Posts Tagged ‘liberté d’expression’

Un Mannequin Challenge pour les « 10 Jours pour signer » 2016 à Paris 13

décembre 18, 2016

L’édition 2016 des « 10 Jours pour Signer » d’Amnesty International France est finie ! Enfin pas tout à fait… Tant que les situations des personnes pour lesquelles nous nous sommes mobilisés pendant ces 10 jours ne seront sont pas améliorées, ce ne sera pas fini. Et on a bon espoir ! L’année dernière, cinq personnes sur dix ont pu être libérées grâce à notre mobilisation !

Du 2 au 11 décembre, les militants d’Amnesty France ont donc organisé des centres d’actions et autres événements pour sensibiliser le plus de gens possibles aux respects des droits humains dans le monde et les inviter à agir pour aider des personnes dont les droits sont bafoués.

Et l’Antenne-jeunes d’Amnesty à Paris 13 a bien sûr organisé son centre d’action, c’était le mercredi 7 décembre sur le forum de l’Université de Villetaneuse !

On pourrait croire que ce n’est pas l’air drôle tous les jours de militer au sein d’Amnesty, mais détrompez-vous ! Même si les thématiques sur lesquelles nous travaillons sont loin d’être gaies, cela n’empêche pas de militer dans la bonne humeur et de prendre plaisir à agir. C’est ce que l’on fait à l’université Paris 13 !

Eh oui, tout d’abord, on agit au côté des gens qui partagent les mêmes valeurs et la même lutte contre l’injustice. Ensemble, on va à la rencontre des étudiants, pour leur parler d’Amnesty et des personnes que l’on défend. Tout comme l’an passé, l’objectif était d’approfondir les échanges avec les personnes plutôt que d’obtenir un maximum de signatures. Et en effet, nos « visiteurs » sont bien souvent restés un bon moment dans notre centre d’action, et c’était très gratifiant de leur faire prendre conscience qu’ils ne sont pas impuissants face aux nombreuses injustices de ce monde.

On proposait également des activités créatives pour exprimer sa solidarité avec les personnes que l’on défendait. Par exemple, nous proposions aux étudiants de faire des origamis en forme de papillon pour Fomusoh, le jeune camerounais injustement emprisonné, ou des pétitions-photos pour Shawkan, un photo-jourrnaliste égyptien emprisonné. Nous avions également une grande toile autour du thème de la liberté d’expression, peinte par Isabelle Villanova, « notre » artiste engagée qui accompagne bien souvent nos événements. Les étudiants pouvaient témoigner leur soutient en signant ou en écrivant un message dessus.

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De plus, en organisant des événements dynamiques et festifs, on arrive à rassembler de nombreuses personnes autour de notre cause. Cette année, nous avons voulu innover en organisant un « mannequin challenge »  et ça a vraiment beaucoup plu, autant aux membre de l’AJ qu’aux étudiants qui, venus voir notre stand, ont voulu y participer. Ainsi, tout en s’amusant, ça nous a également permis de présenter les moyens d’action que nous avions à disposition : les pétitions, les messages de soutien, les messages sur les réseaux sociaux, notre expo photo sur la liberté d’expression les photos, et notre mur d’expression…

On a même fait deux versions de ce mannequin challenge, à vous de choisir laquelle vous préférez !

 

Cette année nous avons réussi à récolter près de mille signatures et des dizaines de messages de soutien !

Merci aux membres de l’AJ pour leur mobilisation et aux étudiants de Paris 13 pour avoir participé à cette action mondiale qui chaque année nous rappelle qu’ensemble nous avons le pouvoir de changer les choses.

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Liberté d’expression en débat avec « Amnesty à Paris 13 »

janvier 29, 2016

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17 heures. Tandis qu’une foule d’étudiants s’empresse de quitter l’université, la salle C 101 commence à se remplir car certains ont choisi de rester pour débattre de la « Liberté d’expression » à l’invitation d' »Amnesty Paris 13″. En les accueillant, je leur demande de quelle composante ils viennent, et je suis ravie de voir que cela dépasse largement mon UFR Communication :  certains étudient le Droit public, ou les Relations Internationales, d’autres sont à l’IUT d’informatique, ou encore en Sociologie et Science Politique…

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Avec les membres de notre groupe, nous avions opté pour la même formule que l’an passé, une rencontre-débat plutôt qu’une conférence, avec une alternance de courtes présentations « amnestiennes » et échanges autour d’une trame bien précise :

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En  introduction, j’ai rappelé ce que dit le droit international à propos de la liberté d’expression, ses garanties (article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme) et ses limites (article 29), avant de revenir sur la position d’Amnesty International suite à l’attentat contre Charlie Hebdo, mais aussi sa réaction à la réponse gouvernementale, notamment l’introduction du concept flou d’apologie du terrorisme. Puis chacun des membres de l’Antenne-Jeunes a introduit la thématique dont il avait choisi en amont de s’emparer : loi sur le Renseignement, loi sur les communications internationales, état d’urgence et sa prolongation, surveillance de masse dénoncée par Snowden aux USA… L’enjeu était de créer une vraie rencontre et prendre le temps du débat, d’où le choix de cet horaire. En effet, les pauses méridiennes sont toujours trop courtes et cela reste finalement limité et frustrant, alors que cette fois, nous avons pu échanger avec, certes, une petite trentaine de personnes seulement mais pendant plus de 2 heures !

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Les débats ont été vifs et variés : hiérarchisation entre le droit à la sécurité et le droit à la liberté ; relativisation ou au contraire insistance sur le danger qui pèse sur les libertés individuelles. Certains trouvaient qu’ils ne fallait pas exagérer la comparaison avec les USA, et d’autres au contraire ressentaient très fortement l’impact des dernières lois et de l’état d’urgence sur la vie quotidienne (comme par exemple la peur d’aller manifester samedi 30 justement contre l’état d’urgence !). Il a été aussi question du pouvoir des entreprises, plus  grand encore que celui des gouvernements, pour nous surveiller et utiliser nos données…

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Nous avons enfin partagé le même constat : l’immense majorité de la population reste indifférente et apathique, voire approuve les mesures sécuritaires prises par le gouvernement, et cela donne le sentiment d’être très minoritaire dans la dénonciation de dérives. Cela a été expliqué avant tout par la peur qu’inspire le contexte actuel, peu propice à la réflexion, mais aussi plus généralement par une absence d’intérêt pour la chose politique ou un manque d’information réelle, les médias ne jouant pas suffisamment leur rôle.

Face à un tel constat, loin de nous décourager, nous en avons conclu qu’il fallait redoubler d’efforts pour provoquer des débats comme celui-ci, et essayer de susciter une prise de conscience sur ces enjeux de surveillance, notamment en montrant que chacun est concerné, et non pas uniquement ceux qui auraient quelque chose à se reprocher. Et c’est pourquoi la célèbre citation d’Edward Snwoden s’imposait pour conclure ce débat : « Dire que l’on se moque du droit à la vie privée parce qu’on n’a rien à cacher, ça revient à dire que l’on se fiche de la liberté d’expression parce qu’on n’a rien à dire ».

Cécile Coudriou

 

Invitation au débat sur la liberté d’expression

janvier 24, 2016

Un an après l’attaque contre Charlie Hebdo, dans une France où a  été votée la loi relative au Renseignement, la loi sur la surveillance internationale, et où aujourd’hui l’état d’urgence risque d’être prolongé, qu’en est-il de la liberté d’expression, de ses garanties et ses limites ?

Nous vous proposons de venir en débattre ce jeudi 28 janvier à l’Universté Paris 13 (salle C 101, UFR Communication), avec les jeunes d’Amnesty et Cécile Coudriou, ancienne vice-présidente d’Amnesty International France.

Venez nombreux, il est plus important que jamais de prendre le temps du débat !

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Tribune de Cécile Coudriou pour Amnesty International : Paradoxe de la loi renseignement : rendre légal ce qui est illégal

mai 14, 2015

Cette tribune a été publiée dans le journal le Drenche le 6 mai 2015, et écrite par Cécile Coudriou, ex-vice-présidente d’ Amnesty International France et aujourd’hui porte-parole sur les questions de « Droits humains à l’ère numérique » :

Paradoxe de la loi renseignement : rendre légal ce qui est illégal

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L’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi relatif au renseignement, présenté comme une réponse à la nécessité de protéger les citoyens et d’encadrer les pratiques des services de renseignement. Comment expliquer une opposition aussi unanime chez les ONGs de défense des droits humains comme Amnesty International, les acteurs du numérique, la CNIL, des professionnels du monde juridique et du journalisme ?

Si le Sénat vote le projet en l’état, cette loi reviendra à rendre légal ce qui est illégal au regard du droit international et européen, qui tous deux garantissent le droit à la vie privée. De plus, ce droit en conditionne d’autres, car lorsqu’on se sait surveillé, cela atteint aussi la liberté d’expression et d’association.

Amnesty International, en tant que vigie du respect de nos droits fondamentaux, enjoint donc les sénateurs et tous les citoyens à porter leur regard au-delà de cette promesse, illusoire, d’une plus grande sécurité pour prendre conscience des dangers qui pèsent sur nos droits.

Le gouvernement n’a cessé de nier qu’il s’agirait d’une surveillance de masse. Or, dès lors que l’on met en place des dispositifs comme des boîtes noires (qui aspirent toutes les métadonnées des internautes) ou des « IMSI catchers » (qui engrangent les appels téléphoniques), on sort de facto du champ de la surveillance ciblée pour entrer dans celui d’une surveillance généralisée. Ce sont des machines, avec un algorithme et des mots clés, qui passent au crible nos comportements sur Internet, cela implique une surveillance étendue, non-ciblée, et donc illégale.

D’autre part, le contrôle proposé reste insuffisant : la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement donnera certes un avis mais uniquement consultatif et le recours au Conseil d’État en cas d’abus ne sera possible qu’a posteriori.

Enfin, les finalités de ce projet dépassent largement la lutte contre le terrorisme, avec la défense des « intérêts essentiels de la politique étrangère », « intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France ». Des contours aussi flous permettent toutes les dérives : par exemple,  quelle interprétation pourrait être faite de l’action d’un lanceur d’alerte mettant en péril ces intérêts au nom de l’intérêt général ?

Face à de telles menaces sur nos libertés fondamentales, nous ne pouvons que nous opposer à cette loi et poursuivre la mobilisation.

Retour sur le débat « Liberté d’expression, ici et ailleurs »

mars 13, 2015

10974216_10204675095770149_3350255540249502081_o(1)En proposant ce thème « liberté d’expression, ici et ailleurs », le groupe d’étudiants « Amnesty à Paris 13 » savait bien que ce serait l’occasion de se confronter à des points de désaccords, à des ressentis différents, notamment suite aux événements des 7, 8 et 9 Janvier à Paris. L’objectif était clairement de laisser la parole totalement libre tout en apportant l’éclairage d’Amnesty International. C’est pourquoi nous avions décidé d’organiser le débat en alternant des courtes présentations par les membres de l’Antenne-Jeunes avec des temps d’échanges sur chacun des aspects abordés – garanties juridiques de ce droit à la liberté d’expression, limites inscrites dans le droit, dérives de la lutte contre le terrorisme, et focus sur plusieurs pays différents.

Une trentaine d’étudiants et personnels avaient répondu présents, et si l’on pouvait regretter de ne pas avoir attiré davantage de monde, il faut dire aussi que cela a sans doute contribué à ce que ce soit un vrai moment de partage – et on ne parle pas que des boissons et gâteaux offerts ! – , un véritable débat, avec beaucoup d’échanges, parfois vifs. Chacun a pu parler de sa propre conception de la liberté d’expression, de ses opinions et sentiments personnels sur ce qui se passait en France mais aussi au-delà de nos frontières.

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En tant que militante d’Amnesty International, j’ai été ravie de constater que ressortait de ce débat un sentiment partagé par tous ou presque, celui d’être citoyen du monde et donc solidaire des victimes de violations de ce droit à la liberté d’expression dans le reste du monde. On a eu l’occasion d’évoquer diverses situations : celle de Raif Badawi en Arabie Saoudite, condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir « insulté l’Islam » dans son blog, puis celle d’un journaliste gambien enlevé, torturé et toujours porté disparu, après avoir critiqué son gouvernement. Nous avons également discuté de la censure sur Internet en Chine et Russie et enfin des USA avec le cas de Snowden et des lanceurs d’alerte… Un débat riche en échanges et informations, où l’on sentait parfois vibrer un sentiment d’indignation. Pour nous, cette sensibilisation est déjà un premier pas dans la lutte contre la violation des droits humains à travers le monde .

Bien sûr, des désaccords ont émergé et parfois subsisté sur la conception même de la liberté d’expression : certains ont opposé à l’aspect universel des droits humains une forme de relativisme culturel, ou en tout cas ont défendu l’idée d’un droit adapté à chaque pays et donc à sa culture. D’autres ont émis l’opinion que dans certains cas, notamment lorsqu’il s’agit de religion, le respect s’imposait au détriment d’une liberté absolue de parole. Le débat a également permis de constater à quel point il y avait deux poids deux mesures dans le traitement donné à certaines violations des droits selon qu’elles touchent la France ou d’autres pays. Quoi qu’il en soit, il était important pour nous que les gens s’expriment en toute liberté, qu’ils n’aient pas l’impression qu’on veuille leur dicter une vision du monde.

Notre but premier était de préciser l’éclairage que peuvent apporter la Déclaration universelle des droits de l’homme et le droit international, afin que les participants au débat puissent enrichir leur réflexion sur cette base. Par ailleurs, nous souhaitions vraiment ne pas rester uniquement centré sur la France, mais plutôt ouvrir sur le reste du monde, avec des informations qui permettraient d’élargir le champ de vision, de remettre ainsi en question certaines certitudes. En cela, on peut donc dire que notre objectif a été atteint !

10620523_10204119781887649_3690751924243507913_nLéa Antoni, responsable de l’Antenne-Jeunes Amnesty à Paris 13

« Liberté d’expression, ici et ailleurs », débat Amnesty International à Paris 13

février 10, 2015

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Un mois après l’attentat contre Charlie Hebdo, « Amnesty à Paris 13 » propose un débat : « Liberté d’expression, ici et ailleurs » le 18 février entre 13 et 15h dans l’amphi A de l’institut Galilée.

« Ici et ailleurs » car Amnesty International  nous enjoint aussi à porter notre regard au-delà de nos frontières : que dit le droit international en matière de liberté d’expression, en quoi sommes-nous concernés, en tant que citoyens, par le sort du jeune blogueur Raif Badawi, condamné à 1000 coups de fouet en Arabie Saoudite pour avoir créé un blog ? Par les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse en Russie, en Gambie, et dans tant d’autres pays ? Sans oublier le sort réservé aux lanceurs d’alerte comme Edward Snowden aux USA…

Si, à travers le slogan « nous sommes Charlie », nous avons voulu exprimer notre attachement à la liberté d’expression, ne devons-nous pas dire aussi « Je Suis Raif » ? Comment défendre ce droit fondamental partout dans le monde et être solidaire de tous ceux qui en sont privés ?

« Amnesty à Paris 13 » se propose donc d’ouvrir le débat en rappelant les garanties juridiques de la liberté d’expression au niveau international, avant de s’interroger sur les limites de cette liberté, ainsi que sur les violations dont les états se rendent parfois coupables, notamment au nom de la lutte contre le terrorisme.

Nous espérons que vous serez nombreux le 18 février à venir échanger avec les étudiants membres de l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International de l’université Paris 13 et de Cécile Coudriou, ancienne vice-présidente d’Amnesty International France et enseignante à l’UFR Communication.

« 10 jours pour signer » à l’Université Paris 13 : 6 situations de violations des droits humains

décembre 13, 2014

10365905_733313680080283_78041657012050801_nPour l’édition 2014 de lla mobilisation mondiale d’Amnesty International, « 10 jours pour signer », les étudiants de l’Université Paris 13 ont choisi de mettre en lumière 6 des 12 situations emblématiques de violations de droits humains à travers le monde. Pour les quatre premières il s’agissait de violation de la liberté d’expression et de faits de torture dans divers pays : Chine, Gambie, Émirats Arabes Unis et Syrie. La 5ème concernait un prisonnier de la tristement célèbre prison de Guantanamo. Enfin, la dernière illustrait la question de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains, avec le 30ème anniversaire de la catastrophe de Bhopal en Inde.

Voici le résumé de chacune de ces situations de violations dénoncées par Amnesty international et pour lesquelles elle appelle tous les citoyens du monde entier à ouvrir les yeux et agir.

imagesEn Chine, Liu Ping :  a été arrêtée en avril 2013 après avoir organisé une manifestation dénonçant la corruption. Membre du Mouvement des nouveaux citoyens (MNC), elle militait pour plus de transparence gouvernementale. Cette mère de famille a été condamnée à une peine de six ans et demi de prison. Torturée pendant sa détention, elle n’a pas accès aux soins médicaux dont elle a besoin. Amnesty International la considère come une prisonière d’opinion et réclame sa libération imédiate et inconditionnelle.

safe_image-3Émirats rabes Unis, Mohammed al-Roken : il purge une peine de dix ans de prison à Dubaï. Cet éminent juriste figure parmi les 69 personnes condamnées, en juillet 2013, à des peines allant de sept à quinze ans au terme d’un procès politique. Mohammed al-Roken était harcelé depuis plusieurs années en raison de son engagement public pour les droits humains.

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Juwan Abd Rahman Khaled est un militant des droits des Kurdes en Syrie. Il a été arrêté le 3 septembre 2012, au cours d’une descente dans son quartier de la banlieue de Damas. Les forces de sécurité n’ont fourni aucun motif pour son arrestation, aucune information sur l’endroit où elles l’emmenaient, ni pour combien de temps. Depuis, sa famille tente de savoir où il se trouve. Détenu au secret, il risque de subir tortures et mauvais traitements.

safe_image-2En Gambie, il est très dangereux de s’exprimer.
Le 11 juillet 2006, Ebrima Manneh, jeune reporter de 28 ans, est arrêté sur son lieu de travail par des policiers en civil. Pour certains, son arrestation fait suite à un différend avec son rédacteur en chef, proche allié du président Yahya Jammeh. D’autres avancent qu’il a été arrêté pour avoir fourni à un journaliste étranger des informations jugées préjudiciables pour l’image du pays, avant le sommet de l’Union africaine à Banjul en juillet 2006. D’autres enfin expliquent qu’il aurait tenté de publier un article critique du gouvernement.
Depuis son arrestation, sa famille n’a aucune nouvelle de lui.

safe_image-1Shaker Aamer, résident britannique, est détenu depuis février 2002 à Guantánamo, sans inculpation ni procès. Son état de santé psychique et physique se dégrade de jour en jour suite aux tortures et mauvais traitements qu’il a subis. Il a été déclaré par deux fois « libérable » par les administrations Bush et Obama. Les demandes réitérées de rapatriement par le gouvernement britannique n’ont jamais abouti. Shaker Aamer est décrit par les autorités américaines comme un détenu « non conciliant », hostile à l’encontre des gardiens. Ses actes de protestation sur la base de Guantanamo semblent avoir attisé l’animosité des gardes et de l’administration pénitentiaire. Il est en effet un des organisateurs des grèves de la faim contre les conditions de détention. Les autorités ont d’ailleurs imposé à ces détenus une nutrition forcée, par sonde nasale, deux fois par jour, attachés sur une chaise de contrainte.

Pour Amnesty International, tous les détenus doivent être libérés immédiatement ou bénéficier d’un procès équitable dans les plus brefs délais.

images-2Inde : Dans la nuit du 2 décembre 1984, une fuite de gaz toxique se produit dans une usine américaine de pesticides, à Bhopal. Près de 10 000 personnes trouveront la mort dans les heures qui suivent. Ce bilan est aujourd’hui de 22 000 morts et plus de 570 000 personnes ont continué d’être exposées à de fortes concentrations de gaz toxiques Le site n’a toujours pas été nettoyé et aucune véritable enquête n’a été menée sur les causes de la fuite et ses conséquences. Les survivants attendent que justice leur soit rendue.

Les responsabilités des gouvernements et des entreprises 

Au moment de la catastrophe, l’usine de Bhopal était détenue par une filiale indienne d’Union Carbide Corporation (UCC), une multinationale basée aux Etats-Unis. En 2001, UCC a été rachetée par l’entreprise américaine Dow Chemical. Depuis ce rachat, Dow soutient qu’elle est une entité distincte d’UCC et qu’elle ne peut donc être tenue pour responsable de la catastrophe de Bhopal. Elle n’a toujours pas contraint sa filiale à se soumettre aux poursuites judiciaires en cours devant un tribunal à Bhopal. Seuls des dirigeants indiens d’UCC ont été condamnés en Inde, et encore, 26 ans après les faits.

Le 11 décembre à Paris 13, rencontre « Vietnam et Libertés »

décembre 6, 2013

affiche_Paris13 NguyenDans le cadre de l’opération « 10 jours pour signer », mobilisation mondiale en faveur de personnes dont les droits fondamentaux sont bafoués, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 organise le mercredi 11 décembre à 13h en salle C 100 (UFR Communication) une rencontre avec un témoin intitulée « Vietnam et Libertés ».

Cet événement, ouvert à tous, sera l’occasion de dialoguer avec un jeune vietnamien dont le frère, Nguyen Tien Trung, blogueur engagé et fondateur de l’Assemblée des jeunes Vietnamiens pour la démocratie, a été emprisonné en raison de son activité militante. Nam viendra témoigner de la répression à l’encontre des dissidents politiques et des violations de droits fondamentaux tels que la liberté d’expression dans son pays.

L’arrestation de Nguyen Tien Trung s’est produite dans le cadre d’une vague de répression contre des blogueurs et dissidents politiques vietnamiens en 2009. En janvier 2010, trois ans après son retour au Viêt-Nam, il est condamné, après avoir été détenu au secret, à sept ans de prison et trois ans de résidence surveillée pour « tentative de renversement du gouvernement du peuple ». Via son blog, il n’a eu de cesse de dénoncer les violations des droits humains, l’absence de démocratie, les abus du parti unique au pouvoir, la corruption et la mauvaise gouvernance.

Amnesty International le considère comme un prisonier d’opinion et demande donc sa libération immédiate et inconditionnelle. Une pétition en sa faveur circulera pendant la rencontre, et il sera également possible de rédiger des messages de soutien sur des cartes prévues à cet effet.

« La liberté au bout des ondes » : Rencontre avec Shahinaz Abdel Salam, blogueuse et activiste egyptienne

avril 8, 2012

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Préparatifs

Midi, au forum du campus de Villetaneuse, en ce jeudi 5 avril 2012. Quelques membres de l’Antenne-Jeunes Amnesty de l’Université Paris 13 s’affairent à installer le stand : ils commencent par déplier une grande banderole en hommage au cri de liberté lancé à travers tout le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, puis affichent quelques photos des révolutions arabes, entourées d’un ruban jaune sur lequel on peut lire le message de ce Printemps des Droits Humains pour tous les jeunes d’Amnesty International : « Pas de liberté sans expression ! ». Puis deux tables sont installées, l’une pour proposer des informations et deux pétitions (pour soutenir la liberté d’expression en Tunisie et en Egypte respectivement), l’autre avec sono, pour accueillir et interviewer Shahinaz Abdel Salam, blogueuse et activiste egyptienne de 33 ans. Elle est aussi l’auteure du livre Egypte, les débuts de la liberté, publié chez Michel Lafont en octobre 2011, qui retrace son engagement dans le combat pour la défense des droits de la femme en Egypte et met aussi en relief son implication dans la révolte qui a conduit au départ d’Hosni Moubarak, le 11 février 2011.

La jeune femme, ingénieure en télécommunications, vit depuis plusieurs années en France, et a très gentiment accepté l’invitation de la section française d’Amnesty à participer à divers événements organisés par les Antennes-Jeunes pour le Printemps des Droits Humains. Celle de Paris 13 a opté pour une rencontre ouverte sous le forum, lieu de passage le plus fréquenté à l’heure de déjeuner. La volonté est de toucher le plus grand nombre, mais c’est aussi un pari risqué, car beaucoup d’étudiants ou membres du personnel ne font justement que passer…

À l’arrivée de Shahinaz, on sent encore un peu de nervosité dans l’Antenne-Jeunes, car seulement une douzaine de personnes sont venues exprès pour l’occasion, prévenues par les affiches ou les annonces par mails, et dans le grand espace qu’est le forum, cela paraît peu ! Shahinaz au contraire, est tout de suite très à l’aise, et entame une discussion en arabe avec une étudiante qui parle parfaitement l’égyptien !

Pendant ce temps, plusieurs annonces sont faites au micro, à la fois pour inviter à signer les pétitions au stand et pour venir échanger avec Shahinaz, et ça marche, car finalement, 110 signatures auront été récoltées pour chaque pétition (sans oublier le rôle de l’ « équipe mobile » autour du stand !) et sans doute une cinquantaine de personnes qui auront assisté à cette rencontre.

Génération Internet

Interrogée par Tambadian et Camille, Shahinaz Abdel Salam raconte qu’elle a commencé son activité de blogueuse en 2005, dans une Égypte où la jeunesse a peu de place pour s’exprimer. Internet est alors leur moyen d’expression de prédilection pour essayer de changer les choses. Shahinaz milite aussi dans le mouvement Kefaya (« Ça suffit »), et son activité de blogueuse prend de plus en plus d’ampleur. Dans un État où « les policiers gouvernent », les manifestations sont strictement limitées et contrôlées. Shahinaz témoigne de manifestations où « on était des dizaines, entourés par des centaines de policiers avec des armes ».

Sur son blog, elle poste régulièrement des photos et des vidéos des manifestations. « On était la première génération à utiliser Internet et le blog pour s’exprimer, parler sur ce régime », raconte-elle. Le mouvement des blogueurs s’intensifient en 2006 et de plus en plus de jeunes Égyptiens commencent à utiliser ce média pour manifester la liberté d’expression à laquelle ils n’ont pas droit dans leur pays. Les autres médias, notamment les télévisions étrangères, commencent à s’intéresser au mouvement. Aujourd’hui, les réseaux sociaux comme Facebook et Twittter, plus pratiques, sont davantage utilisés pour mobiliser et informer. « Parfois, en une phrase, on dit tout ! », selon Shahinaz.

Au cœur de la révolution

Kefaya lance le premier appel à la mobilisation le 6 avril 2008, notamment via Facebook. « Ce jour-là, la police égyptienne était vraiment perdue », grâce à l’organisation décentralisée du mouvement d’internautes. Les jours fériés sont consacrés à la mobilisation. En 2011, « la Tunisie nous a donné l’espoir, c’est pour ça qu’on a continué jusqu’au bout et qu’on s’est débarrassé de Moubarak ». Cependant, au cœur du mouvement, sur la place Tahrir, les militaires sont déjà présents. Elle explique avoir été méfiante, même si elle espérait qu’ils allaient soutenir la révolution. « On s’est trompé, il ne fallait pas croire aux militaires ».

Un combat pour les femmes

Son combat pour les droits des femmes est tout aussi important et elle appelle les femmes égyptiennes à l’autonomie et à l’indépendance par rapport aux hommes. Elle souhaite plus de place pour la parole des femmes dans la politique et replace le contexte par rapport à la charia. « Les principes de la charia, c’est l’égalité, la liberté, la fraternité », tordant le cou aux idées préconçues de l’Occident sur la charia. « Le problème, c’est l’interprétation qu’ils font ». Les lois égyptiennes ont été « des interprétations très extrémistes pour les femmes », et elle dénonce également la pratique barbare qu’est l’excision, un problème majeur en Égypte pour les femmes. Malgré tout, elle croit en l’islam pour améliorer la société.

L’Égypte aujourd’hui

Pour Shahinaz, le mouvement n’a pas encore abouti. « La révolution continue, c’est pas fini, parce qu’aujourd’hui on a toujours le Conseil militaire, l’état d’urgence, et aussi les islamistes ». Elle critique vivement les islamistes, qui ont abusé du pouvoir religieux pour obtenir des voix. Elle dénonce également les massacres commis par les militaires, qui ont tués des civils et des manifestants : « beaucoup de jeunes ont perdu la vie sans raison ». Le mouvement lutte activement contre les militaires, qui ont retourné la révolution et ont fait passer les blogueurs pour des traîtres, accusés d’avoir été « formés par les États-Unis pour renverser le régime ». Elle répond que « c’est du n’importe quoi », et s’insurge au passage contre les récentes allégations de Tariq Ramadan destinées à discréditer les blogueurs. Dans son côté, elle n’est allée aux États-Unis qu’après l’élection d’Obama et ne se fait guère d’illusions sur l’intérêt qu’avaient les américains à voir Moubarak quitter le pouvoir.

Que d’échanges !

Grâce au naturel et à la fraîcheur de Shahinaz, l’événement a trouvé un écho immédiat au cœur du forum pour notre plus grand plaisir. En effet, les questions se sont ensuite succédées, notamment sur l’avenir de l’engagement de Shahinaz, les risques éventuels à retourner en Egypte, ses contacts avec des blogueurs tunisiens et syriens. On s’est également interrogé sur la volonté des blogueurs de s’engager en politique, et Shahinaz a rappelé sa volonté d’indépendance dans la critique du pouvoir. Enfin, elle a été questionnée sur l’avenir de l’Égypte et sa souveraineté, par rapport aux autres puissances étrangères. Nous tenions beaucoup à ce que tout le monde puisse prendre la parole, et que cette rencontre soit l’occasion d’échanges spontanés, nous n’avons pas été déçus, et Shahinaz était manifestement tout aussi ravie !

Avec Shahinaz et des participants, nous avons achevé cet hommage aux Printemps arabe avec un autre geste de solidarité  : une pétition-photo avec le message « Arrêtez le bain de sang en Syrie », à mettre sur le site http://www.eyesonsyria.org/ (rubrique « Activism Stories »).

Un immense merci à Shahinaz Abdel Salam, qui sera également présente le vendredi 13 avril à partir de 19h30 lors de la soirée organisée par les Antennes Jeunes d’Ile-de-France, « Egypte, Tunisie, Syrie : Pas de liberté sans expression ! », sur la Péniche Alternat à Paris (quai de Berçy, métro Bercy), pour une table ronde sur le rôle des réseaux sociaux dans les révolutions arabes.

Camille Hervé et Cécile Coudriou

Campagne Russie, c’est parti !

février 6, 2010

Russie et droits humains

C’EST PARTI ! Amnesty International France compte profiter de l’attention médiatique accordée à l’Année croisée France Russie 2010 pour « imposer »  au programme officiel la question des droits humains en Russie et pour sensibiliser l’opinion publique française afin d’exercer des pressions sur les autorités du pays.

Découvrez la vidéo de lancement de la campagne :

PREMIER AXE DE LA CAMPAGNE : DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS ET DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION :

Les défenseurs des droits humains et les personnes qui tentent d’obtenir justice auprès de la Cour Européenne des droits de l’Homme sont harcelés, plusieurs ont été torturés et tués.

Une loi très contraignante adoptée par la Douma, en décembre 2005, sur les activités des ONG travaillant sur le sol russe a été signée par le président Poutine. Cette loi prévoit la création d’une nouvelle agence chargée de l’enregistrement de ces organisations et de surveiller étroitement leur financement et leurs activités. Elle sera directement responsable devant le gouvernement et pourra décider si les ONG contrôlées sont une menace pour «la souveraineté de la Russie, l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité et l’originalité nationale, l’héritage culturel ou les intérêts nationaux». Des termes suffisamment flous pour prêter à toutes les interprétations !

Quant aux défenseurs qui travaillent pour la résolution du conflit en Tchétchénie, pour que les violences ne restent pas impunies il leur est tout simplement dangereux de parler. Des associations de parents de victimes se sont créées au fur et à mesure que les exactions se multipliaient, comme l’association ingouche de Magomed Moutsolgov « Mashr », elles sont régulièrement menacées.

Ceux qui dénoncent la situation dramatique de la Tchétchénie, ceux qui mènent des enquêtes sur les violations des droits humains et ceux qui ont porté ou tenté de porter plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme ont été ou sont de plus en plus menacés ou victimes de violations.

DEUXIÈME AXE : RACISME ET DISCRIMINATION

Pendant ces dernières années, de nombreux groupes racistes se sont développés et agissent dans un climat d’impunité généralisée. Des membres de minorités ethniques ou nationales ainsi que des demandeurs d’asile et des étudiants étrangers sont la cible d’agressions et de meurtres. Les responsables, quand ils sont jugés, sont accusés d’hooliganisme, c’est-à-dire de « violation flagrante de l’ordre public exprimant un irrespect manifeste de la société accompagné de l’utilisation d’armes ou d’objets utilisés comme armes » d’après le Code pénal. Le caractère raciste de ces agressions n’est que très rarement reconnu.

Selon l’ONG russe spécialisée dans la recherche sur le nationalisme et la xénophobie SOVA durant les 8 premiers mois de 2009 au moins 44 personnes sont mortes et 246 ont été blessées dans des attaques racistes.

TROISIÈME AXE : LE CAUCASE NORD ET LE CONFLIT TCHÉTCHÈNE

Le conflit en Tchétchénie continue à donner lieu à un grand nombre de « disparitions », d’homicides, d’actes de torture et de mauvais traitement.

Ces crimes sont souvent commis lors d’opérations ciblées menées par les forces fédérales russes, et surtout par les « kadyrovtsy », les milices de Ramzan Kadyrov, le Président pro-russe de Tchétchénie.

Durant les deux guerres la Tchétchénie a particulièrement souffert des rafles de villages entiers dans des proportions effrayantes, les personnes raffles subissaient des tortures et généralement disparaissaient. Aujourd’hui les rafles massives n’ont plus lieu mais les disparitions continuent.

Un des drames aujourd’hui c’est que les disparitions sont de plus en plus ciblées donc plus discrètes, que les victimes témoignent de moins en moins par peur des représailles, qu’elles sont le fait le plus souvent des milices tchétchènes et qu’elles ont lieu maintenant dans beaucoup de régions du Caucase, en particulier en Ingouchie et au Daghestan.

L’impunité est quasi générale.

En revanche, la Cours Européenne des droits de l’homme a reconnu la Russie responsable de graves atteintes aux droits humains en Tchétchénie, d’ exécutions, d’actes de torture, de disparitions forcées ainsi que de ne pas avoir enquêté de façon appropriée sur ces crimes. Elle a, par ailleurs, confirmé le caractère systématique des violations des droits humains perpétrées en Tchétchénie.

QUATRIÈME AXE DE CAMPAGNE : TORTURE ET MAUVAIS TRAITEMENT

La pratique de la torture et des autres formes de mauvais traitements est extrêmement répandue en Russie, elle est utilisée de manière routinière au sein des postes de police, des centres de détention officiels et non-officiels, des colonies pénitentiaires ou de l’armée. Les « aveux » obtenus par la force ont beau être illégaux, il est fréquent qu’ils soient reconnus comme éléments de preuve par le juge. Dans les centres de détention du Caucase du Nord, le recours à des actes de torture et aux mauvais traitements est systématique et l’impunité générale. Les centres de détention secrets restent nombreux.

PREMIÈRE ACTION PROPOSÉE PAR AMNESTY INTERNATIONAL :

Amnesty International lance, dans le cadre de sa campagne pour le respect des droits humains en Russie, une pétition générale durant toute l’année France-Russie 2010.

Notre but est de récolter 100000 signatures que nous enverrons aux autorités russes via son ambassade à Paris en fin d’année.

Nous comptons sur votre participation massive afin d’atteindre ce chiffre.

Nous demandons au Président Medvedev de garantir le respect de l’état de droit et d’assurer la protection de la société civile.

Nous lui demandons aussi que son gouvernement prenne des mesures concrètes pour appliquer les traités internationaux que la Russie a signés.

SIGNEZ DIRECTEMENT EN LIGNE ET FAITES SIGNER AU PLUS GRAND NOMBRE !

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/actions_en_cours/federation_de_russie/actions_sur_la_russie/appel_au_president_russe_sur_la_situation_des_droits_humains_en_russie/petition_au_president_medvedev

Pour en savoir plus, lisez cet ouvrage :

Droits humains en Russie : Résister pour l’état de droit
Amnesty International
Avec la participation de Galia Ackermann, Marie Jégo, Natalie Nougayrède, Alexandre Vinnikov
Editions AUTREMENT – Collection Frontières (Format : 150 x 230 Pages : 128 pages)
Prix : 10 €, en libraire ou à commander directement en ligne :

http://www.boutique.amnesty.fr/droits-humains-en-russie-resister-pour-l-etat-de-droit.html