Posts Tagged ‘Cécile Coudriou’

Interview sur les « 10 Jours Pour Signer » (Parvis de l’Hôtel de Ville à Paris)

décembre 30, 2016

Les « 10 Jours pour Signer », opération phare d’Amnesty International, sont l’occasion d’organiser plus de 200 événements à travers la France pour exprimer  soutien et solidarité envers les personnes dont les droits humains sont bafoués à travers le monde.

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Le 10 décembre, s’est notamment tenu sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris un événement solidaire, convivial et populaire. Cécile Coudriou, vice-présidente d’Amnesty International France et enseignante à l’UFR Communication de l’Université Paris 13, nous dit dans cette interview tout le bien qu’elle en pense :

Rencontre-débat Amnesty : droits humains et entreprises

mars 9, 2016

Affiche Minerais de Sang P13Vous êtes-vous déjà demandé comment était fabriqué cet objet si omniprésent dans notre vie quotidienne, le téléphone  portable ? D’où viennent ses composants, et notamment les minerais nécessaires à leur fabrication, comme le cobalt ? Et surtout, à quel prix pour les droits humains ces minerais sont-ils extraits ?

Une expression revient souvent, celle des « minerais de sang », soulignant à quel point leur extraction est entâchée de violations graves des droits humains dans différents pays du monde et notamment des pays qui regorgent de richesses mais dans lesquels la pauvreté est endémique.

Ce mardi 15 Mars à midi, à l’Université Paris 13 Villetaneuse, Sabine Gagnier, responsable du programme « Acteurs économiques et droits humains » au siège d’Amnesty International France, viendra nous dévoiler la face cachée de nos téléphones portables. Elle nous exposera  la situation en République Démocratique du Congo, les conditions terribles dans lesquelles des adultes mais aussi des enfants travaillent dans des mines de cobalt, de la nécessité absolue de mettre les entreprises face à leurs responsabilités en matière de droits humains.

Les consommateurs aussi doivent ouvrir les yeux : Nous avons la chance de bénéficier des avantages des nouvelles technologies, mais nous devons aussi nous préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Comment pourrions-nous faire pression sur ces entreprises, pouvons-nous également – dans nos pays riches – faire changer les lois qui régissent les responsabilités des entreprises ? Comment Amnesty International et la mobilisation citoyenne peuvent-elles faire une différence ?

Sabine Gagnier vous proposera des réponses à toutes ces questions mardi 15 Mars entre 12 et 13h en salle C 105 de l’UFR Communication de l’université Paris 13. Venez nombreux débattre avec nous !

Cécile Coudriou

 

 

 

 

Liberté d’expression en débat avec « Amnesty à Paris 13 »

janvier 29, 2016

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17 heures. Tandis qu’une foule d’étudiants s’empresse de quitter l’université, la salle C 101 commence à se remplir car certains ont choisi de rester pour débattre de la « Liberté d’expression » à l’invitation d' »Amnesty Paris 13″. En les accueillant, je leur demande de quelle composante ils viennent, et je suis ravie de voir que cela dépasse largement mon UFR Communication :  certains étudient le Droit public, ou les Relations Internationales, d’autres sont à l’IUT d’informatique, ou encore en Sociologie et Science Politique…

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Avec les membres de notre groupe, nous avions opté pour la même formule que l’an passé, une rencontre-débat plutôt qu’une conférence, avec une alternance de courtes présentations « amnestiennes » et échanges autour d’une trame bien précise :

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En  introduction, j’ai rappelé ce que dit le droit international à propos de la liberté d’expression, ses garanties (article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme) et ses limites (article 29), avant de revenir sur la position d’Amnesty International suite à l’attentat contre Charlie Hebdo, mais aussi sa réaction à la réponse gouvernementale, notamment l’introduction du concept flou d’apologie du terrorisme. Puis chacun des membres de l’Antenne-Jeunes a introduit la thématique dont il avait choisi en amont de s’emparer : loi sur le Renseignement, loi sur les communications internationales, état d’urgence et sa prolongation, surveillance de masse dénoncée par Snowden aux USA… L’enjeu était de créer une vraie rencontre et prendre le temps du débat, d’où le choix de cet horaire. En effet, les pauses méridiennes sont toujours trop courtes et cela reste finalement limité et frustrant, alors que cette fois, nous avons pu échanger avec, certes, une petite trentaine de personnes seulement mais pendant plus de 2 heures !

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Les débats ont été vifs et variés : hiérarchisation entre le droit à la sécurité et le droit à la liberté ; relativisation ou au contraire insistance sur le danger qui pèse sur les libertés individuelles. Certains trouvaient qu’ils ne fallait pas exagérer la comparaison avec les USA, et d’autres au contraire ressentaient très fortement l’impact des dernières lois et de l’état d’urgence sur la vie quotidienne (comme par exemple la peur d’aller manifester samedi 30 justement contre l’état d’urgence !). Il a été aussi question du pouvoir des entreprises, plus  grand encore que celui des gouvernements, pour nous surveiller et utiliser nos données…

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Nous avons enfin partagé le même constat : l’immense majorité de la population reste indifférente et apathique, voire approuve les mesures sécuritaires prises par le gouvernement, et cela donne le sentiment d’être très minoritaire dans la dénonciation de dérives. Cela a été expliqué avant tout par la peur qu’inspire le contexte actuel, peu propice à la réflexion, mais aussi plus généralement par une absence d’intérêt pour la chose politique ou un manque d’information réelle, les médias ne jouant pas suffisamment leur rôle.

Face à un tel constat, loin de nous décourager, nous en avons conclu qu’il fallait redoubler d’efforts pour provoquer des débats comme celui-ci, et essayer de susciter une prise de conscience sur ces enjeux de surveillance, notamment en montrant que chacun est concerné, et non pas uniquement ceux qui auraient quelque chose à se reprocher. Et c’est pourquoi la célèbre citation d’Edward Snwoden s’imposait pour conclure ce débat : « Dire que l’on se moque du droit à la vie privée parce qu’on n’a rien à cacher, ça revient à dire que l’on se fiche de la liberté d’expression parce qu’on n’a rien à dire ».

Cécile Coudriou

 

Invitation au débat sur la liberté d’expression

janvier 24, 2016

Un an après l’attaque contre Charlie Hebdo, dans une France où a  été votée la loi relative au Renseignement, la loi sur la surveillance internationale, et où aujourd’hui l’état d’urgence risque d’être prolongé, qu’en est-il de la liberté d’expression, de ses garanties et ses limites ?

Nous vous proposons de venir en débattre ce jeudi 28 janvier à l’Universté Paris 13 (salle C 101, UFR Communication), avec les jeunes d’Amnesty et Cécile Coudriou, ancienne vice-présidente d’Amnesty International France.

Venez nombreux, il est plus important que jamais de prendre le temps du débat !

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Campagne « France, Destination impunité », comment ça se prépare avec Amnesty à Paris 13 ?

novembre 8, 2015

Lors de sa conférence « Pas de Paix sans Justice » le 12 Octobre dernier à Paris 13, Aymeric Elluin n’avait pas manqué d’évoquer la France, notre belle patrie des droits de l’homme, pourtant destination de vacances idéale pour les pires ciminels au monde, auteurs de génocide, crimes de guerre ou crime contre l’humanité. Cet incroyable paradoxe allait être dénoncé dans une nouvelle campagne d’Amnesty International, intitulée « France, destination impunité » et lancée le 21 octobre. 

IMG_7492Message reçu par notre groupe « Amnesty à Paris 13 » – groupe bien étoffé depuis l’arrivée d’étudiants en Master 2 Coopération internationale et ONG ! Nous avons donc choisi de relayer cette campagne et programmé une réunion de préparation à notre première « opération signatures », dont la date avait été fixée au jeudi 12 novembre entre 12h et 14h30. Pour lancer la discussion, quoi de mieux que cette vidéo, à la fois drôle, décapante et très pédagogique ?

Cette vidéo, ainsi que le matériel d’action qui l’accompagne, nous ont inspiré des échanges nourris sur la meilleure façon d’aborder le public avec un thème relativement compliqué : comment le rendre accessible en quelques minutes, sachant que lorsque nous aborderons les étudiants ou membres du personnel pendant la pause déjeuner au forum, on ne pourra pas leur prendre trop de temps… Jusqu’où aller dans la vulgarisation, tout en respectant la nécessité d’être précis et exacts dans nos informations ? Quels exemples trouver pour rendre plus concrète cette situation, aussi aberrante soit-elle ? Sans doute Bachar el Assad, ou Omar Al Bashir, ou encore Kim Jong-un (même si pour l’instant, ils ne sont jamais venus faire un séjour en France)… Et puis, par où commencer, comment « accrocher » ? Le plus simple semble être d’utiliser le fait qu’il s’agit de la France et que l’on s’adresse à des citoyens français, et de privilégier l’angle de la contradiction flagrante entre l’idée de patrie des droits de l’homme et une telle impunité pour les auteurs de crimes les plus horribles qui soient.

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IMG_7490Nous avons déployé, d’abord tous ensemble, l’argumentaire pour convaincre le public du bien-fondé d’une telle campagne : l’explication des failles dans la législation française, qui empêchent la compétence universelle de s’exercer et bloquent donc les poursuites de ces « crapules » (pour reprendre la terminologie de la vidéo) qui décideraient de passer leurs vacances chez nous ;  puis, nous nous sommes appropriés le texte de la pétition adressée à Manuel Valls, dans laquelle Amnesty International demande 2 choses :  premièrement de faire inscrire à l’assemblée nationale une loi qui pourrait déjà combler 3 de ces failles, la loi proposée par le sénateur Jean-Pierre Sueur et déjà votée au Sénat en 2013 ; et deuxièmement, que cette loi soit amendée pour remettre en cause le « monopole du Parquet », qui empêche les victimes de crimes internationaux de porter plainte elles-mêmes.

Une fois que nous nous sommes sentis plus en confiance, nous avons commencé à pratiquer des jeux de rôles, non seulement sur cette thématique particulière, mais aussi sur comment convaincre quelqu’un de signer une pétition en général. Malgré la gravité du sujet, ceci a été l’occasion de mettre une sacrée bonne ambiance dans le groupe et de bien rire aussi, comme en témoignent ces photos.

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Rendez-vous au forum du campus Villetaneuse ce jeudi 12 novembre à partir de midi, et faisons en sorte de ne revenir avec aucune feuille de pétition vide ! 🙂

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Amnesty International à la marche des fiertés, Paris 2015

juillet 1, 2015

Banner LGBT HRights

Amnesty International soutient les droits des personnes LGBTI – Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transexuelles et Intersexes – et lutte contre les discriminations et parfois persécutions dont elles font l’objet dans bien des pays, encore ajourd’hui. Ses moyens d’action sont divers : plaidoyer, sensibilisation du grand public, mobilisation militante, pétitions, rassemblements… Amnesty participe chaque année à la Gay Pride, ou « Marche des fiertés », en France et en Europe, et elle apporte un soutien particulier aux Gay Prides organisées dans des pays tels que l’Ukraine,  la Slovaquie ou la Lettonie…, où cela reste très mal perçu, voire dangereux.

Pour l’édition 2015 de la Marche des Fiertés à Paris, le hasard du calendrier aurait pu jouer contre notre participation à l’événement, car à cette même date du 27 juin, se tenait l’Assemblée Générale Annuelle d’Amnesty International France. Sauf que ses organisateurs ont aménagé l’ordre du jour pour que cette Assemblée converge aussi vers la Marche, et pour que tous les membres présents puissent se joindre au cortège.

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Dès la première matinée de l’AG, la parole a été donnée à John Jeanette Sonstad, militante transgenre venue de Norvège : avec beaucoup de dignité, d’émotion, elle a expliqué son combat pour la liberté de choisir son identité de genre. Elle a aussi exprimé sa gratitude envers les militants d’Amnesty International France dont la forte mobilisation a contribué à faire aboutir son combat : une loi autorisant le changement de genre sans obliger à changer de sexe est en passe d’être adoptée par le Parlement norvégien. Enfin, elle nous a donné rendez-vous pour participer à la Marche l’après-midi, afin de soutenir ce même combat en France.

Tout un groupe de jeunes amnestiens de Paris-Ile de France, animé par Carmen, nouvelle relais jeune de la région, et Rémi Farge, salarié responsable de la visibilité militante, était mobilisé pour l’événement : ils avaient imaginé des slogans de soutien aux LGBTI, fabriqué des dizaines de pancartes, et construit un char magnifique (sur le concept du Rubik’s Cube, imaginé par une artiste, Emilie Benoist). Ils ont participé dès le début à la Marche, accompagnés d’une batucada, puis d’une fanfare au moment où tous les participants à l’AG les ont rejoints : ambiance garantie, dans cette impressionnante marée jaune et noire, aux couleurs d’Amnesty, dansant et marchant au rythme de la musique ! Jamais la présence d’Amnesty International à la Marche des Fiertés n’a été aussi massive et visible !

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L’événement festif et militant s’est clôturé par un rassemblement sur la place de la République, avec une alternance de musique et de discours sur le podium, devant une foule immense et enthousiaste. L’intervention de Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France et de Jeannette fut courte et « pêchue »,  adaptée à l’occasion et manifestement très appréciée ! Regardez cette vidéo de la Gay Pride 2015, et rejoignez-nous pour l’édition 2016 !

Cécile Coudriou

Tribune de Cécile Coudriou pour Amnesty International : Paradoxe de la loi renseignement : rendre légal ce qui est illégal

mai 14, 2015

Cette tribune a été publiée dans le journal le Drenche le 6 mai 2015, et écrite par Cécile Coudriou, ex-vice-présidente d’ Amnesty International France et aujourd’hui porte-parole sur les questions de « Droits humains à l’ère numérique » :

Paradoxe de la loi renseignement : rendre légal ce qui est illégal

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L’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi relatif au renseignement, présenté comme une réponse à la nécessité de protéger les citoyens et d’encadrer les pratiques des services de renseignement. Comment expliquer une opposition aussi unanime chez les ONGs de défense des droits humains comme Amnesty International, les acteurs du numérique, la CNIL, des professionnels du monde juridique et du journalisme ?

Si le Sénat vote le projet en l’état, cette loi reviendra à rendre légal ce qui est illégal au regard du droit international et européen, qui tous deux garantissent le droit à la vie privée. De plus, ce droit en conditionne d’autres, car lorsqu’on se sait surveillé, cela atteint aussi la liberté d’expression et d’association.

Amnesty International, en tant que vigie du respect de nos droits fondamentaux, enjoint donc les sénateurs et tous les citoyens à porter leur regard au-delà de cette promesse, illusoire, d’une plus grande sécurité pour prendre conscience des dangers qui pèsent sur nos droits.

Le gouvernement n’a cessé de nier qu’il s’agirait d’une surveillance de masse. Or, dès lors que l’on met en place des dispositifs comme des boîtes noires (qui aspirent toutes les métadonnées des internautes) ou des « IMSI catchers » (qui engrangent les appels téléphoniques), on sort de facto du champ de la surveillance ciblée pour entrer dans celui d’une surveillance généralisée. Ce sont des machines, avec un algorithme et des mots clés, qui passent au crible nos comportements sur Internet, cela implique une surveillance étendue, non-ciblée, et donc illégale.

D’autre part, le contrôle proposé reste insuffisant : la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement donnera certes un avis mais uniquement consultatif et le recours au Conseil d’État en cas d’abus ne sera possible qu’a posteriori.

Enfin, les finalités de ce projet dépassent largement la lutte contre le terrorisme, avec la défense des « intérêts essentiels de la politique étrangère », « intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France ». Des contours aussi flous permettent toutes les dérives : par exemple,  quelle interprétation pourrait être faite de l’action d’un lanceur d’alerte mettant en péril ces intérêts au nom de l’intérêt général ?

Face à de telles menaces sur nos libertés fondamentales, nous ne pouvons que nous opposer à cette loi et poursuivre la mobilisation.

« Amnesty à Paris 13  » n’oublie pas les réfugiés de Syrie

mars 21, 2015

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4 ans déjà que la guerre ravage la Syrie, faisant plus de 200 000 morts, et obligeant plus de 11 millions de personnes – soit la moitié de la population ! – à fuir les violences. 380 000 personnes ont été jugées particulièrement vulnérables par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), faisant de leur réinstallation dans d’autres pays d’ici fin 2016 une priorité .

Il y a en effet urgence ! Parmi  ces personnes les plus vulnérables, certaines ont été victimes de torture de la part du régime en place ou des groupes armés combattants. Elles ont été blessées et traumatisées lors d’attaques de leur ville, de leur village, de leur maison. Elles ont dû fuir parce que leurs opinions, leur religion, leur liberté d’expression étaient bafouées ou les condamnaient à la mort. D’autres, parmi lesquelles des femmes isolées avec ou sans enfant, sont gravement malades ou handicapés.

Ali Ferzat cartoonFace à une crise d’une telle ampleur, la réponse du monde est honteuse : seulement 80 000 places d’accueil ont été proposées par eux et seules 7000 personnes ont effectivement pu atteindre leur pays de destination. La France, qui a pourtant ratifié la convention de Genève de 1951 qui protège les réfugiés, n’en a  accueilli que 500 depuis le début du conflit, et a annoncé l’accueil de 500 autres personnes vulnérables, mais cela reste bien trop peu, notamment comparé à l’Allemagne, qui va accueillir 30 000 réfugiés syriens au titre de la réinstallation.

syrie_0Il faut bien se rendre compte que 4 millions de personnes ont dû quitter la Syrie et 95 % d’entre eux se sont réfugiés dans les pays voisins – 1,2 million au Liban, où 1 habitant sur 4 est aujoud’hui un réfugié syrien ; 1,6 million en Turquie ; le reste en Jordanie,  Egypte et Irak. Comment ces pays pourraient-ils faire face seuls à un tel afflux ? La responsabilité d’une telle crise ne peut être que partagée. Nous ne pouvons pas faire comme si ce drame n’existait pas.

Amnesty International a donc lancé la campagne « Accueil des réfugiés de Syrie » afin que les pays les plus riches se montrent davantage solidaires et offrent aux réfugiés les plus vulnérables une opportunité unique de reconstruire leur vie grâce aux programmes de réinstallation et d’admission humanitaire. En France, la campagne a ciblé plus particulièrement François Hollande, appelant à la mobilisation de tous les citoyens pour adresser ce message au président de la République : la France peut et doit faire plus !

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L’Antenne-Jeunes « Amnesty à Paris 13  » a répondu à cet appel à la mobilisation et a souhaité relayer cette campagne auprès des étudiants et personnels de l’université, en proposant 2 actions  au stand qu’elle a tenu mercredi 18 mars à l’heure du déjeuner :

– Signer une pétition adressée au président de la République, pétition que l’on peut par ailleurs signer en ligne sur le site d’Amnesty International au lien suivant : http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actions/La-France-doit-accueillir-plus-de-refugies-de-Syrie-14461

– Se laisser prendre en photo avec un panneau de sa ville pour dire que celle-ci pouvait accueillir des réfugiés de Syrie. En voici quelques exemples :

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Les étudiants et personnels ont montré leur solidarité avec une grande spontanéité – certains ont d’ailleurs déclaré qu’il leur paraissait encore plus naturel d’apporter leur soutien parce qu’ils étaient eux-mêmes réfugiés ou enfants de réfugiés. Quasiment toutes les personnes que nous avons abordées se sont arrêtées au stand pour signer, et nous avons recueilli 210 signatures et près d’une vingtaine de photos. Un grand merci à tous !

Cécile Coudriou

30 ans après la catastrophe de Bhopal, le combat continue avec Amnesty International

décembre 20, 2014

images-2Dans le cadre de la mobilisation « 10 Jours pour Signer », l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 a organisé le 12 décembre une rencontre-débat pour pouvoir approfondir les échanges avec le public sur l’une des situations mises en lumière dans cette édition 2014 : la catastrophe de Bhopal, en Inde et la question de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains.

Nous avons invité une jeune salariée d’Amnesty International France, Muriel Treibich, actuellement en charge de ces questions, à venir rencontrer les étudiants et personnels de l’Université Paris 13 pour nous parler de la situation des habitants de Bhopal, qui subissent toujours les conséquences de la catastrophe, à savoir les effets des gaz toxiques, la pollution de l’eau, et qui, 30 ans après, continuent de se mobiliser car les victimes n’ont toujours pas été dédommagées comme elles devraient l’être et le site n’a toujours pas été décontaminé.

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Muriel Treibich a expliqué par quels mécanismes des multinationales qui violent les droits humains comme Dow Chemical à Bhopal arrivent encore à fuir si facilement leurs responsabilités. Mais elle a aussi montré comment des ONG comme Amnesty International peuvent aider les victimes qui se battent localement à obtenir justice : relayer et amplifier le message des activistes locaux pour augmenter la pression sur les entreprises, soutenir ou lancer elles-mêmes des actions en justice, et également mener une action de plaidoyer auprès d’instances nationales ou internationales pour faire avancer le droit en matière de responsabilité juridique des multinationales. Sans oublier, bien sûr, que toutes ces actions se trouvent renforcées par le nombre de militants et de citoyens qui font pression sur les gouvernements et les sociétés à travers la signature de pétitions.

Alors, comme le dit le slogan de la campagne d’Amnesty France contre les violations commises par les multinationales : « Faites pas l’autruche » ! En effet, la première étape est toujours d’ouvrir les yeux et de s’informer, ce que vous pourrez faire en visionnant cette vidéo de l’intervention de Muriel  :

Léa Antoni et Cécile Coudriou

Pourquoi la lutte d’Amnesty International contre la torture est toujours d’actualité

novembre 8, 2014

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Un débat sur la torture en 2014, vraiment ? On pourrait croire a priori que tout le monde est contre une telle pratique, considérée comme barbare et d’un autre temps. Et pourtant, malgré son interdiction absolue depuis l’adoption à l’ONU de la Convention internationale contre la torture en 1984, elle n’a pas disparu. Ces 5 dernières années, elle a même été pratiquée dans 141 pays, de façon systématique et notoire, ou parfois plus cachée.  Même les démocraties y recourent, sous couvert de guerre contre le terrorisme. La peur que celui-ci inspire a d’ailleurs fait bouger les lignes dans l’esprit de certains, et le désir d’être protégé, de se sentir en sécurité, peut amener à tolérer certaines pratiques pourtant cruelles, inhumaines et dégradantes. (cf une étude publiée en mai 2014 http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Stop-Torture/Actualites/Sondage-sur-la-torture-dans-le-monde-11653)

stop_tortureAlors, ne détournons pas le regard de cette triste réalité : la lutte contre la torture est toujours d’actualité. C’est pourquoi Amnesty International lance une nouvelle campagne mondiale, « Stop torture ».

À l’échelle du campus universitaire de Paris 13 Villetaneuse, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International va relayer cette campagne : le 18 novembre, entre 12h et 14h au forum, en marge de notre stand d’information et pétition, le public sera invité à participer à une action créative de « street art contre la torture », animée par Isabelle Villanova, médiatrice artistique. Puis à 17h, une rencontre-débat sera organisée en salle C 102 à l’UFR Communication, en présence d’Agathe Battistoni, chargée de cette campagne à Amnesty France. En s’appuyant sur des extraits de films tels que « Torture made in USA » (sur Guantanamo et Abou Grahib), ou « The Act of Killing » (sur l’Indonésie), nous échangerons sur les mécanismes qui font que cette pratique devient parfois acceptable pour certains, et sur les garanties à mettre en place pour l’empêcher, voire l’éradiquer.affiche_film_0MV5BNzQ0NDA1ODQ3NF5BMl5BanBnXkFtZTcwNjQwMzk0OA@@._V1_SY317_CR4,0,214,317_AL_

Venez dire « Stop torture » le mardi 18 novembre sur le campus de Villetaneuse, que ce soit à travers le street art, votre signature ou le débat, participez à votre façon au combat d’Amnesty International !

Cécile Coudriou