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6 bonnes raisons de se mobiliser le 10 décembre

décembre 5, 2013

6 pays, 6 violations des droits humains, 6 bonnes raisons de se mobiliser avec les étudiants de Paris 13 le 10 décembre, dans le cadre des « 10 jours pour signer ». Ils vivent au Vietnam, en Tunisie, en Russie, au Mexique, au Nigéria ou dans les Territoires Occupés Palestiniens, et leurs droits sont bafoués, . Découvrez l’histoire des personnes que nous défendrons avec Amnesty International, et venez signer le 10 décembre au Forum de l’université Paris 13 !

Printemps des Droits Humains 2013 à Paris 13 !

avril 15, 2013

578257_491245164268106_1062346266_nEt voilà, le printemps est de retour, et  c’est aussi l’occasion de lancer notre opération  « Printemps des droits humains », reprise comme chaque année par toutes les Antennes-Jeunes de France.

Pour l’édition 2013, un autre volet de la campagne mondiale « Exigeons la dignité », déjà relayée à Paris 13, a été retenu : Stop aux expulsions forcées dans les bidonvilles, avec un coup de projecteur sur le Cambodge, le Brésil et le Nigéria.

Difficile à croire, mais pourtant tristement vrai, plus d’un milliard de personnes vivent dans des quartiers informels ou des bidonvilles aujourd’hui, pour des raisons multiples : exode rural, conflits, catastrophes naturelles, changements climatiques ou spéculation foncière…

Ces populations sont extrêmement fragilisées car la question de l’habitat n’est que l’une d’une série de violations des droits fondamentaux : accès à l’eau et à des installations sanitaires, à la sécurité, à l’éducation… Lorsqu’elles ne sont pas victimes d’intimidations et de menaces parce qu’elles osent se révolter contre leur condition, ces personnes vivant dans des bidonvilles ont de toute façon beaucoup de difficultés à avoir accès à la protection de leurs droits par la justice.

De nombreux gouvernements font fi des normes internationales et n’hésitent pas à procéder à des expulsions massives pour détruire des quartiers entiers. Leur objectif ? Pouvoir mener à bien des projets d’urbanisme tels que des chantiers « d’embellissement », ou des grands projets d’aménagement liés par exemple à l’accueil de compétitions sportives ou autres événements : après les Jeux olympiques de Pékin (2008), c’est la Coupe du monde de football au Brésil (2014), et les Jeux olympiques de Rio (2016) qui vont malheureusement s’accompagner d’expulsions forcées massives.

Comment définit-on une expulsion forcée ? Les critères sont clairs : contrainte et absence de concertation, de protection juridique ou d’indemnisation. Il faut également rappeler que ce genre d’expulsion est considéré comme illégal au regard des normes internationales établies par les Nations Unies.

Pour interpeller le grand public, sensibiliser au fait qu’un toit est un droit, que chacun a le droit de vivre dans la dignité et le respect de ses droits fondamentaux, nous organiserons une opération sur le campus de Paris 13 le 16 avril 2013 entre 12h et 14h :

523499_497081210351168_723903368_n– stand d’information et appel à la solidarité sous une forme créative, à travers la fabrication d’origami en forme de maison, sur laquelle on pourra inscrire ce message en portugais : »Nós apoiamos sua luta contra as remoções forçadas » (« Nous soutenons votre lutte contre les expulsions  ») et ensuite écrire ou dessiner ce que l’on souhaite ajouter.

– diffusion de spots sur la campagne « Stop aux expulsions », et découverte sur ordinateur du site http://respectmyrights.org/housing, pour mieux comprendre ce qu’est la réalité d’une expulsion.

– proposition d’une pétition-photo à tous les sportifs, avec sur leur dossard le logo de la campagne, pour appeler le Brésil à ne pas procéder à des expulsions massives sous prétexte que deux événements sportifs majeurs vont se dérouler dans le pays.

Alors on vous attend nombreux au forum de Villetaneuse ! Pour vous montrer à quel point notre mobilisation et notre solidarité sont importantes pour ces populations, voici l’une des vidéos de la campagne :

3 étudiants de Paris 13 parlent de leur engagement à Amnesty International

décembre 27, 2012

Témoignage à Paris 13 : Pollution pétrolière au Nigéria et bras de fer contre Shell

décembre 22, 2012

Grande émotion d’accueillir, pour la clôture du Marathon des signatures 2012, le pasteur Christian Lekova Kpandei, pilier de la communauté de Bodo au Nigéria. Il est venu à la rencontre des étudiants et personnels de l’université Paris 13 pour témoigner de la pollution pétrolière incontrôlée qui détruit la vie d’environ 69 000 habitants depuis 4 ans. Avec chaleur, passion et conviction, il nous a raconté le combat qu’il mène, avec sa communauté et le soutien d’Amnesty International, contre Shell.

Interviewé par Cécile Coudriou, (à la fois enseignante à Paris 13 et vice-présidente d’Amnesty France), Christian évoque tout d’abord la vie de la communauté de Bodo, avant 2008 : c’était une communauté prospère, qui profitait des ressources en poisson abondantes du delta du Niger et des terres agricoles. Les enfants pouvaient ainsi aller à l’école et à l’université. Christian, pasteur dans une église, possédait une ferme piscicole qui lui permettait de subvenir aux besoins de sa famille, sa femme, ses deux enfants, et les cinq orphelins qu’il avait recueillis, et d’aider les plus défavorisés de la communauté. Il employait même 10 personnes qui gagnaient convenablement leur vie.

Mais depuis la catastrophe, le jour où l’environnement a été soudainement contaminé par une marée de pétrole brut , les habitants de Bodo vivent une véritable tragédie, à la fois écologique, économique, et sanitaire : ils ont perdu tout moyen de subsistance car l’écosystème est détruit, ils doivent boire de l’eau polluée, manger des poissons contaminés, cultiver des terres souillées, et respirer un air vicié par le pétrole et le gaz. La cause de ce déversement de pétrole qui continue depuis quatre ans ? Deux fuites dans l’un des pipelines de la société pétrolière Shell qui traversent le village, équipement vétuste – « aussi vieux que moi », ironise Christian, qui a 50 ans – mal entretenu et percé par la corrosion.

Puis, Christian explique que Shell n’a pas tout de suite reconnu sa responsabilité malgré l’action immédiate des habitants, et a prétendu que la majorité des déversements d’hydrocarbures étaient dus au vandalisme, au détournement illégal, ou surtout au sabotage par des groupes de militants. Cette situation est malheureusement représentative de ce qui se passe dans le delta du Niger, où les multinationales qui exploitent le pétrole polluent en toute impunité et plongent des communautés entières dans la misère. En effet, l’Etat nigérian, dont plus de 90% du budget provient des industries pétrolières, est bien trop dépendant pour réglementer les compagnies.

Face à la corruption omniprésente au Nigéria, les habitants de Bodo ont engagé en avril 2011 une procédure à Londres, où se situe le siège de Shell, pour que l’entreprise répare les fuites, nettoie la zone et indemnise décemment les victimes. Ils sont soutenus dans ce combat par Amnesty International, qui travaille en colllaboration avec des ONG locales comme le Centre pour le développement, l’environnement et les droits humains. Les ONG ont permis des recherches scientifiques poussées pour constater les dégâts  environnementaux, et d’après Christian, la présence d’Amnesty International a aussi entraîné celle des médias les plus importants et a donc contribué à exposer le cas de Bodo au monde entier.

Cette rencontre, temps fort du Marathon des signatures, restera gravée dans les mémoires. Recevoir l’une des personnes que l’on défend à travers les pétitions rend indéniablement l’engagement plus fort et plus concret. La salle de 75 places était pleine à craquer, pour le plus grand bonheur de Christian Lekova et des militants d’Amnesty. Christian a beaucoup insisté sur le fait que parler de son histoire, obtenir des signatures, était important car cela contribuait grandement à la fois à soutenir moralement les personnes dont les droits sont bafoués et à faire pression sur les responsables. Pour les militants  qui se sont engagés dans le Marathon, cela fait vraiment une différence de placer une réalité, un visage derrière une signature qui a pris quelques secondes. On prend le temps de comprendre  pourquoi et comment a pu arriver une telle violation des droits et ce qu’il est possible de faire pour aider ceux qui en sont victimes. Ce témoignage a été un moment très précieux, touchant et chaleureux, qui donne encore plus d’énergie pour continuer à défendre les droits humains.

Depuis, nous avons suivi de près l’actualité du combat de la communauté de Bodo et nous avons constaté avec beaucoup d’enthousiasme les premiers effets de la mobilisation, notamment le jugement rendu vendredi 14 décembre par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO : la cour a conclu à l’unanimité que le gouvernement nigérian était responsable des violations commises par les compagnies pétrolières et a indiqué clairement que le gouvernement devait demander aux entreprises et autres responsables de rendre des comptes. Il faut à présent continuer la mobilisation pour que le gouvernement nigérian suive ces conclusions.

Camille Hervé, avec la participation de Quentin Beucler et de Cécile Coudriou

Marathon des signatures 2012 en images !

décembre 17, 2012

Vous n’allez pas le croire et pourtant c’est vrai ! Non seulement notre record est battu par rapport aux éditions précédentes, mais nous avons atteint un chiffre étonnant : 2012 signatures pour le Marathon des signatures 2012 à Paris 13 !!

2012 signatures réparties sur les 5 cas retenus pour défendre les droits humains : Chiou Ho-Shun, condamné à mort à Taïwan, la communauté de Bodo et son combat contre Shell au Nigéria, les familles Roms expulsées de force de la rue Coastei en Roumanie, Noxolo, militante lesbienne violée et assassinée en Afrique du Sud, et enfin Herbert et Albert, les prisonniers maintenus à l’isolement depuis 40 ans dans une prison aux USA. Et on peut vous dire que l’Antenne-Jeunes – avec le renfort de la promo Master ONG et Coopération Internationale – est allée les chercher, ces signatures ! Outre le stand, qui a attiré beaucoup de monde, ce qui a fait la différence aussi, c’est d’aller par équipe de 2 à la rencontre des étudiants tout autour du forum, à la cafet’, dans les couloirs, près de la bibliothèque, ou des locaux des autres assos, comme en témoigne cette galerie de photos…

Nous nous sommes échauffés au son du concert Africolor qui mettait une bonne ambiance dans le forum de la fac. Puis, au top de la préparation pour expliquer nos cas de violations des droits en quelques phrases, prêts à aller plus loin pour préciser la démarche du Marathon des signatures et d’Amnesty International, nous avons pu échanger en toute simplicité et dans la bonne humeur, et l’immense majorité des personnes abordées ont signé nos 5 pétitions. Ce n’est pas parce que l’on traite de sujets graves qu’il faut se prendre au sérieux ou déprimer les gens… Au contraire, le message était clair et positif : ces personnes que défend Amnesty International ont besoin du soutien de tous, chacun peut aider à faire une différence avec sa signature, les résultats des précédents Marathon le prouvent ! Amnesty, ça marche !

Programme du Marathon des signatures 2012 à Paris 13 !

décembre 3, 2012

AfficheMarathonP13Le jeudi 6 décembre, de midi à 14h au forum de Villetaneuse, l’Antenne-Jeunes Amnesty International de Paris 13 commencera en fanfare son Marathon des signatures, en marge d’un concert Africolor.  C’est en effet au son distinctif  du « Marching Band » haïtien Follow Jah de Pétion-villeau – ses bambous, cornets, tambour et caisse claire, augmenté de multiples percussions – que les jeunes militants lanceront leur appel à faire un geste simple mais efficace : signer des pétitions pour faire pression sur les responsables de violations des droits humains à travers le monde, et apporter son soutien à des personnes dont la vie est menacée ou pour qui Amnesty International demande justice.

L’Antenne-Jeunes tiendra également un stand le mardi 11 et mercredi 12 décembre, toujours au forum et à l’heure du déjeuner, et espère bien battre ainsi son record de signatures de l’édition 2011 !

Qui sont ces personnes que nous allons appeler à défendre ?

Chiou Ho-shunÀ TAÏWAN, il s’agit de Chiou Ho-Chun,  accusé avec 10 autres personnes d’un double meurtre mais seul à avoir été condamné à mort. Depuis, il clame son innocence et dénonce les violences qu’il a subies ainsi que l’absence d’avocat durant ses interrogatoires et la première phase de son procès. Chiou Ho-shun peut être exécuté à tout moment. Amnesty International exhorte les autorités à instaurer un moratoire sur les exécutions, et à permettre à Chiou d’avoir un nouveau procès conforme aux normes internationales.

Cluj-Napoca: Dallas & Coastei Street communitiesEn ROUMANIE, ce sont des familles Roms expulsées de la rue Coastei, sans aucune consultation. 40 familles ont été relogées dans des préfabriqués en banlieue de la ville, près d’une décharge publique. Les autres n’ont reçu aucune autre offre de relogement. Ils squattent dans des abris de fortune entre une décharge publique et une déchetterie de produits chimiques. Amnesty International soutient le combat des anciens habitants de la rue Coastei qui souhaitent être relogés dans des conditions décentes, comme prévu par la loi.

NoxoloNogwaza-AfriqueduSudEn AFRIQUE DU SUD, c’est Noxolo Nogwaza, une jeune lesbienne et activiste LGBTI de 24 ans, violée et assassinée alors qu’elle rentrait chez elle après une fête avec des amis. L’indifférence dont fait preuve la police dans cette enquête est révélatrice du climat de haine envers les personnes LGBTI dans le pays. Amnesty International réclame une véritable enquête et dénonce l’impunité totale dans laquelle de tels crime sont commis.

Angola 2Aux ÉTATS-UNIS, c’est Albert Woodfox et Herman Wallace, détenus à l’isolement depuis 40 ans. Anciens membres des Black Panthers, emprisonnés initialement pour cambriolage, ils ont été condamnés à perpétuité pour le meurtre d’un gardien de prison qu’ils ont toujours nié. Amnesty International demande l’arrêt de leur détention prolongée à l’isolement, qu’elle considère comme un traitement cruel, inhumain et dégradant.

Au NIGÉRIA, ce sont les habitants de la communauté de Bodo, dans le Delta du Niger, dont la vie a été détruite par la pollution pétrolière occasionnée par Shell. L’entreprise refuse de reconnaître ses responsabilités, et Amnesty International soutient les habitiants de Bodo dans leur demande du nettoyage de la région et des compensations que la loi imposerait.

RencontreNigeriaP13C’est par une rencontre-débat avec un repésentant de cette communauté que l’Antenne-Jeunes clôturera l’édition 2012 de son Marathon des signatures à Paris 13 : Christian Lekoya Kpandei est en effet  invité à venir témoigner  de son combat contre Shell. Il expliquera les conséquences des dégâts causés par cette entreprise sur la vie de sa communauté, et la lutte menée à leurs côtés par Amnesty International et une ONG locale pour obtenir justice.

Préparation du Marathon des signatures à Paris 13

décembre 3, 2011

Pour cette édition 2011 du Marathon des signatures, l’équipe de l’Antenne-Jeunes Amnesty de Paris 13 s’est enrichie de la présence des étudiants du Master ONG et coopération internationale. On s’est réunis pour décider quelles situations de violations des droits humains on allait mettre en lumière cette année, et aussi pour commencer à préparer notre matériel d’action, cartes, affiches, fiches de présentation des « personnes en danger » que l’on va défendre… Par ailleurs, on s’est réparti les rôles pour notre mise en scène le jour J, mais suspense… Voici quelques photos de cette réunion :

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Et voici une présentation rapide et une vidéo pour chacune des 5 situations retenues par notre Marathon :

CORÉE DU NORD : Les 50 000 prisonniers du camp Yodok

Emprisonnés sans aucune forme de justice, les 50 000 prisonniers du Camp Yodok sont torturés, maltraités et soumis au travail forcé dans des conditions extrêmes. Malgré les témoignages d’anciens prisonniers et des photos satellites comme preuves, le gouvernement nord-coréen nie l’existence de ce camp mais également de tous les autres camps de prisonniers politiques.

NIGÉRIA : Les habitants des berges de Port-Harcourt

Dans le cadre du programme de rénovation urbaine de la ville, des milliers de personnes se sont retrouvées sans toit ni solution de relogement ; des dizaines de milliers d’autres risquent le même sort. Les expulsions doivent cesser et les communautés doivent être consultées.

FÉDÉRATION DE RUSSIE : Natalia Estemirova

Éminente défenseure des droits humains en Tchétchénie, Natalia Estemirova enquêtait sur les violations des droits humains. Elle était également engagée dans la lutte contre la corruption et les restrictions grandissantes aux droits des femmes.
Travaillant notamment avec la journaliste Anna Politkovskaïa, elle a été assassinée en juillet 2009. Aucune enquête sérieuse n’a été ouverte pour retrouver ses assassins.

IRAN : Mohammad Sadiq Kabudvand

Arrêté le 1er juillet 2007, ce journaliste qui publiait des articles en faveur des droits économiques, sociaux et politiques de la minorité kurde iranienne, a été condamnée en mai 2008 à 10 ans de prison. Victime de mauvais traitements répétés, il souffre aujourd’hui de graves problèmes de santé chroniques.

MEXIQUE : Valentina Rosendo Cantú et Inés Fernández Ortega

Violées par des soldats en 2002, ces deux jeunes femmes autochtones Me’phaa de l’Etat de Guerrero, ont eu le courage de dénoncer ces agressions auprès des autorités. Confiée à la juridiction militaire, aucune enquête sérieuse n’a encore été menée, neuf ans après les faits. En août 2011, la Cour interaméricaine des Droits de l’Homme a ordonné à l’Etat mexicain d’enquêter. Leur combat se poursuit.