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Retour sur le Week-End des Antennes Jeunes à la section française (Par Camille Hervé)

novembre 14, 2011

Ambiance de couloir de fac, ces 5 et 6 novembre, au siège d’Amnesty International France, sur le boulevard de la Villette. Le week-end dernier s’y tenait le week-end des Antennes Jeunes d’Amnesty, réunissant des membres d’AJ de toute la France. Au final, très peu de Parisiens : de Sciences Po Lille à l’université de Bordeaux, en passant par le lycée de St-Nazaire et l’AJ de Chambéry, des lycéens et étudiants de tous horizons sont venus passer deux journées bien remplies à Paris, dans un but de formation, d’échanges et, bien sûr, de rencontres avec d’autres jeunes militants. Au programme : ateliers, conférences, rencontres…et une action de rue.

Les temps forts de ce week-end concernant l’action ont été les préparations aux deux grandes campagnes annuelles d’Amnesty pour les Antennes-Jeunes, le marathon des signatures et le Printemps des Droits Humains (PDH). À la suite des présentations des objectifs de chaque campagne, jeunes et intervenants d’AI se sont répartis en ateliers pour faire un point sur les dispositifs et actions à envisager. Les nouveaux ont pu alors profiter des conseils de jeunes plus expérimentés, et chacun a apporté une idée, une contribution.

L’essentiel pour le Marathon qui se déroulera du 3 au 17 décembre : des actions clés en main sur un campus ou hors campus, notamment un dispositif événementiel avec un ruban délimitant la « zone de personnes en danger », les panneaux des visages de ces personnes ainsi que les textes de solidarité écrits pour eux par des artistes, sans oublier bien sûr les pétitions. Par ailleurs, du matériel pour l’opération « Shine A Light » du week-end du 9 et 10 sera proposé, comprenant lanternes, panneaux d’exposition et projections murales des visages des 12 cas, et. Quant au PDH, il sera centré pour ce printemps 2012 sur la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), avec des actions autour de la Tunisie, de la Libye, de l’Égypte et de la Syrie. Ces actions devront mettre en avant trois éléments : l’importance de la jeunesse, le rôle d’Internet et la répression violente qui s’exerce ou s’est exercée dans ces pays contre la population civile, et notamment contre les cyberactivistes.

Ce week-end était aussi un moment privilégié de formation, et l’occasion était donnée aux jeunes de pouvoir participer à des ateliers en lien direct avec les problématiques d’Amnesty. Le samedi : comment faire vivre une Antenne-Jeunes, quels types d’actions mener, comment lever des fonds. Et le dimanche : rencontre avec un chercheur, jeux de rôle autour du parcours d’un réfugié, échange sur les principes fondamentaux d’AI et leur implication concrètes dans nos actions… Un autre moment important fut aussi la rencontre avec Aziz Barkaoui, coordinateur jeunes de la section tunisienne d’Amnesty : il nous a d’abord raconté le quotidien des militants et de jeunes Tunisiens sous le régime de Ben Ali et pendant la révolution. Puis il nous a présenté le parcours de sa section et ses priorités aujourd’hui.

Le samedi, tous les jeunes et quelques intervenants du WEAJ se sont mobilisés pour une soirée dans le cadre d’une action de rue à Beaubourg, après s’être préparés et avoir répété au siège. Centrée sur la campagne de rentrée « Contre la peine de mort en Biélorussie », l’action mettait en scène un peloton d’exécution stoppé par des militants d’Amnesty. Autour de la scène, une dizaine de personnes circulaient avec la pétition. Au total, plus de 200 signatures en moins d’une heure !

Enfin le dimanche, les membres d’AJ adhérents à Amnesty International ont pu voter pour élire leurs représentants des Antennes-Jeunes au Conseil National, les “CNAJ”.

Le week-end fut intense, très enrichissant et surtout très bien organisé par les responsables du service jeunes. Il y a eu beaucoup d’informations, autant au niveau du fonctionnement d’une AJ et celui interne à AIF que des types d’actions que l’on peut mener. Ce fut bien sûr l’occasion d’avoir des contacts avec des responsables d’AIF et d’autres AJ. C’était très motivant de voir d’autres jeunes aussi impliqués, certains avec une expérience en termes d’actions et de mises en scène.

Une très bonne expérience, dont on se souviendra !

Découvrez la en images :

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Compte-rendu de la première action à Paris 13

novembre 10, 2011

Dans le cadre de la nouvelle Campagne contre la peine de mort en Biélorussie, nous avons mis en place notre première action de rentrée autour d’un stand dans le forum à l’heure du déjeuner, le jeudi 3 Novembre.

Cette action était préparée depuis plusieurs jours avec argumentaire à la clé, propositions de jeux de rôle, consultation des vidéos sur le site Internet d’Amnesty, etc. L’antenne avait reçu au sujet de la peine de mort plusieurs affiches notamment sur les différents modes d’exécution, et des documents à distribuer.

Nous étions au total 7 sur le stand et en pétition mobile dans le forum, et nous avons obtenu plus de 320 signatures !!! Qui plus est ce stand a permis  d’intéressantes discussions, rencontres (et sourires !).

Nous avons déjà depuis la rentrée deux nouveaux membres et invitons qui le souhaite ou qui voudrait s’informer à nos prochaines réunions au mois de Novembre le Jeudi à 13h en salle G102, à commencer par Jeudi prochain, le 10 Novembre.

N’hésitez pas à laisser des commentaires !!

Jordane (à droite) et Camille.

2ème réunion de l’AJ Paris 13 : préparation de l’action Peine de mort au Bélarus

octobre 23, 2011

Pour préparer l’action contre la peine de mort au Bélarus du 3 novembre, nous nous retrouverons jeudi 27 Octobre, même lieu, même heure !

Au programme,

1) Point sur d’éventuels recrutements de nouveaux membres pour l’Antenne-jeunes

2) échanges sur les « techniques » pour aborder les gens sur le campus et faire signer une pétition,

3) jeux de roles pour travailler sur l’argurmentaire contre la peine de mort en général et les explications de la situation particulière du Bélarus, seul pays d’Europe qui continue de tuer des gens au nom de la justice.

  • Au Bélarus, les conditions de détention dans le quartier de la mort ne respectent pas les normes internationales.
  • Au Bélarus, les condamnés à mort ne peuvent pas faire appel.
  • Au Bélarus, les condamnés à mort sont informés de leur exécution au tout dernier moment. Ce qui les amène à vivre dans une angoisse permanente craignant le pire dès que s’ouvre la porte de leur cellule.
  • Au Bélarus, les condamnés à mort sont tués d’une balle dans la nuque. La cruauté de la peine de mort se prolonge bien au-delà de l’exécution. Les familles n’en sont averties que plusieurs semaines voire plusieurs mois après, elles ne peuvent pas récupérer les corps de leurs proches et ne sont pas même informées du lieu où ils sont enterrés.
  • Selon les estimations, pas moins de 400 personnes ont été mises à mort au Bélarus depuis 1991 ; on ne connaît pas le chiffre réel en raison du secret qui entoure les exécutions.

Action de rentrée à Paris 13 : Peine de mort au Belarus

octobre 23, 2011

Jeudi 3 novembre, de 12h à 14h, l’Antenne-Jeunes de Paris 13 tiendra un stand d’information/pétition sous le forum de Villetaneuse pour sensibiliser les étudiants et personnels sur la question de la peine de mort, et les alerter sur la situation particulière du Bélarus (aussi appelé Biélorussie).

LE BÉLARUS EST LE DERNIER PAYS D’EUROPE QUI PROCÈDE ENCORE À DES ÉXÉCUTIONS.

En 2010, Vassily Youzeptchouk et Andreï Jouk ont été exécutés d’une balle dans la nuque, trois autres hommes ont été condamnés à mort. Amnesty International estime que près de 400 personnes ont été exécutées depuis l’indépendance en 1991.

L’exécution

Les condamnés à mort ne peuvent faire appel. Ils ne sont informés de leur exécution que quelques instants avant l’application de la sentence. On leur tire dans la nuque et, parfois, une seule balle ne suffit pas. Le corps n’est pas rendu à la famille et le lieu d’inhumation est tenu secret, ce qui constitue une souffrance supplémentaire pour les proches.

Pressions européennes sur le Belarus

Des organismes internationaux ont, à plusieurs reprises, demandé au Belarus de prendre des mesures pour abolir la peine de mort. Ils n’ont à ce jour pas été entendus. En novembre 2006, la Commission de l’Union européenne (UE) a publié un document proposant un véritable partenariat avec ce pays dans le cadre de la politique européenne de voisinage, à condition que les autorités prennent « des mesures convaincantes en faveur de la démocratisation, du respect des droits de l’homme et de l’État de droit ». En avril 2008, le
Rapporteur sur la situation au Belarus, mandaté par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, a exhorté ce pays à abolir la peine de mort dans une Lettre ouverte adressée aux présidents des deux chambres du Parlement du pays. L’abolition de la peine de mort est en effet l’une des douze conditions préalables à l’établissement de meilleures relations avec l’UE.

Des mesures qui restent insuffisantes

Depuis l’indépendance, le Belarus a pris certaines mesures importantes pour cesser de recourir à la peine capitale. Il a limité son champ d’application et, en 2004, la Cour constitutionnelle a statué que ce châtiment était incompatible avec la Constitution et qu’il pouvait être aboli par le président et le Parlement. Toutefois, malgré ces avancées positives et la pression des organisations internationales, les autorités bélarusses n’ont pas montré la volonté politique suffisante pour engager les réformes législatives qui s’imposent et ouvrir le débat public sur le sujet.

Regardez cette vidéo, puis signez la pétition, accessible par le lien suivant :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Peine-de-mort/Actions/Halte-peine-de-mort-Belarus-2778