Posts Tagged ‘droits humains’

« Let’s be Brave » à Paris 13

juin 30, 2019

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Pour notre dernier événement de cette année universitaire, nous avons voulu mettre en avant la campagne Brave d’Amnesty International. Brave est une campagne mondiale de mobilisation pour la défense des défenseurs des droits humains. L’un des temps forts de cette campagne était les dix jours pour signer, pour lequel nous nous étions déjà mobilisés à la fin du premier semestre. Le 8 avril, nous avons donc choisi de mettre en lumière les autres combats de cette campagne, que ce soit le droit des femmes militantes en Arabie Saoudite, la situation de Nasrin Satoudeh en Iran, ou la protection des défenseurs des droits des migrants en France.

 

Peu de temps avant le décret autorisant les femmes à conduire en Arabie Saoudite, plusieurs militantes pour les droits des femmes ont été emprisonnées à tort par le régime. Trois d’entre elles ont été libérées le 28 mars, mais de manière provisoire et plusieurs autres femmes sont encore emprisonnée. La lutte doit encore continuer pour elles. Nous avons donc fait signer des pétitions demandant leur libération aux autorités. Notre action était facilement visible grâce aux panneaux grandeur nature représentant les silhouettes de 3 de ces défenseures, notamment deux qui ont été libérées (Iman al-Nafjan et Aziza al-Yousef) et une encore en prison (Loujain El-Hathloul). Ainsi, ou pouvait démontrer par l’exemple que nos mobilisations obtenaient des résultats, bien qu’il reste encore beaucoup à faire.

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Nous avons également fait signer des pétitions demandant aux autorités françaises la protection des défenseures des droits des personnes exilées, qui font l’objet de pressions de plus en plus importantes en raison de leurs actions pacifiques et désintéressées. Cette pétition a été accompagné du témoignage audio de Loan Torondel, diffusé sur le forum. Ce militant de 22 ans a été poursuivi en justice pour avoir posté une vidéo dénonçant la violence policière contre les migrants.

 

Enfin, nous tenions à alerter l’opinion sur le cas de Nasrin Satoudeh, une militante iranienne condamnée à 148 coups de fouet et 38 ans de prison pour son combat pour la libération des femmes. Nous avons demandé aux personnes intéressées de signer notre lettre adressée aux autorités iraniennes demandant sa libération.

L’événement a été animé par de la musique, des débats, et des ateliers interactifs comme le stand de tatouages Brave et le jeu Memory de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Nos pétitions ont obtenu plus de 160 signatures, et une quinzaine de personnes ont ajouté leur nom à la lettre de soutien à Nasrin. Malgré une affluence moins importante que d’habitude sur le forum de Villetaneuse (dû notamment à la période de fin d’année), ce fut un évènement riche en action et en discussions. Une belle manière de clôturer cette année.

Anis Harbi

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Les « 10 Jours pour signer » se préparent à Paris 13 !

novembre 28, 2016

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En passant devant le local d’Amnesty à l’Université Paris 13, on se rend compte que quelque chose se prépare… Comme tous les ans, nous allons participer à ce temps fort  qu’est l’événement mondial d’Amnesty International « 10 Jours Pour Signer ». Celui-ci mobilise les militants d’Amnesty du monde entier autour du 10 décembre, journée internationale des Droits de l’Homme. Cette année, l’opération se déroulera du 2 au 11 décembre, à la fois sur le terrain et en ligne.

Pendant les « 10 jours pour signer », Amnesty International met un coup de projecteur sur la situation de 10 personnes dont les droits sont violés. Ces situations individuelles de violations de droits humains sont emblématiques des combats que nous menons dans la durée et/ou à l’échelle plus large d’un pays ou d’une région.

À l’université Paris 13, nous allons organiser un centre d’action sur le forum de Villetaneuse le 7 Novembre de 11h30 à 14h30, afin d’inviter les étudiants et les personnels du campus à agir pour 5 personnes, que nous avons rassemblées autour d’un même thème : la liberté d’expression.

1er objectif : être le plus nombreux possible à interpeller les autorités pour avoir un maximum d’impact. Nous proposerons des pétitions à signer sur papier ou en ligne, sur un ordinateur mis à disposition dans ce centre d’action, ainsi que des messages à relayer sur les réseaux sociaux.

2ème objectif : Nous insistons sur l’importance d’apporter également un soutien moral à ces personnes que nous défendons, grâce à l’envoi de messages de solidarité.

3ème objectif : créer une vraie relation avec le public, les sympathisants, en leur proposant des moyens d’action variés et personnalisés pour chacune de ces situations :

fomusoh_ivo_fehFomusoh Ivo Feh : un jeune camerounais qui risque 20 ans de prison pour avoir envoyé un sms sarcastique mentionnant Boko Haram.

Nous vous proposerons de lui envoyer des origamis en forme de papillon, symbole de liberté pour Fomusoh.

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Shawkan : photojournaliste egyptien, il risque la peine de mort pour avoir exercé son métier pendant des manifestations de partisans de l’ex-président Morsi  .

Nous vous proposerons de vous prendre en photo avec un panneau « Free Shawkan ».

eren_keskinEren Keskin : Avocate turque harcelée et menacée, elle risque la prison en raison de ses engagements pour les droits humains.

Nous pourrons montrer notre soutien en inscrivant des messages sur une grande bâche d’expression libre.

edward_snowdenEdward Snowden: célèbre lanceur d’alerte aujourd’hui en exil forcé en Russie et menacé de prison pour avoir révélé les programmes de surveillance de masse de la NSA.

Nous aurons à disposition des pochoirs « Grâce pour Snowden » afin d’interpeller Obama pour qu’il agisse en sa faveur avant la fin de son mandat.

bayram_qiyasBayram et Giyas : deux jeunes militants d’Azerbaïdjan, ils risquent 12 ans de prison pour un graffiti satirique sur la statue de l’ancien président.

Nous pourrons leur envoyer des cartes postales personnalisées par un ami pour montrer notre soutien.

Enfin, nous vous inviterons également à participer à un « Mannequin Challenge » !!

Alors venez nombreux à 13h, mercredi 7 décembre sur le forum pour participer !

Action d’Amnesty à Paris 13 contre la peine de mort

novembre 20, 2016

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Mercredi 3 Novembre, l’Antenne-jeunes d’Amnesty International à Paris 13 a organisé une journée d’action en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Ainsi, pour sensibiliser les étudiants nous avons a tenu à nous appuyer sur l’exposition conçue par Amnesty France sur ce thème, ce qui a été très utile pour présenter les différents arguments pour l’abolition comme par exemple son inefficacité et son illégitimité.

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Nous avons également fait signer des pétitions en faveur de 13 détenus japonais récemment condamnés à la peine capitale. Nous avons réussi à recueillir près de 300 signatures !

eddiepdmortp13Ceci dit, la tâche n’a pas été facile comme le souligne le témoignage d’Eddie, militant depuis 2 ans à l’AJ de Paris 13 : « Lorsque nous évoquions le fait que les personnes dont nous défendions le droit à la vie avaient été reconnus coupable de terrorisme, les réactions pouvaient être mitigées mais nous nous y attendions. Il fallait expliquer que nous ne justifions pas l’acte qu’ils avaient commis mais que nous considérions que la peine de mort était une pratique inefficace et dégradante pour l’Humanité. Peu de gens étaient au courant que la peine de mort était effective au Japon, pays démocratique qui continue pourtant de la pratiquer, tout comme les Etats-Unis. Peu connaissaient l’ampleur du phénomène dans le monde. »

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La journée d’action s’est poursuivie avec une projection-débat autour de la vidéo d’Amnesty France créée en partenariat avec Nota Bene, « Voir pour comprendre, La peine de mort », que voici :

À dire vrai, les étudiants présents à la projection était un public acquis à la cause, à des degrés divers, mais cela n’a pas rendu le débat moins intéressant. Nous avons discuté de la manière la plus efficace et pertinente d’argumenter en faveur de l’abolition de la peine de mort et des difficultés que chacun de nous avons rencontrées, comme en témoigne Sarah qui a rejoint l’Antenne-Jeunes cette année : « Je suis depuis peu militante chez Amnesty International, l’action peine de mort fût donc ma première action. Ce fût dans un premier temps déstabilisant pendant l’action elle-même d’entendre des arguments tels que « certaines personnes méritent de mourir » ou alors « il faut éradiquer les pédophiles » etc.… ce que j’entends également dans mon entourage proche. Lors de la projection-débat qui a eu lieu un peu plus tard, j’ai apprécié de discuter avec des personnes qui partageaient les mêmes convictions que moi et qui avait les mêmes difficultés que moi à faire entendre sa position abolitionniste qui peut sembler parfois trop idéaliste. J’ai pu mettre des mots sur mes convictions et approfondir mes arguments. »

« Minerais de Sang », La face cachée de vos portables

mars 21, 2016

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Le 15 mars,  l’Université Paris 13 accueillait Sabine Gagnier, d’Amnesty International France. Chargée de Plaidoyer sur la Responsabilité des Entreprises et les Droits Humains elle a animé une rencontre-débat intitulée « La Face cachée de vos portables, les Minerais de Sang ». 

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L’Antenne-Jeunes a tenu à aborder ce thème car si tout le monde a aujourd’hui un téléphone portable dans sa poche, peu savent que sa fabrication entraîne tant de violations des droits humains. En tant que consommateurs, nous avons tous une responsabilité dans ce système, et c’est pourquoi nous voulions informer les étudiants de Paris 13 du lien qui existe entre le portable et ce que l’on appelle les « minerais de sang », comme le cobalt, l’étain, le tantale, le tungstène et l’or.

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Lors de cette rencontre, Sabine Gagnier a expliqué  comment Amnesty International, dans ses recherches, a suivi toute la chaîne de production pour remonter jusqu’à l’extraction de minerais comme le cobalt, notamment en République Démocratique du Congo. Il s’avère que dans ces mines, de nombreux enfants (environ 40 000 selon l’UNICEF) sont présents et travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses. Le commerce de l’étain ou de l’or participe également au financement de groupes armés dans la région.

 Après ce triste constat, Sabine nous a expliqué les moyens mis en œuvre par Amnesty International pour tenter de faire cesser ces violations des droits humains en responsabilisant les entreprises : actions de plaidoyer au niveau national et européen pour faire changer les lois concernant la responsabilité des entreprises (RSE), et bien sûr la mobilisation des citoyens à travers la signature de pétitions pour interpeller Samsung et Apple. En effet, la technique de dénonciation, (« Name and shame ») de géants du secteur, comme Samsung ou Apple peut s’avérer efficace !

Il était important d’orienter cette rencontre vers les moyens d’action, car les étudiants présents, que l’on sentait très indignés par ces injustices, voulaient savoir ce qu’ils pouvaient faire. Heureusement pour nous, Sabine ne nous a pas demandé de ne plus utiliser nos téléphones ni de boycotter les entreprises concernées, elle n’a pas non plus cherché à nous culpabiliser, mais elle nous a avant tout invités à agir, par exemple en signant et en faisant signer ces deux pétitions d’Amnesty :

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actions/Apple-ou-vient-le-cobalt-de-nos-telephones-17858

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actions/Samsung-ou-vient-le-cobalt-de-nos-telephones-17669

 Plus de 20 000 signatures ont déjà été récoltées !

 Cette rencontre-débat nous a permis de nous rendre compte que nous n’étions pas impuissants face à l’injustice. Plusieurs exemples ont été cités pour montrer que lorsque les consommateurs font une prise de conscience et le font savoir aux entreprises, c’est déjà une première victoire.

Un grand merci à Sabine pour sa disponibilité, la clarté de sa présentation et son appel très mobilisateur à passer à l’action !

Voici la vidéo de cette rencontre :

 

IMG_1027Léa Antoni

 

 

Rencontre-débat Amnesty : droits humains et entreprises

mars 9, 2016

Affiche Minerais de Sang P13Vous êtes-vous déjà demandé comment était fabriqué cet objet si omniprésent dans notre vie quotidienne, le téléphone  portable ? D’où viennent ses composants, et notamment les minerais nécessaires à leur fabrication, comme le cobalt ? Et surtout, à quel prix pour les droits humains ces minerais sont-ils extraits ?

Une expression revient souvent, celle des « minerais de sang », soulignant à quel point leur extraction est entâchée de violations graves des droits humains dans différents pays du monde et notamment des pays qui regorgent de richesses mais dans lesquels la pauvreté est endémique.

Ce mardi 15 Mars à midi, à l’Université Paris 13 Villetaneuse, Sabine Gagnier, responsable du programme « Acteurs économiques et droits humains » au siège d’Amnesty International France, viendra nous dévoiler la face cachée de nos téléphones portables. Elle nous exposera  la situation en République Démocratique du Congo, les conditions terribles dans lesquelles des adultes mais aussi des enfants travaillent dans des mines de cobalt, de la nécessité absolue de mettre les entreprises face à leurs responsabilités en matière de droits humains.

Les consommateurs aussi doivent ouvrir les yeux : Nous avons la chance de bénéficier des avantages des nouvelles technologies, mais nous devons aussi nous préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Comment pourrions-nous faire pression sur ces entreprises, pouvons-nous également – dans nos pays riches – faire changer les lois qui régissent les responsabilités des entreprises ? Comment Amnesty International et la mobilisation citoyenne peuvent-elles faire une différence ?

Sabine Gagnier vous proposera des réponses à toutes ces questions mardi 15 Mars entre 12 et 13h en salle C 105 de l’UFR Communication de l’université Paris 13. Venez nombreux débattre avec nous !

Cécile Coudriou

 

 

 

 

Invitation au débat sur la liberté d’expression

janvier 24, 2016

Un an après l’attaque contre Charlie Hebdo, dans une France où a  été votée la loi relative au Renseignement, la loi sur la surveillance internationale, et où aujourd’hui l’état d’urgence risque d’être prolongé, qu’en est-il de la liberté d’expression, de ses garanties et ses limites ?

Nous vous proposons de venir en débattre ce jeudi 28 janvier à l’Universté Paris 13 (salle C 101, UFR Communication), avec les jeunes d’Amnesty et Cécile Coudriou, ancienne vice-présidente d’Amnesty International France.

Venez nombreux, il est plus important que jamais de prendre le temps du débat !

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« 10 Jours pour signer » avec Amnesty à Paris 13 : 6 situations de violations des droits

décembre 6, 2015
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Le 10 décembre, journée mondiale des droits de l’homme, Amnesty à Paris 13 mobilisera les étudiants de l’université autour de 6 des 10 situations de violations des droits mises en lumière dans  l’édition 2015 des « 10 Jours pour Signer ».
De 10 à 16h au forum de Villetaneuse, nous aurons 6 heures pour tenter de faire une différence sur 6 situations dans 6 pays différents où les droits tels qu’énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme sont bafoués.
Pétitions, tweets, messages et photos de soutien seront proposés au public pour manifester leur solidarité envers d’autres citoyens du monde qui en ont bien besoin !
 

ETATS-UNIS : Albert Woodfox, en prison à l’isolement depuis plus de 40 ans

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Cela fait plus de 40 ans qu’Albert Woodfox est détenu à l’isolement. En 1972, il a été condamné pour le meurtre d’un gardien de la prison d’Angola alors qu’aucun élément sérieux ne le reliait à ce meurtre. A trois reprises, sa condamnation a été annulée. En juin 2015, un juge fédéral a ordonné sa libération immédiate. Mais l’Etat de Louisiane a, comme chaque fois, contesté cette décision en justice. Albert Woodfox continue d’être détenu, à l’isolement.

RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, deux jeunes prisonniers d’opinion risquent la peine de mort

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Le 15 mars 2015, les forces de sécurité ont arrêté Fred Bauma et Yves Makwambala, activistes du mouvement de jeunesse citoyen Filimbi. Un temps détenus au secret, ils attendent désormais leur procès dans la prison de Kinshasa. Malgré l’absence de preuves, Fred et Yves encourent la peine de mort en cas de condamnation. Leur emprisonnement vise à faire taire un mouvement de jeunesse qui réclame des changements démocratiques dans le pays.

BURKINA FASO : Jeunes filles mariées de force

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 Maria* avait 13 ans quand elle a dû s’enfuir pour échapper à un mariage dont elle ne voulait pas. Elle a marché pendant trois jours, sur 169 km, avant de trouver un refuge pour jeunes filles. Elle a ainsi réussi à se soustraire à une pratique qui touche encore des milliers de fillettes et jeunes femmes. Au Burkina Faso, le mariage forcé et précoce est interdit mais reste prédominant. Plus de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leur majorité.
*le prénom à été modifié

MYANMAR (BIRMANIE) : Phyoe Phyoe Aung, syndicaliste étudiante, emprisonnée après avoir manifesté

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 Phyoe Phyoe Aung est la secrétaire générale d’un des syndicats étudiants les plus importants du Myanmar. Depuis le 10 mars 2015, elle est emprisonnée avec une centaine d’autres manifestants. Ils risquent jusqu’à 9 ans de prison pour leur participation à ce mouvement.

ARABIE SAOUDITE : Waleed Abu Al-Khair, 15 ans de prison pour avoir défendu les droits humains

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 Waleed Abu Al – Khair est un éminent avocat qui a défendu de nombreusesvictimes et militants des droits humains, dont Raïf Badawi. Son engagement lui vaut de purger actuellement une peine de 15 ans de prison, assortie de 15 ans d’interdiction de quitter le territoire. Il est le premier défenseur des droits humains à avoir été condamné en vertu d’une nouvelle loi antiterroriste saoudienne entrée en vigueur début 2014.

SYRIE : Rania Alabbasi et ses six enfants, arrêtés par les autorités syriennes, ils ont disparu depuis.

 

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Rania Alabbasi et ses six enfants ont été enlevés chez eux par des agents du gouvernement syrien en mars 2013. Malgré les requêtes de leurs proches, les autorités syriennes n’ont donné aucune information quant à leur sort, sur leur lieu de détention ou sur les raisons de leur arrestation. Les disparitions forcées sont une pratique courante du régime pour terroriser la population en Syrie.

30 ans après la catastrophe de Bhopal, le combat continue avec Amnesty International

décembre 20, 2014

images-2Dans le cadre de la mobilisation « 10 Jours pour Signer », l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 a organisé le 12 décembre une rencontre-débat pour pouvoir approfondir les échanges avec le public sur l’une des situations mises en lumière dans cette édition 2014 : la catastrophe de Bhopal, en Inde et la question de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains.

Nous avons invité une jeune salariée d’Amnesty International France, Muriel Treibich, actuellement en charge de ces questions, à venir rencontrer les étudiants et personnels de l’Université Paris 13 pour nous parler de la situation des habitants de Bhopal, qui subissent toujours les conséquences de la catastrophe, à savoir les effets des gaz toxiques, la pollution de l’eau, et qui, 30 ans après, continuent de se mobiliser car les victimes n’ont toujours pas été dédommagées comme elles devraient l’être et le site n’a toujours pas été décontaminé.

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Muriel Treibich a expliqué par quels mécanismes des multinationales qui violent les droits humains comme Dow Chemical à Bhopal arrivent encore à fuir si facilement leurs responsabilités. Mais elle a aussi montré comment des ONG comme Amnesty International peuvent aider les victimes qui se battent localement à obtenir justice : relayer et amplifier le message des activistes locaux pour augmenter la pression sur les entreprises, soutenir ou lancer elles-mêmes des actions en justice, et également mener une action de plaidoyer auprès d’instances nationales ou internationales pour faire avancer le droit en matière de responsabilité juridique des multinationales. Sans oublier, bien sûr, que toutes ces actions se trouvent renforcées par le nombre de militants et de citoyens qui font pression sur les gouvernements et les sociétés à travers la signature de pétitions.

Alors, comme le dit le slogan de la campagne d’Amnesty France contre les violations commises par les multinationales : « Faites pas l’autruche » ! En effet, la première étape est toujours d’ouvrir les yeux et de s’informer, ce que vous pourrez faire en visionnant cette vidéo de l’intervention de Muriel  :

Léa Antoni et Cécile Coudriou

Fresque et musique pour Amnesty International : « 10 jours pour signer » à Paris 13

décembre 16, 2013

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Quelle meilleure date que le 10 décembre, journée mondiale des droits de l’homme,  pour lancer sur le campus de Villetaneuse notre opération de mobilisation « 10 jours pour signer » avec Amnesty International France ?

On peut dire que cela a décuplé notre énergie, car, au son des reprises pop et rock du groupe Magic Fingers, les étudiants de l’Antenne-Jeunes de Paris 13 et ceux du Master ONG ont recueilli 2575 signatures en quelques heures !

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Aux côtés du stand, l’activité créative battait son plein avec Isabelle Villanova, médiatrice artistique qui invitait les étudiants à laisser leur empreinte sur la grande fresque des droits humains. Les  portraits au pochoirs – celui de Nelson Mandela, à qui cette fresque était dédiée, comme celui des personnes en danger qu’Amnesty International soutient – ont vite été entourés d’empreintes de mains de toutes les couleurs, et de toutes sortes de messages de solidarité : « Courage Jabeur », pour ce jeune Tunisien emprisonné pour quelques posts sur Facebook jugés offensants ; « Justicia para Myriam Lopez », violée en toute impunité par des militaires au Mexique ; « Libérez Trung », emprisonné au Vietnam pour son activité militante en faveur de la démocratie, ou encore « paix et justice, écrit en arabe pour soutenir les villageois de Nabi Saleh, dans les territoires occupés Palestiniens…

P1050665Découvrez la vidéo de cet événement, qui n’aurait jamais pu avoir lieu sans l’implication de Audrey Decrock, Ingrid Law-Yu-Kuan et Alexandra Voisin : ce sont ces 3 étudiantes du Master « Communication des entreprises » qui ont monté le projet, et obtenu son financement par l’université (via le FSDIE, Fonds de Solidarité et de Développement de l’Initiative Étudiante), un grand merci à elles aussi !

Le 11 décembre à Paris 13, rencontre « Vietnam et Libertés »

décembre 6, 2013

affiche_Paris13 NguyenDans le cadre de l’opération « 10 jours pour signer », mobilisation mondiale en faveur de personnes dont les droits fondamentaux sont bafoués, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 organise le mercredi 11 décembre à 13h en salle C 100 (UFR Communication) une rencontre avec un témoin intitulée « Vietnam et Libertés ».

Cet événement, ouvert à tous, sera l’occasion de dialoguer avec un jeune vietnamien dont le frère, Nguyen Tien Trung, blogueur engagé et fondateur de l’Assemblée des jeunes Vietnamiens pour la démocratie, a été emprisonné en raison de son activité militante. Nam viendra témoigner de la répression à l’encontre des dissidents politiques et des violations de droits fondamentaux tels que la liberté d’expression dans son pays.

L’arrestation de Nguyen Tien Trung s’est produite dans le cadre d’une vague de répression contre des blogueurs et dissidents politiques vietnamiens en 2009. En janvier 2010, trois ans après son retour au Viêt-Nam, il est condamné, après avoir été détenu au secret, à sept ans de prison et trois ans de résidence surveillée pour « tentative de renversement du gouvernement du peuple ». Via son blog, il n’a eu de cesse de dénoncer les violations des droits humains, l’absence de démocratie, les abus du parti unique au pouvoir, la corruption et la mauvaise gouvernance.

Amnesty International le considère comme un prisonier d’opinion et demande donc sa libération immédiate et inconditionnelle. Une pétition en sa faveur circulera pendant la rencontre, et il sera également possible de rédiger des messages de soutien sur des cartes prévues à cet effet.