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Un grand événement Amnesty se prépare à Paris 13…

décembre 3, 2013

AMNESTY 2013Chaque année, autour de la journée des droits de l’Homme du 10 décembre, l’Antenne-Jeunes Amnesty International de l’université Paris 13 participe à la mobilisation mondiale organisée par l’ONG. Cette opération a changé de nom, le Marathon des signatures » devient « 10 jours pour signer«  mais l’objectif reste le même : dénoncer de graves violations des droits humains et convaincre les citoyens du monde entier, choqués par ces injustices, qu’ils peuvent faire une différence en agissant en faveur de personnes menacées.

On peut comme les années précédentes agir en ligne sur un site dédié www.10jourspoursigner.org et Paris 13 aussi en fera une intense promotion, mais comme tous les militants et sympathisants d’Amnesty International, nous aurons également à coeur d’aller à la rencontre du grand public à travers un événement qui conjugue engagement avec convivialité et créativité.

Nous sommes donc en pleine préparation d’un événement qui sera le fruit d’une collaboration originale : les membres de l’Antenne-Jeunes ont trouvé du renfort parmi les étudiants du Master « ONG et Coopération Internationale » et 3 étudiantes du Master « Communication des entreprises et des associations » – Audrey Decrock, Ingrid Law-Yu-Kuan et Alexandra Voisin – ont monté le projet et son financement par l’université. Cet événement se déroulera en deux temps, les 10 et 11 décembre.

Le mardi 10, à partir de 10h, une grande fresque des droits humains sera mise en place pour une création participative animée par l’artiste Isabelle Villanova, qui invitera les étudiants à apporter leur soutien symbolique à l’opération en apposant leur signature et en laissant l’empreinte de leur main ou tout autre dessin sur la toile. À 13h, le groupe de jeunes musiciens « Magic Fingers » ajoutera sa voix à cet engagement festif avec une prestation d’une trentaine de minutes. Pendant ce temps, nous accueillerons à notre stand les étudiants et personnels pour les informer sur des situations de violations dans 6 pays différents – Mexique, Russie, Vietnam, Nigéria, Tunisie, Israël et Territoires Occupés Palestiniens – tandis que des « tandems mobiles » iront recueillir tout autour du forum encore plus de signatures ou de messages de soutien aux personnes menacées.

Empreinte P13

Trung VietnamLe 11 décembre à 13h, une rencontre intitulée Vietnam et libertés sera organisée avec un jeune vietnamien dont le frère, Nguyen Tien Trung, blogueur fondateur de l’Assemblée des jeunes Vietnamiens pour la démocratie, a été emprisonné en raison de son activité militante. Nam viendra témoigner de la répression à l’encontre des dissidents politiques et des violations de droits fondamentaux tels que la liberté d’expression dans son pays.

Deux dates à retenir donc, les 10 et 11 décembre, où tout le campus de Paris 13 pourra contribuer à sa manière à la grande cause des droits humains !

3 étudiants de Paris 13 parlent de leur engagement à Amnesty International

décembre 27, 2012

Marathon des signatures 2012 en images !

décembre 17, 2012

Vous n’allez pas le croire et pourtant c’est vrai ! Non seulement notre record est battu par rapport aux éditions précédentes, mais nous avons atteint un chiffre étonnant : 2012 signatures pour le Marathon des signatures 2012 à Paris 13 !!

2012 signatures réparties sur les 5 cas retenus pour défendre les droits humains : Chiou Ho-Shun, condamné à mort à Taïwan, la communauté de Bodo et son combat contre Shell au Nigéria, les familles Roms expulsées de force de la rue Coastei en Roumanie, Noxolo, militante lesbienne violée et assassinée en Afrique du Sud, et enfin Herbert et Albert, les prisonniers maintenus à l’isolement depuis 40 ans dans une prison aux USA. Et on peut vous dire que l’Antenne-Jeunes – avec le renfort de la promo Master ONG et Coopération Internationale – est allée les chercher, ces signatures ! Outre le stand, qui a attiré beaucoup de monde, ce qui a fait la différence aussi, c’est d’aller par équipe de 2 à la rencontre des étudiants tout autour du forum, à la cafet’, dans les couloirs, près de la bibliothèque, ou des locaux des autres assos, comme en témoigne cette galerie de photos…

Nous nous sommes échauffés au son du concert Africolor qui mettait une bonne ambiance dans le forum de la fac. Puis, au top de la préparation pour expliquer nos cas de violations des droits en quelques phrases, prêts à aller plus loin pour préciser la démarche du Marathon des signatures et d’Amnesty International, nous avons pu échanger en toute simplicité et dans la bonne humeur, et l’immense majorité des personnes abordées ont signé nos 5 pétitions. Ce n’est pas parce que l’on traite de sujets graves qu’il faut se prendre au sérieux ou déprimer les gens… Au contraire, le message était clair et positif : ces personnes que défend Amnesty International ont besoin du soutien de tous, chacun peut aider à faire une différence avec sa signature, les résultats des précédents Marathon le prouvent ! Amnesty, ça marche !

Programme du Marathon des signatures 2012 à Paris 13 !

décembre 3, 2012

AfficheMarathonP13Le jeudi 6 décembre, de midi à 14h au forum de Villetaneuse, l’Antenne-Jeunes Amnesty International de Paris 13 commencera en fanfare son Marathon des signatures, en marge d’un concert Africolor.  C’est en effet au son distinctif  du « Marching Band » haïtien Follow Jah de Pétion-villeau – ses bambous, cornets, tambour et caisse claire, augmenté de multiples percussions – que les jeunes militants lanceront leur appel à faire un geste simple mais efficace : signer des pétitions pour faire pression sur les responsables de violations des droits humains à travers le monde, et apporter son soutien à des personnes dont la vie est menacée ou pour qui Amnesty International demande justice.

L’Antenne-Jeunes tiendra également un stand le mardi 11 et mercredi 12 décembre, toujours au forum et à l’heure du déjeuner, et espère bien battre ainsi son record de signatures de l’édition 2011 !

Qui sont ces personnes que nous allons appeler à défendre ?

Chiou Ho-shunÀ TAÏWAN, il s’agit de Chiou Ho-Chun,  accusé avec 10 autres personnes d’un double meurtre mais seul à avoir été condamné à mort. Depuis, il clame son innocence et dénonce les violences qu’il a subies ainsi que l’absence d’avocat durant ses interrogatoires et la première phase de son procès. Chiou Ho-shun peut être exécuté à tout moment. Amnesty International exhorte les autorités à instaurer un moratoire sur les exécutions, et à permettre à Chiou d’avoir un nouveau procès conforme aux normes internationales.

Cluj-Napoca: Dallas & Coastei Street communitiesEn ROUMANIE, ce sont des familles Roms expulsées de la rue Coastei, sans aucune consultation. 40 familles ont été relogées dans des préfabriqués en banlieue de la ville, près d’une décharge publique. Les autres n’ont reçu aucune autre offre de relogement. Ils squattent dans des abris de fortune entre une décharge publique et une déchetterie de produits chimiques. Amnesty International soutient le combat des anciens habitants de la rue Coastei qui souhaitent être relogés dans des conditions décentes, comme prévu par la loi.

NoxoloNogwaza-AfriqueduSudEn AFRIQUE DU SUD, c’est Noxolo Nogwaza, une jeune lesbienne et activiste LGBTI de 24 ans, violée et assassinée alors qu’elle rentrait chez elle après une fête avec des amis. L’indifférence dont fait preuve la police dans cette enquête est révélatrice du climat de haine envers les personnes LGBTI dans le pays. Amnesty International réclame une véritable enquête et dénonce l’impunité totale dans laquelle de tels crime sont commis.

Angola 2Aux ÉTATS-UNIS, c’est Albert Woodfox et Herman Wallace, détenus à l’isolement depuis 40 ans. Anciens membres des Black Panthers, emprisonnés initialement pour cambriolage, ils ont été condamnés à perpétuité pour le meurtre d’un gardien de prison qu’ils ont toujours nié. Amnesty International demande l’arrêt de leur détention prolongée à l’isolement, qu’elle considère comme un traitement cruel, inhumain et dégradant.

Au NIGÉRIA, ce sont les habitants de la communauté de Bodo, dans le Delta du Niger, dont la vie a été détruite par la pollution pétrolière occasionnée par Shell. L’entreprise refuse de reconnaître ses responsabilités, et Amnesty International soutient les habitiants de Bodo dans leur demande du nettoyage de la région et des compensations que la loi imposerait.

RencontreNigeriaP13C’est par une rencontre-débat avec un repésentant de cette communauté que l’Antenne-Jeunes clôturera l’édition 2012 de son Marathon des signatures à Paris 13 : Christian Lekoya Kpandei est en effet  invité à venir témoigner  de son combat contre Shell. Il expliquera les conséquences des dégâts causés par cette entreprise sur la vie de sa communauté, et la lutte menée à leurs côtés par Amnesty International et une ONG locale pour obtenir justice.

Une vidéo d’Amnesty, comme une claque à l’indifférence…

décembre 2, 2012

Voici une vidéo qui nous vient de nos cousins québéquois, pour appeler à agir à J-5 du lancement du Marathon des signatures. C’est comme une grande claque à l’indifférence, pour secouer notre habitude de repousser à plus tard l’action, alirs que pendant ce temps, les violations des droits humains se perpétuent dans le monde.

Alors, « trop occupé » ?…

« Marathon des signatures » 2012 : tous sur la ligne de départ ! (Cécile Coudriou)

décembre 1, 2012

CARTE-MARATHON-RECTOChaque année, autour du 10 décembre, date anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Amnesty International lance un Marathon des signatures, mobilisation mondiale en faveur de « personnes en danger », c’est-à-dire dont les droits fondamentaux sont ou ont été bafoués dans divers pays du monde.

Non, on ne chausse pas ses baskets pour parcourir des kilomètres, mais on répond à un appel à la solidarité internationale en signant des pétitions ou en écrivant des messages de soutien.

Cette année, c’est du 7 au 16 décembre que tous les citoyens du monde pourront « courir » ce Marathon, en ligne sur le site dédié marathondessignatures.org ou sur le terrain, partout en France et dans 80 pays du monde. Certains auront déjà fait leur « échauffement », en découvrant en amont sur la page thématique Facebook « Unis pour défendre leurs droits » les 12 situations  emblématiques de graves violations des droits humains combattues par Amnesty International. (https://www.facebook.com/AmnestyPersonnesEnDanger?fref=ts)

L’ONG  défend et promeut les droits civils et politiques, comme celui d’exprimer pacifiquement son désaccord avec un gouvernement sans risquer harcèlement, emprisonnement arbitraire et torture, ou celui d’être homosexuel sans risquer le viol et l’assassinat, ou encore celui d’être jugé et emprisonné dans le respect du droit ; mais elle défend également depuis 2001 les DESC, droits économiques, sociaux et culturels, qui supposent  un accès à des conditions de vie respectant la dignité humaine, et c’est pourquoi elle dénonce par exemple les expulsions forcées sans relogement,  ou l’impossibilité de vivre dans un environnement sain, parce qu’une multinationale a occasionné une telle marée noire détruisant tout moyen de subsistance.

NoxoloNogwaza-AfriqueduSudCes personnes ont un nom, un visage, une histoire, que l’on peut découvrir jour après jour, grâce au dispositif numérique « Storify » : chaque jour, de courts extraits sont postés sur les réseaux sociaux par des « ambassadeurs en ligne », militants d’Amnesty ou personnalités qui nous soutiennent. Ces personnes, ce sont par exemple Islam Oumarpachaiev, jeune tchéchène enlevé, emprisonné et torturé pour avoir posté sur un forum un commentaire critique de la police ; Albert Woodfox et Herman Wallace, 2  américains détenus dans des conditions inhumaines depuis 40 ans dans la prison d’Angola ; Noxolo Nogwaza, jeune lesbienne activiste violée et assassinée en raison de son orientation sexuelle, Azza Hilal Ahmad Suleiman, egyptienne molestée pendant les manifestations en Egypte ; Girifina, groupe de jeunes soudanais harcelés parce qu’ils militent pour la démocratie au Soudan ; la communauté de Bodo qui poursuit son combat contre Shell et les dégâts que cette entreprise a causés dans le Delta du Niger auNigéria…Bodo Nigeria

Le Marathon des signatures, c’est l’occasion de mettre un coup de projecteur sur ces visages et ces histoires, et de leur offrir un porte-voix en direction du grand public, grâce à la fois à cette présence sur internet et sur le terrain, et grâce également aux artistes et personnalités qui nous apportent leur soutien, chacun à leur manière, à travers l’écriture, la parole et la musique :abd-al-malik-2gyhoo un grand merci à l’écrivain Marc Lévy, le rappeur Abd Al Malik, le groupe Moriarty, l’avocat Robert Badinter, l’humoriste Guy Bedos ou encore le groupe Milk Coffee & Sugar.

Pour l’édition 2011, et les 50 ans d’Amnesty International, on a compté plus d’1.3 millions d’actions : signatures, lettres, messages de soutien. Cela a permis à Amnesty International de renforcer ses actions  en faveur des personnes en danger à travers le monde tout au long de l’année 2012.

Pour cette édition 2012, l’objectif est de battre ce record, d’aller toujours plus loin dans la mobilisation du grand public, et de faire participer encore plus de citoyens à ce Marathon des signatures en faveur des droits humains.

Alors, rendez-vous sur la ligne de départ le 7 décembre !!

Et en attendant, découvrez le vidéo-clip de la chanson écrite par Abl AL Malik pour Amnesty International, absolument magnifique !

https://www.youtube.com/watch?v=_bCAyospyKM

Vidéo clip du Marathon des signatures 2011 à Paris 13

décembre 27, 2011

Marathon des signatures 2011, en 3 étapes à Paris 13

décembre 19, 2011

Quoi de neuf dans l’édition 2011 du Marathon des signatures, l’un des nos rendez-vous annuels avec Amnesty International à Paris 13  ?  3 étapes au lieu de 2 cette année, et un autre type de renfort pour les membres de l’Antenne-Jeunes : les étudiants du Master Coopération Internationale et ONG de l’UFR Droit, tout aussi motivés pour contribuer sur le fond que sur la mise en scène…

Mais commençons par notre PREMIÈRE ÉTAPE, le lancement dès le 3 décembre, du Marathon en ligne sur le site, dédié « marathondessignatures.com ».

Pour cela, les membres de l’Antenne-Jeunes ont largement distribué partout sur le campus la « cart’com »  invitant à signer sur le site. Ils ont également décoré la salle informatique de l’UFR Communication aux couleurs du Marathon, pour faire découvrir le site sur place, tout en annonçant les deux étapes suivantes…

Difficile de mesurer l’impact de cette opération, même si on sait qu’elle aura forcément contribué à la visibilité du Marathon des signatures : combien auront signé sur le site, combien auront au moins appris l’existence du Marathon, combien enfin auront tout simplement découvert l’action d’Amnesty international et auront eu envie de venir suivre les autre étapes grâce à la première ?

DEUXIÈME ÉTAPE, L’ÉVÉNEMENT MARATHON DES SIGNATURES LUI-MÊME :

Quelle équipe ce 8 décembre,  pour la « course aux signatures » au forum de Paris 13 !… Certains restent au stand pour y donner des infos ou commenter l’expo, d’autres se déploient dans le forum et aux alentours pour aller vers les gens, les faire signer mais aussi les inviter à venir assister à notre petite mise en scène…

À midi trente, puis de nouveau à 13h,  nous interprétons la saynette que nous avons préparée avec soin. Le dispositif est à la fois très simple et  très symbolique d’Amnesty International : sur une scène décorée de nos célèbres bougies et de lanternes portant l’effigie des 5 cas que nous avions retenus,  5 personnes sont enfermées dans un périmètre délimité par un ruban jaune comme sur une scène de crime. Pour mieux incarner ces « personnes en danger », ils portent un masque blanc et tiennent devant eux un panneau avec le visage de leur « personnage ». À l’extérieur de cette zone, se tiennent des « marathoniens » d’Amnesty avec leur dossard jaune.  Après une brève introduction à la raison d’être d’Amnesty International, le texte alterne extraits de la Déclaration universelle des droits de l’homme correspondant à la violation du droit subie par l’une des « personnes en danger », la présentation de son cas par cette personne elle-même, et enfin, un appel à l’action lancé par l’un des militants. À la fin de la scène, le ruban est coupé et les prisonniers sont ainsi libérés.

TROISIÈME ÉTAPE : autour du thème « RUSSIE ET DROITS HUMAINS », rencontre avec une jeune femme tchétchène (dont le nom est tû ici à sa demande) venue nous parler de son activité militante au sein de l’ONG « Mémorial » pour combattre les terribles violations que subit son peuple : atteintes à la liberté d’expression, harcèlement,  enlèvement, torture et assassinat des défenseurs des droits.

À l’heure de la pause déjeuner (et malheureusement en pleine période d’examens un 13 décembre…) c’est tout de même un peu plus d’une trentaine de personnes, étudiants et membres du personnel, qui vient l’écouter mais aussi lui poser des questions en toute simplicité. Ce format plus intime – une rencontre plutôt qu’une conférence – a finalement fair ressortir l’intensité d’un tel moment : se retrouver face à une personne dont le combat pour les droits humains représente tellement plus de risques que pour nous, et qui pourtant fait preuve de tant de détermination et de calme est toujours une sacrée leçon d’humilité et une source d’inspiration irremplaçable.

LE MARATHON SE CLÔT sur des impressions très fortes, de beaux souvenirs qui auront soudé l’équipe, et puis surtout, des résultats très concrets : 1757 signatures récoltées sur pétition papier (Mexique : 453 ; Corée du Nord : 390 ; Nigéria : 309 : Russie : 306 ; Iran : 299), et quelques nouveaux contacts pour étoffer notre équipe de l’Antenne-Jeunes. Un grand merci à tous les Marathoniens, et en attendant de découvrir le vidéo-clip de notre événenemt, voici un lien vers le diaporama flickr de toutes nos photos souvenirs.

http://www.flickr.com/photos/cc75/sets/72157628355117387/show/

Milk Coffee & Sugar renouvelle sa collaboration avec Amnesty international

décembre 5, 2011

Milk Coffe & Sugar, duo de poètes engagés qui arpente les scènes du Hip Hop et du Slam depuis plus de 5 ans, renouvelle sa collaboration artistique avec  Amnesty International.   Gaël Faye et Edgar Sekloka avaient déjà participé au Printemps 2009 à un concert Hip Hop pour la campagne (((Exigeons la Dignité))), puis  l’Antenne-Jeunes Amnesty de l’Université de Paris 13  avait eu le plaisir de les inviter à donner un concert le 10 décembre 2010 sur le campus de Villetaneuse pour soutenir le Marathon des signatures, en faveur de personnes dont les droits fondamentaux sont bafoués.

Milk Coffee & Sugar s’associe de nouveau à l’action d’Amnesty Intenrational  pour cette édition 2011 du Marathon, cette fois avec un texte écrit spécialement pour les 50000 prisonniers du camp Yodok en Corée du Nord. AI France a demandé à des comédiens, écrivains, compositeurs, réalisateurs, journalistes, de donner leur regard personnel sur une personne en danger mise en lumière durant le Marathon des Signatures. Merci à Milk Coffee & Sugar pour sa fidélité vis-à-vis Amnesty International et le combat pour les droits humains.

Voici le magnifique texte de Gaël Faye, intitulé « Vu d’étoiles », et inspiré de cette photo satellite du camp Yodok :

Vue d’étoiles

Les images satellites nous sont rassurantes. Bleu foncé des vastes étendues océaniques, zones planes, immobiles et sans remous, loin des embruns et des tsunamis dévastateurs. Terre polie, lisse comme un galet, images d’aquarelle, limon de couches polychrome. Vert des forêts, blanc des sommets enneigés, gris des villes et des déserts de cailloux. On y voit des cours d’eaux serpentant entre les couleurs de ce tableau, fleuves lointains comme le bruit des flots et le fracas des cascades. Les images satellites ne nous livrent pas les aspérités du monde.

À l’extrême orient d’un continent, les villes vues du ciel sont des essaims de lucioles. Depuis nos sémaphores sophistiqués, nous apercevons la Corée du Sud, la Chine et le Japon qui brillent de toute leur prospérité, ceinturant un vide énigmatique, un trou noir. La Corée du Nord.

Les images satellites ne disent pas la vie au sol, la complexité fractale de la géographie. Elles ne zooment pas sur 23 millions d’âmes, sur les cœurs qui battent et les poumons qui s’emplissent de l’air confiné d’un pays, dernier régime stalinien au monde. Elles n’entendent pas les haut-parleurs qui accompagnent chaque citoyen sur son parcours d’existence : dans la rue, dans les transports, à l’école, à l’usine. Des haut-parleurs disséminés dans tout le pays qui, dès le réveil, crachent une ritournelle que chacun doit reprendre, à la gloire du guide de la nation, Kim Jong-Il, et de feu son père, Kim Il-Sung, président bel et bien mort mais toujours en exercice. Constitutionnellement éternel.

Les images satellites ne révèlent pas les couleurs chatoyantes de la propagande. Les panneaux et affiches plantés à flanc de montagne, devant les champs, le long des routes, sur les places, sur le toit des gares et des édifices publics. Rien sur cette réclame omniprésente d’un socialisme anachronique. Rien sur le drapeau que l’on honore. Sur les statues devant lesquelles on se courbe. Sur les poèmes que l’on récite. Sur les chansons que l’on entonne.

Père, nous n’avons rien à envier au reste du monde.

Les satellites occultent les coupures d’électricité, les pénuries, les hôpitaux mouroirs, les usines sans production, les citoyens sans droit d’expression, de vote, d’association, de rassemblement, de culte. Sans liberté autre que celle d’honorer, de servir et de mourir pour le guide.

Kim Jong-Il, soleil du XXIe siècle.

Les satellites ne disent pas non plus l’absence de médias indépendants, d’oppositions politiques, de syndicats. Pire que ça, ils taisent les famines à répétition, les millions de morts, les ventres vides, les enfants décharnés, les corps hagards à la recherche de quelques grains de riz, à quatre pattes dans la boue raclant le sol d’hiver. Les satellites ne racontent jamais les ténèbres.

Ils ne disent rien des purges, des arrestations arbitraires pour « outrage à l’autorité des dirigeants ». Il suffit d’une phrase au détour d’une beuverie, d’une confidence, d’un lapsus, d’un avis, d’une opinion.

Arrêté, emprisonné pour avoir osé rêver, d’un changement, d’un ailleurs. Oser ne plus être l’automate d’un régime. Ne plus marcher au pas, inventer sa propre chorégraphie, imaginer une autre musique.

Que disent les satellites de ces prisons dans la prison ? De ces camps de concentration où l’on vous envoie au beau milieu d’une nuit. Des Kwanliso, ces « centres de contrôle et de gestion » où l’on écope toujours de la perpétuité avec ses enfants, ses parents et sa fratrie pour extirper « le sang impur » qui court sur trois générations. Ces camps où l’on finit toujours par mourir, sous les balles d’un peloton d’exécution, accusé par exemple d’avoir cueilli et mangé des baies lors de travaux forcés pour tromper l’espace d’un instant une faim qui finira de toute façon par vous enterrer. Rien non plus sur les tortures pratiquées pendant des mois pour extirper des informations que l’on finit par inventer sous l’aberration de la douleur infligée. Rien des viols par les gardiens, des humiliations publiques, des enfants prisonniers, des nourrissons nés dans ces camps donc condamnés d’office à perpétuité. Les satellites taisent l’horreur.

Vu du ciel on ne voit pas cet homme au sol, prisonnier d’un système délirant, d’une machine qui broie chacune de ses aspirations à être libre. On ne voit pas cette femme qui survit dans le chaos d’un raisonnement absurde, dans une société qui n’en est pas une. On ne voit pas cet enfant, jouet, que l’on utilise au lieu de l’élever, que l’on manipule au lieu de l’éveiller. On n’entend pas ces êtres humains partagés entre l’idéal qu’on leur a vendu et auquel ils veulent croire et la tourbe immonde d’un réel qui leur échappe. Dans le secret de leurs nuits corporelles, ils lèvent eux aussi les yeux au ciel pour comprendre le sens d’une vie. Et les lumières qu’ils aperçoivent ne sont pas des étoiles. Ce sont nos satellites.


Préparation du Marathon des signatures à Paris 13

décembre 3, 2011

Pour cette édition 2011 du Marathon des signatures, l’équipe de l’Antenne-Jeunes Amnesty de Paris 13 s’est enrichie de la présence des étudiants du Master ONG et coopération internationale. On s’est réunis pour décider quelles situations de violations des droits humains on allait mettre en lumière cette année, et aussi pour commencer à préparer notre matériel d’action, cartes, affiches, fiches de présentation des « personnes en danger » que l’on va défendre… Par ailleurs, on s’est réparti les rôles pour notre mise en scène le jour J, mais suspense… Voici quelques photos de cette réunion :

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Et voici une présentation rapide et une vidéo pour chacune des 5 situations retenues par notre Marathon :

CORÉE DU NORD : Les 50 000 prisonniers du camp Yodok

Emprisonnés sans aucune forme de justice, les 50 000 prisonniers du Camp Yodok sont torturés, maltraités et soumis au travail forcé dans des conditions extrêmes. Malgré les témoignages d’anciens prisonniers et des photos satellites comme preuves, le gouvernement nord-coréen nie l’existence de ce camp mais également de tous les autres camps de prisonniers politiques.

NIGÉRIA : Les habitants des berges de Port-Harcourt

Dans le cadre du programme de rénovation urbaine de la ville, des milliers de personnes se sont retrouvées sans toit ni solution de relogement ; des dizaines de milliers d’autres risquent le même sort. Les expulsions doivent cesser et les communautés doivent être consultées.

FÉDÉRATION DE RUSSIE : Natalia Estemirova

Éminente défenseure des droits humains en Tchétchénie, Natalia Estemirova enquêtait sur les violations des droits humains. Elle était également engagée dans la lutte contre la corruption et les restrictions grandissantes aux droits des femmes.
Travaillant notamment avec la journaliste Anna Politkovskaïa, elle a été assassinée en juillet 2009. Aucune enquête sérieuse n’a été ouverte pour retrouver ses assassins.

IRAN : Mohammad Sadiq Kabudvand

Arrêté le 1er juillet 2007, ce journaliste qui publiait des articles en faveur des droits économiques, sociaux et politiques de la minorité kurde iranienne, a été condamnée en mai 2008 à 10 ans de prison. Victime de mauvais traitements répétés, il souffre aujourd’hui de graves problèmes de santé chroniques.

MEXIQUE : Valentina Rosendo Cantú et Inés Fernández Ortega

Violées par des soldats en 2002, ces deux jeunes femmes autochtones Me’phaa de l’Etat de Guerrero, ont eu le courage de dénoncer ces agressions auprès des autorités. Confiée à la juridiction militaire, aucune enquête sérieuse n’a encore été menée, neuf ans après les faits. En août 2011, la Cour interaméricaine des Droits de l’Homme a ordonné à l’Etat mexicain d’enquêter. Leur combat se poursuit.