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L’homophobie, si on parlait avec Amnesty à Paris 13 ?

février 19, 2018

Affiche Homophobie

L’antenne Jeunes d’Amnesty à Paris 13 s’est une nouvelle fois mobilisée à l’Université de Villetaneuse pour une action de sensibilisation. Cette fois-ci, ce sont les conséquences parfois dramatiques de l’homophobie que nous avons voulu mettre en avant.

Ainsi, le jeudi 2 février, les membres de l’antenne-jeunes ont mis en place plusieurs outils de communication et de sensibilisation sur le forum. En effet, nous avons habillé une partie du forum aux couleurs arc-en-ciel notamment avec une exposition d’Amnesty International illustrant les droits essentiels dont nombre de personnes sont encore privées. Par exemple, chacun a droit « à sa dignité et au libre développement de sa personnalité » (Article 22 DUDH), et « tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi » (Article 7). L’exposition rappelait également des cas de discrimination dans le monde en raison de l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Nous avons également cherché à interpeller de manière ludique les étudiants de Paris 13 au moyen d’un quizz : des questions telles que « dans quels pays l’homosexualité est-elle passible de la peine de mort ? » ou « dans quel pays existe-t-il une loi contre la propagande homosexuelle ? »ont été posées aux étudiants passant par le forum. Pour information, les réponses à la 1ère question sont : Iran, Mauritanie, Arabie Saoudite, Soudan, Yémen et  Émirats Arabes Unis ; et la réponse à la seconde est la Russie. De nombreux étudiants se sont pris au jeu et sont restés un bon moment avec nous afin d’échanger et débattre sur les réponses à ces questions parfois surprenantes. Il est vrai que l’on ne se rend pas toujours compte des difficultés, voire des dangers, auxquels est confrontée une personne homosexuelle ou trans dans certains pays.

Afin de se rendre un peu plus compte encore des préjugés et discriminations dans la vie quotidienne, nous proposions un atelier participatif où l’on demandait aux participants d’imaginer être témoin d’une scène homophobe et de nous expliquer comment il réagirait face à une telle situation. Le but de cette action était avant tout d’instaurer un dialogue, même si nos idées divergeaient parfois sur la question, et de pouvoir débattre et échanger avec un public qui n’est pas forcément acquis à la cause.

« Alors que vous êtes invité à une soirée jeux chez des amis, une des personnes présentes (que vous connaissez peu) fait une blague homophobe. Elle fait bien rire ses deux amis qui l’écoutent : Vous réagissez ou vous ne faites rien ? »

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Enfin, nous avons participé à un « jeu de positionnement » : le but était de répondre à la question : « Si un membre de ma famille annonce son mariage avec quelqu’un du même sexe, comment j’imagine mon degré d’acceptation ou d’inconfort ? ». Nous devions répondre en nous positionnant sur une ligne imaginaire dont une extrémité signifiait « Pas de problème » et l’autre « fort sentiment d’inconfort » et ensuite expliquer aux autres ce positionnement. Cela a permis selon nous une certaine introspection qui est toujours nécessaire lorsqu’il est question d’homophobie car en effet, nous avons tous des préjugés sans même nous en rendre compte parfois. Le plus important est donc d’en prendre conscience et d’essayer de remettre en cause ses représentations et ses a priori.

Au-delà de notre action de sensibilisation qui a vraiment été pour les membres de l’antenne-jeune une expérience riche et très instructive sur la manière dont les jeunes peuvent percevoir les questions liées à l’homophobie, nous proposions bien sûr un moyen d’agir : nous avons fait signer 2 pétitions, l’une concernant l’impunité au Bangladesh suite au meurtre d’un militant homosexuel, l’autre sur le combat d’une personne finlandaise contre les obstacles au changement d’identité de genre. Vous pouvez aussi les signer en ligne ci-dessous :

Nous espérons avoir interpellé et fait bouger des lignes. Ceci dit, le simple fait d’avoir réussi à engager un dialogue sur cette thématique, ce qui est loin d’être facile avec certains étudiants, a été une belle réussite pour nous. C’est une action dont nous nous souviendrons !

Léa Antoni.

« 10 Jours pour signer » avec Amnesty à Paris 13 : 6 situations de violations des droits

décembre 6, 2015
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Le 10 décembre, journée mondiale des droits de l’homme, Amnesty à Paris 13 mobilisera les étudiants de l’université autour de 6 des 10 situations de violations des droits mises en lumière dans  l’édition 2015 des « 10 Jours pour Signer ».
De 10 à 16h au forum de Villetaneuse, nous aurons 6 heures pour tenter de faire une différence sur 6 situations dans 6 pays différents où les droits tels qu’énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme sont bafoués.
Pétitions, tweets, messages et photos de soutien seront proposés au public pour manifester leur solidarité envers d’autres citoyens du monde qui en ont bien besoin !
 

ETATS-UNIS : Albert Woodfox, en prison à l’isolement depuis plus de 40 ans

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Cela fait plus de 40 ans qu’Albert Woodfox est détenu à l’isolement. En 1972, il a été condamné pour le meurtre d’un gardien de la prison d’Angola alors qu’aucun élément sérieux ne le reliait à ce meurtre. A trois reprises, sa condamnation a été annulée. En juin 2015, un juge fédéral a ordonné sa libération immédiate. Mais l’Etat de Louisiane a, comme chaque fois, contesté cette décision en justice. Albert Woodfox continue d’être détenu, à l’isolement.

RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, deux jeunes prisonniers d’opinion risquent la peine de mort

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Le 15 mars 2015, les forces de sécurité ont arrêté Fred Bauma et Yves Makwambala, activistes du mouvement de jeunesse citoyen Filimbi. Un temps détenus au secret, ils attendent désormais leur procès dans la prison de Kinshasa. Malgré l’absence de preuves, Fred et Yves encourent la peine de mort en cas de condamnation. Leur emprisonnement vise à faire taire un mouvement de jeunesse qui réclame des changements démocratiques dans le pays.

BURKINA FASO : Jeunes filles mariées de force

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 Maria* avait 13 ans quand elle a dû s’enfuir pour échapper à un mariage dont elle ne voulait pas. Elle a marché pendant trois jours, sur 169 km, avant de trouver un refuge pour jeunes filles. Elle a ainsi réussi à se soustraire à une pratique qui touche encore des milliers de fillettes et jeunes femmes. Au Burkina Faso, le mariage forcé et précoce est interdit mais reste prédominant. Plus de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leur majorité.
*le prénom à été modifié

MYANMAR (BIRMANIE) : Phyoe Phyoe Aung, syndicaliste étudiante, emprisonnée après avoir manifesté

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 Phyoe Phyoe Aung est la secrétaire générale d’un des syndicats étudiants les plus importants du Myanmar. Depuis le 10 mars 2015, elle est emprisonnée avec une centaine d’autres manifestants. Ils risquent jusqu’à 9 ans de prison pour leur participation à ce mouvement.

ARABIE SAOUDITE : Waleed Abu Al-Khair, 15 ans de prison pour avoir défendu les droits humains

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 Waleed Abu Al – Khair est un éminent avocat qui a défendu de nombreusesvictimes et militants des droits humains, dont Raïf Badawi. Son engagement lui vaut de purger actuellement une peine de 15 ans de prison, assortie de 15 ans d’interdiction de quitter le territoire. Il est le premier défenseur des droits humains à avoir été condamné en vertu d’une nouvelle loi antiterroriste saoudienne entrée en vigueur début 2014.

SYRIE : Rania Alabbasi et ses six enfants, arrêtés par les autorités syriennes, ils ont disparu depuis.

 

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Rania Alabbasi et ses six enfants ont été enlevés chez eux par des agents du gouvernement syrien en mars 2013. Malgré les requêtes de leurs proches, les autorités syriennes n’ont donné aucune information quant à leur sort, sur leur lieu de détention ou sur les raisons de leur arrestation. Les disparitions forcées sont une pratique courante du régime pour terroriser la population en Syrie.

 » Amnesty à Paris13  » contre la peine de mort

mars 14, 2014

Les préparatifs s’intensifient car la date de notre prochaine action approche à grands pas : Le 21 mars « Amnesty à Paris 13 » se mobilise contre la peine de mort :

Tout d’abord, entre midi et 14 heures au forum de Villetaneuse un « happening »  mettra en scène le combat d’Amnesty International contre la peine de mort mais chut, on n’en dit pas plus pour préserver l’effet de surprise… Notre objectif est d’interpeller les étudiants et personnels de l’université, de provoquer l’échange juste après la scène dont les personnes auront été témoins.

Au-delà de ce premier échange – qui sera filmé pour ceux qui accepteront de prêter leur image – l’idée est de les inviter à aller plus loin, en prenant le temps de regarder l’exposition qui sera installée au forum et en participant à la projection-débat sur le documentaire « Une Peine Infinie »  qui commencera à 14h en C 102 (UFR Communication) :

En 1985, Sean Sellers âgé de 16 ans, était condamné à la peine de mort pour avoir assassiné sa mère, son beau-père et un commerçant.  13 ans plus tard, malgré les nombreuses protestations internationales et le fait qu’il ait été déclaré mentalement déficient, il est exécuté en Oklahoma. Dix ans après, le réalisateur David André a retrouvé tous les protagonistes de l’affaire et offre un éclairage inédit sur la peine de mort aux Etats-Unis (particulièrement sur les familles de victimes).

Affiche Peine de mort

Alors, quelle que soit votre opinion actuelle sur ce thème de la peine de mort, n’hésitez pas à venir débattre avec nous, et venez découvrir les actions qu’Amnesty International mène pour l’abolition de la peine de mort.

Voici le lien vers l’événement que nous avons créé sur Facebook :

https://www.facebook.com/events/673201866050040/?ref_dashboard_filter=upcoming

Et voici une première vidéo dans laquelle chacun explique « Pourquoi je suis contre la peine de mort » :

Marathon des signatures 2010 : de l’université Paris 13 à l’universalité des droits humains

décembre 14, 2010

Prêts pour le départ ?

Première étape : en ligne ! Le Marathon des Signatures a été lancé dès le 4 décembre sur le site : http://www.marathondessignatures.com/

À Paris 13, pour contribuer à faire connaître cet événement annuel mondial d’Amnesty International, les salles informatiques de l’UFR Communication et celles de l’IUT voisin avaient été préparées pour l’occasion : affiches, fonds d’écran et dépliants invitaient tous les utilisateurs de la salle à participer.

Les « marathoniens virtuels » étaient donc en première ligne quelques jours avant le Marathon « live », programmé pour prendre le relais le 10 décembre, date symbolique marquant le 62ème anniversaire de la DUDH, Déclaration Universelle des droits de l’Homme.


11 heures
, toute l’équipe – membres de l’Antenne-Jeunes, 3 membres du groupe local (de Montmorency) auquel elle est affiliée, et bien sûr les étudiants du Master de Communication qui ont porté ce projet – s’est retrouvée au Forum du campus pour préparer le stand : affiches, panneaux, « AJ ! », le journal des jeunes d’Amnesty, pétitions et stylos… On répète une dernière fois les infos sur nos 4 cas et les arguments pour faire signer, avant de tous se mettre  sur la ligne de départ et se préparer à passer le témoin au plus grand nombre possible de marathoniens…

Près du stand, Isabelle Villanova, artiste peintre et membre d’Amnesty a installé la toile qu’elle a réalisée spécialement pour l’occasion, représentant une planisphère traversée par une route sur laquelle chacun est invité à apposer sa signature après avoir signé les pétitions : Départ, Université Paris 13, Arrivée, Universalité des Droits Humains !

Nos invités d’honneur viennent justement d’arriver : Amin El Khiari, défenseur des droits humains au Maroc – venu apporter un témoignage sur son combat et celui de son frère, actuellement emprisonné au Maroc – et pas moins d’une dizaine de personnes venues spécialement du siège d’Amnesty France, dont Geneviève Garrigos, la présidente. Tout comme les étudiants, ils vont contribuer à poursuivre ce chemin de signatures :

À midi, les artistes entrent en scène et le spectacle peut commencer : en première partie, une troupe de jeunes lycéens « Boycott Crew » met l’ambiance avec une chorégraphie hip hop renversante !

Puis les étudiants montent sur la scène et Charlotte fait un discours plein de dynamisme et de conviction pour présenter l’événement, nos objectifs, et bien sûr remercier tous ceux qui ont mis leur art au service des droits humains :

Elle introduit le concert de MILK COFFEE & SUGAR, duo métissé de poètes urbains engagés qui nous offrent un mélange de rap, slam et jazz.

Gaël Faye

et Edgar Sekloka nous invitent à signer et nous engager pour la cause des droits humains, et le public, conquis, boit leurs paroles sans modération !


À 13h à l’issue du concert, Amin El Khiari rejoint à son tour la scène pour répondre aux questions de Cécile Coudriou (enseignante à l’UFR Communication et membre du Bureau Exécutif d’Amnesty France). Très ému, il nous livre son témoignage sur la situation de son frère Chekib, emprisonné au Maroc pour avoir voulu dénoncer la corruption et plus particulièrement l’implication de hauts responsables de l’État dans un vaste trafic de drogue. Il explique l’impact qu’a déjà eu la mobilisation militante sur les conditions de détention de son frère et son espoir de le voir enfin libéré sans condition.

Le Marathon des signatures continue de battre son plein jusqu’à la reprise des cours à 14h :

Et lorsque finalement, le chemin s’achève, couvert de signatures, on en compte 695 sur nos 4 pétitions ! (Maroc : 210; Colombie ; 180 ; Soudan : 157; Iran : 148)

Avant de nous quitter, faisons une dernière fois ce voyage en images…

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