Posts Tagged ‘Amnesty International’

« Let’s be Brave » à Paris 13

juin 30, 2019

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Pour notre dernier événement de cette année universitaire, nous avons voulu mettre en avant la campagne Brave d’Amnesty International. Brave est une campagne mondiale de mobilisation pour la défense des défenseurs des droits humains. L’un des temps forts de cette campagne était les dix jours pour signer, pour lequel nous nous étions déjà mobilisés à la fin du premier semestre. Le 8 avril, nous avons donc choisi de mettre en lumière les autres combats de cette campagne, que ce soit le droit des femmes militantes en Arabie Saoudite, la situation de Nasrin Satoudeh en Iran, ou la protection des défenseurs des droits des migrants en France.

 

Peu de temps avant le décret autorisant les femmes à conduire en Arabie Saoudite, plusieurs militantes pour les droits des femmes ont été emprisonnées à tort par le régime. Trois d’entre elles ont été libérées le 28 mars, mais de manière provisoire et plusieurs autres femmes sont encore emprisonnée. La lutte doit encore continuer pour elles. Nous avons donc fait signer des pétitions demandant leur libération aux autorités. Notre action était facilement visible grâce aux panneaux grandeur nature représentant les silhouettes de 3 de ces défenseures, notamment deux qui ont été libérées (Iman al-Nafjan et Aziza al-Yousef) et une encore en prison (Loujain El-Hathloul). Ainsi, ou pouvait démontrer par l’exemple que nos mobilisations obtenaient des résultats, bien qu’il reste encore beaucoup à faire.

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Nous avons également fait signer des pétitions demandant aux autorités françaises la protection des défenseures des droits des personnes exilées, qui font l’objet de pressions de plus en plus importantes en raison de leurs actions pacifiques et désintéressées. Cette pétition a été accompagné du témoignage audio de Loan Torondel, diffusé sur le forum. Ce militant de 22 ans a été poursuivi en justice pour avoir posté une vidéo dénonçant la violence policière contre les migrants.

 

Enfin, nous tenions à alerter l’opinion sur le cas de Nasrin Satoudeh, une militante iranienne condamnée à 148 coups de fouet et 38 ans de prison pour son combat pour la libération des femmes. Nous avons demandé aux personnes intéressées de signer notre lettre adressée aux autorités iraniennes demandant sa libération.

L’événement a été animé par de la musique, des débats, et des ateliers interactifs comme le stand de tatouages Brave et le jeu Memory de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Nos pétitions ont obtenu plus de 160 signatures, et une quinzaine de personnes ont ajouté leur nom à la lettre de soutien à Nasrin. Malgré une affluence moins importante que d’habitude sur le forum de Villetaneuse (dû notamment à la période de fin d’année), ce fut un évènement riche en action et en discussions. Une belle manière de clôturer cette année.

Anis Harbi

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Accueillons les réfugiés ! Message reçu à l’Université Paris 13 !

février 27, 2019

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Le jeudi 21 février 2019 a vu le lancement de l’exposition “accueillons les réfugiés” au Forum de l’Université Paris 13 Villetaneuse. Cette action s’inscrit dans la campagne mondiale d’Amnesty International « I Welcome », qui vise à obtenir une vraie solidarité entre les États pour mieux protéger et accueillir les réfugiés.

L’exposition permet d’en savoir plus sur ce qu’est un réfugié, quels sont ces droits, à quel risque il s’expose. Elle vise aussi à combattre les préjugés et les idées reçues sur l’accueil des réfugiés, notamment l’idée que l’Europe serait « envahie » par ces derniers : en réalité, la moitié des réfugiés sont des femmes et des enfants, et la grande majorité sont accueillis dans des pays en développement. A travers les différents panneaux, le visiteur pourra découvrir les histoires de personnes forcées fuir leur pays, comme ce fut le cas d’Ada, jeune nigérienne victime de violences sexuelles, et qui a réussi à rejoindre l’Italie en passant par la Libye. Enfin, l’exposition montre qu’un accueil humain des réfugiés et possible en présentant plusieurs cas de villes ayant réussi ce pari.

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En plus de présenter l’exposition, l’Antenne Jeunes était aussi présente pour mobiliser les gens autour de cette thématique. Les trois pétitions lancées dans le cadre de la campagne ont rencontré un franc succès auprès des étudiants et personnels de l’université, souvent loin de connaître les conditions véritables dans lesquelles se trouvent les réfugiés :

  • ÉTATS-UNIS : NI ENFERMEMENT, NI SÉPARATION POUR LES DEMANDEURS D’ASILE !

Depuis son élection, le Président Trump tente d’interdire aux personnes ayant traversé irrégulièrement la frontière avec la Mexique de déposer une demande d’asile. Pourtant, le droit international est clair : toute personne qui souhaite demander l’asile a le droit de franchir des frontières, avec ou sans document.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/stop-detention-demandeurs-dasile

  • HALTE AUX EXPULSIONS VERS L’AFGHANISTAN

Le Défenseur des droits a dénoncé la politique de l’externalisation des frontières de l’Union européenne qui l’amène à transiger avec l’Afghanistan et qui encourage les États à accélérer le retour d’Afghans. Le Défenseur des droits a demandé au gouvernement de suspendre l’application de l’Accord UE/Afghanistan et d’arrêter les mesures d’éloignement des personnes gravement malades dans des pays dont on sait qu’elles ne pourront accéder aux traitements nécessaires à leur survie.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/halte-aux-expulsions-vers-lafghanistan

  • STOP À LA DÉTENTION ET À LA VENTE DES RÉFUGIÉS ET DES MIGRANTS EN LIBYE

Torture, détention, exploitation et viol sont des horreurs quotidiennes pour de nombreux réfugiés et migrants piégés en Libye. Mais au lieu de mettre fin à ces atteintes, l’Europe aide la Libye à piéger ces personnes dans l’enfer. En entraînant et en équipant les garde-côtes libyens de bateaux pour renvoyer les migrants vers la Libye, les responsables européens sont indiretement complices de ces souffrances épouvantables.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/stop-a-la-detention-et-vente-des-refugies-et-migrants-en-libye

Les participants n’ont pas hésité à exprimer leur solidarité et leur souhait de contribuer à ce que la France revoit sa politique en faveur des réfugiés. Ainsi, en plus des pétitions, des cartes « Maisons Raisons » ont été mise à disposition des étudiants et personnels  qui pouvaient en quelques mots exprimer leur soutien aux réfugiés et expliquer leurs raisons pour les accueillir. En voici un magnifique exemple :

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Au final, nous avons récoltés près de 400 signatures à nos pétitions et plusieurs dizaines de messages de soutien en faveur  de l’accueil des réfugiés.

L’exposition est toujours visible au forum de Villetaneuse jusqu’au 1er Mars.

Yasmine OUKID et Anis Harbi.

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Violences policières et menace sur le droit de manifester

février 19, 2019

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Ce début d’année 2019 a été marqué par une violente répression des mouvements sociaux en France. Avec les Gilets Jaunes, le mouvement étudiant, et la successions des manifestations, nous avons été nombreux à être choqués par les violences policières en manifestation (usage abusif des grenades de désencerclement, tirs de Flashball en pleine tête, intimidation des journalistes qui documentaient les manifestations…)  et la remise en cause plus globale du droit de manifester. Plus récemment, la nouvelle loi dite « anticasseurs » votée à l’Assemblé Nationale vient plus profondément fragiliser ce droit essentiel. Notamment en étendant la possibilité au Préfet d’interdire à certaines personnes de manifester sur des critères trop flous et donc arbitraires, ou encore en interdisant au individus de se couvrir le visage durant les manifestations.

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C’est donc avec ce sujet très actuel et sensible que l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 a décidé de débuter son action en 2019. Nous avons estimé important d’informer les gens sur  le droit de manifester au regard du droit international, et de les sensibiliser sur ses enjeux actuels. Pour cela, nous avons eu recours à un quizz, basé sur l’article d’Amnesty « Infos et Intox sur le droit de manifester ». Nous avons en avons repris les éléments essentiels, et nous l’avons actualisé en ajoutant des points importants sur l’usage abusif de la force par les représentants de l’ordre, et sur la dérive que représente la loi Anticasseurs. Afin de donner aux participants la possibilité d’agir, nous leur avons également proposé des modèles de tweet à envoyer à Emmanuel Macron et Christophe Castaner, réclamant qu’ils protègent et assurent le droit de manifester.

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Le quizz s’est avéré être un outil pédagogique très efficace, qui nous a permis de transmettre notre message de manière interactive  et d’attirer l’attention des gens, y compris ceux qui ne semblaient pas particulièrement intéressés au départ. La plupart des personnes rencontrés se sont montrés réceptives et ont fait preuve d’un vif intérêt pour ce sujet. Beaucoup partageaient d’ailleurs nos inquiétudes face aux récents événements.

Le prochain rendez-vous d’Amnesty International à Paris 13 vous est donné le 21 Janvier, avec l’inauguration de l’exposition « Accueillons les réfugiés », qui se tiendra au forum de Villetaneuse jusqu’au 1er Mars.

Anis Harbi

On a voté l’abolition de la peine de mort avec Amnesty à Paris 13 !

décembre 8, 2018

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 Le jeudi 22 Novembre, Amnesty International à Paris 13 a organisé une projection-débat sur le thème de la peine de mort. Judith Mayer, une collègue de Cécile Coudriou, (la présidente d’Amnesty France) avait accepté d’ouvrir son cours aux membres de l’Antenne-Jeunes et d’autres étudiants intéressés par ce débat. La discussion, animée par les membres de l’AJ, avait pour but de sensibiliser les participants à notre cause et de voir notamment quel impact pouvaient avoir les vidéos réalisées par Amnesty sur ce sujet.

Nous avons commencé notre rencontre par un vote : nous avons demandé aux participants de s’exprimer pour ou contre l’abolition universelle de la peine de mort. Ils pouvaient voter pour en levant un pouce en l’air, contre avec un pouce vers le bas, ou « ne se prononce pas » en levant les deux mains ouvertes. Si une majorité était favorable à l’abolition, certains étaient neutres voire contre.

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Après ce rapide sondage, nous avons diffusé deux publicités d’Amnesty International. L’une d’elles présentait le cas d’Anthony Graves, condamné à mort aux Etats Unis suite à une erreur judiciaire : il raconte lui-même la torture qu’a représenté le fait d’être dans le couloir de la mort. L’autre, réalisée par Amnesty International UK, exposait avec humour et surtout ironie la pratique barbare de la lapidation en Iran.

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Le débat a ensuite été lancé avec la question suivante : la peine de mort peut-elle être considérée juste et humaine ? Les premières réactions soulignaient le fait qu’on ne pouvait pas donner le pouvoir de vie ou de mort à l’État. Si tout le monde était d’accord pour dire que les cas d’erreurs judiciaires étaient terribles et menaient à la mort d’innocents, certaines personnes estimaient tout de même que la peine de mort était justifiée dans certains cas de crimes graves et avérés, dans l’optique de protéger la société et d’apporter réparation à la famille de la victime. Cela a donné lieu à une discussion plus large sur les possibilités de réhabilitation des criminels : comment peut-on savoir qu’un condamné ne peut pas être réhabilité ? Comment peut-on prédire qu’il va récidiver ? De plus, si rien ne prouve que la peine de mort apporte réparation à la famille de la victime, ne crée-t-elle pas encore plus de deuil pour l’entourage du condamné ?

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Quant à la question du caractère dissuasif de la peine de mort, il est légitime de se demander si l’ordre est mieux maintenu dans les pays qui pratiquent la peine de mort. Comme cela a été dit dans le débat, cette idée est liée aux lois et à la culture de chaque pays (par exemple, on considère en Iran que lapider un infidèle contribue à maintenir un certain ordre moral). Néanmoins, on peut comparer la criminalité en France (pays qui a aboli la peine de mort en 1982) et aux États-Unis (qui pratiquent encore la peine de mort) et se demander s’il y a réellement une différence. En l’occurrence, toutes les statistiques prouvent que la pratique de ce châtiment n’a aucune incidence sur la criminalité.

En conclusion, l’hypothèse a été faite que la peine de mort vient en réponse à une incapacité de la société à répondre aux problématiques liées à la violence et la criminalité (places de prisons, programmes de réinsertion…). Une réforme du système judiciaire permettrait alors de mieux penser les alternatives à la peine de mort et de répondre au crime de manière plus humaine.

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Après ces échanges, nous avons repris la projection avec la vidéo « Comprendre la peine de mort » d’Amnesty International France en collaboration avec le vidéaste Nota Bene. Cette vidéo de neuf minutes expose de manière claire la plupart des arguments d’Amnesty : il s’agit d’une méthode barbare, d’un meurtre prémédité, inefficace pour prévenir le crime, qui étend la souffrance à la famille de l’accusé et qui tue des innocents.

Nous avons ensuite pris un moment pour demander aux participants ce qu’ils ont pensé des vidéos, lesquelles étaient selon eux les plus pertinentes, les plus susceptibles de convaincre. Il s’avère que la vidéo sur la lapidation a beaucoup plu. Le fait de parler d’un sujet aussi grave avec humour produit une dissonance qui peut choquer, mais qui bouscule les consciences et fait réfléchir. La vidéo d’Anthony Graves a quant à elle suscité plus d’émotions : de la tristesse, de la compassion. Elle souligne l’importance d’avoir une seconde chance, et nous pousse à nous demander : ne vaut-il pas mieux qu’un criminel puisse s’échapper plutôt qu’un innocent soit condamné ? La vidéo de Nota Bene est venue compléter les deux autres en apportant des informations nécessaires pour bien appréhender les arguments. Et les participants ont apprécié de pouvoir réfléchir par eux-mêmes et débattre avant de la visionner. Il s’avère donc que la sélection de vidéos mais aussi l’ordre des projections a permis d’aborder de manière équilibrée les arguments factuels contre la peine de mort et des aspects plus émotionnels. Un équilibre nécessaire pour arriver à toucher les gens et les convaincre.

Car si nous voulions créer un débat, nous espérions aussi pouvoir convaincre les gens, leur faire comprendre notre vision. A la fin, nous avons demandé aux participants de voter à nouveau pour ou contre l’abolition de la peine de mort. Et comme on peut le voir sur les photos, nous sommes cette fois-ci arrivés à une décision quasi-unanime puisque personne n’a voté contre.

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Une opération réussie pour l’Antenne-jeunes de Paris 13. La lutte continue, notamment à travers la compagne 10 jours pour signer, où on se mobilise du 1er au 10 Décembre pour 10 défenseures des droits l’Homme. Nous vous donnons également rendez-vous le 6 Décembre, de 13h à 14h en C102, pour une rencontre avec Morgane Eches, spécialiste à Amnesty France de la Birmanie et la question des Rohingyas.

 

Anis HARBI

Je ne suis pas homophobe mais…

novembre 22, 2018

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Le 8 novembre, Amnesty International menait sa première action de l’année 2018/2019 à l’Université Paris 13. Sur le forum du campus de Villetaneuse, les membres de l’antenne jeunes, vêtus aux couleurs d’Amnesty, se sont retrouvés afin de sensibiliser les étudiants aux discriminations contres les personnes LGBTI.(Lesbienne, Gay, Bi, Trans ou Intersexe)

Cette première action est l’aboutissement de deux semaines de préparations. Nous nous sommes inspirés de la dernière campagne de l’antenne jeunes contre l’homophobie, en reprenant les ateliers composés de quizz et de « débats mouvants ». Cependant, nous avons décidé d’étendre le champ de l’action aux LGBT-phobies de manière générale, en incluant les questions de transphobie, de procréation pour les couples de même sexe, et des personnes intersexes. D’autant plus que le 8 Novembre, date à laquelle a eu lieu notre action, est aussi la date de la journée international de solidarité intersexe.

Nous avions donc plusieurs modes d’actions à notre disposition pour aborder ces sujets :

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D’abord le quizz, à base de questions sur l’homophobie en France et dans le monde, sur l’accès à la PMA pour les couples de femmes, et sur les droits des personnes intersexes. Pour cette troisième partie, nous avions élaboré nos questions en nous basant principalement sur le dépliant informatif fourni par Amnesty, et que nous avons distribué en grand nombre sur le forum. Ce document explique de manière claire et dynamique la situation de ses personnes présentant des caractéristiques échappant à la binarité du masculin et du féminin, et qui sont sujettes dès leur naissance à des opérations chirurgicales intrusives, non-consenti et dangereuses pour leur santé.

Ensuite, il y avait les « débats mouvants » : dans le premier, on énonce une situation d’homophobie ou de transphobie, et on demande aux participants d’imaginer leur réaction : en se positionnant du côté gauche pour « Je fais quelque chose » ou à droite pour « Je ne fais rien », plus ou moins loin selon le degré de certitude. Il est ensuite demandé aux participants d’expliquer leur choix. Une fois le débat lancé et les arguments partagés, les étudiants ont la possibilité de se repositionner s’ils ont changé d’avis. Le second jeu vise à explorer des situations plus personnelles et à questionner les différents malaises et biais que chacun peut avoir. On leur demande alors de se placer sur une ligne imaginaire dont une extrémité signifie « Pas de problème » et une autre « Fort sentiment d’inconfort », et ce face à des situations comme : « Un membre de votre famille vous annonce son mariage avec une personne de même sexe », « un membre de votre famille vous annonce vouloir changer de sexe ». Encore une fois, les étudiants sont invités à expliquer leur positionnement, puis ont la possibilité de se déplacer sur la ligne en cas de changement.

Enfin, nous avons participé à l’action urgente d’Amnesty International au Guatemala. Le parlement Guatémaltèque s’apprête à voter une loi discriminatoire envers les femmes et les personnes LGBTI. Cette loi, dite «pour la protection de la vie et de la famille », criminalise l’avortement et les fausses-couches, interdit explicitement le mariage de personnes de même sexe et interdit aux écoles de « traiter de la diversité sexuelle et de l’idéologie du genre ». Nous avons donc écrit une lettre au président du parlement, ainsi qu’au député à l’origine de cette loi, les appelant à la rejeter et à protéger les femmes et les personnes LGBTI. Nous sommes allés à la rencontre des étudiants pour leur parler de cette situation et les inviter à signer notre lettre.

La rencontre avec les étudiants s’est révélée très intéressante pour nous. Certains étaient très informés et déjà touchés par ces problématiques, ils étaient donc d’autant plus motivés à signer les lettres adressées aux parlementaires du Guatemala. Si beaucoup sont sensibles au sujet, d’autres ne sont au contraire pas favorables aux droits des LGBTI, ou préféraient ne pas se positionner sur ces questions. Cela atteste d’autant plus le besoin de continuer aujourd’hui à faire de la sensibilisation autour de ce sujet.

Parmi les personnes que nous avons interpellées, il y en a qui avaient déjà entendu les termes ‘LGBTI’ et ‘intersexe’ mais ne connaissaient pas nécessairement leur signification. D’autres étaient interpellés par le « I » de « LGBTI » et ignoraient ce que ça signifiait. Nous avons donc pu discuter avec beaucoup de monde et les informer sur les droits LGBTI mais aussi les sensibiliser sur les problématiques intersexes aujourd’hui très mal connues.

Les ateliers ont également donné lieu à des discussions intéressantes. Nous avons été agréablement surpris que le quizz ne se soit pas résumé à un simple échange de questions et de réponses, mais ait ouvert sur des débats où les étudiants ont pu donner leur avis sur l’homophobie ou encore l’accès à la PMA. Les jeux ont quant à eux été l’occasion de s’interroger sur des cas de figures réels. Face à des situations d’homophobie et de transphobies, nous avons remarqué que beaucoup d’étudiants envisageaient les réactions possibles en termes d’altercations et de confrontations physiques. Ça a donc été aussi l’occasion de parler des manières sûres et non-violentes dont chacun dispose pour agir contre les violences et discriminations LGBT-phobes.

Si la plupart des étudiants se sont montrés attentifs, ouverts à la discussion et intéressés par notre action, nous avons tout de même rencontré quelques difficultés à les mobiliser assez longtemps pour participer aux ateliers, principalement en raison d’un manque de temps. Néanmoins, cette première action a tout de même abouti à une sensibilisation nécessaire, à des débats importants, et à plus de 150 signatures de notre lettre.

Fiers de ce succès, nous continuons nos actions au sein de l’université. Notre prochain évènement est d’ailleurs prévu Jeudi 22 novembre de midi à 13h en C101. Il s’agira d’une projection-débat autour de la peine de mort. Tous les étudiants de Paris 13 sont les bienvenus.

L’Antenne-Jeunes de l’Université Paris 13

Nouveaux projets pour Amnesty à Paris 13

octobre 21, 2018

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Jeudi 11 et 18 Octobre à 13h ont eu lieu les deux premières réunions d’Amnesty International à Paris 13. Réunions prometteuses puisque nous étions environ une quinzaine à nous y retrouver. Comme souvent, la plupart des personnes étaient issues du Master ONG, mais il y avait également des étudiants en communication, en informatique, en psychologie…

La première réunion a été l’occasion pour chacun de partager les thématiques qui lui tenait à cœur et de les mettre en lien avec l’action d’Amnesty International. La cause des migrants a été abordée en premier, plus précisément les conditions d’accueil des migrants en France et la situation de l’Aquarius. En lien avec cette première thématique, nous avons évoqué la question de l’esclavage en Libye, ce qui en a amené d’autres à parler de l’esclavage encore présent en Mauritanie, même si dans ce cas ce n’est pas lié à la question des migrants et réfugiés. Puis, nous avons aussi parlé des prisonniers d’opinion, les défenseurs des droits humains qui sont victimes de persécutions (par exemple en Égypte mais aussi en Chine) même lorsqu’ils ou elles militent pacifiquement. D’autres ont souhaité que nous évoquions la situation des Rohingyas, dans l’idée d’aller au-delà de ce qui a déjà été dit dans les médias, et d’attirer l’attention du public sur ce qu’il ne voit pas forcément.

D’autres thèmes, déjà présents l’année dernière ont de nouveau trouvé leur place dans la liste de projets possibles : LGBT-phobies, responsabilité des entreprises en matière de droits humains (REDH), sans oublier que le mois d’octobre est aussi un bon moment pour parler de la peine de mort : le 10 Octobre est la journée mondiale contre la peine de mort. Et à l’occasion, un livre audio du roman de Victor Hugo, « Le Dernier jour d’un condamné», vient de sortir. Cet outil pourrait être particulièrement intéressant pour sensibiliser le public et créer une discussion autour de ce sujet.

D’autres pistes, parfois compliquées, ont été explorées : l’idée d’un débat sur le conflit israélo-palestinien et sur la ligne entre critique d’Israël et antisémitisme, a été évoquée. Ce sujet est évidemment très sensible et peut entrainer des dérives non souhaitées. Il a été aussi question du Sahara occidental. Si la position d’Amnesty est claire concernant la répression et la violation de leurs droits fondamentaux d’opposants politiques demandant l’indépendance, l’organisation reste impartiale, comme pour tous les autres conflits et ne prend donc pas position en faveur de l’indépendance.

Nous avons aussi pris le temps de discuter de nos modes d’actions : stands-pétitions, expos photo, projections de films, jeux, débats, rencontres avec des témoins… Nous avons aussi réfléchi à divers supports permettant d’attirer l’attention du plus grand nombre sur nos campagnes : sur les nappes et les plateaux au resto U, là où tout le monde déjeune, ou encore sur les ordinateurs de la bibliothèque, que les étudiants pourraient utiliser directement pour les campagnes en lignes.

Cette première réunion nous a donc permis de faire une sorte de brainstorming sur tout ce que nous pourrions faire. Et dès la suivante, nous avons commencé à faire des choix dans cette liste, afin d’établir un premier programme d’action jusqu’à Noël :

  • LGBT-phobies, sujet particulièrement d’actualité en France en ce moment !
  • Rencontre débat sur la Birmanie et les Rohingyas en présence de la responsable sur ce sujet à Amnesty France
  • Ciné-débat ou audio Livre sur la Peine de Mort
  • Les 10 jours pour Signer, opération de solidarité avec les femmes défenseures des droits humains qui sont menacées.

Déjà un beau programme en perspective !

N’hésitez surtout pas à nous rejoindre, nos rencontres restent ouvertes à tous, tous les jeudis de 13h à 14h en G102.

Anis Harbi, responsable de l’Antenne-Jeunes de Paris 13

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« Les Midis de la Rentrée » pour Amnesty à Paris 13

octobre 10, 2018

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Comme tous les ans, les « Midis de la Rentrée », grand forum des associations organisé  début octobre sur le campus de l’Université Paris 13, a permis de redonner une visibilité à l’Antenne Jeunes (AJ) d’Amnesty International et de recruter de nouveaux membres.

Anis Harbi, déjà membre actif de cette AJ l’an dernier et étudiant en Psychologie, avait accepté de tenir le stand à mes côtés, pour accueillir et informer les personnes passant au Forum. Et une autre étudiante, Élisa m’avait déjà écrit un mail pour proposer de nous rejoindre.

Comme chaque année, le contact a été facile, bien des personnes présentes à ce forum se montrant curieuses et intéressées par l’association. Le plus souvent, le nom Amnesty International est déjà connu, et associé à la cause des droits de l’homme ou droits humains comme nous préférons le dire. Mais l’enjeu est surtout de parvenir très vite à donner une idée plus précise de ce que nous proposons de faire dans ce cadre, sur place sur le campus même. Même si nous savons aussi que parfois, un premier jalon est posé sur le chemin de l’engagement sans que cela se traduise immédiatement par un parcours au sein de notre Antenne-Jeunes, nous faisons le maximum pour que ce premier contact soit positif.

Anis s’est révélé un excellent ambassadeur et nous avons recueilli une bonne vingtaine de contacts. La bonne nouvelle, c’est aussi qu’il a accepté d’être le nouveau responsable officiel de l’Antenne Jeunes de Paris 13 Villetaneuse. Il prend donc la suite de Léa Antoni, qui, après plusieurs années d’engagement très actif à Paris 13, a quitté l’université et travaille aujourd’hui au Haut Commissariat pour les Réfugiés.

Durant ces « Midis de la Rentrée », rendez-vous est pris pour le jeudi suivant, entre 13h et 14h en G 102 (UFR Communication). L’objectif est de « battre le fer tant qu’il est chaud » car nous savons tous que la meilleure des volontés de s’engager peut se heurter ensuite au tourbillon de la vie universitaire. Il est donc important de rapidement inviter les nouvelles recrues à choisir ensemble nos projets d’action en faveur des droits humains. N’oublions pas que nous avons un avantage certain à Paris 13 : chaque année, nos rangs sont immédiatement grossis grâce à la participation d’une bonne partie de la promotion du Master ONG et Coopération internationale.

À très bientôt pour de nouvelles aventures donc !

Cécile Coudriou (présidente d’Amnesty International France et enseignante à l’UFR Sciences de l’Information et la Communication)

10 Jours pour Signer : édition 2018 à Paris 13

janvier 9, 2018

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Tous les ans, autour du 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, Amnesty International se mobilise pour défendre des personnes dont les droits sont violés, voire dont la vie est en danger. C’est un événement mondial où toutes les sections d’Amnesty se mobilisent au même moment et pour les mêmes personnes, ce qui nous garantit un impact énorme.

Pour l’édition 2018, l’Antenne-Jeunes de l’Université Paris 13 s’est donc une nouvelle fois mobilisée : le 7 décembre entre 12h et 14h au forum de Villetaneuse, nous avons proposé aux étudiants différentes façons d’agir pour améliorer la vie de ses personnes, en interpellant les autorités responsables ou en écrivant des messages de solidarité.

Nous avons présenté 6 situations pour lesquels vous pouvez continuer à agir en suivant les liens ci-dessous :

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Les membres de l’AJ ont donc fait signer ces pétitions, accompagnés par la musique d’HK qui a mis une très bonne ambiance sur le forum !

Afin de sensibiliser les étudiants, nous avons également organisé un atelier « Education aux droits humain » dont le but était de retrouver le lien entre les actions des personnes défendues avec le pays dans lequel étaient perpétrées les violations de leurs droits. Le but de cet atelier était d’échanger sur les situations que l’on défendait mais également sur les droits humains plus largement. Cela a permis d’aller un peu plus loin dans le partage et la discussion autour des différentes thématiques mises en lumière par Amnesty.

C’était une très belle action où l’on a senti les étudiants vraiment mobilisés et avec une sincère envie d’agir contre l’injustice. Grâce à cela, 400 signatures et messages de soutien ont été recueillis en 2h, qui iront s’ajouter à tous les autres en France et partout dans le monde !

Léa Antoni, Responsable de l’AJ Paris 13

Jeux de rôles autour d’une pétition d’Amnesty International

octobre 27, 2017

Ce Jeudi 19 Octobre avait lieu la deuxième réunion d’ « Amnesty à Paris 13 », réunion qui n’avait rien à envier à la première, autant en termes de présence que d’activité ! Nous étions plus d’une dizaine à nous retrouver en salle G102, (pour certains, à cheval entre deux cours), munis des pétitions distribuées la fois précédente  et parfois déjà signées dans leur intégralité. Tout cela montre une motivation bien réelle pour participer activement au travail d’Amnesty International !

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En parlant de pétition, c’était justement le sujet principal de notre réunion. En effet, le 16 Novembre, notre groupe a prévu d’organiser, au forum du campus de Villetaneuse, une action contre la peine de mort avec un stand pour signer nos pétitions et une exposition sur ce même thème. Cette sinistre pratique étant encore présente sur tous les continents, il est important de mobiliser le plus grand nombre pour obtenir son abolition. Le but de cette réunion était justement de nous préparer pour le jour J, de nous entraîner à convaincre les étudiants et personnels de Paris 13 de joindre leur voix aux nôtres à travers leur signature. Et quoi de mieux pour se préparer que de s’immerger dans des situations réelles ?

Nous avons donc fait un petit exercice de jeu de rôles en binôme, suivi d’une discussion générale. Dans chaque binôme, l’un devait jouer le rôle d’un membre d’Amnesty essayant d’obtenir des signatures, et l’autre celui d’une personne méfiante ou réfractaire, voire cynique. Ce fut un exercice très intéressant. Outre son coté ludique, et le plaisir qu’on peut ressentir à jouer le rôle du « méchant », il nous a permis d’avoir un aperçu de la difficulté d’amener quelqu’un à signer une pétition : car oui en effet, ce n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire !

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Quelles sont les différentes raisons pour lesquelles certaines personnes refusent de signer, et les arguments que l’on peut avancer pour les convaincre ? Évidemment, certains s’interrogent sur l’utilité de signer une pétition, ou l’efficacité de celle-ci. Il faut donc valoriser le travail d’Amnesty International, rappeler la notoriété mondiale qu’elle a acquise au fil des années, évoquer les millions de signataires qu’elle compte déjà et l’effet de pression qu’ils peuvent avoir sur les destinataires des pétitions. On peut d’ailleurs rappeler les multiples victoires d’Amnesty International par le passé. Il faut aussi que la pétition en elle-même soit crédible et présentable, avec le logo d’Amnesty bien visible, le nom du destinataire officiel, la date limite, un cadre précis…

Ensuite, d’autres personnes évoquent simplement le fait qu’elles n’ont pas de temps pour ça. En général, le fait de trop les culpabiliser est déconseillé, ça provoque souvent un repli, une défiance. Mais parfois, on peut tout de même accentuer l’importance des enjeux, voire relativiser la situation de ces personnes par exemple avec celles des condamnés à mort qui, eux, n’ont vraiment « pas le temps »…

Enfin, une autre raison est souvent invoquée, celle de la peur : la peur de révéler son identité, de prendre position, surtout sur des sujets controversés, voire dangereux. Cela paraît tout à fait légitime à Paris 13, où bien des étudiants sont des ressortissants, ou en tous cas originaires, de pays concernés par nos pétitions. Il ne s’agit pas là de minimiser le ressenti de ces personnes, mais encore une fois de relativiser : rappeler qu’ils ne seront qu’un nom parmi des milliers, et mettre leur situation en parallèle avec ce que risquent les victimes.

Il est donc possible, avec ces divers arguments, de convaincre quelqu’un de signer une pétition d’Amnesty International. Mais bien sûr, encore faut-il suffisamment connaître le sujet précis de la pétition pour espérer amener la personne en question à partager votre opinion. C’est la raison pour laquelle, lors de notre prochaine réunion prévue le 9 Novembre, nous entrerons au cœur du débat sur la peine de mort, et profiterons de ce temps pour affûter nos arguments face à quelqu’un qui y serait favorable. Cette réunion sera bien sûr ouverte à tout ceux qui seraient intéressés, qu’ils aient assisté aux premières réunions ou pas.

Anis Harbi, étudiant en 3e année de Licence de Psychologie et nouveau membre d’Amnesty à Paris 13

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Performance en faveur des droits humains avec les étudiants de Paris 13

mars 25, 2017

Pour une fois, ce n’est pas nous qui étions aux commandes ! Le 24 mars, des étudiants de Licence 3 en Information et Communication ont organisé pour nous un événement : l’idée était de nous aider à accroître notre visibilité et de sensibiliser les étudiants à notre cause à travers un concept original : montrer la ligne de démarcation qui existe entre des pays où les droits humains sont respectés et ceux où au contraire ils sont bafoués au quotidien.

Pour illustrer cette situation, trois thématiques avaient été retenues : le mariage forcé, le mariage entre personne de même sexe, et les discriminations et violences policières.

L’approche était résolument participative : après avoir imaginé et mis en scène trois « tableaux vivants » où d’un côté, les personnes vivaient dans un respect des droits et de l’autre, elles étaient victimes de violations, les étudiants ou personnels qui passaient au forum étaient invités à jouer les mêmes rôles, afin de pouvoir prendre des photos des différentes situations :

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Puis nous avons réalisé une courte vidéo « mannequin challenge », reliant les trois thématiques autour de ce thème « effacez la ligne de démarcation, défendez les droits de tous, partout, avec Amnesty International ! »

Ce fut un réel plaisir de voir avec quelle spontanéité les gens ont accepté de se prêter au jeu, même si – soyons honnêtes – ils ont montré une plus grande facilité pour mettre en scène les violences policères ou du forcé que l’homosexualité…

Mais c’est justemet aussi cela l’intérêt de cette action, aller à la rencontre du grand public sur des thèmes moins « évidents » et amener à réfléchir et s’impliquer.

Un grand merci à la fois aux étudiants de Licence Infocom pour cette superbe collaboration et à tous ceux qui ont accepté notre offre de participation !