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« Les Midis de la Rentrée » pour Amnesty à Paris 13

octobre 10, 2018

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Comme tous les ans, les « Midis de la Rentrée », grand forum des associations organisé  début octobre sur le campus de l’Université Paris 13, a permis de redonner une visibilité à l’Antenne Jeunes (AJ) d’Amnesty International et de recruter de nouveaux membres.

Anis Harbi, déjà membre actif de cette AJ l’an dernier et étudiant en Psychologie, avait accepté de tenir le stand à mes côtés, pour accueillir et informer les personnes passant au Forum. Et une autre étudiante, Élisa m’avait déjà écrit un mail pour proposer de nous rejoindre.

Comme chaque année, le contact a été facile, bien des personnes présentes à ce forum se montrant curieuses et intéressées par l’association. Le plus souvent, le nom Amnesty International est déjà connu, et associé à la cause des droits de l’homme ou droits humains comme nous préférons le dire. Mais l’enjeu est surtout de parvenir très vite à donner une idée plus précise de ce que nous proposons de faire dans ce cadre, sur place sur le campus même. Même si nous savons aussi que parfois, un premier jalon est posé sur le chemin de l’engagement sans que cela se traduise immédiatement par un parcours au sein de notre Antenne-Jeunes, nous faisons le maximum pour que ce premier contact soit positif.

Anis s’est révélé un excellent ambassadeur et nous avons recueilli une bonne vingtaine de contacts. La bonne nouvelle, c’est aussi qu’il a accepté d’être le nouveau responsable officiel de l’Antenne Jeunes de Paris 13 Villetaneuse. Il prend donc la suite de Léa Antoni, qui, après plusieurs années d’engagement très actif à Paris 13, a quitté l’université et travaille aujourd’hui au Haut Commissariat pour les Réfugiés.

Durant ces « Midis de la Rentrée », rendez-vous est pris pour le jeudi suivant, entre 13h et 14h en G 102 (UFR Communication). L’objectif est de « battre le fer tant qu’il est chaud » car nous savons tous que la meilleure des volontés de s’engager peut se heurter ensuite au tourbillon de la vie universitaire. Il est donc important de rapidement inviter les nouvelles recrues à choisir ensemble nos projets d’action en faveur des droits humains. N’oublions pas que nous avons un avantage certain à Paris 13 : chaque année, nos rangs sont immédiatement grossis grâce à la participation d’une bonne partie de la promotion du Master ONG et Coopération internationale.

À très bientôt pour de nouvelles aventures donc !

Cécile Coudriou (présidente d’Amnesty International France et enseignante à l’UFR Sciences de l’Information et la Communication)

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WEAJ ! Un week-end pas comme les autres pour les jeunes d’Amnesty International France

novembre 1, 2015

IMG_7351Quel week-end ! Si riche en émotions, échanges et rencontres ! Difficile de faire partager ce moment si spécial à Amnesty International France qu’est le Week-end des Antennes-jeunes, alias WEAJ, et pourtant je vais essayer de vous en faire le récit, comme si vous y étiez…

Tout d’abord, qu’est-ce que le WEAJ ?

Tous les ans, Amnesty International France réunit le temps d’un week-end des jeunes militants de toutes les régions de France au Secrétariat National à Paris. Cette année, record de participation battu ! Plus de 150 jeunes étaient réunis pour partager leurs expériences militantes, leurs idées, leurs indignations et leurs motivations pour débuter une nouvelle année de lutte pour le respect des droits humains à travers le monde.

Samedi matin, après une petite mise en forme, découverte de la « Planète Amnesty » :

Après avoir pris des forces avec un bon petit déjeuner, le WEAJ peut commencer. Première activité, histoire de briser la glace entre les nombreux participants, le « jeu du journal » : Rien de tel comme première approche que de la danse et des acrobaties pour tenir en équilibre sur un journal plié lorsque cesse la musique !

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Redevenons un peu sérieux pour la première présentation « Amnesty, comment ça marche ? », par Cécile Coudriou, ancienne Vice-Présidente d’Amnesty International France. Avant d’en arriver au principes fondamentaux et au fonctionnement du mouvement, en France et à l’international, celle-ci a rappelé l’événement fondateur du mouvement : Peter Benenson, avocat britannique, ouvre le journal et lit que deux jeunes étudiants, durant la dictature de Salazar au Portugal, ont été condamnés à 7 ans de prison pour avoir porté un toast à la liberté dans un bar. Ce qui a poussé Peter Bensenson à agir, c’est ce même sentiment qui anime tous ceux qui ont rejoint ce mouvement depuis : celui d’être citoyen du monde, une solidarité internationale qui nous empêche de rester indifférents aux injustices, qu’elles se produisent sous nos yeux ou très loin de nous.

En effet, l’une des particularités d’Amnesty c’est que ce mouvement ne repose pas seulement sur ses chercheurs et experts du droit international, mais également sur ses militants de terrain présents dans le monde entier. C’est ce qu’on appelle l’ »effet Benenson », où chaque action militante additionnée à une autre action et encore une autre, peut finalement changer la donne. Chaque individu a son importance et son rôle à jouer dans le mouvement pour la défense des droits humains, et c’est pourquoi le mouvement leur laisse également la parole au sein d’instances démocratiques.

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Dans l’atelier qui a suivi cette présentation était animé par les Représentants des Antennes-jeunes (RAJ) : outre des mises en situations telles que « comment convaincre de signer une pétition », nous avons creusé cette question de la démocratie au sein d’Amnesty. nous avons vu qu’il était possible d’approfondir davantage son engagement, d’aller encore plus loin, en représentant les jeunes d’Amnesty France lors du Conseil National d’Amnesty par exemple. J’ai d’ailleurs présenté ma candidature pour être RAJ puisque des élections avaient lieu le lendemain. Je suis très heureuse d’avoir été élue avec 6 autres de mes camarades pour porter la voix des jeunes d’Amnesty. Nous avons la chance d’être dans un mouvement qui donne la parole à ses jeunes militants et c’est le rôle du RAJ de faire remonter les informations de terrain des Antennes-jeunes jouer son rôle au sein du Conseil National  lors des différentes rencontres.

Samedi après-midi : Découverte de 2 campagnes prioritaires – « SOS Europe » et « France, destination impunité » – échanges et action de terrain

IMG_7289Après déjeuner, Louise Carr salariée au Siège sur le programme « Personnes déracinées », nous a présenté la campagne que les jeunes relaieront pour le « Printemps des Droits Humains », l’un des temps fort d’Amnesty France : elle portera cette année sur les réfugiés et les migrants. Après un bref rappel sur ce qu’était un réfugié, les différences avec les migrants, nous avons fait un brainstorming en petit groupe pour partager nos idées d’actions pour la campagne. Ce fut très enrichissant et super motivant pour la suite, on en ressort avec des idées plein la tête !

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Ensuite, 2 avocats membres d’Amnesty, Simon Foreman et Ophélie Marrel, nous ont présenté la campagne de rentrée qui s’intitule « France, destination impunité » et a pour objectif que faire cesser l’impunité dont jouissent les auteurs des crimes les plus graves : crimes de guerre, crime contre l’humanité, génocide. Pour cela , il faudrait faire sauter les quatre « verrous » qui bloquent le mécanisme de « compétence universelle », et notamment demander que soit inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale le projet de loi Sueur, qui proposait déjà d’en supprimer trois.

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A partir de cette campagne, Cécile Coudriou nous a montré toute l’importance de militer en ligne en utilisant à bon escient les différents réseaux sociaux que l’on à sa disposition, comme Facebook que l’on va utiliser pour publier la vidéo de cette campagne et relayer nos événements ; Twitter, pour interpeller les cibles visées par les campagnes, comme Manuel Valls par exemple pour la campagne « lutte contre l’impunité », mais aussi SnapChat pour partager nos « stories » avec nos amis et ainsi élargir le public touché.

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WEAJ2Après ce point sur l’action en ligne arrive le temps du terrain et le moment fort du WEAJ : L’action de rue ! Cette année, on profite du fait que l’on soit très nombreux pour nous envoyer en mission dans tout Paris, en petit groupe pour récolter un maximum de signatures, distribuer des sous-bocks dans les bars, coller des affiches et prendre des photos. Nous sommes revenus épuisés et à la fois frustrés car on aurait voulu faire plus, mais aussi satisfaits du travail accompli.

Pour le dîner, tous les participants avaient apporté une spécialité de leurs régions. Inutile de vous dire que l’on s’est régalé !

La dernière présentation de la journée a été faite par Valentin Pichon et Laura d’Agnilo Baroni sur le Summer Camp d’Amnesty International au Maroc. On a réalisé grâce au compte rendu de cette expérience que nous sommes chanceux de vivre dans un pays où militer ne met pas sa vie en danger. Cela renforce encore plus ce sentiment de fraternité qui unit tous les amnestiens du monde.

Pour finir cette journée en douceur, nous avons eu le droit à un super concert !

Le dimanche, le programme n’est pas moins chargé… et l’Afrique est à l’honneur, sans oublier l’Education aux Droits Humains !

IMG_7323Une nouvelle journée commence au siège d’Amnesty avec les interventions de Hawa Diallo d’Amnesty Mali et Dieudonné Traoré d’Amnesty Burkina Faso. C’était vraiment très intéressant de voir comment on milite pour les droits humains dans les autre pays, comment les jeunes s’organisent avec très peu de moyens et comment ils abordent des problématiques encore taboues comme la sexualité avec la campagne « Mon corps, mes droits » par exemple.

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Pour la suite, nous avons eu un atelier sur l’Education aux droits humains avec Caroline Bonnot et Hannah Lynn, bénévoles au siège de la commission EDH. Différents groupes ont travaillé sur différents thèmes comme la peine de mort, les migrants, la liberté d’expression etc. Ils ont réfléchi sur la manière dont ils pouvaient transmettre de manière efficace des valeurs des Droits Humains à un jeune public. Des idées de jeux, de débats, d’activités interactives en sont ressorties …

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Place ensuite à la campagne phare d’Amnesty « 10 Jours pour signer » présenté par Esla Tremel, Elsa Chauveau-Pegaz et Rémi Farge. Cette campagne mondiale d’Amnesty International met en avant 10 situations de violations des droits humains à travers le monde et invite les militants à agir et à faire agir le plus de monde possible pendant ces 10 jours. Pour l’édition 2015, on nous a présenté l’idée des « centres d’action » où l’on ne ferait pas que signer des pétitions pour faire avancer les 10 situations, mais également écrire des lettres, ou envoyer des cartes postales, ou encore faire des dessins pour un prisonnier.

IMG_7367Après déjeuner, nous avons eu la chance de pouvoir entendre le témoignage de Micheline, qui vient de la République Démocratique du Congo et dont deux de ses amis ont été emprisonnés pour avoir manifesté pacifiquement pour le respect des droits humains dans leurs pays. Amnesty International dans la campagne « 10 jours pour signer » demande la libération immédiate de Fred et Yves qui sont des prisonniers d’opinion. C’est vraiment impressionnant de voir cette jeune femme pleine d’énergie malgré ce qui arrive à ses deux amis. Elle a toujours espoir et elle nous affirme que c’est grâce à nous, militants d’Amnesty, grâce au soutien international qu’elle arrive à continuer, car elle sait qu’elle n’est pas seule dans ce combat et que nous sommes derrière elle. Encore plus impressionnant, c’est l’amour de l’être humain qu’elle ressent malgré les injustices dont elle est victime. Elle ne ressent ni haine ni envie de prendre les armes. Elle sait que ce serait s’abaisser au niveau de ceux qu’elle combat. Cette femme est un exemple pour nous tous. J’ai été très émue, comme la plupart d’entre nous, par son témoignage poignant qui n’est autre qu’un hymne à l’amour et à la justice.

Nous avons fait une photo de groupe pour témoigner notre soutien à Fred et Yves qui, nous l’espérons, sortiront bientôt de prison.

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Ensuite nous avons entendu le retour d’expérience du Summer Camp en Roumanie qui portait sur la thématique des discriminations dont sont victimes les Roms en Europe de l’Est tout comme en France. Un appel à la lutte contre les préjugés et parfois le racisme d‘Etat.

IMG_7383Derniers moments, le discours de la présidente et la proclamation des résultats des élections.

Et voilà, le WEAJ touche à sa fin, avec la proclamation des résultats des élections des Repérsentants des Antennes-Jeunes, mais avant cela, la Présidente d’Amnesty International France Geneviève Garrigos nous a fait un discours de clôture et nous a parlé de l’importance de notre mission, de la nécessité de défendre les droits humains, même si parfois notre volonté est mise à dure épreuve. Nous avons évoqué les situations de violations de droits humains liées à la guerre que mènent certains Etats contre le terrorisme et en particulier Daesh. La loi sur le renseignement est un exemple de cette dérive sécuritaire, qui met à mal la liberté et nos droits. C’est très inquiétant et c’est pourquoi les militants et d’autant plus les jeunes qui sont l’avenir de ce mouvement doivent continuer de se battre pour que nos droits élémentaires soient respectés.

C’est la deuxième fois que je participe au WEAJ et je peux vous assurer qu’on ne s’en lasse pas ! C’est toujours aussi intense et stimulant de rencontrer toutes ces personnes qui partagent le même combat. On se sent beaucoup plus fort car on sait que l’on n’est pas seul et qu’ensemble on peut faire une différence. Je rentre de ce week-end hyper motivée pour la suite, et avec une grande fierté de faire partie de ce mouvement. J’ai hâte, avec l’Antenne-Jeunes de l’université Paris 13, de reprendre nos activités et d’organiser de nouvelles actions sur le campus pour défendre les droits humains auprès des étudiants.

Léa Antoni

Un week-end avec les jeunes d’Amnesty France

octobre 27, 2013

WEAJ, Week-end des Antennes Jeunes… Quelle immense joie de vivre cette expérience au siège d’Amnesty International en compagnie d’environ 80 de mes camarades « amnestiens » venus de toute la France ! Comme ce week-end fût riche ! Formations, Actions, Rencontres… Exténuant mais passionnant !

1006410_10201329589694588_1935578638_oUn programme bien chargé nous attend et nous rentrons vite dans le vif du sujet avec une présentation de la campagne SOS Europe qui sera le thème de notre action à Notre-Dame le soir venu. (Un peu de patience, suspense…) Puis, la Présidente d’Amnesty France, Geneviève Garrigos vient nous adresser un message sur la place et l’importance de la jeunesse pour Amnesty International et pour le monde. Prenant l’exemple du conflit syrien et du problème des réfugiés, elle nous assure de notre pouvoir de contrer les effets néfastes de l’instrumentalisation par les médias, d’éveiller les consciences, faire rempart aux préjugés, en un mot faire la différence pour défendre des personnes en danger et les droits de l’Homme. Un moment très spécial, une sorte de passage du flambeau, comme la lumière de la bougie d’Amnesty qui traverse les générations.

Le déjeuner – préparé par une association qui aide les victimes du Sida en Afrique – est l’occasion de mieux faire connaissance, d’échanger sur nos premières impressions, nos expériences avec Amnesty. Il est vraiment agréable de voir l’enthousiasme et la motivation des jeunes, de partager nos valeurs, nos convictions, notre combat pour le respect des droits humains à travers le monde.

Après déjeuner, une autre intervention nous aide à prendre conscience que les jeunes peuvent s’intégrer au mouvement en prenant toutes sortes de responsabilités et être bien représentés au sein d’Amnesty. Après l’introduction de Cécile Coudriou et Camille Blanc – du Bureau Exécutif –  plusieurs jeunes viennent nous parler de leur rôleparticulier :  être « relais jeunes » dans sa région pour y développer l’action militante, et coordonner les antennes-jeunes afin d’organiser des actions encore plus visibles et ambitieuses ; être représentant élu lors des Assemblées Générales ou au Conseil National ; intégrer une commission thématique – Peine de mort, Armes, Torture etc… – ou une coordination-pays au siège d’Amnesty France pour s’engager de manière plus ciblée. C’est rassurant de savoir que si l’on a des problèmes (d’organisation d’événements par exemple), d’autres jeunes sont là pour nous aider et aussi pour représenter nos intérêts. Et puis c’est stimulant de savoir que c’est ouvert à tous !

1073302_584357244956897_2069540118_oEnsuite, place aux ateliers pour échanger en plus petits groupes sur nos expériences au sein de notre Antenne-Jeunes et voir comment on peut s’améliorer en nous inspirant des expériences des autres. Moment formateur dont on ressort avec des idées plein la tête et une envie d’agir encore plus grande.

999994_583307205061901_414243176_nEnfin, vient le moment que nous attendions tous. On va nous dévoiler l’action prévue sur les quais de Seine, près de Notre Dame. Lorsqu’on vous demande de venir avec une lampe torche et des vêtements chauds, on s’attend forcément à quelque chose de pas banal ! Et en effet, on nous apprend que nous allons devoir adresser un SOS en morse à l’aide de sifflets et de lumières ! Après les drames de Lampedusa et de Malte il est vraiment important d’attirer l’attention sur le sort de ces migrants dont les droits ne sont pas respectés et qui continuent de mourir aux frontières de l’Europe. Effectuer un SOS en morse n’est pas si difficile ! Après quelques minutes d’entraînement et une présentation du déroulement de l’action, tout habillés de jaune, nous sommes prêts à partir !1375041_583303901728898_1164516802_n

Nous effectuons donc notre SOS  à plusieurs reprises sur les quais de Seine profitant du passage de plusieurs bateaux pour attirer davantage l’attention. C’est toujours impressionnant de voir les passants nous regarder avec insistance et nous prendre en photos. On se dit alors que nous avons déjà un début d’impact si on a réussi à attirer l’attention des gens sur une situation dramatique. Puis notre action se poursuit avec un die in : on s’allonge parterre, non loin du parvis de notre Dame, pour représenter les morts de Lampedusa et des autres naufrages en méditerranée. L’action a fait son effet, c’est une réussite, et d’ailleurs, on ne peut s’empêcher d’exprimer notre satisfaction et notre enthousiasme par des applaudissements.

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De retour au siège il est déjà 21h, nous sommes exténués mais heureux de ce que nous avons accompli ensemble en ce premier jour du WEAJ.

1400156_10201337231485628_1165916705_oLe dimanche sera beaucoup moins chargé mais tout aussi inspirant, motivant et même émouvant. Nous commençons par une présentation de la commission « Education aux Droits Humains » qui donne envie d’intervenir à notre tour auprès d’autres jeunes, depuis le collège jusqu’à l’université, pour essayer de les sensibiliser aux problématiques des droits humains. Ensuite, on enchaîne sur l’utilisation des divers médias sociaux à des fins militantes. Enfin, après une présentation de la campagne de décembre « 10 jours pour signer », nous aurons le grand plaisir d’échanger avec un jeune vietnamien venu témoigner de la difficile lutte pour la liberté d’expression et pour la démocratie dans son pays. Un moment très fort et émouvant, qui rend notre combat tellement plus concrêt !

Ainsi s’achève le Week-end des Antennes Jeunes. Je repars encore plus fière de faire partie de ce mouvement et encore plus motivée et enthousiaste à l’idée de reprendre nos activités avec l’Antenne-Jeunes de Paris 13. Pour parler de mon expérience personnelle chez Amnesty, j’aimerais dire à quel point c’est enrichissant et épanouissant d’agir pour les droits humains, de se sentir utile mais également de se rendre compte à quel point cette expérience est formatrice sur le plan personnel et professionnel. Pour les timides, par exemple (et je sais de quoi je parle…), c’est extrêmement bénéfique ! Les compétences que l’on acquiert et le sentiment d’agir pour une juste cause rendent cette expérience réellement unique.

Léa Antoni, responsable de l’Antenne-Jeunes Amnesty à Paris 13

Un super week-end Amnesty à Solidays ! (Camille Hervé)

juillet 15, 2013

IMG_3287Les 28, 29 et 30 juin, les jeunes militants d’Amnesty International étaient au festival Solidays !

L’occasion de tenir un stand dans une autre ambiance et un week-end super  sympa !

Cette année, le thème du stand était celui des Printemps des Droits Humains : les expulsions forcées. Le grand espace qui nous était alloué dans le villages de associations était divisé en 3 parties : une table comme nous en avons l’habitude avec une pétition, celle sur les expulsions de Roms en Roumanie, et des goodies à distribuer, comme ses bracelets jaunes en silicone qui ont fait fureur. Nombre de festivaliers n’ont pas hésité à se coller un autocollant ou un tatouage avec le logo de la campagne « Expulsions, Stop ! ». Ensuite, une table était consacré à l’atelier de maisons-origamis à destination du Brésil, comme lors de notre dernière action à Paris 13. Enfin, une dernière partie proposait aux festivaliers de jouer à un jeu de casse-tête chinois géant, dans lequel le joueur devait reconstruire une maison le plus vite possible avec les triangles de différentes tailles. Pour plus de challenge, deux joueurs ou équipes pouvaient s’affronter, chacun sur un tangram, et les records étaient inscrits sur un tableau. Les participants recevaient en cadeau le même casse-tête en version miniature et magnétique.

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Ce fut une expérience positive en tout point. Le stand a attiré beaucoup de monde, et les festivaliers faisaient parfois la queue pour jouer au jeu de tangram. Pendant ces trois jours, je suis restée en grande partie à la table de la pétition, comme j’en ai l’habitude lors de nos actions à Paris 13. Concernant la pétition, nous avons récolté 719 signatures, auquel il faut ajouter plus de 250 maisons-origamis pour le Brésil. Le public n’était pas tellement différent de celui sur le campus de Paris 13. Cependant, il y avait un certain nombre de personnes qui étaient déjà sensibilisés à la cause d’Amnesty International, car membre, donateur ou militant dans une autre ONG.

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Au village associatif, il y avait des associations de lutte contre le sida, le racisme, la pauvreté et les discriminations, pour la défense des droits de l’homme, de l’environnement et organisations d’action sociale, sans oublier la prévention santé pour les jeunes et les associations et collectifs LGBT !

J’ai eu la grande chance de pouvoir rencontrer d’autres membres d’AJ venus de toute la France, ainsi que de discuter avec des militants d’autres associations.Ce fut aussi l’occasion de concilier deux de mes passions, la musique et la défense active des droits humains ! J’ai pu m’éclipser l’après-midi le temps d’un concert et rester voir les concerts du soir après la fermeture du village associatif. Je n’étais jamais venue à Solidays, et le festival m’a étonnée par le nombre d’activités proposées en dehors des concerts et la variété de stands. Côté musique, j’ai pu voir les concerts qui m’intéressaient le plus : Fidlar, La Femme, les Wombats, Bloc Party et Juveniles. J’ai pu également profiter des concerts qui se déroulaient sur la scène en face du village, avec Asaf Avidan et les Hives.

Je tiens à remercier au passage l’équipe qui s’est chargée de la coordination, de l’organisation du stand et du matériel : Rémi, Pascale, Lola, Marine et Laurie. J’ai vécu un super week-end en tant que bénévole, et si mon planning le permet, je n’hésiterai pas à réitérer l’expérience l’année prochaine !

Camille Hervé

Photos de Rémi Farge, crédit : RF/AI

Les jeunes d’Amnesty USA disent « Yes we can ! » (Récit de Cécile Coudriou)

mai 3, 2013

Un bus bondé roule vers Washington DC, au son des slogans entonnés par les jeunes activistes « Arms Trade Treaty yes we can ! » « President Obama, the time is now ! » Nous sommes à quelques jours de la fin de la conférence de l’ONU à New York et Amnesty International maintient la pression pour que le président Obama vote en faveur du Traité sur le commerce des armes.

Installée aux côtés de la coordinatrice jeunes d’AI USA, j’observe, tout en échangeant avec elle, l’équipe des « leaders »  bénévoles qui, sans qu’elle ait jamais à intervenir, se relaient au micro pour rappeler les dernières consignes et « chauffer » les jeunes militants.

P1030673Nous voilà arrivés devant la Maison Blanche, et l’événement commence par une procession : de militants portent en silence les pancartes jaunes avec les slogans d’Amnesty, ainsi que des cercueils noirs et des pierres tombales blanches rappelant les ravages causés par les armes. Puis, ils se mettent à crier les slogans avant de faire un « die-in » : la plupart reste à terre tandis que quelques uns montrent le sang sur leurs mains et d’autres leur visage éclaboussé de sang. Puis, après quelques prises de paroles sur un podium, dont celle de notre Secrétaire Général Salil Shetty et d’un représentant d’Oxfam, la procession reprend devant les grilles de la Maison Blanche mais cette fois en faisant un maximum de bruit, et en distribuant des tracts aux passants.

Au retour, dans le bus qui nous ramène à Tysons Corner pour le début de l’Assemblée Générale Annuelle, les yeux brillent d’enthousiasme mais aussi de fierté, car même si une quinzaine de militants plus âgés ont participé à cet événement, ce sont vraiment les jeunes qui l’ont porté et ont tout organisé. Cynthia, salariée en charge de la coordination jeunes, m’explique à quel point l’AGM est une occasion de mettre à l’honneur leur participation et leur sens des responsabilités.

P1030755_2Arrivée à l’hôtel Sheraton où va se tenir l’Assemblée, je n’en reviens pas de les voir si nombreux – 50 à 60 % des congressistes, me confirme Cynthia. Mais si cette proportion ne reflète pas la réelle démographie d’AI USA – la section est confrontée aux mêmes problèmes que bien des sections du Nord, à la fois une difficulté de renouvellement et de mélange des générations au sein de la base militante – elle révèle avant tout une volonté politique, soutenue par un budget conséquent (et le financement des déplacements par les écoles ou universités) et un programme susceptible de les attirer : outre l’événement à la Maison Blanche, les jeunes apprécient manifestement l’improvisation interactive de percussions qui ouvre l’AGM, puis le concert qui suit les discours d’ouverture, et enfin le moment convivial ou l’on peut se familiariser avec les questions internationales tout en dégustant des pâtisseries… Les jours suivants, ils seront nombreux à assister aux multiples tables rondes sur diverses thématiques droits humains, puis retourneront pleins d’enthousiasme à Washington pour une soirée « Slamnesty » dans un café célèbre pour ses « scènes ouvertes » à tout adepte du slam.

P1030749_2Lors du banquet du samedi midi, ce sont encore les jeunes qui seront à la fois à l’honneur et aux manettes pour l’ensemble du programme : discours – et avec quelle aisance ! – participation d’artistes de rue, séances de slam, remise d’un prix récompensant les qualités de leadership de l’un d’entre eux…

P1030762_2Qu’en est-il des débats sur les résolutions, et la vie démocratique interne ? D’une manière générale, et contrairement à ce qui se passe en France, ce n’est pas ce qui occupe une place centrale à l’AGM d’AI USA. Il n’en reste pas moins que certains jeunes militants y jouent un rôle très actif, et n’ont aucune difficulté à monter au créneau pour se faire entendre, notamment pour défendre la partie du plan stratégique à laquelle ils ont largement contribué…

Enfin, l’Assemblée Générale Annuelle se clôt sur un dernier événement dont l’organisation a été totalement prise en charge par les jeunes amnestiens. Cette fois, pleins feux sur l’activisme et non pas sur le créatif ou le festif. Il s’agit d’un panel de jeunes, pas forcément engagés aux côtés d’Amnesty mais dans des causes communes. La modératrice, Jordana Rosenfeld, présente et fait le lien entre chacun des intervenants, puis anime le débat avec une facilité et un professionnalisme presque déconcertants, compte tenu de son âge…

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Et quel panel ! Le neveu de Troy Davis, De’Jaun Davis-Correia, parle avec calme et détermination de son engagement contre la peine de mort et pour un meilleur système judiciaire ; Anna Aagenes raconte sa lutte contre l’homophobie dans le sport ave l’association qu’elle a créée ; Carlos Vargas, témoigne avec émotion du sort qui est fait aux migrants et à leurs enfants sans papier, et lance un appel au respect de leur dignité ; Colin Goddard, rescapé de la tuerie de Virgina Tech, explique son engagement dans le combat pour un contrôle des ventes d’armes dans son propre pays ; et enfin Nathalie Warne, partage avec fougue son expérience d’une mobilisation exemplaire en faveur des enfants-soldats. Le public est conquis, quelle source d’inspiration pour tous !

Outre la qualité des tables rondes, l’ambiance conviviale, les multiples d’échanges que j’ai pu avoir avec les congressistes, j’ai beaucoup apprécié la façon dont les jeunes sont mis à l’honneur, intégrés non seulement aux débats mais aussi à l’organisation même de moment si spécial dans la vie militante d’un amnestien. Quoi de mieux pour repartir dans sa région, son école ou sa fac, avec le baromètre de motivation et mobilisation au beau fixe ?

Victoire historique ! L’ONU adopte le traité sur le commerce des armes (Cécile Coudriou)

avril 4, 2013

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Mardi 2 avril 2013, les militants d’Amnesty International ne sont pas près d’oublier cette date historique, celle de l’adoption par les États membres des Nations unies d’un traité sur le commerce des armes (TCA) qui permettra d’interdire aux États de transférer des armes classiques dans d’autres pays lorsque celles-ci serviront à commettre ou à faciliter des génocides, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre.

48089_10151396737957572_500416183_n20 ans que cette idée d’un Traité avait été lancée par Amnesty et d’autres ONG, puis 10 ans de campagne mondiale « Contrôlez les armes » et enfin, malgré la décision cynique de la Corée du Nord, de l’Iran et de la Syrie – trois pays qui bafouent les droits humains et sont sous le coup de diverses sanctions des Nations unies – de bloquer l’adoption par consensus de ce traité, 154 États ont voté en sa faveur dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies.

Certes, le traité tel qu’il a adopté ne répond pas à toutes les exigences que nous avions essayé de porter, comme le dit Brian Wood, responsable du programme « Contrôle des armes et droits humains » à Amnesty :

« Comme toujours dans ce type de négociations, nous n’avons pas obtenu tout ce que nous voulions. Par exemple, les munitions ne sont pas intégralement incluses dans toutes les dispositions du traité. Toutefois, comme ce traité peut être amendé et contient beaucoup de règles fortes, il fournit une base solide sur laquelle il sera possible de bâtir un système international visant à limiter l’approvisionnement en armes des auteurs d’atrocités, en temps de guerre comme en temps de paix ».

On peut se réjouir que le champ d’application du traité couvre les principales catégories d’armes classiques, dont les armes légères et de petit calibre, qui ont un lien direct avec le nombre de victimes civiles.

Ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est que le combat est loin d’être achevé, car une fois adopté, un traité doit être signé puis surtout ratifié pour devenir contraignant et donc effectif. Il sera ouvert à signature et à ratification le 3 juin 2013 lors de l’Assemblée générale des Nations unies, et entrera en vigueur peu après avoir été ratifié par 50 États.

180999_10151297477977723_1957372220_nIl ne faut pas oublier non plus de dire MERCI ! Car cette victoire, même si elle n’est pas la dernière étape, n’aurait jamais été possible sans la mobilisation mondiale exemplaire de la société civile . C’est la preuve que lorsque des hommes et des femmes de bonne volonté rassemblent leur énergie ils peuvent réellement faire une différence. À tous ceux qui sont portés à croire que nous sommes de doux réveurs, des utopistes, j’ai envie de répondre que sans prétendre changer le monde, on peut essayer de l’améliorer et lutter de manière concrète et efficace contre des situations insupportables.

Une dernière note, plus personnelle : je ne suis pas près d’oublier non plus la mobilisation enthousiaste que j’ai eu le plaisir de partager avec les jeunes, en France avec l’Antenne-Jeunes de Paris 13, mais aussi aux USA, lorsqu’ai participé à l’événément devant la Maison Blanche. Je tiens donc à leur rendre hommage, avec cette vidéo :

Cécile Coudriou, Vice-présidente d’Amnesty International France

Concert Hip Hop pour (((Exiger la Dignité))) (article de Cécile Coudriou)

avril 21, 2010

On peut dire qu’on a fini en beauté ce temps fort qu’est le Printemps des Droits Humains pour tous les jeunes d’Amnesty ! Après une série d’événements et d’actions organisés dans diverses universités, on a pu déguster un cocktail d’enfer au Point Éphémère le 15 Avril, avec le concert de clôture  organisé  par l’association Hip Hop Citoyens au profit d’Amnesty International : Savant mélange de musique Hip Hop, Rap et Soul, d’ambiance de fête, et une bonne dose de militantisme, bien sûr… Premier ingrédient du succès, cette superbe affiche !

2ème ingrédient, avant le jour J du 15 Avril, promotion de l’événement sur Radio Générations (88.2), avec plusieurs émissions, accueillant les artistes qui avaient répondu à l’appel de Hip Hop Citoyens, mais aussi deux jeunes membres d’Amnesty International, Léa, responsable de l’Antenne-Jeunes de Sciences Po et Pauline, qui a sillonné le Burkina Faso à bord de la Caravane d’Amnesty  pendant cette campagne contre la mortalité maternelle. Voici un petit extrait de l’une de ces interviews, ici avec le groupe Milk Coffee & Sugar :

Au programme donc, 6 groupes ou artistes en solo pour un concert qui a attiré plus de 300 spectateurs, et nous a en plus permis de donner un sacré coup de projecteur  sur  Amnesty International, non seulement à ce public-là mais aussi à tous ceux qui fréquentaient le bar-resto du Point Éphémère, plein à craquer !

Dès la fin de l’après-midi, les jeunes militants, aidés par Rémi, responsable du service Jeunes, avaient installé un stand près de l’entrée, et ils sont aussi allés à la rencontre du public, vêtus de leurs dossards jaunes Amnesty et « armés » de pétitions et stylos : comme dans tous les événements précédents sur les campus, l’heure était à  la campagne mondiale (((Exigeons la Dignité))) et à la lutte contre la mortalité maternelle au Burkina Faso : grâce à ces jeunes, on a vu grandir notre pile de cartes-pétitions à envoyer au ministre de la santé burkinabé, et s’allonger notre liste de signatures pour notre nouvelle pétition, adressée au président du Burkina Faso cette fois.

20h30, place aux artistes et à Siaka, le « MC », qui n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler l’importance de notre combat et notre slogan « Vos signatures ont du pouvoir »… Des spots d’Amnesty ont également été diffusés pendant les intermèdes entre deux groupes, pour illustrer nos combats pour les droits humains. (Merci au stagiaire Vincent, pour la compilation de clips qu’il avait préparée 8) )

Voici  un diaporama  des temps forts de cette soirée, dans lequel, malheureusement, tous les artistes n’apparaissent pas, car la batterie de l’appareil photo a rendu l’âme avant la fin… Mais on y découvre quand même Rony, puis Milk Coffee & Sugar, suivis de Siaka le MC, et enfin Vicelow.  Avant les images du concert, on peut aussi voir celles de la rencontre et du repas avec les artistes, et des échanges entre les jeunes militants et le public.

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Avec le son, c’est mieux, n’est-ce pas ? Alors, pour avoir une idée de l’ambiance pendant ce concert, une petite vidéo du groupe Milk Coffee & Sugar :

BRAVO ! Oui, vraiment un cocktail d’enfer, dégusté avec bonheur, et ce n’est certainement pas la dernière fois qu’on vous le proposera… MERCI les artistes, MERCI Hip Hop Citoyens, et bien sûr MERCI à tous les militants et au public !

Spot Jeunes d’Amnesty

décembre 2, 2009

Des Jeunes au coeur de l’Histoire

décembre 2, 2009

● La défense de la cause de jeunes étudiants victimes de l’arbitraire est à l’origine de la naissance d’Amnesty International

Extrait du journal The Observer du 28 mai 1961

(Extrait du journal The Observer du 28 mai 1961 annonçant la création d’Amnesty International D.R.)
C’était il y a plus de quarante ans au Portugal sous la dictature de Salazar : le simple fait de porter un toast à la liberté allait coûter à ces jeunes étudiants sept ans d’emprisonnement. L’article  » Les prisonniers oubliés « , qui marque le lancement de l’Appel de 1961 pour une amnistie est l’acte fondateur d’AI. De nos jours encore, nombreux sont les jeunes, qui pour des raisons diverses, font l’objet de persécutions à travers le monde. Cette action a conduit à une prise de conscience collective et un engagement qui perdure et se perpétue de génération en génération. Il nous appartient, il t’appartient de la poursuivre aussi longtemps qu’existera l’arbitraire. Et pour cela, notre plume est notre arme de libération massive !

● Les jeunes en ligne de mire

Élèves, étudiants ou simples militants, les jeunes sont très souvent la cible privilégiée de ceux qui commettent des violations de droits humains : les exemples sont légions qui montrent l’engagement des jeunes en faveur de changements sociaux, engagements au cours desquels leurs droits sont mis à rude épreuve. Il nous revient encore à l’idée : la répression des jeunes chinois sur la place Tiananmen, l’emprisonnement de jeunes militants étudiants au Myanmar (ex-Birmanie), la détention, souvent au secret, voire la disparition d’étudiants leaders syndicaux ou politiques dans plusieurs pays africains, asiatiques et latino-américains. Notre action solidaire à leur endroit et à l’endroit de toutes les autres personnes victimes est nécessaire pour faire cesser l’arbitraire.
Etudiant chinois devant un char - juin 1989 - Pékin

(Jeune étudiant chinois faisant face à l’un des chars qui ont mené la répression à Pékin 4 juin 1989
© APGraphicsBank)

● La prise en compte des préoccupations et droits spécifiques aux jeunes dans les missions d’Amnesty International

Avec l’élargissement de la mission d’Amnesty International qui a conduit à l’inclusion des droits économiques sociaux et culturels, c’est davantage de droits qui sont traités : droit au logement, à un travail, à la santé, à la protection de l’environnement, etc.

Il est temps que nous nous engagions car il n’y a pas mieux que les jeunes eux-mêmes pour défendre leurs droits. Amnesty International est une organisation au sein de laquelle le dynamisme des jeunes peut se déployer de manière efficace. Il existe dans le monde des milliers de membres et de groupes jeunes d’AI, un réseau international des jeunes, des coordinations ou réseaux nationaux et régionaux. Elle tire sa force et son influence dans l’action de ses membres et sympathisants présents dans le monde, notamment les jeunes.

Quelques chiffres : sur plus de 2,2 millions de membres que compte Amnesty International, plus de la moitié sont des jeunes. Il existe plus de 7 500 groupes dans le monde dont des groupes de jeunes ou à majorité jeunes dans de nombreux pays.

● Du militantisme Jeunes au niveau national comme international

Amnesty International est présente dans plus de 150 pays du monde. Et dans chacun de ces pays se trouve une section, une structure de coordination ou un groupe. Au sein de ces entités, des jeunes en nombre de plus en plus croissant, s’engagent comme membres actifs ou sympathisants, créent des réseaux pour développer des échanges avec d’autres jeunes des structures et sections étrangères.

Les membres de l’antenne Jeunes de Marseille
© AISJ

Depuis 2003 une Assemblée Internationale des Jeunes se tient simultanément avec le Conseil International. Les deux premières Assemblées Internationales des Jeunes (AIJ) se sont tenues respectivement en 2003 et 2005 à Morelos au Mexique. Ces AIJ sont d’ailleurs les lieux d’échange et d’expression de la diversité des origines et des sensibilités.
Plus de la moitié des membres d’Amnesty international étant jeunes, elle s’est dotée d’une stratégie internationale Jeunes à l’élaboration de laquelle des derniers ont pris part via des consultations permanentes, afin de mieux comprendre et intégrer les besoins leurs spécifiques.

Par cette stratégie le mouvement s’est engagé à travailler par, pour et avec les jeunes, à leur donner l’opportunité de s’engager et d’accéder aux instances de prise de décision du mouvement.