expulsées de force de la rue Coastei en Roumanie, Noxolo, militante lesbienne violée et assassinée en Afrique du Sud, et enfin Herbert et Albert, les prisonniers maintenus à l’isolement depuis 40 ans dans une prison aux USA. Et on peut vous dire que l’Antenne-Jeunes – avec le renfort de la promo Master ONG et Coopération Internationale – est allée les chercher, ces signatures ! Outre le stand, qui a attiré beaucoup de monde, ce qui a fait la différence aussi, c’est d’aller par équipe de 2 à la rencontre des étudiants tout autour du forum, à la cafet’, dans les couloirs, près de la bibliothèque, ou des locaux des autres assos, comme en témoigne cette galerie de photos…

Nous nous sommes échauffés au son du concert Africolor qui mettait une bonne ambiance dans le forum de la fac. Puis, au top de la préparation pour expliquer nos cas de violations des droits en quelques phrases, prêts à aller plus loin pour préciser la démarche du Marathon des signatures et d’Amnesty International, nous avons pu échanger en toute simplicité et dans la bonne humeur, et l’immense majorité des personnes abordées ont signé nos 5 pétitions. Ce n’est pas parce que l’on traite de sujets graves qu’il faut se prendre au sérieux ou déprimer les gens… Au contraire, le message était clair et positif : ces personnes que défend Amnesty International ont besoin du soutien de tous, chacun peut aider à faire une différence avec sa signature, les résultats des précédents Marathon le prouvent ! Amnesty, ça marche !

Journée mondiale contre la peine de mort

octobre 10, 2012

Ce 10 Octobre 2012, c’est la 10e édition de la journée mondiale pour l’abolition de la peine de mort, alors, quel est le bilan de ce combat ? Cette vidéo vous permettra de voir les avancées mais aussi le chemin qui reste à parcourir :

Des progrès donc !

Grâce notamment à la campagne menée par une coalition mondiale, 17 nouveaux États ont décidé d’abolir la peine de mort pour tous les crimes depuis la 1ère Journée mondiale contre la peine de mort, en 2003, ce qui porte à 140 le nombre total d’États l’ayant abolie en droit ou en pratique – plus de 70 % des pays du globe.

Le combat continue pour Amnesty International et ses partenaires de la Coalition contre la peine de mort !

Avec ses partenaires de la Coalition mondiale contre la peine de mort, Amnesty International continuera de promouvoir l’adoption de législations nationales abolissant la peine de mort, de favoriser la ratification du Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui vise à abolir la peine de mort, de soutenir les normes internationales appelant à l’abolition ou à restreindre le recours à la peine de mort et de soutenir, fin 2012, l’adoption de la quatrième résolution de l’Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur les exécutions, en vue d’abolir la peine de mort.

Exemple d’une cible à convaincre, l’IRAN, signez la pétition !

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Peine-de-mort/Actions/Iran-stoppez-l-addiction-la-peine-de-mort-4359

Pour conclure, quelques événements à venir dans la région :

Pièce de théâtre, « Petit séjour au Texas » mise en scène par Michel Parent,

Du 9 au 13 octobre au Lavoir Moderne Parisien.

Le 11 octobre, Amnesty International France animera un débat à la suite de la représentation.

Inauguration d’une rue « Mumia Abu-Jamal » à Bobigny

Samedi 13 octobre en présence de Jamal Hart (fils de Mumia) et de Johanna Fernandez (porte-parle de Mumia)

Pièce de théâtre « La dernière scène »

Vendredi 19 octobre à 20h30, à Canal 93 (Bobigny)

Dialogue imaginaire entre Mumia Abu-Jamal et Martin Luther King conçu et mise en scène par Alain Foix.

Retour sur le Week-End des Antennes Jeunes à la section française (Par Camille Hervé)

novembre 14, 2011

Ambiance de couloir de fac, ces 5 et 6 novembre, au siège d’Amnesty International France, sur le boulevard de la Villette. Le week-end dernier s’y tenait le week-end des Antennes Jeunes d’Amnesty, réunissant des membres d’AJ de toute la France. Au final, très peu de Parisiens : de Sciences Po Lille à l’université de Bordeaux, en passant par le lycée de St-Nazaire et l’AJ de Chambéry, des lycéens et étudiants de tous horizons sont venus passer deux journées bien remplies à Paris, dans un but de formation, d’échanges et, bien sûr, de rencontres avec d’autres jeunes militants. Au programme : ateliers, conférences, rencontres…et une action de rue.

Les temps forts de ce week-end concernant l’action ont été les préparations aux deux grandes campagnes annuelles d’Amnesty pour les Antennes-Jeunes, le marathon des signatures et le Printemps des Droits Humains (PDH). À la suite des présentations des objectifs de chaque campagne, jeunes et intervenants d’AI se sont répartis en ateliers pour faire un point sur les dispositifs et actions à envisager. Les nouveaux ont pu alors profiter des conseils de jeunes plus expérimentés, et chacun a apporté une idée, une contribution.

L’essentiel pour le Marathon qui se déroulera du 3 au 17 décembre : des actions clés en main sur un campus ou hors campus, notamment un dispositif événementiel avec un ruban délimitant la « zone de personnes en danger », les panneaux des visages de ces personnes ainsi que les textes de solidarité écrits pour eux par des artistes, sans oublier bien sûr les pétitions. Par ailleurs, du matériel pour l’opération « Shine A Light » du week-end du 9 et 10 sera proposé, comprenant lanternes, panneaux d’exposition et projections murales des visages des 12 cas, et. Quant au PDH, il sera centré pour ce printemps 2012 sur la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), avec des actions autour de la Tunisie, de la Libye, de l’Égypte et de la Syrie. Ces actions devront mettre en avant trois éléments : l’importance de la jeunesse, le rôle d’Internet et la répression violente qui s’exerce ou s’est exercée dans ces pays contre la population civile, et notamment contre les cyberactivistes.

Ce week-end était aussi un moment privilégié de formation, et l’occasion était donnée aux jeunes de pouvoir participer à des ateliers en lien direct avec les problématiques d’Amnesty. Le samedi : comment faire vivre une Antenne-Jeunes, quels types d’actions mener, comment lever des fonds. Et le dimanche : rencontre avec un chercheur, jeux de rôle autour du parcours d’un réfugié, échange sur les principes fondamentaux d’AI et leur implication concrètes dans nos actions… Un autre moment important fut aussi la rencontre avec Aziz Barkaoui, coordinateur jeunes de la section tunisienne d’Amnesty : il nous a d’abord raconté le quotidien des militants et de jeunes Tunisiens sous le régime de Ben Ali et pendant la révolution. Puis il nous a présenté le parcours de sa section et ses priorités aujourd’hui.

Le samedi, tous les jeunes et quelques intervenants du WEAJ se sont mobilisés pour une soirée dans le cadre d’une action de rue à Beaubourg, après s’être préparés et avoir répété au siège. Centrée sur la campagne de rentrée « Contre la peine de mort en Biélorussie », l’action mettait en scène un peloton d’exécution stoppé par des militants d’Amnesty. Autour de la scène, une dizaine de personnes circulaient avec la pétition. Au total, plus de 200 signatures en moins d’une heure !

Enfin le dimanche, les membres d’AJ adhérents à Amnesty International ont pu voter pour élire leurs représentants des Antennes-Jeunes au Conseil National, les “CNAJ”.

Le week-end fut intense, très enrichissant et surtout très bien organisé par les responsables du service jeunes. Il y a eu beaucoup d’informations, autant au niveau du fonctionnement d’une AJ et celui interne à AIF que des types d’actions que l’on peut mener. Ce fut bien sûr l’occasion d’avoir des contacts avec des responsables d’AIF et d’autres AJ. C’était très motivant de voir d’autres jeunes aussi impliqués, certains avec une expérience en termes d’actions et de mises en scène.

Une très bonne expérience, dont on se souviendra !

Découvrez la en images :

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