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Corée du Nord, « Han, le prix de la liberté »

mai 25, 2012

Après la rencontre extraordinaire au siège d’Amnesty France avec Kim Tae-Jin, ancien prisonnier du camp Yodok en Corée du Nord, on a envie de poursuivre le voyage et de mieux comprendre comment il est possible de survivre à l’enfer de cette dictature, et de braver tous les dangers, de tenter l’impossible pour fuir.

Alexandre Dereims, journaliste indépendant âgé de 42 ans aujourd’hui, était présent lors de cette rencontre, et il a retrouvé avec émotion Kim Tae-Jin, qu’il avait rencontré alors qu’il tournait en 2008 un documentaire de 52 minutes  « HAN, LE PRIX DE LA LIBERTE » et suivait des réfugiés de Corée du Nord qui tentent de s’exiler en Thaïlande en passant par la Chine.

Han signifie à la fois le peuple coréen dans son ensemble et la souffrance de l’âme coréenne. Il définit l’identité profonde des coréens, déchirés entre leur désir de réunification et une profonde souffrance née de l’impossible réconciliation entre les pays frères.

Pyongyang au Nord et Séoul au Sud ne sont distantes que de 200 kilomètres, mais sont séparées par une frontière infranchissable, la plus surveillée au monde, la DMZ. C’est une immense balafre héritée de la guerre froide, qui coupe en deux la péninsule coréenne, des milliers de kilomètres carrés de mines et de miradors.

Alors ceux qui décident de fuir la Corée du Nord et peut-être un jour, rejoindre le Sud, sont forcés de passer par la Chine. Seul un réfugié sur deux arrive au bout du voyage. C’est un exil secret et périlleux, une route clandestine vers la liberté.

« Han, le prix de la liberté » est l’histoire de ces fugitifs. Vous pouvez découvir ce film, pour lequel il a obtenu le prix AUDIOVISUEL ALBERT LONDRES, en 4 parties ci-dessous  :

Des nouvelles de la Corée du Nord

avril 17, 2012

Peut-être vous souvenez-vous que pour l’édition 2011 du Marathon des signatures à Paris 13, nous avions retenu, parmi les 12 cas de personnes en danger, le cas de la Corée du Nord  et plus particulièrement le camp de Yodok et ses 50 000 prisonniers, dont l’existence est niée, et l’ensemble de leurs droits bafoué.

Alors que les autorités continuent de nier l’existence de ces véritables camps de concentration (connus sous le nom de Kwanliso), on estime qu’actuellement 200 000 prisonniers politiques et les membres de leur famille sont enfermés, la majorité à vie, dans ces « goulags » nord-coréens : torture, malnutrition et travail forcé sont le quotidien des hommes, femmes, et enfants qui y survivent à l’abri de tout regard extérieur.

L’existence de ces camps a été révélée par des images satellites rendues publiques et analysées par Amnesty International ainsi que les témoignages des survivants exilés.

Amnesty International a lancé en mai 2011 une campagne internationale visant à faire connaître à l’opinion publique internationale les atrocités perpétuées dans ces camps de concentration au 21ème siècle.

L’ONG demande aux autorités nord-coréennes :

  • la reconnaissance officielle de l’existence de ces camps
  • leur fermeture et la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et de leurs familles
  • des détails précis sur le sort de détenus identifiés

Amnesty International France vous donne rendez-vous le 19 avril 2012, de 19h30 à 21h30 dans ses locaux (76, boulevard de la Villette, 75019 Paris) :

Pour révéler au public français toute l’horreur de ce système concentrationnaire, que les autorités nord-coréennes s’efforcent à cacher et nier, tant à leur propre population qu’au reste du monde, Amnesty International et l’organisation de rescapés des camps, «Free the North Korean Gulag», vous convient à une conférence en présence du directeur de l’organisation, Kim Tae-Jin, lui-même ancien prisonnier politique, de spécialistes de la Corée du Nord (sous réserve) et d’Amnesty International.

Le témoignage de Kim Tae-Jin sera l’occasion de faire le point avec le public sur la campagne internationale pour la fermeture de ces camps, menée par les deux associations et une coalition d’autres ONG internationales, quelques jours après la remise d’une pétition d’Amnesty International ayant recueilli plus de 165 000 signatures, au représentant permanent de Corée du Nord auprès des Nations unies.

En attendant cette rencontre, voici une vidéo de l’interview de Nicolas Krameyer, responsable du programme « Protegeons les Personnes » à Amnesty France :

Et bien sûr, vous pouvez toujours signer la pétition en cliquant sur ce lien :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Protegeons-les-personnes/Personnes-en-danger/Actions/Coree-du-Nord-fermeture-immediate-des-camps-de-prisonniers-politiques-4255

Préparation du Marathon des signatures à Paris 13

décembre 3, 2011

Pour cette édition 2011 du Marathon des signatures, l’équipe de l’Antenne-Jeunes Amnesty de Paris 13 s’est enrichie de la présence des étudiants du Master ONG et coopération internationale. On s’est réunis pour décider quelles situations de violations des droits humains on allait mettre en lumière cette année, et aussi pour commencer à préparer notre matériel d’action, cartes, affiches, fiches de présentation des « personnes en danger » que l’on va défendre… Par ailleurs, on s’est réparti les rôles pour notre mise en scène le jour J, mais suspense… Voici quelques photos de cette réunion :

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Et voici une présentation rapide et une vidéo pour chacune des 5 situations retenues par notre Marathon :

CORÉE DU NORD : Les 50 000 prisonniers du camp Yodok

Emprisonnés sans aucune forme de justice, les 50 000 prisonniers du Camp Yodok sont torturés, maltraités et soumis au travail forcé dans des conditions extrêmes. Malgré les témoignages d’anciens prisonniers et des photos satellites comme preuves, le gouvernement nord-coréen nie l’existence de ce camp mais également de tous les autres camps de prisonniers politiques.

NIGÉRIA : Les habitants des berges de Port-Harcourt

Dans le cadre du programme de rénovation urbaine de la ville, des milliers de personnes se sont retrouvées sans toit ni solution de relogement ; des dizaines de milliers d’autres risquent le même sort. Les expulsions doivent cesser et les communautés doivent être consultées.

FÉDÉRATION DE RUSSIE : Natalia Estemirova

Éminente défenseure des droits humains en Tchétchénie, Natalia Estemirova enquêtait sur les violations des droits humains. Elle était également engagée dans la lutte contre la corruption et les restrictions grandissantes aux droits des femmes.
Travaillant notamment avec la journaliste Anna Politkovskaïa, elle a été assassinée en juillet 2009. Aucune enquête sérieuse n’a été ouverte pour retrouver ses assassins.

IRAN : Mohammad Sadiq Kabudvand

Arrêté le 1er juillet 2007, ce journaliste qui publiait des articles en faveur des droits économiques, sociaux et politiques de la minorité kurde iranienne, a été condamnée en mai 2008 à 10 ans de prison. Victime de mauvais traitements répétés, il souffre aujourd’hui de graves problèmes de santé chroniques.

MEXIQUE : Valentina Rosendo Cantú et Inés Fernández Ortega

Violées par des soldats en 2002, ces deux jeunes femmes autochtones Me’phaa de l’Etat de Guerrero, ont eu le courage de dénoncer ces agressions auprès des autorités. Confiée à la juridiction militaire, aucune enquête sérieuse n’a encore été menée, neuf ans après les faits. En août 2011, la Cour interaméricaine des Droits de l’Homme a ordonné à l’Etat mexicain d’enquêter. Leur combat se poursuit.