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« 10 Jours Pour Signer » édition 2018 avec Amnesty à Paris 13

décembre 22, 2018

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Chaque année, aux alentours du 10 Décembre (Date anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, DUDH), Amnesty International invite le grand public à se mobiliser, à travers l’opération « 10 Jours Pour Signer »,  en faveur de 10 Défenseurs des droits humains persécutés dans leur pays.  L’édition 2018 était spéciale puisque d’une part, elle s’inscrivait dans la célébration des 70 ans de la DUDH et d’autre part, elle était spécifiquement dédiée aux femmes, avec 10 cas de femmes engagées pour les droits humains.

Comme tous les ans, l’Antenne Jeunes de Paris 13 a répondu présente et a organisé cet événement le lundi 3 Décembre au forum de Villetaneuse autour des 6 cas suivants :

– Amal Fathy, accusée de terrorisme après avoir posté une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel.

– Vitalina Koval, défenseure des droits LGBT en Ukraine, victime du harcèlement et des violences de l’extrême droite

– Marielle Franco, militante féministe qui luttait pour les quartiers défavorisés et contre les violences policières, assassinée dans des circonstances suspectes

– Atena Daemi, militante contre la peine de mort, condamnée à 7 ans de prisons après seulement 15 minutes de procès

– Nawal Benaissa, figure du mouvement social Hirak dans la vallée du Rif au Maroc, victime de censure et de répression de la part de l’état

– Le Peuple Sengwer au Kenya, violement expulsé de leurs forêts.

Nous avons aussi invité les gens à signer en ligne pour les 4 autres cas : Nonhle Mbuthuma, sud-africaine menacée de mort pour avoir défendu sa terre face aux intérêts d’une compagnie minière ; Gulzar Duishenova, qui se bat pour les personnes handicapées au Kirghizistan ; Géraldine Chacon, persécutée pour son action auprès des jeunes au Venezuela ; et Pavitri Manhji, harcelée parce qu’elle résiste à de grandes entreprises.

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Pour cette édition 2018, nous avons exposé les affiches des 6 cas choisis et nous avons doublé l’opération signatures d’une opération « découvrez leur visage » : les affiches des défenseures étaient au départ entièrement recouvertes de post-it, et après chaque signature de pétition obtenue, le signataire pouvait retirer un post-it. Ainsi les participants découvraient petit à petit les visages de ces femmes, une signature à la fois.

En plus du stand pétitions, nous avons également proposé plusieurs ateliers : les étudiants pouvaient écrire des messages de soutien, réaliser des dessins ou recevoir des « Free Hugs » en soutien à Vitalina Koval devant l’affiche grand format qui la représentait. Certains ont aussi participé au jeu « Qui sont les défenseurs ? » où ils devaient faire le lien entre un pays, l’action d’une défenseure et les conséquences de cette action. Enfin, en soutien à Atena Daemi, condamné à 7 ans de prison en seulement 15 minutes de procès, nous avons filmé des étudiants qui expliquaient ce que eux faisaient en 15 minutes. Les vidéos seront envoyées à Amnesty International qui en fera un montage et l’adressera aux autorités iraniennes afin de montrer l’absurdité du procès.

Bien qu’une grande majorité se soit montrée sensible à notre cause, nous avons rencontré quelques difficultés face à des personnes qui étaient plus réticentes à certaines causes, notamment concernant la question des droits LGBT.  Néanmoins, ce fut un plaisir d’aller à la rencontre des autres étudiants. Nos échanges ont donné lieu à des discussions importantes, et ont permis d’attirer l’attention sur des situations peu connues et peu médiatisées. Les gens ont pu agir à la fois par le biais des pétitions, mais aussi en montrant leur solidarité à travers de beaux messages de soutien qui encourageront ces défenseures dans leur lutte.

Ce fut donc une intense mobilisation, qui a abouti à 1247 signatures. Celles-ci s’ajouteront à des centaines de milliers d’autres récoltées partout dans le monde, et auront un impact direct sur la situation des personnes défendues.

Anis Harbi, Responsable de l’AJ Paris 13

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Rentrée 2017 pour « Amnesty à Paris 13 », un défi bien relevé !

octobre 15, 2017

Comment relancer « Amnesty à Paris 13 » chaque année ?

Le défi pour toute Antenne-Jeunes d’Amnesty International est de pouvoir durer, sachant que d’une année à l’autre, certains étudiants s’en vont, d’autres restent mais sont trop pris ou changent de priorités et parfois, seuls deux ou trois membres du groupe précédent sont sur les starting-blocks à la rentrée suivante…

Ce défi est tout de même plus facile à relever  à Paris 13 pour plusieurs raisons : d’abord il y a une personne – identifiée comme référente depuis la création d' »Amnesty à Paris 13″ en 2009 – qui, elle, reste, puisque elle enseigne à l’UFR Communication, (Cécile Coudriou) ; ensuite la responsable, Léa Antoni, est particulièrement investie dans la cause d’Amnesty et reste fidèle à notre groupe ;  enfin, chaque année, l’université elle-même organise une rentrée des associations qui leur offre une visibilité immédiate. Cela s’appelle « Les Midis de la Rentrée », cela a lieu au Forum de Villetaneuse, où tout le monde passe, et cela permet donc à tout étudiant ou membre du personnel de découvrir tout ce que le campus peut offrir, que ce soit dans le domaine sportif, culturel, ou celui de l’engagement.

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Les « Midis de la Rentrée »

Le jour J, jeudi 5 octobre, nous avons donc bien sûr saisi cette occasion pour relancer notre « AJ » (pour « Antenne-Jeunes ») et habiller aux couleurs d’Amnesty notre stand. Nous avons pu interpeller pendant deux heures toutes les personnes qui passaient devant pour leur expliquer en quoi consiste l’activité de notre groupe « Amnesty à Paris 13 », et les inviter à nous rejoindre. Nous avons pu recueillir plus d’une vingtaine de contacts. Ces personnes ont été invitées à venir nous retrouver dès le jeudi suivant pour notre première rencontre, à rejoindre notre groupe Facebook et à visiter notre blog.

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Première réunion : 13 à Paris 13 !

Le jeudi suivant à 13 heures, nous étions 13 dans notre salle habituelle, en G 102, UFR Communication (nous avons aussi un local, mais il est trop petit pour des réunions de ce type). 13 personnes, une sacrée coïncidence puisqu’on est à Paris 13 ! Mais nous n’allons pas nous arrêter là, cela sera notre chiffre porte-bonheur pour attirer encore davantage de membres… En tous cas, on peut dire qu’on va bien représenter le mot « international » dans « Amnesty International » : en plus de la France dans sa diversité, nous avons accueilli une coréenne, un Indonésien, une Vénézuelienne, et une Allemande ! En revanche, on est très très loin de la parité : presque que des filles pour l’instant, tendance lourde dans l’associatif…

Dès ce premier moment passé ensemble, plusieurs éléments sont essentiels : l’accueil dans la convivialité – et quelques boissons et biscuits y contribuent ! – ; le temps passé à faire connaissance et connaître les parcours et les motivations de chacun ; et un démarrage rapide sur des projets concrets : grâce à la présence d’une vidéo-projecteur et d’un écran dans cette salle, nous avons justement pu utiliser notre blog comme une vitrine de ce que nous avons déjà fait, un bon moyen pour déclencher tout de suite des idées d’actions et d’événements, en expliquant bien comment on peut croiser ce que propose Amnesty et tout les possibilités qu’offre l’université de Paris 13 aux étudiants .

RéunionAJParis 13

Des idées ont rapidement fusé sur les diverses formes d’action mais aussi sur les thèmes qui les touchent particulièrement, et toute une liste se dégage déjà :

  • la peine de mort car les mois d’octobre et novembre sont particulièrement propices pour aborder ce thème, avec la journée mondiale contre la peine de mort et l’initiative des « Villes pour la vie, Villes contre  la peine de mort » en novembre.
  • les « 10 Jours pour signer » en décembre, l’opération mondiale de solidarité envers des personnes dont les droits sont bafoués.
  • les réfugiés, avec la campagne « I Welcome » mais aussi la situation particulière des Rohingyas
  • Les armes et les conflits armés
  • la situation au Vénézuela
  • les questions LGBT
  • la responsabilité des entreprises, notamment liée à la question de l’environnement.

Le rendez-vous est pris pour la semaine prochaine, même heure, même lieu : chacun est reparti avec les deux pétitions contre la peine de mort que propose Amnesty en ce moment, et on va commencer à s’entraîner avec des jeux de rôles à convaincre des passants de les signer.

Merci à tous ceux qui nous ont déjà rejoints, et sachez que la porte de la salle G 102 reste ouverte jeudi prochain et tous les jeudis suivants !

 

WEAJ ! Un week-end pas comme les autres pour les jeunes d’Amnesty International France

novembre 1, 2015

IMG_7351Quel week-end ! Si riche en émotions, échanges et rencontres ! Difficile de faire partager ce moment si spécial à Amnesty International France qu’est le Week-end des Antennes-jeunes, alias WEAJ, et pourtant je vais essayer de vous en faire le récit, comme si vous y étiez…

Tout d’abord, qu’est-ce que le WEAJ ?

Tous les ans, Amnesty International France réunit le temps d’un week-end des jeunes militants de toutes les régions de France au Secrétariat National à Paris. Cette année, record de participation battu ! Plus de 150 jeunes étaient réunis pour partager leurs expériences militantes, leurs idées, leurs indignations et leurs motivations pour débuter une nouvelle année de lutte pour le respect des droits humains à travers le monde.

Samedi matin, après une petite mise en forme, découverte de la « Planète Amnesty » :

Après avoir pris des forces avec un bon petit déjeuner, le WEAJ peut commencer. Première activité, histoire de briser la glace entre les nombreux participants, le « jeu du journal » : Rien de tel comme première approche que de la danse et des acrobaties pour tenir en équilibre sur un journal plié lorsque cesse la musique !

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Redevenons un peu sérieux pour la première présentation « Amnesty, comment ça marche ? », par Cécile Coudriou, ancienne Vice-Présidente d’Amnesty International France. Avant d’en arriver au principes fondamentaux et au fonctionnement du mouvement, en France et à l’international, celle-ci a rappelé l’événement fondateur du mouvement : Peter Benenson, avocat britannique, ouvre le journal et lit que deux jeunes étudiants, durant la dictature de Salazar au Portugal, ont été condamnés à 7 ans de prison pour avoir porté un toast à la liberté dans un bar. Ce qui a poussé Peter Bensenson à agir, c’est ce même sentiment qui anime tous ceux qui ont rejoint ce mouvement depuis : celui d’être citoyen du monde, une solidarité internationale qui nous empêche de rester indifférents aux injustices, qu’elles se produisent sous nos yeux ou très loin de nous.

En effet, l’une des particularités d’Amnesty c’est que ce mouvement ne repose pas seulement sur ses chercheurs et experts du droit international, mais également sur ses militants de terrain présents dans le monde entier. C’est ce qu’on appelle l’ »effet Benenson », où chaque action militante additionnée à une autre action et encore une autre, peut finalement changer la donne. Chaque individu a son importance et son rôle à jouer dans le mouvement pour la défense des droits humains, et c’est pourquoi le mouvement leur laisse également la parole au sein d’instances démocratiques.

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Dans l’atelier qui a suivi cette présentation était animé par les Représentants des Antennes-jeunes (RAJ) : outre des mises en situations telles que « comment convaincre de signer une pétition », nous avons creusé cette question de la démocratie au sein d’Amnesty. nous avons vu qu’il était possible d’approfondir davantage son engagement, d’aller encore plus loin, en représentant les jeunes d’Amnesty France lors du Conseil National d’Amnesty par exemple. J’ai d’ailleurs présenté ma candidature pour être RAJ puisque des élections avaient lieu le lendemain. Je suis très heureuse d’avoir été élue avec 6 autres de mes camarades pour porter la voix des jeunes d’Amnesty. Nous avons la chance d’être dans un mouvement qui donne la parole à ses jeunes militants et c’est le rôle du RAJ de faire remonter les informations de terrain des Antennes-jeunes jouer son rôle au sein du Conseil National  lors des différentes rencontres.

Samedi après-midi : Découverte de 2 campagnes prioritaires – « SOS Europe » et « France, destination impunité » – échanges et action de terrain

IMG_7289Après déjeuner, Louise Carr salariée au Siège sur le programme « Personnes déracinées », nous a présenté la campagne que les jeunes relaieront pour le « Printemps des Droits Humains », l’un des temps fort d’Amnesty France : elle portera cette année sur les réfugiés et les migrants. Après un bref rappel sur ce qu’était un réfugié, les différences avec les migrants, nous avons fait un brainstorming en petit groupe pour partager nos idées d’actions pour la campagne. Ce fut très enrichissant et super motivant pour la suite, on en ressort avec des idées plein la tête !

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Ensuite, 2 avocats membres d’Amnesty, Simon Foreman et Ophélie Marrel, nous ont présenté la campagne de rentrée qui s’intitule « France, destination impunité » et a pour objectif que faire cesser l’impunité dont jouissent les auteurs des crimes les plus graves : crimes de guerre, crime contre l’humanité, génocide. Pour cela , il faudrait faire sauter les quatre « verrous » qui bloquent le mécanisme de « compétence universelle », et notamment demander que soit inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale le projet de loi Sueur, qui proposait déjà d’en supprimer trois.

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A partir de cette campagne, Cécile Coudriou nous a montré toute l’importance de militer en ligne en utilisant à bon escient les différents réseaux sociaux que l’on à sa disposition, comme Facebook que l’on va utiliser pour publier la vidéo de cette campagne et relayer nos événements ; Twitter, pour interpeller les cibles visées par les campagnes, comme Manuel Valls par exemple pour la campagne « lutte contre l’impunité », mais aussi SnapChat pour partager nos « stories » avec nos amis et ainsi élargir le public touché.

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WEAJ2Après ce point sur l’action en ligne arrive le temps du terrain et le moment fort du WEAJ : L’action de rue ! Cette année, on profite du fait que l’on soit très nombreux pour nous envoyer en mission dans tout Paris, en petit groupe pour récolter un maximum de signatures, distribuer des sous-bocks dans les bars, coller des affiches et prendre des photos. Nous sommes revenus épuisés et à la fois frustrés car on aurait voulu faire plus, mais aussi satisfaits du travail accompli.

Pour le dîner, tous les participants avaient apporté une spécialité de leurs régions. Inutile de vous dire que l’on s’est régalé !

La dernière présentation de la journée a été faite par Valentin Pichon et Laura d’Agnilo Baroni sur le Summer Camp d’Amnesty International au Maroc. On a réalisé grâce au compte rendu de cette expérience que nous sommes chanceux de vivre dans un pays où militer ne met pas sa vie en danger. Cela renforce encore plus ce sentiment de fraternité qui unit tous les amnestiens du monde.

Pour finir cette journée en douceur, nous avons eu le droit à un super concert !

Le dimanche, le programme n’est pas moins chargé… et l’Afrique est à l’honneur, sans oublier l’Education aux Droits Humains !

IMG_7323Une nouvelle journée commence au siège d’Amnesty avec les interventions de Hawa Diallo d’Amnesty Mali et Dieudonné Traoré d’Amnesty Burkina Faso. C’était vraiment très intéressant de voir comment on milite pour les droits humains dans les autre pays, comment les jeunes s’organisent avec très peu de moyens et comment ils abordent des problématiques encore taboues comme la sexualité avec la campagne « Mon corps, mes droits » par exemple.

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Pour la suite, nous avons eu un atelier sur l’Education aux droits humains avec Caroline Bonnot et Hannah Lynn, bénévoles au siège de la commission EDH. Différents groupes ont travaillé sur différents thèmes comme la peine de mort, les migrants, la liberté d’expression etc. Ils ont réfléchi sur la manière dont ils pouvaient transmettre de manière efficace des valeurs des Droits Humains à un jeune public. Des idées de jeux, de débats, d’activités interactives en sont ressorties …

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Place ensuite à la campagne phare d’Amnesty « 10 Jours pour signer » présenté par Esla Tremel, Elsa Chauveau-Pegaz et Rémi Farge. Cette campagne mondiale d’Amnesty International met en avant 10 situations de violations des droits humains à travers le monde et invite les militants à agir et à faire agir le plus de monde possible pendant ces 10 jours. Pour l’édition 2015, on nous a présenté l’idée des « centres d’action » où l’on ne ferait pas que signer des pétitions pour faire avancer les 10 situations, mais également écrire des lettres, ou envoyer des cartes postales, ou encore faire des dessins pour un prisonnier.

IMG_7367Après déjeuner, nous avons eu la chance de pouvoir entendre le témoignage de Micheline, qui vient de la République Démocratique du Congo et dont deux de ses amis ont été emprisonnés pour avoir manifesté pacifiquement pour le respect des droits humains dans leurs pays. Amnesty International dans la campagne « 10 jours pour signer » demande la libération immédiate de Fred et Yves qui sont des prisonniers d’opinion. C’est vraiment impressionnant de voir cette jeune femme pleine d’énergie malgré ce qui arrive à ses deux amis. Elle a toujours espoir et elle nous affirme que c’est grâce à nous, militants d’Amnesty, grâce au soutien international qu’elle arrive à continuer, car elle sait qu’elle n’est pas seule dans ce combat et que nous sommes derrière elle. Encore plus impressionnant, c’est l’amour de l’être humain qu’elle ressent malgré les injustices dont elle est victime. Elle ne ressent ni haine ni envie de prendre les armes. Elle sait que ce serait s’abaisser au niveau de ceux qu’elle combat. Cette femme est un exemple pour nous tous. J’ai été très émue, comme la plupart d’entre nous, par son témoignage poignant qui n’est autre qu’un hymne à l’amour et à la justice.

Nous avons fait une photo de groupe pour témoigner notre soutien à Fred et Yves qui, nous l’espérons, sortiront bientôt de prison.

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Ensuite nous avons entendu le retour d’expérience du Summer Camp en Roumanie qui portait sur la thématique des discriminations dont sont victimes les Roms en Europe de l’Est tout comme en France. Un appel à la lutte contre les préjugés et parfois le racisme d‘Etat.

IMG_7383Derniers moments, le discours de la présidente et la proclamation des résultats des élections.

Et voilà, le WEAJ touche à sa fin, avec la proclamation des résultats des élections des Repérsentants des Antennes-Jeunes, mais avant cela, la Présidente d’Amnesty International France Geneviève Garrigos nous a fait un discours de clôture et nous a parlé de l’importance de notre mission, de la nécessité de défendre les droits humains, même si parfois notre volonté est mise à dure épreuve. Nous avons évoqué les situations de violations de droits humains liées à la guerre que mènent certains Etats contre le terrorisme et en particulier Daesh. La loi sur le renseignement est un exemple de cette dérive sécuritaire, qui met à mal la liberté et nos droits. C’est très inquiétant et c’est pourquoi les militants et d’autant plus les jeunes qui sont l’avenir de ce mouvement doivent continuer de se battre pour que nos droits élémentaires soient respectés.

C’est la deuxième fois que je participe au WEAJ et je peux vous assurer qu’on ne s’en lasse pas ! C’est toujours aussi intense et stimulant de rencontrer toutes ces personnes qui partagent le même combat. On se sent beaucoup plus fort car on sait que l’on n’est pas seul et qu’ensemble on peut faire une différence. Je rentre de ce week-end hyper motivée pour la suite, et avec une grande fierté de faire partie de ce mouvement. J’ai hâte, avec l’Antenne-Jeunes de l’université Paris 13, de reprendre nos activités et d’organiser de nouvelles actions sur le campus pour défendre les droits humains auprès des étudiants.

Léa Antoni

Un bateau-pétition géant Place Beauveau pour dire « SOS Europe ! »

juin 6, 2014

2014-06-03T075238Z_1007180001_LYNXMPEA5209S_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-MIGRANTS-AMNESTY Le 3 juin, Amnesty International France était devant la Place Beauveau pour y déposer un bateau géant en origami  sur lequel on pouvait lire « SOS Europe ! 3500 morts, Protégez les migrants avant de protéger les frontières ».

À deux jours d’un Conseil européen consacré aux politiques migratoires, l’ONG a également remis au ministère de l’Intérieur 3 500 petits bateaux-pétitions recueillis auprès du public, comme un symbole fort des 3 500 personnes migrantes ou réfugiées qui ont perdu la vie en cherchant à fuir la misère et les conflits et en tentant de rejoindre l’Europe par la mer.

« Les naufrages et les morts quasi quotidiens ont montré l’inefficacité  d’une politique principalement centrée sur la dissuasion et le contrôle, forçant ces personnes à trouver des voies d’accès encore plus dangereuses. Lors du prochain Conseil européen,  la France doit défendre des mesures concrètes pour secourir et protéger les migrants et les réfugiés en Méditerranée et en mer Egée », a déclaré Cécile Coudriou, Vice-présidente d’Amnesty International France,  : ( http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Personnes-deracinees/Migrations-et-droits-humains/Actualites/La-France-doit-faire-changer-de-cap-la-politique-europeenne-11830 )

Les recommandations d’Amnesty International auprès du ministère ont été soutenues par de nombreuses personnes à travers l’opération « Printemps des droits humains »: durant quelques semaines, toutes les Antennes-Jeunes d’Amnesty International France se sont mobilisées sur la campagne « SOS Europe » pour sensibiliser le public aux conséquences tragiques des politiques migratoires et interpeller le ministère de l’Intérieur sur sa position lors de la réunion du Conseil de l’Union Européenne les 5 et 6 Juin. Les  jeunes ont largement dépassé l’objectif fixé de 3 500 , puisqu’is ont finalement collecté plus de 6000 bateaux-pétitions auprès du public.

Découvrez en images cette remise de pétitions, et merci à tous pour votre mobilisation !

http://videos.tf1.fr/infos/2014/amnesty-international-appelle-la-france-a-clarifier-sa-position-8429487.html

« SOS Europe ! » Mission Amnesty accomplie à Paris 13 !

mai 18, 2014

P1060089Cette année, le Printemps de Droits Humains était un défi particulier pour « Amnesty à Paris 13 » ! À cette période, le campus de Villetaneuse commence déjà à se vider quelque peu, car bien des étudiants ont déjà passé leurs examens ou sont encore en révision…

Pourtant, nous avons décidé d’organiser une dernière action – cette fois  sur la campagne « SOS Europe » – et d’investir le forum en ce 13 mai entre 11 et 15h : nous y avons installé un stand aux côtés de notre exposition sur le thème des migrants et des réfugiés. Comme l’an passé pour l’action contre les expulsions forcées au Brésil (https://amnestyparis13.wordpress.com/2013/04/21/retours-croises-et-en-images-sur-une-action-originale-pdh-a-paris-13/), nous avons invité toutes les personnes présentes – étudiants et membres du personnel, jusqu’à notre président ! – à participer à une action plus originale qu’une simple pétition : l’idée était à la fois de casser les idées reçues sur les migrants et les réfugiés, à travers notre expo – interactive grâce à son jeu de questions-réponses – et d’inviter à montrer symboliquement son soutien en fabriquant des  « bateaux-pétitions » en origami, porteurs d’un message à Manuel Valls : « protéger les migrants avant de protéger les frontières ».

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OBJECTIF LARGEMENT DÉPASSÉ !

Finalement, le fait qu’il y ait moins de monde a presque facilité les échanges et a décuplé notre force de conviction : on a quasiment fait un 100% entre les personnes approchées et celles qui ont accepté de faire un bateau tout en laissant leur contact : à 15h, on comptabilisait 179 origami alors qu’on avait plutôt compté sur une cinquantaine !!!

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Alors, bravo et merci à tous pour ce bel élan de solidarité, qui prouve une fois encore que le militantisme de proximité porte ses fruits et permet un vrai travail de sensibilisation sur les droits humains. Nous avons le sentiment d’une mission accomplie, contribuer à atteindre l’objectif commun de toutes les Antennes-Jeunes d’Amnesty International France – 3500 bateaux -, pour porter haut et fort ce message aux autorités avant les prochaines réunions des ministres européens en charge des questions d’asile et de migrations les 4 et 5 juin : nous voulons des politiques migratoires qui respectent les droits humains et permettent de sauver des vies !

Découvrez la vidéo-diaporama de cette action :

Le 11 décembre à Paris 13, rencontre « Vietnam et Libertés »

décembre 6, 2013

affiche_Paris13 NguyenDans le cadre de l’opération « 10 jours pour signer », mobilisation mondiale en faveur de personnes dont les droits fondamentaux sont bafoués, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 organise le mercredi 11 décembre à 13h en salle C 100 (UFR Communication) une rencontre avec un témoin intitulée « Vietnam et Libertés ».

Cet événement, ouvert à tous, sera l’occasion de dialoguer avec un jeune vietnamien dont le frère, Nguyen Tien Trung, blogueur engagé et fondateur de l’Assemblée des jeunes Vietnamiens pour la démocratie, a été emprisonné en raison de son activité militante. Nam viendra témoigner de la répression à l’encontre des dissidents politiques et des violations de droits fondamentaux tels que la liberté d’expression dans son pays.

L’arrestation de Nguyen Tien Trung s’est produite dans le cadre d’une vague de répression contre des blogueurs et dissidents politiques vietnamiens en 2009. En janvier 2010, trois ans après son retour au Viêt-Nam, il est condamné, après avoir été détenu au secret, à sept ans de prison et trois ans de résidence surveillée pour « tentative de renversement du gouvernement du peuple ». Via son blog, il n’a eu de cesse de dénoncer les violations des droits humains, l’absence de démocratie, les abus du parti unique au pouvoir, la corruption et la mauvaise gouvernance.

Amnesty International le considère comme un prisonier d’opinion et demande donc sa libération immédiate et inconditionnelle. Une pétition en sa faveur circulera pendant la rencontre, et il sera également possible de rédiger des messages de soutien sur des cartes prévues à cet effet.

Un grand événement Amnesty se prépare à Paris 13…

décembre 3, 2013

AMNESTY 2013Chaque année, autour de la journée des droits de l’Homme du 10 décembre, l’Antenne-Jeunes Amnesty International de l’université Paris 13 participe à la mobilisation mondiale organisée par l’ONG. Cette opération a changé de nom, le Marathon des signatures » devient « 10 jours pour signer«  mais l’objectif reste le même : dénoncer de graves violations des droits humains et convaincre les citoyens du monde entier, choqués par ces injustices, qu’ils peuvent faire une différence en agissant en faveur de personnes menacées.

On peut comme les années précédentes agir en ligne sur un site dédié www.10jourspoursigner.org et Paris 13 aussi en fera une intense promotion, mais comme tous les militants et sympathisants d’Amnesty International, nous aurons également à coeur d’aller à la rencontre du grand public à travers un événement qui conjugue engagement avec convivialité et créativité.

Nous sommes donc en pleine préparation d’un événement qui sera le fruit d’une collaboration originale : les membres de l’Antenne-Jeunes ont trouvé du renfort parmi les étudiants du Master « ONG et Coopération Internationale » et 3 étudiantes du Master « Communication des entreprises et des associations » – Audrey Decrock, Ingrid Law-Yu-Kuan et Alexandra Voisin – ont monté le projet et son financement par l’université. Cet événement se déroulera en deux temps, les 10 et 11 décembre.

Le mardi 10, à partir de 10h, une grande fresque des droits humains sera mise en place pour une création participative animée par l’artiste Isabelle Villanova, qui invitera les étudiants à apporter leur soutien symbolique à l’opération en apposant leur signature et en laissant l’empreinte de leur main ou tout autre dessin sur la toile. À 13h, le groupe de jeunes musiciens « Magic Fingers » ajoutera sa voix à cet engagement festif avec une prestation d’une trentaine de minutes. Pendant ce temps, nous accueillerons à notre stand les étudiants et personnels pour les informer sur des situations de violations dans 6 pays différents – Mexique, Russie, Vietnam, Nigéria, Tunisie, Israël et Territoires Occupés Palestiniens – tandis que des « tandems mobiles » iront recueillir tout autour du forum encore plus de signatures ou de messages de soutien aux personnes menacées.

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Trung VietnamLe 11 décembre à 13h, une rencontre intitulée Vietnam et libertés sera organisée avec un jeune vietnamien dont le frère, Nguyen Tien Trung, blogueur fondateur de l’Assemblée des jeunes Vietnamiens pour la démocratie, a été emprisonné en raison de son activité militante. Nam viendra témoigner de la répression à l’encontre des dissidents politiques et des violations de droits fondamentaux tels que la liberté d’expression dans son pays.

Deux dates à retenir donc, les 10 et 11 décembre, où tout le campus de Paris 13 pourra contribuer à sa manière à la grande cause des droits humains !

Amnesty + Erasmus = Un voyage au bout de tous les préjugés

mai 19, 2013

P1030972_2Paula Backman, étudiante Erasmus venue de Suède pour passer un an à étudier à Paris 13 en Licence Information et Communication, nous livre son témoignage sur l’année qu’elle vient de passer à la fois avec l’Antenne-Jeunes d’Amnesty et les étudiants de l’université.

Une heure par semaine, qu’est-ce ca signifie ? Objectivement, c’est 1/168 de la semaine, donc finalement assez peu. Après, le temps passe vite aussi, et je viens de voir deux semestres d’échange Erasmus s’envoler. Cette année, que j’aurais cru la plus longue et exigeante de ma vie, s’est révélée être un très beau voyage au bout de tous mes préjugés.

J’ai appris plus que je ne pourrai jamais partager, mais une chose est certaine, c’est que certaines des ces heures passées avec Amnesty à Paris 13 ont valu plus que d’autres ! Quand Cécile Coudriou m’a parlée d’Amnesty International la première fois en septembre, je ne pouvais même pas imaginer tout ce que j’allais apprendre…

La première chose qui m’a frappée, c’était que j’étais la seule Erasmus dans l’Antenne-Jeunes, et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai voulu écrire ce résumé de mon expérience. Venant de étranger, on a l’impression d’avoir une double expérience car on s’intéresse au monde extérieur en général tout en se plongeant plus profondément dans la perspective française.

Qu’est-ce qui m’a le plus intéressée dans l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 ?  D’abord, la dynamique des échanges dans un groupe aussi hétérogène. Cela ne peut être que stimulant de chercher en dehors de sa formation et de son groupe d’âge. Plus important, on se rend compte à quel point l’école favorise les relations utiles et l’émulation. Et puis, contrairement aux gens dans ta classe, les membres de l’Antenne-Jeunes ont choisi de’être là et cela, pour partager leur énergie. Cela fait donc des amis très différents mais surtout plus d’amis !

Par ailleurs, je suis certaine que ce que j’ai appris au niveau de structures organisationnelles me servira dans tout contexte professionnel. Les autorisations et le respect de la hiérarchies, elles ne sont pas à prendre à la légère !

P1030259Sur le plan de l’action menée par le groupe, j’ai appris qu’à Amnesty, on a beaucoup plus de pouvoir qu’on ne le pense au départ. Faire venir du siège d’Amnesty France un spécialiste du droit d’asile pour une conférence sur le campus, ou un témoin du Nigéria par exemple ! Passer une heure et demie avec Christian Lekova – qui a vu la vie de toute sa communauté  bouleversée par la catastrophe écologique causée par Shell – restera une expérience inoubliable.

Finalement, cela touche à une question essentielle : décentrer son attention de son égo pour se focaliser sur ce qui se passe autour de soi. En fait, Christian est venu dans le froid de décembre au milieu de la période des examens, et j’avoue que je suis venue en me demandant si je ne pourrais pas discrètement continuer à écrire sur mon dossier. Je suis ressortie dans un tout autre état d’esprit, à la fois enthousiasmée et reposée comme après un voyage…

Décidément, le temps passé avec d’autres, à s’intéresser aux autres plutôt qu’à sa propre personne, et se lancer à la quête d’un objectif, cela vaut plus que tout cours en sociologie ou en communication !

C’est très différent quand on est Erasmus et sorti de sa bulle quotidienne et de ses habitudes où on était un peu trop confortable : on est finalement davantage prêt à prendre des « risques ». Je n’avais jamais pensé rejoindre un groupe Amnesty à l’Université de Stockholm. En fait, je ne savais même pas qu’il y en avait un avant de rejoindre l’Antenne-Jeunes à Paris 13. Et pourtant, à mon retour en Suède, je suis sûre que je continuerai avec Amnesty. Tout simplement parce que j’ai appris  qu’agir, c’est toujours mieux que de rester passive. J’ai pris goût à l’activisme !

Une mobilisation originale ! Les sportifs de Paris 13 avec Amnesty

avril 28, 2013

Décidément, ce Printemps des Droits Humains est marqué par la nouveauté, à la fois dans les formes d’actions militantes proposées et les personnes à qui elles s’adressent.

Des maisons pour le Brésil:

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Sur le campus de Paris 13 comme partout en France, les Antennes-Jeunes ont d’abord demandé au grand public de manifester son soutien aux victimes d’expulsions forcées au Brésil, non pas à travers la traditionnelle pétition, mais d’une manière plus originale et créative : symboliser le droit universel au logement en fabriquant des origamis en forme de maison, personnalisées avec dessins et couleurs sur lesquelles on inscrivait ce message en portugais.  Toutes les maisons recueillies seront par la suite envoyées au Brésil car l’objectif est d’accompagner d’un soutien moral aux personnes qui se battent dans leur pays contre le risque d’expulsion le travail de plaidoyer que fait Amnesty International auprès des autorités. https://amnestyparis13.wordpress.com/2013/04/21/retours-croises-et-en-images-sur-une-action-originale-pdh-a-paris-13/

Les sportifs avec Amnesty :

L’autre originalité de la campagne réside dans la façon dont Amnesty international met en lumière le lien qui existe entre certaines de ces expulsions forcées et l’organisation d’événements sportifs tels que la Coupe du Monde de Football et les Jeux Olympiques de Rio. Loin d’appeler au boycott de ces compétitions ou de les condamner dans l’absolu, Amnesty fait appel aux sportifs eux-mêmes pour souligner que de telles manifestations peuvent et doivent s’accompagner du respect des droits humains, que ces expulsions ne sont pas une fatalité et ne correspondent pas aux valeurs qu’ils portent.

Tous aux gymnase !

P1040030À Paris 13, les représentants de l’Antenne-Jeunes d’Amnesty sont donc partis à a chasse aux images au Gymnase Jackson Richardson.  Après un mail envoyé au directeur du Service des Sports et à la Directrice de Communication de l’université, pour avoir leur accord, il ne restait plus qu’à aller à la rencontre des étudiants inscrits dans diverses disciplines sportives pour leur proposer de participer à cette campagne.

La première réaction de surprise passée – cette action est décidément inhabituelle et il faut quelques explications pour que la démarche soit comprise – la plupart des jeunes accepte de poser pour la bonne cause, avec leur dossard « Expulsions forcées, STOP ! ». Leurs photos feront donc partie d’un album qui sera bientôt en ligne sur le site amnesty.fr mais en attendant, découvrez les dans l’album ci-dessous et bravo aux sportifs de l’Université Paris 13 pour leur soutien !

Retours croisés et en images sur une action originale (PDH à Paris 13)

avril 21, 2013

P1030930Laura : « Après avoir délaissé Amnesty pendant quelques mois, me voilà de retour au sein de l’Antenne -Jeunes et dès ma première réunion, on m’informe qu’une action aura lieu le mardi suivant, car c’est le Printemps des Droits Humains!
Et c’est reparti! Me retrouver dans ce mouvement, au coeur de l’action, savoir que j’agis pour une bonne cause, m’a donné une énergie folle et plein de motivation!
De plus, même si j’avais déjà participé à plusieurs actions, celle-ci était différente car elle ne consistait pas à faire signer des pétitions mais, dans un esprit plus créatif, à créer des origamis en forme de maison sur laquelle on inscrivait un message de soutien aux personnes qui, au Brésil, subissent les expulsions forcées à cause de la future Coupe du Monde de Football et des Jeux Olympiques prévus à Rio. »

P1030932Camille : « Le beau temps était au rendez-vous, ce mardi. Idéal pour un stand un peu particulier avec son activité d’origami proposée à ceux qui passaient dans le forum. Le fait d’avoir une activité plus ludique et créative, et de pouvoir personnaliser sa maison, son message avec des dessins au crayon de couleur a permis d’impliquer encore davantage les personnes qui venaient vers nous.

Le thème du Printemps des Droits Humains, « Stop aux expulsions forcées », était facile à porter auprès du public. Beaucoup n’en avaient pas entendu parler et cela était d’autant plus facile de les convaincre de faire l’action que nous parlions de pays étrangers. Nous l’avions constaté lors du Marathon des signatures en décembre dernier, lorsqu’on abordait la question des populations Roms en France, également touchées en masse par les expulsions forcées, le sujet risquait de devenir beaucoup plus polémique, et les échanges étaient plus difficiles.

Contrairement au Marathon des signatures, cette action nous a permis de consacrer plus de temps à discuster avec ceux qui venaient au stand. Plusieurs personnes ayant laissé leurs adresses e-mails, on espère qu’elles s’engageront dans l’AJ l’année prochaine ! »

P1030948Léa : « Un petit peu inquiète dans un premier temps que cette action soit moins efficace si elle semblait à certains un peu puérile, j’ai été agréablement surprise par la  réceptivité des étudiants à la campagne. En effet, à part 2 ou 3 personnes qui ne concevaient pas bien la portée de l’action, tous ont pris plaisir à  y participer et mettait du cœur dans la réalisation de leur maison. L’action a donc à mon avis permis d’instaurer une bonne humeur et une atmosphère plus détendue, ce qui, à mon avis, a beaucoup facilité le travail de sensibilisation sur le thème des expulsions forcées.

Ce qui m’a particulièrement plu dans cette action ç’a été ce contact avec les gens. J’ai beaucoup apprécié d’avoir le temps de leur parler, de pouvoir bien expliquer la situation de ces personnes expulsées pendant qu’ils prenaient la peine de personnaliser leurs messages. Ca été vraiment un beau moment d’échange et de communication. »

Cécile : Merci aussi à Isabelle, notre « médiatrice artistique » hors pair, sans qui  cette action n’aurait pas été aussi réussie ! Elle a su, dans la joie et la bonne humeur, l’air de rien, amener les participants à prendre plaisir à exprimer leur créativité à travers ce geste de solidarité. Nous avons recueilli 52 origami-maisons et autant de contacts. Et ce n’est que le début ! L’Antenne-Jeunes poursuit son Printemps des Droits Humains en allant sensibiliser les sportifs de Paris 13 à cette question des explusions forcées liées aux grands événements sportifs. La suite au prochain épisode… En attendant, découvrez en images cette action originale, créative et conviviale ! (cliquez sur les photos, elles apparaîtront en plus grand format)