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Conférence sur les Rohingyas avec « Amnesty à Paris 13 »

décembre 23, 2018

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Après un semestre chargé en événements, l’Antenne-Jeunes de Paris 13 a conclu l’année 2018 par une rencontre avec Morgane Eches, bénévole à Amnesty International France et spécialiste du Myanmar (Birmanie). Nous l’avons invitée sur le campus de Villetaneuse le jeudi 6 Décembre pour débattre avec les étudiants sur le thème « Les Rohingyas : crise humanitaire et violations des droits humains ». Cette minorité ethnique de confession musulmane est en effet persécutée dans un pays à majorité Bouddhiste. Après un pic de couverture médiatique l’année dernière, cette crise humanitaire ne fait plus l’actualité aujourd’hui. Pourtant, la situation des Rohingyas est toujours critique, et nous estimons qu’il est important de continuer à en parler.

L’une des causes historiques du rejet voire la haine dont font l’objet les Rohingyas est qu’ils ont soutenu les anglais à l’époque coloniale et ont obtenu de hauts postes dans l’administration. Peuple apatride depuis 1982 car ils ne font pas partie des ethnies reconnues en Birmanie, et ils vivent sous un régime d’apartheid. Aujourd’hui, ils sont considérés comme l’une des minorités les plus persécutées au monde. Leur persécution s’est intensifiée lorsque des groupes armés radicaux rohingyas ont attaqué des postes de police dans l’état du Rakhine en 2016. La réponse du pouvoir a été disproportionnée : des bataillons de l’armée Birmane ont brûlé les villages des Rohingyas, ont commis des violences terribles et les ont poussés à fuir le pays.

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Le plus fort de la crise des Rohingyas a eu lieu durant l’été 2017, avec environ deux mille personnes qui ont traversé la frontière avec le Bangladesh chaque jour. Ils sont aujourd’hui plus de 700 000 dans des camps, dont la moitié sont des enfants. N’ayant pas de statut de réfugié, ils vivent dans des conditions très inquiétantes : manque de structures de soins et de soutien médical ou psychologique, accouchements non-encadrés résultants de viols collectifs, phénomène de prostitution de mineures et de trafic humain… L’intervention des ONG humanitaires est très compliquée, surtout à cause du manque de moyens et du fait que beaucoup d’entre elles ne sont pas vues d’un bon œil au Bangladesh.

Il existe des alternatives à cette situation, mais elles montrent toutes des limites. Le Bangladesh a évoqué la possibilité de les héberger sur une île dans le golfe du Bengale, mais les ONG ont contesté ce choix car l’endroit est sujet à des vents de sable et les réfugiés seraient livrés à eux-mêmes, sans eau ni électricité. Le retour en Birmanie reste compliqué puisque les villages des Rohingyas ont été brûlés et parce qu’ils risqueraient d’être confrontés aux mêmes discriminations et persécutions : la campagne de violence contre eux n’est pas terminée, et il y a toujours des mines explosives et des soldats armés aux frontières. Une piste pour en finir avec les discriminations à l’encontre des Rohingyas serait de déclarer la constitution de la Birmanie comme nulle et non-avenue, comme cela a été fait en Afrique du Sud lorsque l’Apartheid y a été aboli. Mais il faut d’abord et avant tout que les militaires au pouvoir en Birmanie, responsables de la crise, soient destitués.

Après l’exposé de Morgane Eches, entrecoupé de vidéos, les étudiants ont eu l’occasion de poser leurs questions sur le sujet. Nous avons pu parler de l’opinion publique en Birmanie, qui est très défavorable à la reconnaissance des droits des Rohingyas, influencée par une campagne de propagande menée par des moines bouddhistes nationalistes et relayée en masse sur les réseaux sociaux. Nous avons aussi évoqué le rôle d’Aung San Suu Kyi et les raisons pour lesquelles elle a tant déçu. (Amnesty International lui a d’ailleurs retiré son prix d' »Ambassadeur de conscience » : https://www.amnesty.fr/conflits-armes-et-populations/actualites/aung-san-suu-kyi )

Le rôle de la communauté internationale a aussi été discuté. L’intervention de l’ONU s’est révélée compliquée car le Myanmar refusait l’entrée à des enquêteurs, mais la France a tout de même joué un rôle clé pour tenter de sortir de la crise et notamment en demandant des enquêtes internationales, une « mission d’établissement des faits ». Malheureusement, les médias n’en parlent qu’à des moments clés (la presse britannique plus que les autres en raison des liens historiques avec le pays), d’où la nécessité pour les ONG de continuer à se mobiliser.

Quant aux célébrités qui sont venues en aide aux réfugiés (La fameuse « Love Army » par exemple), ils n’ont pas souhaité travailler avec des ONG. Leur action, aussi louable soit-elle, a donc été teintée d’un certain amateurisme du fait de leur manque d’expertise en la matière.En conclusion, la solution idéale pour sortir de la crise reste le retour des Rohingyas en Birmanie dès que les conditions seront réunies, le départ des militaires au pouvoir et l’accès à la justice pour les victimes des crimes contre l’humanité commis par les militaires.

Cette rencontre à Paris 13 fut un moment fort d’éveil des consciences chez les étudiants, venus nombreux. Ils étaient manifestement très à l’aise pour poser des questions et les retours par la suite ont été très positifs. L’Antenne-Jeunes est extrêmement reconnaissante à Morgane Eches de s’être rendue disponible pour nous et de nous avoir si bien éclairés !

 

Anis Harbi et Cécile Coudriou

Performance en faveur des droits humains avec les étudiants de Paris 13

mars 25, 2017

Pour une fois, ce n’est pas nous qui étions aux commandes ! Le 24 mars, des étudiants de Licence 3 en Information et Communication ont organisé pour nous un événement : l’idée était de nous aider à accroître notre visibilité et de sensibiliser les étudiants à notre cause à travers un concept original : montrer la ligne de démarcation qui existe entre des pays où les droits humains sont respectés et ceux où au contraire ils sont bafoués au quotidien.

Pour illustrer cette situation, trois thématiques avaient été retenues : le mariage forcé, le mariage entre personne de même sexe, et les discriminations et violences policières.

L’approche était résolument participative : après avoir imaginé et mis en scène trois « tableaux vivants » où d’un côté, les personnes vivaient dans un respect des droits et de l’autre, elles étaient victimes de violations, les étudiants ou personnels qui passaient au forum étaient invités à jouer les mêmes rôles, afin de pouvoir prendre des photos des différentes situations :

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Puis nous avons réalisé une courte vidéo « mannequin challenge », reliant les trois thématiques autour de ce thème « effacez la ligne de démarcation, défendez les droits de tous, partout, avec Amnesty International ! »

Ce fut un réel plaisir de voir avec quelle spontanéité les gens ont accepté de se prêter au jeu, même si – soyons honnêtes – ils ont montré une plus grande facilité pour mettre en scène les violences policères ou du forcé que l’homosexualité…

Mais c’est justemet aussi cela l’intérêt de cette action, aller à la rencontre du grand public sur des thèmes moins « évidents » et amener à réfléchir et s’impliquer.

Un grand merci à la fois aux étudiants de Licence Infocom pour cette superbe collaboration et à tous ceux qui ont accepté notre offre de participation !

Amnesty International à la marche des fiertés, Paris 2015

juillet 1, 2015

Banner LGBT HRights

Amnesty International soutient les droits des personnes LGBTI – Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transexuelles et Intersexes – et lutte contre les discriminations et parfois persécutions dont elles font l’objet dans bien des pays, encore ajourd’hui. Ses moyens d’action sont divers : plaidoyer, sensibilisation du grand public, mobilisation militante, pétitions, rassemblements… Amnesty participe chaque année à la Gay Pride, ou « Marche des fiertés », en France et en Europe, et elle apporte un soutien particulier aux Gay Prides organisées dans des pays tels que l’Ukraine,  la Slovaquie ou la Lettonie…, où cela reste très mal perçu, voire dangereux.

Pour l’édition 2015 de la Marche des Fiertés à Paris, le hasard du calendrier aurait pu jouer contre notre participation à l’événement, car à cette même date du 27 juin, se tenait l’Assemblée Générale Annuelle d’Amnesty International France. Sauf que ses organisateurs ont aménagé l’ordre du jour pour que cette Assemblée converge aussi vers la Marche, et pour que tous les membres présents puissent se joindre au cortège.

Jeanette's speech

Dès la première matinée de l’AG, la parole a été donnée à John Jeanette Sonstad, militante transgenre venue de Norvège : avec beaucoup de dignité, d’émotion, elle a expliqué son combat pour la liberté de choisir son identité de genre. Elle a aussi exprimé sa gratitude envers les militants d’Amnesty International France dont la forte mobilisation a contribué à faire aboutir son combat : une loi autorisant le changement de genre sans obliger à changer de sexe est en passe d’être adoptée par le Parlement norvégien. Enfin, elle nous a donné rendez-vous pour participer à la Marche l’après-midi, afin de soutenir ce même combat en France.

Tout un groupe de jeunes amnestiens de Paris-Ile de France, animé par Carmen, nouvelle relais jeune de la région, et Rémi Farge, salarié responsable de la visibilité militante, était mobilisé pour l’événement : ils avaient imaginé des slogans de soutien aux LGBTI, fabriqué des dizaines de pancartes, et construit un char magnifique (sur le concept du Rubik’s Cube, imaginé par une artiste, Emilie Benoist). Ils ont participé dès le début à la Marche, accompagnés d’une batucada, puis d’une fanfare au moment où tous les participants à l’AG les ont rejoints : ambiance garantie, dans cette impressionnante marée jaune et noire, aux couleurs d’Amnesty, dansant et marchant au rythme de la musique ! Jamais la présence d’Amnesty International à la Marche des Fiertés n’a été aussi massive et visible !

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L’événement festif et militant s’est clôturé par un rassemblement sur la place de la République, avec une alternance de musique et de discours sur le podium, devant une foule immense et enthousiaste. L’intervention de Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France et de Jeannette fut courte et « pêchue »,  adaptée à l’occasion et manifestement très appréciée ! Regardez cette vidéo de la Gay Pride 2015, et rejoignez-nous pour l’édition 2016 !

Cécile Coudriou

L’AJ Paris 13 soutient les saoudiennes qui prennent le volant vers leur liberté

mars 16, 2012


L’interdiction de conduire, tout un symbole !

Difficile à croire, vue d’ici, et pourtant bien réelle, l’interdiction de conduire imposée aux femmes en Arabie saoudite, même lorsqu’elles sont titulaires de permis internationaux et sont libres de conduire ailleurs dans le monde…

Imaginez les implications d’un tel système de « tutelle » masculine : « Le fait de ne pas autoriser les femmes à prendre le volant en Arabie saoudite constitue un immense obstacle à leur liberté de mouvement et limite fortement leur capacité à accomplir comme bon leur semble des activités quotidiennes telles qu’aller au travail ou au supermarché, ou encore aller chercher leurs enfants à l’école, a souligné Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du nord d’Amnesty International.

Cette vidéo permet de mieux saisir ce que ces femmes saoudiennes vivent :

Le ministre de l’Intérieur a officiellement interdit aux femmes de conduire en Arabie saoudite depuis 1990, à la suite d’une manifestation organisée par un groupe de femmes qui ont défilé à bord de leurs véhicules pour contester une interdiction relevant du droit coutumier en vigueur jusqu’alors. L’an dernier, des militantes ont relancé la campagne pour protester contre cette interdiction. Baptisée Women2Drive et relayée sur Facebook et Twitter (http://www.facebook.com/Women2Drive), cette campagne encourage les femmes à conduire dans le cadre de leurs activités quotidiennes normales plutôt qu’à organiser des rassemblements à bord de leurs véhicules.

Des dizaines de femmes ont participé à cette action ; quel courage quand on sait qu’un grand nombre d’entre elles ont été arrêtées et forcées à signer un engagement à ne jamais conduire de nouveau, et plus choquent encore, Au moins une d’entre elles a été jugée et condamnée à dix coups de fouet pour avoir défié cette interdiction !

En septembre 2011, sans doute inquiet de l’effet catalyseur des mouvements de révolte au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le roi Abdullah a annoncé que les femmes seraient autorisées à voter et à se présenter aux élections municipales, le seul scrutin universel du pays – à partir de 2015 – et qu’elles pourraient être nommées au Conseil consultatif, un organe qui conseille le roi.

Ce sont de maigres avancées, et les militants pour les droits des femmes continuent donc à faire campagne pour mettre un terme à une discrimination fondée sur le genre qui est ancrée dans la législation et les pratiques. Les femmes ne peuvent toujours pas voyager, exercer une activité rémunérée, suivre des études supérieures ou se marier sans la permission d’un tuteur de sexe masculin.

Amnesty International considère cette interdiction comme le symbole des nombreux domaines dans lesquels les femmes du royaume continuent à voir leurs droits fondamentaux fortement restreints. C’est pourquoi elle appelle tous les citoyens du monde à montrer en images leur solidarité avec les militantes saoudiennes, afin de soutenir ces femmes qui prennent le volant vers leur liberté ! Le procédé est simple : se prendre en photo au volant avec ce message « Nous soutenons les femmes saoudiennes qui prennent le volant vers leur liberté », puis l’envoyer à l’adresse photos@amnesty.fr pour qu’elle soit ajoutée au diaporama de pétition/photo sur flrick ! (Voici le lien : http://www.flickr.com/photos/amnestyfrance/sets/72157629160245296/)

ALLEZ, EN VOITURE, ET FAITES COMME NOUS,  MONTREZ VOTRE SOUTIEN AUX FEMMES SAOUDIENNES !

Cécile Coudriou

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Participation de l’AJ Paris 13 au festival étudiant (UNEF) pour l’égalité des droits, avril 2011

avril 30, 2011

L’Antenne-Jeunes d’Amnesty Paris 13 ne pouvait pas rater cette occasion ! Le syndicat UNEF organisait un festival étudiant pour l’égalité des droits sur divers campus universitaires, et sur celui de Villetaneuse, nous avons été conviés à participer à un village associatif sur le forum, le mardi 26 avril entre 10h et 16h.

Nous avons décidé de préparer un stand qui permettrait de découvrir notre mouvement à travers l’un de nos combats contre les discriminations, celles dont sont victimes les Roms en France et dans le reste de l’Europe. Grâce au concours de la commission Discriminations du siège d’Amnesty, nous avons pu réunir tout le matériel nécessaire : d’une part, nous avons pu exposer les photos de Jean-François Joly – qui faisaient déjà partie de l’expo Dignité – images poignantes du sort réservé aux Roms en Macédoine. Ces images s’accompagnaient des légendes préparées par Amnesty dans le cadre de la campagne Dignité, ainsi que des posters expliquant le champ d’action et les principes fondamentaux de notre mouvement.

D’autre part, notre stand, habillé comme toujours aux couleurs d’Amnesty (jaune jaune jaune… et noir !…), proposait un dépliant expliquant sous quel angle Amnesty International agit contre les discriminations, une circulaire sur les Roms en Europe et une pétition papier pour demander la ratification par la France du PIDESC (voir article sur la campagne Dignité, https://amnestyparis13.wordpress.com/2011/04/06/campagne-exigeons-la-dignite-a-paris-13/).

Enfin, nous avons proposé aux visiteurs de visionner sur notre ordinateur des spots vidéos et un diaporama sur la situation des Roms en France, puis de signer en ligne sur le site amnesty.fr (http://www.amnesty.fr/) la pétition adressée à Claude Guéant pour faire cesser les violations des droits humains dont sont victimes les Roms en France. Il est d’ailleurs toujours temps de la signer en cliquant sur ce lien :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Discriminations/Discriminations/Actions/Roms-en-France-1556

Comme à chaque fois, cette action a aussi été l’occasion de diffuser le magazine des jeunes d’Amnesty  » AJ ! », et le dépliant « Rejoins-nous », pour faire découvrir ce que font les Antennes Jeunes et donner envie de nous rejoindre. Une dizaine de contacts ont été pris, reste à savoir si ces personnes auront juste envie d’être informés ou de s’engager un peu plus dans l’action…

Il serait très exagéré de dire que ce village associatif a été pris d’assaut par une foule d’étudiants, on sentait bien l’effet rentrée des vacances de printemps sur le campus de Villetaneuse, mais à défaut de quantité, on ne peut qu’être très satisfait des échanges de qualité que nous avons eus avec toutes les personnes qui se sont arrêtées au stand. Leur intérêt était sans doute plus profond et cela a vraiment permis de prendre davantage le temps d’expliquer les spécificités de notre mouvement et de ses actions, voire parfois de dissiper des malentendus.

Deux exemples : certains semblaient agréablement surpris qu’Amnesty International soit un mouvement de militants sur le terrain, et pas seulement d’experts écrivant des rapports ! D’autres ignoraient le choix de travailler avant tout sur les autres pays – selon le principe de solidarité internationale – mais aussi sur son propre pays, et avec un thème comme celui des Roms abordé à Villetaneuse, on aurait sans doute mal compris qu’Amnesty ne parle que de la Macédoine ou de la Slovaquie, mais pas de ce qui se passe à deux pas de notre campus…

En conclusion, même si cet événement ne nous a pas permis de toucher un aussi grand nombre d’étudiants ou personnels que la conférence-débat « Exigeons la Dignité », cela a contribué à renforcer la présence et la visibilité de notre Antenne-Jeunes, à approfondir les liens et les échanges à travers cette sensibilisation sur la lutte contre les discriminations.

Le chemin qui conduit de cette sensibilisation à l’engagement dans l’action est parfois long et tortueux – qui sait ? Certains vont peut-être rejoindre l’Antenne-Jeunes et préparer avec nous les prochaines actions, d’autres viendront juste y assister, d’autres encore iront dorénavant visiter ce blog et signer sur le site d’Amnesty, ou alors ils n’en auront pas envie mais seront au moins déjà mieux informés. On ne peut jamais le savoir, mais quoi qu’il en soit, ce qui compte pour nous c’est de jalonner ce chemin mystérieux avec toujours la même conviction et la même disponibilité !

Le tout en images !

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Pour en savoir plus sur les Roms en France, cliquez ici :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Discriminations/Discriminations/Presentation/Les-Roms-en-France

et sur les Roms en Europe :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Discriminations/Discriminations/Presentation/Les-Roms-en-Europe