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Campagne « France, Destination impunité », comment ça se prépare avec Amnesty à Paris 13 ?

novembre 8, 2015

Lors de sa conférence « Pas de Paix sans Justice » le 12 Octobre dernier à Paris 13, Aymeric Elluin n’avait pas manqué d’évoquer la France, notre belle patrie des droits de l’homme, pourtant destination de vacances idéale pour les pires ciminels au monde, auteurs de génocide, crimes de guerre ou crime contre l’humanité. Cet incroyable paradoxe allait être dénoncé dans une nouvelle campagne d’Amnesty International, intitulée « France, destination impunité » et lancée le 21 octobre. 

IMG_7492Message reçu par notre groupe « Amnesty à Paris 13 » – groupe bien étoffé depuis l’arrivée d’étudiants en Master 2 Coopération internationale et ONG ! Nous avons donc choisi de relayer cette campagne et programmé une réunion de préparation à notre première « opération signatures », dont la date avait été fixée au jeudi 12 novembre entre 12h et 14h30. Pour lancer la discussion, quoi de mieux que cette vidéo, à la fois drôle, décapante et très pédagogique ?

Cette vidéo, ainsi que le matériel d’action qui l’accompagne, nous ont inspiré des échanges nourris sur la meilleure façon d’aborder le public avec un thème relativement compliqué : comment le rendre accessible en quelques minutes, sachant que lorsque nous aborderons les étudiants ou membres du personnel pendant la pause déjeuner au forum, on ne pourra pas leur prendre trop de temps… Jusqu’où aller dans la vulgarisation, tout en respectant la nécessité d’être précis et exacts dans nos informations ? Quels exemples trouver pour rendre plus concrète cette situation, aussi aberrante soit-elle ? Sans doute Bachar el Assad, ou Omar Al Bashir, ou encore Kim Jong-un (même si pour l’instant, ils ne sont jamais venus faire un séjour en France)… Et puis, par où commencer, comment « accrocher » ? Le plus simple semble être d’utiliser le fait qu’il s’agit de la France et que l’on s’adresse à des citoyens français, et de privilégier l’angle de la contradiction flagrante entre l’idée de patrie des droits de l’homme et une telle impunité pour les auteurs de crimes les plus horribles qui soient.

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IMG_7490Nous avons déployé, d’abord tous ensemble, l’argumentaire pour convaincre le public du bien-fondé d’une telle campagne : l’explication des failles dans la législation française, qui empêchent la compétence universelle de s’exercer et bloquent donc les poursuites de ces « crapules » (pour reprendre la terminologie de la vidéo) qui décideraient de passer leurs vacances chez nous ;  puis, nous nous sommes appropriés le texte de la pétition adressée à Manuel Valls, dans laquelle Amnesty International demande 2 choses :  premièrement de faire inscrire à l’assemblée nationale une loi qui pourrait déjà combler 3 de ces failles, la loi proposée par le sénateur Jean-Pierre Sueur et déjà votée au Sénat en 2013 ; et deuxièmement, que cette loi soit amendée pour remettre en cause le « monopole du Parquet », qui empêche les victimes de crimes internationaux de porter plainte elles-mêmes.

Une fois que nous nous sommes sentis plus en confiance, nous avons commencé à pratiquer des jeux de rôles, non seulement sur cette thématique particulière, mais aussi sur comment convaincre quelqu’un de signer une pétition en général. Malgré la gravité du sujet, ceci a été l’occasion de mettre une sacrée bonne ambiance dans le groupe et de bien rire aussi, comme en témoignent ces photos.

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Rendez-vous au forum du campus Villetaneuse ce jeudi 12 novembre à partir de midi, et faisons en sorte de ne revenir avec aucune feuille de pétition vide ! 🙂

IMG_7510Cécile Coudriou

« Amnesty à Paris 13  » n’oublie pas les réfugiés de Syrie

mars 21, 2015

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4 ans déjà que la guerre ravage la Syrie, faisant plus de 200 000 morts, et obligeant plus de 11 millions de personnes – soit la moitié de la population ! – à fuir les violences. 380 000 personnes ont été jugées particulièrement vulnérables par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), faisant de leur réinstallation dans d’autres pays d’ici fin 2016 une priorité .

Il y a en effet urgence ! Parmi  ces personnes les plus vulnérables, certaines ont été victimes de torture de la part du régime en place ou des groupes armés combattants. Elles ont été blessées et traumatisées lors d’attaques de leur ville, de leur village, de leur maison. Elles ont dû fuir parce que leurs opinions, leur religion, leur liberté d’expression étaient bafouées ou les condamnaient à la mort. D’autres, parmi lesquelles des femmes isolées avec ou sans enfant, sont gravement malades ou handicapés.

Ali Ferzat cartoonFace à une crise d’une telle ampleur, la réponse du monde est honteuse : seulement 80 000 places d’accueil ont été proposées par eux et seules 7000 personnes ont effectivement pu atteindre leur pays de destination. La France, qui a pourtant ratifié la convention de Genève de 1951 qui protège les réfugiés, n’en a  accueilli que 500 depuis le début du conflit, et a annoncé l’accueil de 500 autres personnes vulnérables, mais cela reste bien trop peu, notamment comparé à l’Allemagne, qui va accueillir 30 000 réfugiés syriens au titre de la réinstallation.

syrie_0Il faut bien se rendre compte que 4 millions de personnes ont dû quitter la Syrie et 95 % d’entre eux se sont réfugiés dans les pays voisins – 1,2 million au Liban, où 1 habitant sur 4 est aujoud’hui un réfugié syrien ; 1,6 million en Turquie ; le reste en Jordanie,  Egypte et Irak. Comment ces pays pourraient-ils faire face seuls à un tel afflux ? La responsabilité d’une telle crise ne peut être que partagée. Nous ne pouvons pas faire comme si ce drame n’existait pas.

Amnesty International a donc lancé la campagne « Accueil des réfugiés de Syrie » afin que les pays les plus riches se montrent davantage solidaires et offrent aux réfugiés les plus vulnérables une opportunité unique de reconstruire leur vie grâce aux programmes de réinstallation et d’admission humanitaire. En France, la campagne a ciblé plus particulièrement François Hollande, appelant à la mobilisation de tous les citoyens pour adresser ce message au président de la République : la France peut et doit faire plus !

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L’Antenne-Jeunes « Amnesty à Paris 13  » a répondu à cet appel à la mobilisation et a souhaité relayer cette campagne auprès des étudiants et personnels de l’université, en proposant 2 actions  au stand qu’elle a tenu mercredi 18 mars à l’heure du déjeuner :

– Signer une pétition adressée au président de la République, pétition que l’on peut par ailleurs signer en ligne sur le site d’Amnesty International au lien suivant : http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actions/La-France-doit-accueillir-plus-de-refugies-de-Syrie-14461

– Se laisser prendre en photo avec un panneau de sa ville pour dire que celle-ci pouvait accueillir des réfugiés de Syrie. En voici quelques exemples :

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Les étudiants et personnels ont montré leur solidarité avec une grande spontanéité – certains ont d’ailleurs déclaré qu’il leur paraissait encore plus naturel d’apporter leur soutien parce qu’ils étaient eux-mêmes réfugiés ou enfants de réfugiés. Quasiment toutes les personnes que nous avons abordées se sont arrêtées au stand pour signer, et nous avons recueilli 210 signatures et près d’une vingtaine de photos. Un grand merci à tous !

Cécile Coudriou

Retour sur le débat « Liberté d’expression, ici et ailleurs »

mars 13, 2015

10974216_10204675095770149_3350255540249502081_o(1)En proposant ce thème « liberté d’expression, ici et ailleurs », le groupe d’étudiants « Amnesty à Paris 13 » savait bien que ce serait l’occasion de se confronter à des points de désaccords, à des ressentis différents, notamment suite aux événements des 7, 8 et 9 Janvier à Paris. L’objectif était clairement de laisser la parole totalement libre tout en apportant l’éclairage d’Amnesty International. C’est pourquoi nous avions décidé d’organiser le débat en alternant des courtes présentations par les membres de l’Antenne-Jeunes avec des temps d’échanges sur chacun des aspects abordés – garanties juridiques de ce droit à la liberté d’expression, limites inscrites dans le droit, dérives de la lutte contre le terrorisme, et focus sur plusieurs pays différents.

Une trentaine d’étudiants et personnels avaient répondu présents, et si l’on pouvait regretter de ne pas avoir attiré davantage de monde, il faut dire aussi que cela a sans doute contribué à ce que ce soit un vrai moment de partage – et on ne parle pas que des boissons et gâteaux offerts ! – , un véritable débat, avec beaucoup d’échanges, parfois vifs. Chacun a pu parler de sa propre conception de la liberté d’expression, de ses opinions et sentiments personnels sur ce qui se passait en France mais aussi au-delà de nos frontières.

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En tant que militante d’Amnesty International, j’ai été ravie de constater que ressortait de ce débat un sentiment partagé par tous ou presque, celui d’être citoyen du monde et donc solidaire des victimes de violations de ce droit à la liberté d’expression dans le reste du monde. On a eu l’occasion d’évoquer diverses situations : celle de Raif Badawi en Arabie Saoudite, condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir « insulté l’Islam » dans son blog, puis celle d’un journaliste gambien enlevé, torturé et toujours porté disparu, après avoir critiqué son gouvernement. Nous avons également discuté de la censure sur Internet en Chine et Russie et enfin des USA avec le cas de Snowden et des lanceurs d’alerte… Un débat riche en échanges et informations, où l’on sentait parfois vibrer un sentiment d’indignation. Pour nous, cette sensibilisation est déjà un premier pas dans la lutte contre la violation des droits humains à travers le monde .

Bien sûr, des désaccords ont émergé et parfois subsisté sur la conception même de la liberté d’expression : certains ont opposé à l’aspect universel des droits humains une forme de relativisme culturel, ou en tout cas ont défendu l’idée d’un droit adapté à chaque pays et donc à sa culture. D’autres ont émis l’opinion que dans certains cas, notamment lorsqu’il s’agit de religion, le respect s’imposait au détriment d’une liberté absolue de parole. Le débat a également permis de constater à quel point il y avait deux poids deux mesures dans le traitement donné à certaines violations des droits selon qu’elles touchent la France ou d’autres pays. Quoi qu’il en soit, il était important pour nous que les gens s’expriment en toute liberté, qu’ils n’aient pas l’impression qu’on veuille leur dicter une vision du monde.

Notre but premier était de préciser l’éclairage que peuvent apporter la Déclaration universelle des droits de l’homme et le droit international, afin que les participants au débat puissent enrichir leur réflexion sur cette base. Par ailleurs, nous souhaitions vraiment ne pas rester uniquement centré sur la France, mais plutôt ouvrir sur le reste du monde, avec des informations qui permettraient d’élargir le champ de vision, de remettre ainsi en question certaines certitudes. En cela, on peut donc dire que notre objectif a été atteint !

10620523_10204119781887649_3690751924243507913_nLéa Antoni, responsable de l’Antenne-Jeunes Amnesty à Paris 13

Pourquoi la lutte d’Amnesty International contre la torture est toujours d’actualité

novembre 8, 2014

AFFICHE Stop Torture

Un débat sur la torture en 2014, vraiment ? On pourrait croire a priori que tout le monde est contre une telle pratique, considérée comme barbare et d’un autre temps. Et pourtant, malgré son interdiction absolue depuis l’adoption à l’ONU de la Convention internationale contre la torture en 1984, elle n’a pas disparu. Ces 5 dernières années, elle a même été pratiquée dans 141 pays, de façon systématique et notoire, ou parfois plus cachée.  Même les démocraties y recourent, sous couvert de guerre contre le terrorisme. La peur que celui-ci inspire a d’ailleurs fait bouger les lignes dans l’esprit de certains, et le désir d’être protégé, de se sentir en sécurité, peut amener à tolérer certaines pratiques pourtant cruelles, inhumaines et dégradantes. (cf une étude publiée en mai 2014 http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Stop-Torture/Actualites/Sondage-sur-la-torture-dans-le-monde-11653)

stop_tortureAlors, ne détournons pas le regard de cette triste réalité : la lutte contre la torture est toujours d’actualité. C’est pourquoi Amnesty International lance une nouvelle campagne mondiale, « Stop torture ».

À l’échelle du campus universitaire de Paris 13 Villetaneuse, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International va relayer cette campagne : le 18 novembre, entre 12h et 14h au forum, en marge de notre stand d’information et pétition, le public sera invité à participer à une action créative de « street art contre la torture », animée par Isabelle Villanova, médiatrice artistique. Puis à 17h, une rencontre-débat sera organisée en salle C 102 à l’UFR Communication, en présence d’Agathe Battistoni, chargée de cette campagne à Amnesty France. En s’appuyant sur des extraits de films tels que « Torture made in USA » (sur Guantanamo et Abou Grahib), ou « The Act of Killing » (sur l’Indonésie), nous échangerons sur les mécanismes qui font que cette pratique devient parfois acceptable pour certains, et sur les garanties à mettre en place pour l’empêcher, voire l’éradiquer.affiche_film_0MV5BNzQ0NDA1ODQ3NF5BMl5BanBnXkFtZTcwNjQwMzk0OA@@._V1_SY317_CR4,0,214,317_AL_

Venez dire « Stop torture » le mardi 18 novembre sur le campus de Villetaneuse, que ce soit à travers le street art, votre signature ou le débat, participez à votre façon au combat d’Amnesty International !

Cécile Coudriou

Portons le message « SOS Europe ! » pour les migrants et réfugiés

mai 8, 2014

10258588_10152121837597572_181818740146433188_o« SOS Europe ! » C’est le nom de la campagne d’Amnesty International que nous allons relayer à l’Université Paris 13 le Mardi 13 mai entre 11h30 et 14h30 au forum du campus de Villetaneuse. Pourquoi SOS ? C’est le message à envoyer à l’Europe pour la protection des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile.  Il y a non seulement danger mais urgence !

Le premier danger est pour eux le naufrage car ils arrivent par la mer sur des embarcations de fortune ; le second danger est l’accueil qui leur est fait : refoulement systématique, violences et brutalités des gardes-côtes et de la police.

Une Europe forteresse, à tout prix ?

189570_migrant_deathEn octobre 2013, au large de Lampedusa, plus de 350 personnes ont péri dans deux naufrages. Aujourd’hui, c’est la Grèce qui est sous les projecteurs : lorsque les migrants arrivent à cette frontière d’une Europe forteresse, la police ou les gardes-côtes les repoussent avec brutalité. Ils procèdent à des arrestations, à la détention et à des renvois forcés, alors que c’est illégal au regard du droit international. Amnesty International ne nie pas que les États peuvent surveiller leurs frontières, mais rappelle que cela ne doit jamais être au prix de la vie et de la sécurité des personnes.

Qu’ont fait les migrants pour mériter un tel traitement ? Ils ne font que fuir la misère et chercher une vie meilleure. Quant aux réfugiés, c’est la guerre, les conflits ou la persécution qu’ils fuient, et comment peut-on reprocher à quiconque de chercher désespérément une protection, un asile ?

Tout citoyen a un rôle à jouer : 

Ces drames humains révèlent des politiques migratoires de l’UE peu connues du grand public, et sur lesquelles nous pouvons pourtant agir : Les 4 et 5 juin, les ministres européens en charge des questions d’asile et de migrations se réuniront pour déterminer les orientations que prendra l’Europe pour les 5 prochaines années sur ce sujet. Fin juin, les chefs d’état ou de gouvernement adopteront officiellement le nouveau programme.

Nous devons donc faire entendre notre voix avant ces échéances, pour faire savoir aux décideurs que nous sommes très nombreux à soutenir la vision d’Amnesty International. Nous allons aussi montrer symboliquement notre soutien par une forme originale de pétition : chacun pourra confectionner un origami en forme de bateau, et notre objectif est d’en envoyer 3500 à Manuel Valls pour se souvenir des 3500 personnes qui ont péri en mer entre 2011 et 2013.

Au delà du symbole, il est essentiel d’informer le public sur les positions et les demandes d’Amnesty International :

–        Stop au refoulement forcé et aux mauvais traitements ! C’est contraire aux conventions de Genève de 1951, ainsi qu’aux règles du droit international de la mer qui impose des obligations de sauvetage, et enfin contraire aux règles que l’UE s’est elle-même fixées ;

–        transparence sur les procédures de contrôle des frontières utilisées par les autorités, et sur les violations des droits humains ;

–        stop au contrôle à tout prix ! protégeons les migrants et sauvons la vies avant de protéger les frontières ;

–        et enfin, réorientation des budgets alloués par l’Europe vers l’accueil et la protection des personnes au lieu d’augmenter sans cesse celui des contrôles des migrations.

Entre 2011 et 2013, la Commission européenne a alloué plus de 12 millions d’euros pour l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés. Sur la même période, ce sont plus de 227 millions d’euros qui lui ont été donnés pour le contrôle des migrations. L’agence Frontex, qui coordonne le contrôle des frontières extérieures de l’UE, elle prospère !

Alors, montrons tous notre soutien à des politiques migratoires plus humaines, soyez nombreux à nous rejoindre le Mardi 13 mai entre 11h30 et 14h30 au forum du campus de Villetaneuse, et faisons ensemble le plus grand nombre de bateaux possible pour noyer Manuel Valls sous les messages de solidarité ! Les politiques migratoires de demain dépendent aussi de nous tous !

Des nouvelles de la campagne sur le commerce mondial des armes

novembre 2, 2012

Où en sommes nous dans ce combat mené conjointement par Amnesty International, Oxfam International et le Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL) contre le commerce irresponsable des armes, et toutes les atrocités qu’il entraîne ? Commençons par un petit récapitulatif en vidéo :

En juillet 2012, aux Nations Unies, à New York, se tenait une conférence diplomatique pour adopter un traité sur le commerce des armes, ou TCA. À l’issue des négociations les États-Unis, soutenus par la Russie, ont sollicité davantage de temps, au terme d’une ultime journée de négociations frénétiques. Ils ont brisé le consensus et ainsi stoppé le processus de finalisation des travaux en cours.

Le monde ne dispose donc toujours pas d’un traité garantissant un contrôle strict du commerce international des armes conventionnelles, et les gouvernements continuent d’accorder des autorisations pour des transferts d’armes qui alimentent violences et atrocités.

C’est pourquoi Amnesty International et ses partenaires restent extrêmement mobilisés sur le prochain enjeu, la mise en place d’un cycle final de négociations pour adopter un futur traité. Malgré ce coup de frein dans les négociations de juillet dernier, nous avons des raisons d’être optimistes car une large majorité de gouvernements a assuré qu’ils continueraient à œuvrer en faveur d’un texte solide qui protège les droits humains. À la fin de la conférence, plus de 90 pays ont signé une déclaration rappelant leur détermination à obtenir le plus tôt possible un traité sur le commerce des armes.

En septembre 2012, aux côtés d’une trentaine de pays, François Hollande a réaffirmé son engagement en faisant une intervention aux Nations Unies en faveur de l’adotion rapide d’un TCA. La pression sur la communauté internationale ne doit surtout pas faiblir, et pour cela, chacun peut participer à la campagne « Contrôlez les armes », qui propose diverses actions au fil du temps. Vous pouvez par exemple en ce moment signer en ligne cette pétition pour demander le rétablissement d’un état de droit en Egypte :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Armes-et-conflits-armes/Actions/Il-faut-retablir-l-etat-de-droit-en-Egypte-6216

Cécile Coudriou