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Zoom sur les résultats ! 3 exemples d’Amnesty à Paris 13

avril 15, 2014

« Et alors, cette action d’Amnesty International l’an dernier, ça a donné quoi ?

– euh… attends je me renseigne… »

Voilà ce qu’il ne faut jamais entendre si l’on nous pose ce genre de question…

Amnesty, ça marche, et il faut le faire savoir ! Rien de tel que des résultats concrets pour donner à d’autres l’envie d’y croire, et donc de s’investir dans notre prochaine action.

Alors, au lieu de passer trop vite d’un projet à un autres, mettons sur « pause » et regardons de plus près ce qu’il s’est passé pour 3 campagnes d’Amnesty International parmi tant d’autres relayées à Paris 13 :

1) 10 JOURS POUR SIGNER : TRUNG EST LIBRE !!

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Dans le cadre de l’opération mondiale « 10 jours pour signer » en décembre 2013, nous avions soutenu Nguyen Tien Trung, un jeune activiste blogueur vietnamien considéré par Amnesty International comme un prisonnier d’opinion (il avait été emprisonné  pour avoir réclamé – pourtant pacifiquement – plus de démocratie dans son pays). À l’université Paris 13, les jeunes d’Amnesty ont eu le plaisir d’accueillir son frère, Nam, pour une rencontre débat autour du thème « Vietnam et Libertés ».

En janvier 2010, Trung avait été condamné à sept ans de prison et trois ans de résidence surveillée pour « tentative de renversement du gouvernement du peuple ». Le samedi 12 avril 2014, à la surprise de Trung lui-même et de sa famille, il a été remis en liberté, bénéficiant donc d’une libération anticipée. Même s’il semblerait qu’il doive rester quand même 3 ans en résidence surveillée, nous sommes si heureux qu’il ait pu retrouver sa famille et se trouve en bonne santé !

Dès sa sortie de prison, Trung a été informé par sa famille des actions menées par Amnesty International. Il a aussitôt tenu à remercier pour toutes les actions entreprises : « Toutes nos actions ont finalement un résultat » a-t-il déclaré. En janvier 2013, plus de 50 000 signatures avaient été remises à l’ambassade du Viêt-Nam à Paris par une délégation d’Amnesty International pour demander la libération de ce prisonnier d’opinion. Parmi ces pétitions, quelques centaines provenaient du campus de Villetaneuse, et cela fait tellement plaisir d’avoir activement contribué à ce résultat concret que tout militant espère, la libération d’un prisonnier d’opinion !
2) EXPULSIONS AU BRÉSIL STOP ! Printemps des Droits Humains 2013.
Les habitants de Favelas à Rio de Janeiro ont reçu nos messages de soutien !

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L’an dernier, le « Printemps des Droits Humains » était consacré au thème des expulsions forcées au Brésil, pour sensibiliser le grand public aux violations des droits humains qui peuvent se cacher derrière une manifestation sportive aussi populaire que la coupe du monde. L’idée était de demander au grand public de manifester son soutien aux victimes d’expulsions forcées  d’une manière plus originale qu’une pétition, à travers un geste qui serait complémentaire avec le travail de plaidoyer mené par Amnesty International: symboliser le droit universel au logement en fabriquant des origamis en forme de maison, avec dessins et couleurs, et sur lesquelles on pouvait inscrire un message de solidarité en portugais.
Ces maisons ont parcouru la France avant d’être rassemblées au Secrétariat d’Amnesty International France avant de traverser l’Atlantique pour arriver au bureau de Rio d’Amnesty International. Elles sont finalement parvenues à leurs destinataires samedi dernier, à l’occasion d’une remise organisée par AI Brésil aux habitants de la communauté de Vila Autodromo, de Rio.
Alors bien sûr, la bataille sera encore longue contre cette violation que constituent les expulsions forcées notamment dans les favelas du Brésil. Mais on peut déjà se réjouir du sourire de ces  personnes qui se battent pour garder leur maison lorsqu’elles se rendent compte que d’autres personnes à l’autre bout de la planète sont solidaires avec leur combat et ne les oublient pas.
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3) ÉDUCATION AUX DROITS HUMAINS : LA PEINE DE MORT EN QUESTION
La dernière action à Paris 13 était une action d’ « Éducation aux droits humains », une sensibilisation à la question de la peine de mort, combinant « happening », exposition, suivis d’échanges filmés, puis projection-débat autour du documentaire « Une peine Infinie ». Avec ce genre d’action, on ne peut pas mesurer l’impact de façon précise comme avec le nombre de signatures d’une pétition lorsqu’il s’agit d’avoir un impact sur l’opinion que certaines personnes ont sur un sujet comme la peine de mort. Pour autant, « Amnesty à Paris 13 » a plusieurs raisons d’être fière :1920007_10202390286731351_711205446_n
la relation de confiance avec l’université : ce n’est quand même pas anodin d’avoir recours à une arme à feu, mais si c’est un accessoire de théâtre, pour un « happening » sur un campus, et pourtant, quelle joie lorsque, à une demande d’autorisation au service de sureté, on  s’entend répondre : « Ah si c’est pour Amnesty, pas de problème ! ». Certes une convention de collaboration entre l’université et Amnesty France et a été signée, mais on voit que la confiance se construit année après année, et le soutien est total à Paris 13 !
– les réactions ont été globalement positives chez les personnes que l’ont a abordées, même lorsqu’elles étaient en faveur de la peine de mort, elles acceptaient volontiers d’échanger. De même le débat a été très riche, suite à la projection d’un film qui a manifestement à la fois pris aux tripes et secoué les neurones !
– les ondes de l’impact peuvent se poursuivre au-delà de l’action elle-même sur le campus, car la vidéo You Tube continue de tourner, et l’événement a aussi donné lieu à 2 articles et une interview sur la web radio de Paris 13 « Treizièm’onde » : Treizièm’onde Peine de mort (before) Treizièm’onde Peine de mort (after)
– cette action pourra aussi servira d’exemple d’action contre la peine de mort pour tous les membres d’Amnesty France, grâce à un article mis en ligne sur l’Extranet, site qui leur est réservé. Cerise sur le gâteau, cet article renvoie à notre blog, merci pour la pub !
Alors, convaincus ? S’engager avec Amnesty International porte ses fruits ! Il ne vous reste plus qu’à nous rejoindre sur le prochain projet, la porte est toujours ouverte !
Cécile Coudriou

Marathon des signatures 2011, en 3 étapes à Paris 13

décembre 19, 2011

Quoi de neuf dans l’édition 2011 du Marathon des signatures, l’un des nos rendez-vous annuels avec Amnesty International à Paris 13  ?  3 étapes au lieu de 2 cette année, et un autre type de renfort pour les membres de l’Antenne-Jeunes : les étudiants du Master Coopération Internationale et ONG de l’UFR Droit, tout aussi motivés pour contribuer sur le fond que sur la mise en scène…

Mais commençons par notre PREMIÈRE ÉTAPE, le lancement dès le 3 décembre, du Marathon en ligne sur le site, dédié « marathondessignatures.com ».

Pour cela, les membres de l’Antenne-Jeunes ont largement distribué partout sur le campus la « cart’com »  invitant à signer sur le site. Ils ont également décoré la salle informatique de l’UFR Communication aux couleurs du Marathon, pour faire découvrir le site sur place, tout en annonçant les deux étapes suivantes…

Difficile de mesurer l’impact de cette opération, même si on sait qu’elle aura forcément contribué à la visibilité du Marathon des signatures : combien auront signé sur le site, combien auront au moins appris l’existence du Marathon, combien enfin auront tout simplement découvert l’action d’Amnesty international et auront eu envie de venir suivre les autre étapes grâce à la première ?

DEUXIÈME ÉTAPE, L’ÉVÉNEMENT MARATHON DES SIGNATURES LUI-MÊME :

Quelle équipe ce 8 décembre,  pour la « course aux signatures » au forum de Paris 13 !… Certains restent au stand pour y donner des infos ou commenter l’expo, d’autres se déploient dans le forum et aux alentours pour aller vers les gens, les faire signer mais aussi les inviter à venir assister à notre petite mise en scène…

À midi trente, puis de nouveau à 13h,  nous interprétons la saynette que nous avons préparée avec soin. Le dispositif est à la fois très simple et  très symbolique d’Amnesty International : sur une scène décorée de nos célèbres bougies et de lanternes portant l’effigie des 5 cas que nous avions retenus,  5 personnes sont enfermées dans un périmètre délimité par un ruban jaune comme sur une scène de crime. Pour mieux incarner ces « personnes en danger », ils portent un masque blanc et tiennent devant eux un panneau avec le visage de leur « personnage ». À l’extérieur de cette zone, se tiennent des « marathoniens » d’Amnesty avec leur dossard jaune.  Après une brève introduction à la raison d’être d’Amnesty International, le texte alterne extraits de la Déclaration universelle des droits de l’homme correspondant à la violation du droit subie par l’une des « personnes en danger », la présentation de son cas par cette personne elle-même, et enfin, un appel à l’action lancé par l’un des militants. À la fin de la scène, le ruban est coupé et les prisonniers sont ainsi libérés.

TROISIÈME ÉTAPE : autour du thème « RUSSIE ET DROITS HUMAINS », rencontre avec une jeune femme tchétchène (dont le nom est tû ici à sa demande) venue nous parler de son activité militante au sein de l’ONG « Mémorial » pour combattre les terribles violations que subit son peuple : atteintes à la liberté d’expression, harcèlement,  enlèvement, torture et assassinat des défenseurs des droits.

À l’heure de la pause déjeuner (et malheureusement en pleine période d’examens un 13 décembre…) c’est tout de même un peu plus d’une trentaine de personnes, étudiants et membres du personnel, qui vient l’écouter mais aussi lui poser des questions en toute simplicité. Ce format plus intime – une rencontre plutôt qu’une conférence – a finalement fair ressortir l’intensité d’un tel moment : se retrouver face à une personne dont le combat pour les droits humains représente tellement plus de risques que pour nous, et qui pourtant fait preuve de tant de détermination et de calme est toujours une sacrée leçon d’humilité et une source d’inspiration irremplaçable.

LE MARATHON SE CLÔT sur des impressions très fortes, de beaux souvenirs qui auront soudé l’équipe, et puis surtout, des résultats très concrets : 1757 signatures récoltées sur pétition papier (Mexique : 453 ; Corée du Nord : 390 ; Nigéria : 309 : Russie : 306 ; Iran : 299), et quelques nouveaux contacts pour étoffer notre équipe de l’Antenne-Jeunes. Un grand merci à tous les Marathoniens, et en attendant de découvrir le vidéo-clip de notre événenemt, voici un lien vers le diaporama flickr de toutes nos photos souvenirs.

http://www.flickr.com/photos/cc75/sets/72157628355117387/show/

Combattre l’indifférence et la résignation (article de Cécile Coudriou)

décembre 6, 2010

Le premier combat d’Amnesty International c’est bien sûr de dénoncer et faire cesser les violations des droits humains dans le monde entier, mais ses militants sont aussi confrontés à deux ennemis non moins redoutables :  l’indifférence et la résignation.

Le Marathon des signatures est emblématique de ce double enjeu, car il se caractérise justement par un appel à l’action lancé à tous les citoyens du monde. Le message clé est que  chacun peut manifester par une signature sa solidarité internationale envers des personnes dont les droits sont bafoués ou menacés – parfois parce qu’elles ont voulu elles-mêmes défendre ces droits.

Comment ce message est-il perçu lorsque les militants d’Amnesty vont à la rencontre de la population pour proposer des pétitions à signer ? Beaucoup de citoyens acceptent sans hésiter d’ajouter leur signature, d’autres se retranchent derrière un mur d’indifférence. Mais la réaction la plus fréquente est sans doute la suivante : « En quoi ma signature va-t-elle changer quelque chose ? Cela ne servira à rien ! »

L’enjeu est de taille : en effet, même lorsqu’on est parvenu à provoquer l’indignation d’un citoyen en l’informant de terribles violations des droits fondamentaux, on n’a parcouru que la moitié du chemin, car il reste  à transformer cette indignation en action.

Pour cela, il faut convaincre que notre action fera une différence. Il faut expliquer encore et encore que le Marathon des signatures, et plus généralement l’action d’Amnesty International, contribue à rétablir les personnes dans leurs droits et à faire pression pour changer les politiques qui entraînent des violations.

Comment ?

1) par le nombre : certes, une signature seule ne change rien, mais ce sont des centaines de milliers de lettres et pétitions qui affluent du monde entier et submergent ceux qui croient pouvoir bafouer les droits fondamentaux de citoyens sans que les autres le sachent ou s’en soucient. Ce coup de projecteur sur des cas précis de violations est d’autant plus puissant qu’il provient du monde entier en un temps record.

2) par le soutien moral que cela apporte aux personnes victimes de ces violations.  Ces personnes sont  confrontées à l’injustice et  à l’impunité, parfois esseulées au fond de leur prison, ou encore discréditées par les pouvoirs en place. Tous les messages de solidarité que l’on peut leur lancer, chaque lettre, chaque témoignage de soutien apportent un peu de réconfort. Et même si malheureusement parfois les autorités refusent de les libérer, le fait de ne plus se sentir seul et oublié redonne espoir et courage.

3) par des résultats concrets : améliorations des conditions de détention, autorisation de visite d’un médecin ou de proches, arrêt de la torture, obtention d’une nouvelle audience, voire libération dans le meilleur des cas… Chaque année, des anciens détenus nous témoignent leur gratitude et consacrent une partie de leur temps après leur libération à partager leur expérience. Parfois, ils expriment le désir de rencontrer un militant avec lequel ils avaient noué des liens, comme en témoigne cette vidéo, qui raconte l’histoire de Igor, citoyen russe et sa rencontre avec un militant toulousain d’Amnesty :

Pour découvrir davantage de bonnes nouvelles et vous convaincre que VOS SIGNATURES ONT DU POUVOIR, lisez ceci  :

http://www.marathondessignatures.com/?q=libres-gr%C3%A2ce-%C3%A0-vous