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J-1 pour les « 10 Jours pour Signer » d’Amnesty à Paris 13

décembre 8, 2015

 

ÇA Y EST, ON EST FIN PRÊTS !

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On s’est donné à fond pour la préparation de l’édition 2015 des « 10 Jours pour signer », malgré le fait que plus de la moitié de nos « troupes » d’étudiants ont été réquisitionnées pour la Cop21 ou une journée sur les Réfugiés… Heureusement, nous avons été plutôt boostés par ce défi de faire aussi bien que les années précédentes même avec moins de monde, et puis par ailleurs, le fait d’avoir enfin notre local à Paris 13 ! Ces 15 derniers jours, dans la bonne humeur comme toujours, comme le montre cette galerie de photo, nous nous sommes appropriés les différentes situations sur lesquelles nous allons sensibiliser et mobiliser le public, et nous avons concocté le programme suivant, pour un événement que nous voulons festif et militant, ce jeudi 10 décembre entre 10h et 16h  :

Le stand information et pétition aux couleurs d’Amnesty :

Notre stand sera installé au forum du campus de Villetaneuse, et nous proposerons nos 6 pétitions de soutien à des personnes dont les droits sont bafoués dans 6 pays différents : USA, Arabie Saoudite, Syrie, République Démocratique du Congo, Burkina Faso et Myanmar. https://amnestyparis13.wordpress.com/2015/12/06/10-jours-pour-signer-avec-amnesty-a-paris-13-6-situations-de-violations-des-droits/

Diversification des propositions d’action :

En plus de ces pétitions papier, nous offrirons également au public la possibilité de s’installer à notre ordinateur pour envoyer des tweets ou des messages Facebook aux autorités, ainsi que des messages de soutien aux personnes qui sont victimes de violations. Ces messages seront symboliquement postés depuis Paris 13, dans notre boîte au lettres Amnesty. Enfin, comme l’an passé, l’agence BETC a créé pour Amnesty une applicaiton smartphone qui permet de signer en ligne et de prendre en photo son regard avec ce slogan : « Ne fermons pas les yeux sur les violations des droits humains. » Ces regards formeront une mosaïque sur le site dédié 10 Jours pour signer.

Une scène !

Entre les épisodes musicaux et les spots radio enregistrés par Sophia Aram pour promouvoir les « 10 Jours pour Signer », nous monterons sur cette scène pour jouer une saynète qui met en lumière les 6 situations de violations en les opposant aux articles de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, au nom desquels nous dénonçons ces situations. Cela tombe bien, ce sera la date anniversaire de l’adoption de ce texte à l’ONU, puisque c’était le 10 décembre 1948…

Un espace de convivialité

Rien de tel pour attirer plus de monde que de miser sur la convivialité ! Boissons et gâteaux seront donc offerts et notre objectif est d’accueillir au mieux tous ceux qui viendront vers nous, au-delà de la signature de pétition, de prendre le temps de créer véritablement des liens.

ALORS, TOUS AU FORUM ENTRE 10H ET 16H CE JEUDI 10 DÉCEMBRE, MONTRONS NOTRE SOLIDARITÉ ENVERS DES PERSONNES QUI EN ONT BIEN BESOIN !

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« 10 Jours pour signer » avec Amnesty à Paris 13 : 6 situations de violations des droits

décembre 6, 2015
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Le 10 décembre, journée mondiale des droits de l’homme, Amnesty à Paris 13 mobilisera les étudiants de l’université autour de 6 des 10 situations de violations des droits mises en lumière dans  l’édition 2015 des « 10 Jours pour Signer ».
De 10 à 16h au forum de Villetaneuse, nous aurons 6 heures pour tenter de faire une différence sur 6 situations dans 6 pays différents où les droits tels qu’énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme sont bafoués.
Pétitions, tweets, messages et photos de soutien seront proposés au public pour manifester leur solidarité envers d’autres citoyens du monde qui en ont bien besoin !
 

ETATS-UNIS : Albert Woodfox, en prison à l’isolement depuis plus de 40 ans

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Cela fait plus de 40 ans qu’Albert Woodfox est détenu à l’isolement. En 1972, il a été condamné pour le meurtre d’un gardien de la prison d’Angola alors qu’aucun élément sérieux ne le reliait à ce meurtre. A trois reprises, sa condamnation a été annulée. En juin 2015, un juge fédéral a ordonné sa libération immédiate. Mais l’Etat de Louisiane a, comme chaque fois, contesté cette décision en justice. Albert Woodfox continue d’être détenu, à l’isolement.

RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, deux jeunes prisonniers d’opinion risquent la peine de mort

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Le 15 mars 2015, les forces de sécurité ont arrêté Fred Bauma et Yves Makwambala, activistes du mouvement de jeunesse citoyen Filimbi. Un temps détenus au secret, ils attendent désormais leur procès dans la prison de Kinshasa. Malgré l’absence de preuves, Fred et Yves encourent la peine de mort en cas de condamnation. Leur emprisonnement vise à faire taire un mouvement de jeunesse qui réclame des changements démocratiques dans le pays.

BURKINA FASO : Jeunes filles mariées de force

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 Maria* avait 13 ans quand elle a dû s’enfuir pour échapper à un mariage dont elle ne voulait pas. Elle a marché pendant trois jours, sur 169 km, avant de trouver un refuge pour jeunes filles. Elle a ainsi réussi à se soustraire à une pratique qui touche encore des milliers de fillettes et jeunes femmes. Au Burkina Faso, le mariage forcé et précoce est interdit mais reste prédominant. Plus de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leur majorité.
*le prénom à été modifié

MYANMAR (BIRMANIE) : Phyoe Phyoe Aung, syndicaliste étudiante, emprisonnée après avoir manifesté

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 Phyoe Phyoe Aung est la secrétaire générale d’un des syndicats étudiants les plus importants du Myanmar. Depuis le 10 mars 2015, elle est emprisonnée avec une centaine d’autres manifestants. Ils risquent jusqu’à 9 ans de prison pour leur participation à ce mouvement.

ARABIE SAOUDITE : Waleed Abu Al-Khair, 15 ans de prison pour avoir défendu les droits humains

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 Waleed Abu Al – Khair est un éminent avocat qui a défendu de nombreusesvictimes et militants des droits humains, dont Raïf Badawi. Son engagement lui vaut de purger actuellement une peine de 15 ans de prison, assortie de 15 ans d’interdiction de quitter le territoire. Il est le premier défenseur des droits humains à avoir été condamné en vertu d’une nouvelle loi antiterroriste saoudienne entrée en vigueur début 2014.

SYRIE : Rania Alabbasi et ses six enfants, arrêtés par les autorités syriennes, ils ont disparu depuis.

 

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Rania Alabbasi et ses six enfants ont été enlevés chez eux par des agents du gouvernement syrien en mars 2013. Malgré les requêtes de leurs proches, les autorités syriennes n’ont donné aucune information quant à leur sort, sur leur lieu de détention ou sur les raisons de leur arrestation. Les disparitions forcées sont une pratique courante du régime pour terroriser la population en Syrie.

Radio Campus Paris consacre sa Matinale aux « 10 jours pour signer » d’Amnesty International

décembre 13, 2014

250146_1948330340790_1018502895_2097954_3860397_nLe 9 décembre, Cécile Coudriou, enseignante à l’Université Paris 13 et ancienne vice-présidente d’Amnesty International France répondait aux questions de Radio Campus Paris sur les « 10 jours pour signer » :

En quoi consiste cette opération, comment sont choisies les 12 situations emblématiques qu’elle met en lumière, pourquoi ce concept « Votre regard est une arme », à quoi cela sert de signer, quel est l’impact de cette action ?

Retrouvez cette émission ici :

http://www.radiocampusparis.org/?powerpress_embed=114665-podcast&powerpress_player=mediaelement-audio

http://www.radiocampusparis.org/2014/12/la-matinale-du-081214-10-jours-pour-signer-et-radio-nocturne/

Amnesty International au Festival d’Avignon

juillet 13, 2014

feat-le-festival-d-avignon-2014-devoile-son-pLe Festival d’Avignon a toujours été, en complément d’une programmation théâtrale extrêmement riche et inventive, un lieu de débats et de confrontation d’idées en tout genre. Pour cette 68ème édition, le nouveau directeur Olivier Py a montré son attachement à cette idée, en lançant une initiative très stimulante, « Les Ateliers de la pensée ». Il s’agit d’un rendez-vous quotidien avec le public pour une série de tables-rondes, pas uniquement sur le théâtre et l’art mais sur des thèmes très divers.

Amnesty International, représentée par sa vice-présidente (sortante) Cécile Coudriou, a pu participer  à l’un de ces débats le 8 juillet sur le thème : « le devoir moral de désobéissance existe ». Animée par le journaliste Xavier de la Porte, de France Culture, cette table ronde réunissait deux autres participants : Florence Hartmann, auteur d’un récent ouvrage « Lanceurs d’alerte, les mauvaises consciences de nos démocraties » (édition Don Quichotte) et l’avocat William Bourdon, qui a publié un « Petit Manuel de désobéissance Citoyenne » (Lattès).

Le débat s’est tout naturellement focalisé rapidement sur l’une des formes les plus récentes et les plus médiatisées de la désobéissance, les lanceurs d’alerte, en particulier le cas d’Edward Snowden et avant lui celui du soldat Manning avec Wikileaks. Cela a donc été l’occasion d’expliquer la position d’Amnesty International sur cette question et notre action en faveur des lanceurs d’alerte. Mais c’était aussi une formidable opportunité pour parler à ce large public de notre soutien – depuis plus de 50 ans maintenant – aux premiers « désobéisseurs », les prisonniers d’opinion et les défenseurs des droits humains et d’expliquer notre défense la désobéissance, selon sa motivation, les moyens utilisés et ses conséquences.

Amnesty International est certes un mouvement légaliste, basé sur l’exigence de respect de la Déclaration Universelle des droits de l’homme et du droit international, ses modes d’action s’inscrivent dans le cadre de la loi, et n’inclut pas de recours à la violence ni de discours la prônant. Pourtant, c’est bien le devoir moral de désobéissance qui fonde ce mouvement, dès lors qu’il est motivé par l’urgence de dénoncer et d’essayer de faire cesser les violations des droits humains. Que ce soit dans les régimes les plus répressifs ou dans les régimes démocratiques comme aux USA ou au Royaume-Uni, ce ne sont finalement pas ceux que l’on croit qui désobéissent, si l’on place au-dessus de tout le devoir d' »obéir » ou en tous cas de respecter les principes énoncés dans la Déclaration des droits de l’homme. Si vous souhaitez aller plus loin, cliquez ci-dessous sur le lien vers la vidéo de cette table-ronde.

http://www.theatre-video.net/video/Ateliers-de-la-pensee-Le-devoir-moral-de-desobeissance-existe-68e-Festival-d-Avignon

Vidéo clip du Marathon des signatures 2011 à Paris 13

décembre 27, 2011

Marathon des signatures 2011, en 3 étapes à Paris 13

décembre 19, 2011

Quoi de neuf dans l’édition 2011 du Marathon des signatures, l’un des nos rendez-vous annuels avec Amnesty International à Paris 13  ?  3 étapes au lieu de 2 cette année, et un autre type de renfort pour les membres de l’Antenne-Jeunes : les étudiants du Master Coopération Internationale et ONG de l’UFR Droit, tout aussi motivés pour contribuer sur le fond que sur la mise en scène…

Mais commençons par notre PREMIÈRE ÉTAPE, le lancement dès le 3 décembre, du Marathon en ligne sur le site, dédié « marathondessignatures.com ».

Pour cela, les membres de l’Antenne-Jeunes ont largement distribué partout sur le campus la « cart’com »  invitant à signer sur le site. Ils ont également décoré la salle informatique de l’UFR Communication aux couleurs du Marathon, pour faire découvrir le site sur place, tout en annonçant les deux étapes suivantes…

Difficile de mesurer l’impact de cette opération, même si on sait qu’elle aura forcément contribué à la visibilité du Marathon des signatures : combien auront signé sur le site, combien auront au moins appris l’existence du Marathon, combien enfin auront tout simplement découvert l’action d’Amnesty international et auront eu envie de venir suivre les autre étapes grâce à la première ?

DEUXIÈME ÉTAPE, L’ÉVÉNEMENT MARATHON DES SIGNATURES LUI-MÊME :

Quelle équipe ce 8 décembre,  pour la « course aux signatures » au forum de Paris 13 !… Certains restent au stand pour y donner des infos ou commenter l’expo, d’autres se déploient dans le forum et aux alentours pour aller vers les gens, les faire signer mais aussi les inviter à venir assister à notre petite mise en scène…

À midi trente, puis de nouveau à 13h,  nous interprétons la saynette que nous avons préparée avec soin. Le dispositif est à la fois très simple et  très symbolique d’Amnesty International : sur une scène décorée de nos célèbres bougies et de lanternes portant l’effigie des 5 cas que nous avions retenus,  5 personnes sont enfermées dans un périmètre délimité par un ruban jaune comme sur une scène de crime. Pour mieux incarner ces « personnes en danger », ils portent un masque blanc et tiennent devant eux un panneau avec le visage de leur « personnage ». À l’extérieur de cette zone, se tiennent des « marathoniens » d’Amnesty avec leur dossard jaune.  Après une brève introduction à la raison d’être d’Amnesty International, le texte alterne extraits de la Déclaration universelle des droits de l’homme correspondant à la violation du droit subie par l’une des « personnes en danger », la présentation de son cas par cette personne elle-même, et enfin, un appel à l’action lancé par l’un des militants. À la fin de la scène, le ruban est coupé et les prisonniers sont ainsi libérés.

TROISIÈME ÉTAPE : autour du thème « RUSSIE ET DROITS HUMAINS », rencontre avec une jeune femme tchétchène (dont le nom est tû ici à sa demande) venue nous parler de son activité militante au sein de l’ONG « Mémorial » pour combattre les terribles violations que subit son peuple : atteintes à la liberté d’expression, harcèlement,  enlèvement, torture et assassinat des défenseurs des droits.

À l’heure de la pause déjeuner (et malheureusement en pleine période d’examens un 13 décembre…) c’est tout de même un peu plus d’une trentaine de personnes, étudiants et membres du personnel, qui vient l’écouter mais aussi lui poser des questions en toute simplicité. Ce format plus intime – une rencontre plutôt qu’une conférence – a finalement fair ressortir l’intensité d’un tel moment : se retrouver face à une personne dont le combat pour les droits humains représente tellement plus de risques que pour nous, et qui pourtant fait preuve de tant de détermination et de calme est toujours une sacrée leçon d’humilité et une source d’inspiration irremplaçable.

LE MARATHON SE CLÔT sur des impressions très fortes, de beaux souvenirs qui auront soudé l’équipe, et puis surtout, des résultats très concrets : 1757 signatures récoltées sur pétition papier (Mexique : 453 ; Corée du Nord : 390 ; Nigéria : 309 : Russie : 306 ; Iran : 299), et quelques nouveaux contacts pour étoffer notre équipe de l’Antenne-Jeunes. Un grand merci à tous les Marathoniens, et en attendant de découvrir le vidéo-clip de notre événenemt, voici un lien vers le diaporama flickr de toutes nos photos souvenirs.

http://www.flickr.com/photos/cc75/sets/72157628355117387/show/

Campagne « Exigeons la Dignité » à Paris 13 :

avril 6, 2011

Le projet : Depuis la fin de l’année dernière il était prévu que l’action à Paris 13 pour le Printemps des Droits Humains 2011 (PDH pour les intimes…) soit consacrée à l’organisation d’un double événement autour de la campagne « Exigeons la Dignité » : d’une part, dans le cadre d’un nouveau cycle de conférences ouvertes proposé par le Service Formation d’Amnesty France,  l’Antenne-jeunes de Paris 13  s’était portée volontaire pour participer à cette action de sensibilisation du grand public : une conférence-débat serait donc animée par le responsable de la campagne « Dignité », Yves Prigent, le jeudi 24 mars entre midi et deux, dans un amphi du campus.

D’autre part une exposition de photographies intitulée « Dignité » voyageait depuis déjà plusieurs mois à travers la France, version itinérante du magnifique projet du collectif « l’Oeil Public ». Les cinq photographes de ce collectif ont accepté de partir en reportage pour Amnesty chacun dans une région différente du monde. L’objectif était de témoigner de la façon dont les violations des droits humains aggravent et perpétuent la pauvreté, mais aussi de donner un visage à tous ceux qui ne demandent que le respect auquel tout être humain a droit. Cette expo ne pouvait pas ne pas faire étape à Paris 13, et le café-expo fut donc réservé pour la période du 21 au 30 mars.

Les préparatifs :

Dès le 15 mars, l’Antenne-Jeunes de Paris 13 lance une campagne de com’ pour assurer une visibilité maximale à notre double événement. Les murs de Paris 13 se couvrent de notre affiche, des distributions de tracts sont organisées à divers endroits stratégiques du campus. Pour compléter ces outils papier, un affichage numérique sur l’écran du forum, le message avec visuel sur les sites internet et intranet de l’université, et enfin un message d’invitation envoyé par mail à l’ensemble des étudiants et des personnels.

Négociations ! Malgré toute cette campagne de com’ et sa gamme d’outils, il ne s’agissait pas de pêcher par excès d’optimisme pour autant ! On connaît tous la difficulté d’attirer un public à une conférence à l’heure du déjeuner, lorsque la semaine entière est déjà consacrée à des cours, il fallait donc accompagner cette campagne de prise de contacts plus personnalisés pour tenter d’engager des gens à participer à notre événement. C’est pourquoi Cécile Coudriou a également démarché auprès de ses collègues, notamment ceux qui étaient déjà sensibles à la cause et susceptibles d’inciter  leurs étudiants à assister à la conférence, voire de les y accompagner.

Visites guidées :

Elle a également proposé des visites guidées de l’exposition à des étudiants et des membres du personnel, ce qui a permis de répondre plus précisément à des questions concernant la démarche d’Amnesty International et celle des photographes. Il faut dire que cette expo est un formidable support pour faire comprendre l’élargissement de notre mission à l’ensemble des droits énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et notre combat contre différentes violations de droits fondamentaux comme celui à la santé, au logement, à l’éducation ou encore à celui de vivre dans un environnement sain.

L’exposition se divise en 5 sections :

– Egypte, les oubliés du Caire (Philippe Brouault)

– Inde : la guerre des terres dans l’état de l’Orissa (Johann Rousselot)

– Macédoine : la discrimination des Roms (Jean-François Joly)

-Mexique : violences dans la Montana (Guillaume Herbaut)

– Nigéria : les délogés de Lagos (Michael Zumstein)

La conférence-débat :


Tout d’abord elle fut un succès au-delà de nos espérances en termes de public : presque 100 personnes se sont déplacées ! D’autre part, elle n’a jamais aussi bien porté son nom : en effet,  on sait que le défi est de ne pas faire apparaître cet événement comme « un cours magistral de plus », et Yves Prigent a su relever ce défi en privilégiant véritablement l’échange et l’interactivité. Sachant que le public ne serait pas forcément très averti, nous avions prévu le déroulé suivant avant la conférence elle-même : on a commencé par plonger dans le noir l’amphi pour diffuser le spot « Projection », (réalisé pour les 50 ans d’Amnesty) histoire de mettre l’auditoire dans l’ambiance, car c’est un spot particulièrement intense ; puis l’Antenne-Jeunes est montée à la tribune. Charlotte (déjà sur scène pour introduire le Marathon des signatures en décembre 2010) était chargée de résumer en quelques minutes ce qu’est Amnesty, son logo, sa mission;  enfin, Soucithra a expliqué en quoi consiste une Antenne-Jeunes avant de laisser la parole à Yves. Celui-ci a fait une présentation suffisamment synthétique de la campagne « Dignité » et de ses enjeux  pour laisser au public près de 3/4 d’heure pour poser des questions . Fort heureusement, car elles ont littéralement fusé, permettant d’aborder toute sortes de sujets : la dignité bien sûr, mais aussi les moyens de pression sur les états, les entreprises, les institutions telles que le FMI, l’importance de l’indépendance financière, le militantisme de terrain caractéristique d’Amnesty et bien d’autres encore…

Pendant la conférence, on a distribué des brochures présentant la campagne et des exemplaires de la DUDH (déclaration universelle des droits de l’Homme). On a également fait circuler deux documents : l’un pour recueillir les coordonnées des personnes souhaitant à l’avenir être informées de nos actions et éventuellement y participer, ainsi que la pétition « Donnez aux droits force de loi » : l’objectif est de demander au président Sarkozy de faire en sorte que la France ratifie le Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). Ce protocole crée un nouveau mécanisme international donnant aux personnes lésées qui n’ont pas pu obtenir un recours au niveau national la possibilité d’obtenir justice au niveau international (via les Nations unies). Mais il doit être ratifié par les gouvernements pour devenir contraignant d’un point de vue légal.

Résultats concrets de notre opération, au-delà de l’objectif premier de sensibilisation : nous avons recueilli 82 signatures pour la pétition PIDESC et les cordonnées de 18 personnes. Le public n’est pas reparti les mains vides non plus, car l’événement s’est conclu par une distribution de « goodies », bracelets Dignité, stylos 50e et de calendriers 2010 invendus.

Voici pour conclure un diaporama qui vous fera découvrir en images à la fois les préparatifs, les visites de l’expo et la conférence-débat, et vous convaincra de ne pas rater un tel événement la prochaine fois !…

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Que sont les DESC, droits économiques, sociaux et culturels ?

février 28, 2010

Il y a soixante ans, la Déclaration universelle des droits de l’homme proclamait qu’un large éventail de droits humains s’appliquait à tous les êtres humains, sans exception. Ils comprennent non seulement la liberté d’expression, le droit de ne pas subir des tortures et des mauvais traitements, mais également les droits à l’éducation, à un logement adéquat, ainsi que d’autres droits économiques, sociaux et culturels.

Les droits économiques, sociaux et culturels forment un vaste ensemble de droits garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et par d’autres traités régionaux et internationaux légalement contraignants. Pratiquement chaque pays du monde est partie à un traité contraignant qui garantit ces droits. Ces derniers comprennent :

  • les droits du travail, notamment des conditions d’emploi équitables, la protection contre le travail forcé ou obligatoire, ainsi que la possibilité de se syndiquer ou de former des syndicats ;
  • le droit à l’éducation, et notamment à une éducation primaire gratuite et obligatoire. L’éducation doit en outre être suffisamment disponible, accessible, acceptable et adaptée aux personnes concernées ;
  • les droits culturels des minorités et des peuples autochtones ;
  • le droit à la santé, qui est le droit au meilleur état de santé physique et mentale possible, et qui implique que l’individu dispose de conditions de vie saines et ait accès à des soins de santé satisfaisants ;
  • le droit à un logement adéquat, y compris la sécurité légale de l’occupation et la protection contre les expulsions forcées ; le logement doit en outre être abordable, habitable, correctement situé et acceptable ;
  • le droit à une nourriture suffisante, qui signifie notamment ne plus souffrir de la faim et avoir accès ou pouvoir accéder à une alimentation adéquate d’un point de vue quantitatif et qualitatif ;
  • le droit à l’eau, qui couvre, entre autres, la possibilité d’accéder (physiquement et économiquement) à une eau salubre en quantité suffisante, ainsi qu’à des dispositifs d’assainissement adéquats.

Qui est responsable ?

Les États – les gouvernements nationaux – assument la principale responsabilité en matière de réalisation des droits humains. Les gouvernements doivent respecter les droits des populations – ils ne doivent pas les enfreindre. Ils doivent protéger les droits des population – en veillant à ce que d’autres personnes ou entités ne bafouent pas ces droits. Finalement, ils doivent réaliser ces droits, c’est-à-dire en faire une réalité dans la pratique.

Les ressources à la disposition des différents gouvernements sont très variables. Le droit international admet que la pleine réalisation des droits économiques, sociaux et culturels ne puisse être obtenue que progressivement, avec le temps. Toutefois, les gouvernements ont pour obligation immédiate de respecter et de protéger ces droits, ainsi que de garantir l’absence de toute discrimination. L’insuffisance de ressources n’est pas une excuse.

Même si les gouvernements peuvent avoir besoin de temps pour faire des droits économiques, sociaux et culturels une réalité, cela ne signifie pas qu’ils ne doivent pas agir. Ils doivent prendre des mesures en vue de la concrétisation de ces droits. Ils doivent s’acquitter en priorité de leurs « obligations fondamentales minimales », c’est–à-dire satisfaire l’essentiel de chacun de ces droits. Ainsi, pour ce qui touche au droit à l’éducation, une obligation fondamentale vise la mise en place d’une éducation primaire gratuite.

Les gouvernements ne doivent exercer aucune discrimination, que ce soit dans la législation, la politique ou la pratique. Ils doivent également donner la priorité aux catégories de population les plus vulnérables lorsqu’ils allouent des ressources.

Par ailleurs, quand ils agissent en-dehors de leurs frontières, les États ont pour obligation de respecter, protéger et réaliser les droits économiques, sociaux et culturels. Ces obligations s’étendent aux actions qu’ils entreprennent par le biais d’organisations intergouvernementales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Comme l’indique la Déclaration universelle des droits de l’homme, « tous les organes de la société » ont des responsabilités en matière de droits humains. À l’échelle mondiale, les entreprises ont un rôle toujours plus important en matière de réalisation ou, au contraire, de déni des droits humains. Amnesty International s’est engagée à souligner la responsabilité des entreprises dont les actions portent atteinte à ces droits.

Malgré les garanties internationales concernant ces droits, on constate les faits suivants :

  • Dans le monde, 923 millions de personnes souffrent chroniquement de la faim. La faim résulte souvent de violations des droits humains, ainsi qu’Amnesty International l’a montré pour la Corée du Nord, le Zimbabwe et d’autres pays. La crise alimentaire mondiale actuelle, qui a été entretenue par diverses violations des droits humains, a plongé 75 autres millions de personnes dans un état de malnutrition chronique.
  • Plus d’un milliard de personnes vivent dans des bidonvilles ou des abris de fortune. Un citadin sur trois vit dans des logements inadéquats n’ayant que peu ou pas d’installations essentielles. La situation de ces personnes est aggravée par des vagues mondiales d’expulsions forcées.
  • Toutes les minutes, une femme meurt à cause de difficultés survenues pendant la grossesse. Pour chaque femme qui meurt ainsi, une vingtaine d’autres souffrent de graves problèmes liés à la maternité.
  • Plus de 100 millions d’enfants (plus de la moitié sont des filles) n’ont pas accès à l’éducation primaire.

Album souvenir du Marathon des Lettres à Paris 13

décembre 13, 2009

Et voilà, le Marathon des Lettres s’est achevé, mais voici quelques photos, pour raconter en images comment cet événement s’est déroulé :

Dès le mardi, on avait commencé à habiller les salles de la plate-forme informatique aux couleurs d’Amnesty, avec nos affiches, les tapis de souris et les fonds d’écran spécial Marathon. Mention spéciale au reponsable de cette plate-forme, Malek Berri, qui a si gentiment apporté sa contribution !

Un enseignant très sympa a accepté de nous laisser faire une petite intervention pour expliquer l' »opération Marathon », et puis aussi photographier les étudiants en train de signer directement en ligne sur le site dédié.

Les étudiants ont d’ailleurs très bien réagi, ils connaissaient déjà Amnesty International, mais pas le Marathon des Lettres. Ils ont tous accepté de le découvrir avec nous et de signer en ligne. Nous espérons qu’à l’avenir, ils participeront d’eux-mêmes régulièrement aux actions de notre mouvement…

Nous voici sous le forum le jour J, le 10 décembre ! Dès le matin, on a installé notre table d’information avec les pétitions, les magazines « La Chronique d’Amnesty » et la version jeune « AJ » . Avec nos dossards jaunes, on est prêts au départ, et déjà on voit arriver du monde !

On installe aussi les portraits des 5 personnes en danger que l’on soutient, et puis une télé pour pouvoir diffuser des vidéos clips réalisés pour Amnesty International :

Dès le début, tout se passe dans la bonne humeur, on est vraiment heureux de faire cette action ensemble

On avait appelé notre événement « Le Marathon des Lettres à l’heure du numérique », mais on voulait vraiment mélanger les deux possibilités d’action, signature sur pétitions papier ou en ligne. Alors, en plus de la plate-forme informatique, on avait aussi un petit espace multimédia près de notre table, pour que les étudiants découvrent le site spécial Marathon et puissent agir directement en ligne avec nous .(Merci à Philippe, Gauthier, Hacène, les techniciens informatiques qui ont installé tout cela, …)

Au début, un coaching s’impose ! Parfois personnalisé …

Ou – très efficace aussi ! – en groupe …

Très rapidement, les gens affluent à la table et on leur explique les histoires de « nos » personnes en danger :

Là encore, c’est très agréable car les réactions sont toutes très positives, et les gens se pressent pour signer et prendre de la documentation :

Derrière cette table on aperçoit la fresque réalisée l’an dernier par le collectif d’artistes « Hip Hop Citoyens », en hommage à la fois à la DUDH et à la Campagne pour l’Égalité en Iran :

Et c’est d’ailleurs devant cette fresque qu’a posé une partie de l’équipe des marathoniens – ou plutôt marathoniennes en l’occurrence… – membres ou pas de l’Antenne-Jeunes, mais toutes étudiantes de Paris 13 en 2e année de Licence Information et Communication :

Sarah et Elina, deux étudiantes en Master Pro Communication des Entreprises et des Associations, s’étaient jointes à nous, et se sont occupées ce jour-là plus particulièrement de l’espace multimédia :

Enfin, il faut rappeler que l’esprit de cet événement était non seulement de réunir membres et sympathisants, mais aussi jeunes et moins jeunes, avec la participation du groupe local Amnesty international de Montmorency. L’idée était de favoriser aussi les échanges entre générations :

Informer, sensibiliser …

Puis à 13h, on a commencé la lecture publique :

Après un brève introduction de Cécile Coudriou à la mission d’Amnesty International et à notre texte fondateur, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, les étudiants ont pris la parole, certains pour en lire le préambule puis quelques articles, d’autres pour raconter l’histoire de l’une des personnes en danger, ou encore pour lire des témoignages d’anciennes victimes remerciant Amnesty.

Malgré un certain trac, chacun a fait sa petite intervention du mieux possible !

Et cela a manifestement eu un effet positif, car ensuite on a eu encore plus de monde à la table, et à la fin de la journée, on avait recueilli près de 1300 signatures sur papier pour les 5 cas de personnes en danger. Il faut dire d’ailleurs que c’est Lamba Soukouna, le jeune garçon de Villepinte victime de violences policières qui en a recueilli le plus. Son cas semble avoir touché tout particulièrement les étudiants de Paris 13.

Sur le site, c’est plus difficile de comptabiliser ce qui relève de notre action, mais on peut quand même dire que c’est sans doute pas plus d’une centaine de signatures, Et oui, bizarrement, les jeunes ont un peu boudé l’ordinateur et beaucoup ont préféré signer à la table d’information.  Pour eux, agir en ligne, c’est plutôt agir de chez soi.

En tous cas, ce fut une sacrée bonne journée de mobilisation, et une expérience super positive à tous points de vue : un maximum de visibilité pour Amnesty et son Marathon de lettres, un nombre de signatures tout à fait satisfaisant, et en bonus, pas mal de contacts d’étudiants souhaitant rejoindre l’Antenne-jeunes et/ou participer à nos futures actions.

Conclusion : l’Antenne-Jeunes a fait ses preuves, mais ne va pas s’arrêter là ! CE N’EST QU’UN DÉBUT !

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POURQUOI CRÉER UN ÉVÉNEMENT SUR LE CAMPUS ?

décembre 5, 2009

Il ne suffit pas de mettre des affiches sur un campus universitaire pour pouvoir convaincre des étudiants de se réunir et de créer une antenne-jeunes d’Amnesty International ! D’abord, des affiches, il y en a bien trop, il y en a même partout, et on finit par ne plus les voir…

Et puis, même si on repère cette affiche parmi d’autres, cela reste trop flou, on a vaguement entendu parler d’Amnesty International et même parfois de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (ou DUDH), mais on ne sait pas trop ce que l’on pourrait faire. C’est une chose d’être convaincu par une cause comme celle des droits humains, c’en est une autre de se dire que l’on peut agir soi-même pour faire avancer cette cause et défendre des personnes qui sont privées de leur droits fondamentaux.

Alors comment aider à franchir ce pas, comment créer le déclic ?  Il faut réussir à attirer les étudiants vers cette cause, les informer et leur montrer que tous peuvent agir, mais sans leur mettre la pression, en prenant en compte la peur de l’engagement. Voilà l’objectif, mais par quel moyen l’atteindre ?

Une conférence, cela peut marcher, mais souvent cela n’attire que les gens déjà convaincus, et cela paraît trop sérieux ou cela fait peur à d’autres… Un cours de plus ? non merci, diront certains !

Rien de tel alors que de monter un événement comme un concert ou autres performances artistiques, et plus encore si les étudiants sont aussi invités à participer sur scène aussi… Ce genre d’événement attire du monde car on est toujours contents qu’il se passe quelque chose sur place dans sa fac, et pas seulement pour les études, pour changer ! Cela met une ambiance festive sur le campus, et cela donne envie de se rassembler, on a plaisir à être ensemble sans que ce soit pour réviser un partiel ou préparer un exposé !

Et une fois que le contact est créé par ce biais, c’est plus facile de parler de l’action d’Amnesty International, de sensibiliser à la cause militante des droits de l’Homme des jeunes qui n’y auraient pas forcément pensé. Mêler la fête à l’action semble vraiment être la meilleure approche : L’immense majorité des étudiants ne quittent pas le concert sans être passés à la table d’information pour discuter avec des membres d’Amnesty et signer quelques pétitions. Certains repartent avec un dépliant sur une campagne spécifique qui les touche particulièrement, ou avec  « La Chronique » d’Amnesty, ou encore le texte de la fameuse DUDH, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. D’autres achètent un stylo, un briquet, ou d’autres produits aux couleurs d’Amnesty.

Mais surtout, on propose à tous les étudiants intéressés de laisser leurs coordonnées s’ils souhaitent aller un peu plus loin… Grâce à cette liste d’emails et de numéros de portable, on pourra les contacter pour une action ponctuelle, ou pour rejoindre un groupe.

Et c’est exactement ce qui s’est passé, c’est comme çà que l’on a pu organiser une première rencontre entre étudiants motivés et deux membres d’Amnesty. À suivre …

Cécile Coudriou
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