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Amnesty International à Paris 13 se mobilise pour les droits des femmes en Egypte

avril 4, 2015

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Pour l’édition 2015 du « Printemps des Droits Humains », tous les jeunes d’Amesty International France relaient une campagne mondiale qui s’intitule « Mon corps, mes droits ». Il s’agit de sensibiliser le grand public à ce que l’on appelle les droits sexuels et reproductifs, c’est-à-dire la possibilité pour chacun de prendre des décisions éclairées et de faire librement des choix concernant sa santé, son corps, son identité de genre, sa vie sexuelle et procréative, sans discrimination, sans violence et sans crainte de poursuites judiciaires ; cela signifie notamment être à l’abri des violences sexuelles, des mutilations génitales féminines, des grossesses, avortements, stérilisations et mariages forcés.

Les jeunes d’Amnesty International à l’université Paris 13 ont choisi de se concentrer sur un volet particulier de cette campagne, et de mettre en avant le combat contre le cercle infernal de discrimination, violences et injustice auquel sont confrontées les femmes en Egypte.

L’action d’Amnesty International a deux objectifs :

  1. faire en sorte que les autorités égyptiennes s’engagent à élaborer et à mettre en œuvre une stratégie exhaustive de lutte contre les violences sexuelles et la discrimination, en étroite collaboration avec les groupes de défense des droits des femmes et le Conseil national pour les femmes
  2. que les autorités égyptiennes libèrent immédiatement et sans conditions tous les prisonniers d’opinion, c’est-à-dire toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux.

Comme toujours, pour atteindre ses objectifs, l’ONG combine l’approche plaidoyer auprès des autorités et la sensibilisation de l’opinion publique, pour inviter chacun à faire pression sur ces mêmes autorités grâce à la signature de pétitions : Dans ce cas précis, une pétition adressée au président Al-Sissi lui sera remise en Juin 2015. Pour accroître son impact, il est indispensable d’atteindre une « masse critique » de signatures : que chacun retrousse ses manches pour y contribuer !

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C’est pourquoi les jeunes d’Amnesty à Paris 13 ont tenu un stand information/pétition et sont allés à la rencontre de tous les étudiants et personnels qui passaient par le forum du campus de Villetaneuse : jusqu’ici, 502 signatures ont été récoltées et une centaine de brochures sur la campagne « Mon corps, mes droits » ont été distribuées. (Vous pouvez toujours signer cette pétition en ligne en cliquant sur ce lien : http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Mon-corps-mes-droits/Actions/Egypte-doit-mettre-fin-aux-violences-contre-les-femmes-14215)

Prochaine étape pour poursuivre la réflexion et l’échange, le 7 avril à 13h30 en salle C 101 de l’UFR Communication : une projection gratuite du film « Les Femmes du Bus 678 », suivie d’un débat sur les droits des femmes en Egypte. Ce film, réalisé en 2011 par Mohamed Diab, nous fait découvrir trois femmes d’aujourd’hui, Fayza, Seba et Nelly : elles ne sont pas issues du même milieu, leurs vies sont totalement différentes, mais elles vont néanmoins s’unir pour combattre le machisme et l’impunité qui sévissent partout au Caire, dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons.  Comment réagira l’atypique inspecteur Essam lorsqu’il devra mener une enquête ? Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

Pour le découvrir, et pour en savoir plus sur l’action que vous pouvez menez avec Amnesty International, venez nombreux à cette projection-débat mardi 7 avril !

Affiche Egypte

Entretien avec Cécile Coudriou au siège d’Amnesty International

janvier 6, 2012

Le 2 décembre 2011, Cécile Coudriou, membre du Bureau Éxécutif d’Amnesty International France et enseignante à l’Université Paris 13 a répondu aux questions d’un étudiant de l’école de journalisme de Genève.

Cet entretien permet de découvrir « Amnesty International, un mouvement militant au service des droits humains », en 6 questions :

1) Pourquoi Amnesty International défend-elle les droits de l’homme ? Cela ne relève-t-il pas des prérogatives gouvernementales ?

2) Quelle est l’optique de la nouvelle campagne « Dignité » ?

3) Comment Amnesty International parvient-elle à se positionner par rapport à la « pensée unique » ?

4) Quels sont les moyens d’intervention d’Amnesty International ?

5) Quel est l’impact d’Amnesty International ?

6) Comment la communication d’Amnesty International est-elle assurée ?

JEUX DE RÔLES AMNESTIENS À PARIS 13 !

mars 31, 2010

ENCORE UNE RÉUNION BIEN SYMPA ! La préparation de la campagne « Mortalité Maternelle au Burkina Faso » se poursuit. On avait reçu le colis du service jeunes, et on a commencé par l’ouvrir bien sûr ! Pin’s et bracelets « Exigeons la Dignité », cartes-pétitions que l’on va adresser au Ministre de la santé au Burkina Faso, et des affiches et photos pour pouvoir proposer une petite expo :

Puis on discute de la différence entre pétition « classique » et carte-pétition, et certains se demandent si ce ne sera pas plus difficile à faire signer. Ils évoquent notamment la difficulté éventuelle de demander aux signataires leur email.

Mais en fait, on n’est pas obligé de demander l’adresse mail, ceux qui le souhaitent pourront donner uniquement leur nom et adresse postale, et d’ailleurs, le nom de la ville peut suffire .

Ce qui est important c’est d’amener les gens à un geste d’engagement individuel, donc, une carte par personne ! On espère que le ministre de la santé en recevra des centaines provenant de Paris 13… Alors Léa a déjà pris un peu d’avance, cela fait déjà une carte de signée !

Ensuite on fait nos dernières « révisions » avant de se lancer dans le jeux de rôles qu’on s’était promis de faire :

Allez c’est parti ! On s’est distribué les rôles entre les questionneurs, gentils candides ou au contraire râleurs sceptiques, pour s’obliger à répondre du mieux possible quelle que soit les questions. Bizarrement, il y avait plus de volontaires pour commencer par poser les questions vâches !

Ce n’était pas si facile que çà pourrait en avoir l’air, mais cela permet vraiment de se sentir mieux préparé à toute éventualité, et récolter ainsi un maximum de cartes signées.

C’est l’heure de retourner en cours, mais on ne repart pas les mains vides !

RÉUNION DE CAMPAGNE DE L’ANTENNE JEUNES DE PARIS 13

mars 24, 2010

MERCREDI 24 MARS : l’Antenne-Jeunes de paris 13 se réunit pour la deuxième fois afin de préparer l’événement « Printemps des Droits Humains » à Paris 13.

Tout d’abord, on découvre les documents d’information sur la campagne retenue, « Mortalité maternelle au Burkina Faso » et on rappelle toutes les infos que l’on peut déjà trouver sur le blog, sur les DESC (Droits Sociaux Économiques et Culturels) en général, sur la Campagne « Exigeons la Dignité », sans oublier la vidéo sur la Caravane d’Amnesty au Bukina…

On discute de la nécessité de s’approprier suffisamment les informations pour pouvoir les communiquer de manière claire et convaincante le jour J, le 8 avril. On se met d’accord pour se préparer à des jeux de rôles à la prochaine réunion : certains joueront le rôle de candides, voire de sceptiques, pour entraîner les autres à ne pas être à court d’arguments !

Puis on fait le point sur les promesses de participation, car tout le monde n’a pas pu venir à cette réunion mais plusieurs se sont engagés sur cet événement. On devrait être au moins 10, c’est déjà pas si mal ! On peut donc commencer la répartition des tâches par rapport au programme établi lors de la première réunion :

Le choix des témoignages, de la musique, la préparation du matériel pour la mise en scène (2 blouses de médecin, 2 ou 3 boubous africains, quelques poupons, les dossards Amnesty… On hésite encore entre une mise en scène « minimaliste », qui reposerait simplement sur les déguisements et la musique pour attirer l’attention, et un scénario plus élaboré, que l’on devrait « jouer ».

Cela provoque une certaine gêne, et du coup un fou rire, de s’imaginer dans cette situation… Tout le monde ne se sent pas prêt à ce « happening » ! On se donne encore une semaine pour voir si c’est jouable.

C’est délicat car il ne faudrait justement surtout pas avoir un fou rire ce jour-là !…

Laura, qui n’est pas présente  à cette réunion mais est la responsable adjointe de l’Antenne-jeunes aura peut-être moins de difficultés car elle a fait du théâtre. Quoiqu’il en soit, on lira au micro des témoignages de burkinabe, car il est important de faire entendre leur voix. Et on passera aussi des vidéos dans ce but.

Voilà, on a bien avancé, c’est bien parti, avec notre équipe de choc ! PARIS 13 AGIT !!!

Réunion la semaine prochaine mercredi 31 Mars, REJOIGNEZ-NOUS !

Burkina Faso. La discrimination, cause de mortalité chez les femmes enceintes

février 28, 2010

Voici un COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’AMNESTY, qui aide à comprendre l’esprit de cette campagne particulière :

EFAI, mercredi 27 janvier 2010, par Françoise Guillitte

(Ouagadougou) Des femmes qui auraient pu être sauvées meurent pendant leur grossesse ou leur accouchement car la discrimination les empêche d’accéder aux services de santé sexuelle et reproductive et de prendre des décisions essentielles concernant leurs grossesses, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié ce mercredi 27 janvier 2010.

D’après les chiffres du gouvernement, chaque année, au Burkina Faso, plus de 2 000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Le rapport d’Amnesty International « Donner la vie, risquer la mort » constate que beaucoup de ces décès auraient facilement pu être évités si les femmes avaient pu bénéficier à temps de soins appropriés.

« Toute femme a le droit à la vie et à des soins médicaux satisfaisants, et le gouvernement doit redoubler d’efforts dans sa lutte contre la mortalité maternelle évitable, a déclaré Claudio Cordone, secrétaire général par intérim d’Amnesty International. Les femmes burkinabè sont prises dans le cercle vicieux de la discrimination, qui rend l’acte de donner la vie potentiellement mortel. »

Bien que le droit burkinabè reconnaisse l’égalité entre les hommes et les femmes, la plupart des femmes sont soumises aux hommes tout au long de leur vie et n’exercent qu’un contrôle très limité, voire aucun contrôle, sur les principales décisions les concernant. Par exemple, ce ne sont pas elles qui décident quand consulter un médecin ni quand avoir des enfants et à quelle fréquence. Les femmes et les filles continuent d’être soumises à des mariages précoces et à des mutilations génitales féminines.

Avec l’aide des donateurs, le gouvernement burkinabè a élaboré des stratégies ambitieuses qui ont fait baisser le taux de mortalité maternelle dans certaines parties du pays. Cependant, ces stratégies sont affaiblies par des difficultés de mise en œuvre et par le manque d’obligation de rendre des comptes, qui permet au personnel de santé de poursuivre en toute impunité certaines pratiques abusives, comme les demandes illégales de paiements.

La pauvreté joue un rôle important dans la mortalité maternelle évitable, en particulier pour les femmes pauvres vivant en zone rurale, dont l’accès aux soins est entravé par des obstacles à la fois financiers et géographiques. En 2006, le gouvernement burkinabè a adopté une politique de subvention prévoyant la prise en charge de 80 % des frais d’accouchement et la gratuité totale pour les femmes les plus pauvres. Cependant, cette politique est mal connue de la population, ce qui laisse la porte ouverte à son exploitation par le personnel médical corrompu. Aucun critère n’a été établi pour déterminer qui peut prétendre à cette prise en charge, et le coût reste un obstacle important dans l’accès aux soins médicaux.

Le rapport d’Amnesty International montre que l’accessibilité des soins est aussi limitée par les inégalités d’accès aux infrastructures de santé, en particulier dans les zones rurales, par la pénurie de matériel médical et de personnel formé, et par le comportement négatif ou discriminatoire de certains membres du personnel de santé.

« La mortalité maternelle est une tragédie qui prive chaque année des milliers de familles d’une épouse, d’une mère, d’une sœur ou d’une fille, a déclaré Claudio Cordone. Tant que les femmes n’auront pas le contrôle sur leur propre corps, elles continueront de mourir par milliers. »

Les autorités burkinabè, qui ont reçu le rapport avant sa publication, ont salué le travail « important et méticuleux » réalisé par Amnesty International, tout en soulignant que les comportements abusifs du personnel de santé décrits dans le rapport étaient des cas « isolés ». Elles ont redit leur volonté de s’attaquer au problème de la mortalité maternelle dans le pays.

Amnesty International appelle le gouvernement à étendre et à améliorer l’accès aux services de planification familiale, à supprimer les obstacles financiers qui limitent l’accès aux services de santé maternelle, à assurer une répartition équitable des infrastructures de santé et du personnel formé dans tout le pays, et à mettre en place un mécanisme d’obligation de rendre des comptes accessible et bénéficiant d’une large publicité afin de combattre la corruption et les erreurs de gestion.

Note

• Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde ; il est classé au 177e rang sur 182 dans le Rapport mondial sur le développement humain 2009 du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement).

• Du 28 janvier au 9 février 2010, une caravane de campagne va sillonner le Burkina Faso pour faire connaître la campagne d’Amnesty International contre la mortalité maternelle dans le pays et apporter des informations afin de stimuler le débat.

• Du 10 au 13 février, le secrétaire général par intérim d’Amnesty International va rencontrer les plus hautes autorités du pays pour leur faire part des résultats de cette caravane et discuter avec elles des projets du gouvernement pour combattre la mortalité maternelle.

• La campagne contre la mortalité maternelle au Burkina Faso s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale « Exigeons la dignité » lancée par Amnesty International en mai 2009. En septembre 2009, l’organisation a mené une campagne et une caravane de campagne similaires en Sierra Leone.

• Amnesty International est convaincue que la pauvreté est un problème qui relève des droits humains ; avec sa campagne « Exigeons la dignité », elle demande qu’il soit mis fin aux violations des droits humains qui alimentent et aggravent la pauvreté.

• Cette campagne mobilise des sympathisants dans le monde entier pour demander que les gouvernements, les grandes entreprises et les détenteurs du pouvoir écoutent la voix de ceux qui vivent dans la pauvreté et reconnaissent leurs droits pour mieux les protéger. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site www.amnesty.org/fr/demand-dignity.

CAMPAGNE PRINTEMPS DES DROITS HUMAINS : MORTALITÉ MATERNELLE AU BURKINA FASO

février 13, 2010

LE PRINTEMPS DES DROITS HUMAINS, C’EST QUOI ?

C’est LA campagne jeunes par excellence : tous les ans, depuis 8 ans, les jeunes militants d’Amnesty International en France se consacrent à partir du 21 mars à la promotion d’une thématique particulière des droits humains à travers le « Printemps des droits humains ».

Cette année, ils se mobiliseront massivement sur le droit à la santé, à travers une action faisant partie de la campagne (((Exigeons la Dignité))) : La mortalité maternelle au Burkina Faso.

POURQUOI CETTE CAMPAGNE ? C’est un thème qui pourrait surprendre ceux pour qui Amnesty International est davantage associée à la défense des Droits Civils et Politiques, et à des combats comme celui contre la peine de mort, la torture, ou encore l’emprisonnement arbitraire. Eh bien justement, le coup de projecteur mis sur cette campagne sera aussi l’occasion de rappeler au grand public, aux sympathisants et aux futurs membres que l’action de notre mouvement s’est élargie depuis 2001 à l’ensemble des droits tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. En conséquence, Amnesty International inclut dans sa mission la défense et la promotion de ce que l’on appelle les DESC, c’est-à-dire les Droits Sociaux, Économiques et Culturels, dont le droit à la santé fait bien évidemment partie.

Voici un EXTRAIT DE LA DÉCLARATION D’AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE, que l’on peut découvrir sur le site :

Dans sa campagne, Amnesty International veut mettre l’accent sur le travail en faveur de l’interdiction et de l’élimination des violations des droits humains qui provoquent des décès et des complications évitables, liés à la maternité.


Il existe en effet un lien évident entre la mortalité maternelle pouvant être évitée et les droits humains.
Des violations comme le mariage précoce, les mutilations génitales féminines, les violences sexuelles et le manque d’accès aux informations et aux services relatifs à la santé sexuelle et reproductive augmentent les risques de grossesses non désirées ou à risques, de décès ou de complications évitables, liés à la maternité.
Par ailleurs, le manque de respect, de protection et de mise en œuvre du droit des femmes à la santé, notamment l’absence de services de santé accessibles et de qualité peut aussi être à l’origine de décès ou de complications qui pourraient être évités pendant la grossesse ou l’accouchement.

Chaque année, au Burkina Faso, plus de 2000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement.

La plupart des décès pourraient être évités.

Certaines femmes meurent parce qu’elles ne peuvent pas rejoindre un   établissement où des soins pourraient leur être dispensés, ou parce qu’elles y arrivent trop tard.

Dans bien des cas, des femmes perdent la vie parce que leur famille ne peut pas payer les frais demandés par le personnel médical.

D’autres subissent les conséquences d’une insuffisance des stocks de sang, de pénuries de médicaments, d’équipement ou de personnel médical qualifié.

Il existe diverses raisons pour lesquelles les femmes du Burkina Faso ne reçoivent pas les soins de santé maternelle dont elles ont besoin. On peut citer, entre autres :

– le statut social inférieur des femmes, qui affecte leur droit de décider si elles veulent des enfants, combien et quand ;

– le manque d’information sur les droits  en matière de sexualité et de procréation ;

– les barrières sociales et économiques, notamment le coût des traitements médicaux ;

– les barrières géographiques qui rendent difficiles l’accès aux établissements de santé ;

– la qualité médiocre des traitements, liée aux pénuries de médicaments et de personnel qualifié.

La mortalité maternelle fait surtout des ravages parmi les femmes les plus pauvres, les moins instruites, et celles qui vivent dans des zones rurales (ce qui est le cas de 80 % de la population).

VIDÉO de l’étape de la caravane d’Amnesty International au Burkina Faso :

QUELLES SONT NOS RECOMMANDATIONS ?

Amnesty International appelle le gouvernement du Burkina Faso à :

– allouer des ressources adéquates aux soins de santé en matière de sexualité et de procréation, en accordant la priorité aux régions les plus pauvres présentant les taux de mortalité les plus élevés ;

–  réduire systématiquement les obstacles économiques, physiques et culturels qui empêchent les femmes pauvres des régions rurales d’accéder à des soins vitaux en matière de reproduction et de santé maternelle ;

– mettre à disposition des informations accessibles sur le droit à la santé et les droits sexuels et reproductifs ;

– assurer une participation effective des femmes au processus de décision concernant les soins de santé maternelle et reproductive, ainsi qu’à l’évaluation et au suivi des processus existants ;

– assurer un suivi efficace des politiques gouvernementales visant à réduire la mortalité maternelle, afin de promouvoir une planification et une obligation de rendre des comptes adéquates.

Amnesty International demande également aux donateurs de soutenir les autorités du Burkina Faso dans la réalisation de ces objectifs.

LA PÉTITION EN LIGNE, ADRESSÉE AU MINISTRE DE LA SANTÉ :

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/combattre_la_mortalite_maternelle_au_burkina_faso/ameliorer_la_sante_maternelle_au_burkina_faso