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« Minerais de Sang », La face cachée de vos portables

mars 21, 2016

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Le 15 mars,  l’Université Paris 13 accueillait Sabine Gagnier, d’Amnesty International France. Chargée de Plaidoyer sur la Responsabilité des Entreprises et les Droits Humains elle a animé une rencontre-débat intitulée « La Face cachée de vos portables, les Minerais de Sang ». 

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L’Antenne-Jeunes a tenu à aborder ce thème car si tout le monde a aujourd’hui un téléphone portable dans sa poche, peu savent que sa fabrication entraîne tant de violations des droits humains. En tant que consommateurs, nous avons tous une responsabilité dans ce système, et c’est pourquoi nous voulions informer les étudiants de Paris 13 du lien qui existe entre le portable et ce que l’on appelle les « minerais de sang », comme le cobalt, l’étain, le tantale, le tungstène et l’or.

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Lors de cette rencontre, Sabine Gagnier a expliqué  comment Amnesty International, dans ses recherches, a suivi toute la chaîne de production pour remonter jusqu’à l’extraction de minerais comme le cobalt, notamment en République Démocratique du Congo. Il s’avère que dans ces mines, de nombreux enfants (environ 40 000 selon l’UNICEF) sont présents et travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses. Le commerce de l’étain ou de l’or participe également au financement de groupes armés dans la région.

 Après ce triste constat, Sabine nous a expliqué les moyens mis en œuvre par Amnesty International pour tenter de faire cesser ces violations des droits humains en responsabilisant les entreprises : actions de plaidoyer au niveau national et européen pour faire changer les lois concernant la responsabilité des entreprises (RSE), et bien sûr la mobilisation des citoyens à travers la signature de pétitions pour interpeller Samsung et Apple. En effet, la technique de dénonciation, (« Name and shame ») de géants du secteur, comme Samsung ou Apple peut s’avérer efficace !

Il était important d’orienter cette rencontre vers les moyens d’action, car les étudiants présents, que l’on sentait très indignés par ces injustices, voulaient savoir ce qu’ils pouvaient faire. Heureusement pour nous, Sabine ne nous a pas demandé de ne plus utiliser nos téléphones ni de boycotter les entreprises concernées, elle n’a pas non plus cherché à nous culpabiliser, mais elle nous a avant tout invités à agir, par exemple en signant et en faisant signer ces deux pétitions d’Amnesty :

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actions/Apple-ou-vient-le-cobalt-de-nos-telephones-17858

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actions/Samsung-ou-vient-le-cobalt-de-nos-telephones-17669

 Plus de 20 000 signatures ont déjà été récoltées !

 Cette rencontre-débat nous a permis de nous rendre compte que nous n’étions pas impuissants face à l’injustice. Plusieurs exemples ont été cités pour montrer que lorsque les consommateurs font une prise de conscience et le font savoir aux entreprises, c’est déjà une première victoire.

Un grand merci à Sabine pour sa disponibilité, la clarté de sa présentation et son appel très mobilisateur à passer à l’action !

Voici la vidéo de cette rencontre :

 

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Avec « Pride », Amnesty à Paris 13 lutte contre l’homophobie (Léa Antoni)

février 15, 2016

Affiche Pride P13

Le jeudi 4 Février, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 a décidé d’utiliser le rire pour lutter contre l’homophobie. En effet, nous avons organisé une projection-débat autour de « Pride », une comédie inspirée d’une histoire vraie se déroulant dans les années 80 au Royaume-Uni. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble au départ embarrassée de recevoir leur aide. Au moment de se rencontrer les personnages sont nerveux, ne savent pas comment ils vont être reçus, et pourtant leur regard va changer…

Le film “Pride” met en évidence l’importance de la solidarité au-delà des différences qu’il peut y avoir, a priori, entre des groupes de personnes notamment, les mineurs et les gays. On a, à première vue, l’impression qu’ils sont différents, qu’ils ne font pas partie du même monde, et pourtant, des liens d’amitié vont se créer, cette expérience deviendra la plus belle expérience de leur vie.

L’homophobie est un sujet assez sensible et difficile à aborder dans notre université. Nous avons d’ailleurs vu certaines de nos affiches arrachées des murs de la fac. Le contexte était donc un peu tendu mais cela ne nous a pas découragés, bien au contraire. C’est justement lorsque le combat est difficile qu’il prend tout son sens et qu’il faut absolument agir, avec encore plus de vigueur.

Or, le point fort du film est qu’il ne tombe pas dans la dénonciation pure et simple de l’homophobie. C’est un film beau, drôle, émouvant et qui ne s’adresse pas qu’à un public déjà convaincu. En effet, il déconstruit de très nombreux préjugés homophobes, sans jamais tomber dans la haine ou la colère. Il met en lumière l’absurdité de certains comportements et réactions homophobes avec humour et pudeur, ce qui rend le message beaucoup plus audible et permet de mieux le recevoir. Car si la colère et l’indignation face à l’injustice sont des émotions que partage la plupart des militants qui souhaitent combattre les discriminations pour faire changer les mentalités, le rire semble un moyen plus efficace.

Personnellement, je n’ai pu m’empêcher d’admirer le personnage de Mark : Ce jeune homme ne peut rester inactif face aux injustices et discriminations dont sont victimes les mineurs, bien que ce ne soit a priori pas son combat. Il a lui-même vécu les mêmes souffrances parce que homosexuel. Au-delà de nos différences, nous sommes tous des êtres humains qui peuvent être touchés par une violation des droits humains même si cela se passe loin de nous. «Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice du monde entier» comme disait Martin Luther King. C’est exactement ce principe de la solidarité internationale qu’Amnesty International défend.

Un étudiant a d’ailleurs souligné pendant le débat, qu’il était dommage que les groupes victimes de discrimination ne s’entraident pas davantage et que ce soit parfois même le contraire.

On ressort de ce film à la fois ému par la beauté de certaines scènes mais également bouleversé par le message à la fois simple mais si essentiel. Ce n’est pas parce que nous sommes différents que nous ne pouvons pas nous entendre et qu’on ne doit pas être « fière » de ce que l’on est. Le film est un hymne à la tolérance, l’amour, à l’amitié. En d’autres termes, « Pride » fait appel à ce qu’il y a de plus beau en nous et c’est ce qui fait sa force.

Léa Antoni

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30 ans après la catastrophe de Bhopal, le combat continue avec Amnesty International

décembre 20, 2014

images-2Dans le cadre de la mobilisation « 10 Jours pour Signer », l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 a organisé le 12 décembre une rencontre-débat pour pouvoir approfondir les échanges avec le public sur l’une des situations mises en lumière dans cette édition 2014 : la catastrophe de Bhopal, en Inde et la question de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains.

Nous avons invité une jeune salariée d’Amnesty International France, Muriel Treibich, actuellement en charge de ces questions, à venir rencontrer les étudiants et personnels de l’Université Paris 13 pour nous parler de la situation des habitants de Bhopal, qui subissent toujours les conséquences de la catastrophe, à savoir les effets des gaz toxiques, la pollution de l’eau, et qui, 30 ans après, continuent de se mobiliser car les victimes n’ont toujours pas été dédommagées comme elles devraient l’être et le site n’a toujours pas été décontaminé.

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Muriel Treibich a expliqué par quels mécanismes des multinationales qui violent les droits humains comme Dow Chemical à Bhopal arrivent encore à fuir si facilement leurs responsabilités. Mais elle a aussi montré comment des ONG comme Amnesty International peuvent aider les victimes qui se battent localement à obtenir justice : relayer et amplifier le message des activistes locaux pour augmenter la pression sur les entreprises, soutenir ou lancer elles-mêmes des actions en justice, et également mener une action de plaidoyer auprès d’instances nationales ou internationales pour faire avancer le droit en matière de responsabilité juridique des multinationales. Sans oublier, bien sûr, que toutes ces actions se trouvent renforcées par le nombre de militants et de citoyens qui font pression sur les gouvernements et les sociétés à travers la signature de pétitions.

Alors, comme le dit le slogan de la campagne d’Amnesty France contre les violations commises par les multinationales : « Faites pas l’autruche » ! En effet, la première étape est toujours d’ouvrir les yeux et de s’informer, ce que vous pourrez faire en visionnant cette vidéo de l’intervention de Muriel  :

Léa Antoni et Cécile Coudriou

Un week-end avec les jeunes d’Amnesty France

octobre 27, 2013

WEAJ, Week-end des Antennes Jeunes… Quelle immense joie de vivre cette expérience au siège d’Amnesty International en compagnie d’environ 80 de mes camarades « amnestiens » venus de toute la France ! Comme ce week-end fût riche ! Formations, Actions, Rencontres… Exténuant mais passionnant !

1006410_10201329589694588_1935578638_oUn programme bien chargé nous attend et nous rentrons vite dans le vif du sujet avec une présentation de la campagne SOS Europe qui sera le thème de notre action à Notre-Dame le soir venu. (Un peu de patience, suspense…) Puis, la Présidente d’Amnesty France, Geneviève Garrigos vient nous adresser un message sur la place et l’importance de la jeunesse pour Amnesty International et pour le monde. Prenant l’exemple du conflit syrien et du problème des réfugiés, elle nous assure de notre pouvoir de contrer les effets néfastes de l’instrumentalisation par les médias, d’éveiller les consciences, faire rempart aux préjugés, en un mot faire la différence pour défendre des personnes en danger et les droits de l’Homme. Un moment très spécial, une sorte de passage du flambeau, comme la lumière de la bougie d’Amnesty qui traverse les générations.

Le déjeuner – préparé par une association qui aide les victimes du Sida en Afrique – est l’occasion de mieux faire connaissance, d’échanger sur nos premières impressions, nos expériences avec Amnesty. Il est vraiment agréable de voir l’enthousiasme et la motivation des jeunes, de partager nos valeurs, nos convictions, notre combat pour le respect des droits humains à travers le monde.

Après déjeuner, une autre intervention nous aide à prendre conscience que les jeunes peuvent s’intégrer au mouvement en prenant toutes sortes de responsabilités et être bien représentés au sein d’Amnesty. Après l’introduction de Cécile Coudriou et Camille Blanc – du Bureau Exécutif –  plusieurs jeunes viennent nous parler de leur rôleparticulier :  être « relais jeunes » dans sa région pour y développer l’action militante, et coordonner les antennes-jeunes afin d’organiser des actions encore plus visibles et ambitieuses ; être représentant élu lors des Assemblées Générales ou au Conseil National ; intégrer une commission thématique – Peine de mort, Armes, Torture etc… – ou une coordination-pays au siège d’Amnesty France pour s’engager de manière plus ciblée. C’est rassurant de savoir que si l’on a des problèmes (d’organisation d’événements par exemple), d’autres jeunes sont là pour nous aider et aussi pour représenter nos intérêts. Et puis c’est stimulant de savoir que c’est ouvert à tous !

1073302_584357244956897_2069540118_oEnsuite, place aux ateliers pour échanger en plus petits groupes sur nos expériences au sein de notre Antenne-Jeunes et voir comment on peut s’améliorer en nous inspirant des expériences des autres. Moment formateur dont on ressort avec des idées plein la tête et une envie d’agir encore plus grande.

999994_583307205061901_414243176_nEnfin, vient le moment que nous attendions tous. On va nous dévoiler l’action prévue sur les quais de Seine, près de Notre Dame. Lorsqu’on vous demande de venir avec une lampe torche et des vêtements chauds, on s’attend forcément à quelque chose de pas banal ! Et en effet, on nous apprend que nous allons devoir adresser un SOS en morse à l’aide de sifflets et de lumières ! Après les drames de Lampedusa et de Malte il est vraiment important d’attirer l’attention sur le sort de ces migrants dont les droits ne sont pas respectés et qui continuent de mourir aux frontières de l’Europe. Effectuer un SOS en morse n’est pas si difficile ! Après quelques minutes d’entraînement et une présentation du déroulement de l’action, tout habillés de jaune, nous sommes prêts à partir !1375041_583303901728898_1164516802_n

Nous effectuons donc notre SOS  à plusieurs reprises sur les quais de Seine profitant du passage de plusieurs bateaux pour attirer davantage l’attention. C’est toujours impressionnant de voir les passants nous regarder avec insistance et nous prendre en photos. On se dit alors que nous avons déjà un début d’impact si on a réussi à attirer l’attention des gens sur une situation dramatique. Puis notre action se poursuit avec un die in : on s’allonge parterre, non loin du parvis de notre Dame, pour représenter les morts de Lampedusa et des autres naufrages en méditerranée. L’action a fait son effet, c’est une réussite, et d’ailleurs, on ne peut s’empêcher d’exprimer notre satisfaction et notre enthousiasme par des applaudissements.

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De retour au siège il est déjà 21h, nous sommes exténués mais heureux de ce que nous avons accompli ensemble en ce premier jour du WEAJ.

1400156_10201337231485628_1165916705_oLe dimanche sera beaucoup moins chargé mais tout aussi inspirant, motivant et même émouvant. Nous commençons par une présentation de la commission « Education aux Droits Humains » qui donne envie d’intervenir à notre tour auprès d’autres jeunes, depuis le collège jusqu’à l’université, pour essayer de les sensibiliser aux problématiques des droits humains. Ensuite, on enchaîne sur l’utilisation des divers médias sociaux à des fins militantes. Enfin, après une présentation de la campagne de décembre « 10 jours pour signer », nous aurons le grand plaisir d’échanger avec un jeune vietnamien venu témoigner de la difficile lutte pour la liberté d’expression et pour la démocratie dans son pays. Un moment très fort et émouvant, qui rend notre combat tellement plus concrêt !

Ainsi s’achève le Week-end des Antennes Jeunes. Je repars encore plus fière de faire partie de ce mouvement et encore plus motivée et enthousiaste à l’idée de reprendre nos activités avec l’Antenne-Jeunes de Paris 13. Pour parler de mon expérience personnelle chez Amnesty, j’aimerais dire à quel point c’est enrichissant et épanouissant d’agir pour les droits humains, de se sentir utile mais également de se rendre compte à quel point cette expérience est formatrice sur le plan personnel et professionnel. Pour les timides, par exemple (et je sais de quoi je parle…), c’est extrêmement bénéfique ! Les compétences que l’on acquiert et le sentiment d’agir pour une juste cause rendent cette expérience réellement unique.

Léa Antoni, responsable de l’Antenne-Jeunes Amnesty à Paris 13

Rentrée d’Amnesty à Paris 13 !

septembre 16, 2013

1272063_613138208737228_746507026_oC’est la rentrée d’Amnesty à Paris 13 !

Tout d’abord, nous serons présents au forum des associations, « Les Midis de la Rentrée » les 24, 25 et 26 septembre. Ce sera l’occasion de vous présenter Amnesty International ainsi que les activités à l’Antenne-Jeunes sur le campus de Villetaneuse et de vous donner envie de nous rejoindre !

Puis, dès le jeudi 10 Octobre, nous vous proposons une première rencontre entre 13h et 14h en G 102 (UFR Communication) pour lancer de nouveaux projets de défense des droits humains.

Pour vous donner une idée plus précise de ce que peut faire une Antenne-Jeunes d’Amnesty, voici en quelques mots le bilan de l’année 2012-2013, vous verrez qu’il est très positif  :

– La rencontre–débat accompagnée de l’exposition sur le thème des réfugiés a été un franc succès et elle continue d’avoir un impact à en juger par le nombre de fois qu’elle a été vue sur You Tube… http://www.youtube.com/watch?v=0dm6yMpsp9g

– la participation au Marathon des signatures augmente chaque année: pour défendre des personnes en danger, nous avons obtenu 2012 signatures pile en décembre 2012 !

– la réception a été également très positive sur le terrain lors de notre action contre les expulsions forcées au Brésil pour le « Printemps des Droits Humains » 2013.

– nous avons participé à  une campagne mondiale pour l’adoption d’un Traité sur le Commerce des Armes qui a enfin abouti, puisque l’ONU a adopté ce Traité en Mars 2013. C’est toujours très gratifiant de se dire que l’on a contribué à un tel résultat !

P1030935Nous voulons que cette année soit aussi enrichissante et active que la précédente, et c’est pourquoi nous espérons rapidement trouver des volontaires pour mener la campagne de rentrée : « 40 ans d’actions urgentes »  On n’en dit pas plus, suspense… D’autres opérations seront par la suite organisées par ceux qui auront rejoint l’AJ, comme le fameux Marathon des signatures annuel, ainsi que le Printemps des Droits Humains. De plus, si certains le désirent, ils pourront proposer d’autres actions sur un thème qui leur tient à cœur parmi les campagnes menées par Amnesty international.

Toutes ces actions ainsi que les réunions du jeudi seront l’occasion pour les membres de l’Antenne-Jeunes et les  sympathIMG_2073isants de rencontrer du monde, de débattre, et de s’informer sur la situation des droits humains à travers le monde, ce qui représente une part très importante du travail d’Amnesty International : comme le disait Nelson Mandela, « l’Education est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

Au programme : s’informer, discuter, organiser des événements, sans oublier  la convivialité et la bonne humeur… Chacun apporte un petit quelque chose à manger ou à boire, et on partage,  tout comme on partage cette envie  de participer à notre niveau et avec nos moyens à quelque chose de plus grand, dans l’intérêt de la justice et de l’humanité.

Soyez donc nombreux à nous rejoindre pour vivre cette expérience enrichissante tous ensemble !

163030_1421435950603_8196620_nLéa Antoni, responsable de l’Antenne-Jeunes

Pourquoi j’ai intégré l’Antenne Jeunes d’Amnesty International à Paris 13

janvier 24, 2013

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J’ai  enfin franchi le pas !

Me voilà nouvelle recrue à l’Antenne Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 !

« Transformer votre indignation en action ». Pas si simple ! Pourquoi ai-je mis autant de temps à me décider avant d’intégrer l’Antenne Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 ? L’idéal d’un monde sans injustice et sans pauvreté me semblait certainement trop utopique et irréaliste. J’avais l’impression que, quoi que je fasse, cela  ne servirait à rien tant il y a à faire ! Mais pourtant jeudi, j’y suis allée, j’ai participé à ma première réunion !

Le déclic a eu lieu la semaine dernière, lorsque je faisais des recherches sur Luis Sepúlveda, un écrivain chilien que j’admire beaucoup. Il a été condamné à 28 ans de prison pour ses opinions politiques sous la dictature d’Augusto Pinochet. Lorsque j’ai su que c’était grâce à Amnesty International qu’il avait pu sortir de prison j’ai cessé d’hésiter.

Eh oui, avoir une Antenne Jeunes dans son université, c’est tout de même bien pratique lorsqu’on est étudiante et qu’on n’a pas forcément beaucoup de temps à consacrer à une association. En effet, j’ai appris, grâce aux affiches qui font la promotion des actions d’Amnesty dans l’université, qu’il existait une Antenne Jeunes à Paris 13. C’est aussi mes études en Relations Internationales qui m’ont ouvert les yeux sur les possibilités d’action dont on dispose individuellement et collectivement. Ceci m’a aussi décidé à m’engager dans cette association tournée vers l’international et qui aborde de nombreux thèmes pour la défense des droits de l’homme, comme la circulation des armes, la torture, la peine de mort, la nécessité d’une justice internationale…

A travers les activités associatives, je voulais me tenir informer des  problèmes qui peuvent exister à travers le monde et des injustices qui ne devraient laisser personne indifférent. Je souhaite apprendre à mener des actions qui ont fait et qui feront la différence d’une manière ou d’une autre. C’est pourquoi  j’espère également, à travers mes actions au sein de l’association (pétitions, débats, manifestations…), sensibiliser le plus de monde possible aux causes d’Amnesty et défendre au mieux ceux qui n’ont pas les moyens de le faire.

Léa Antoni