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Performance en faveur des droits humains avec les étudiants de Paris 13

mars 25, 2017

Pour une fois, ce n’est pas nous qui étions aux commandes ! Le 24 mars, des étudiants de Licence 3 en Information et Communication ont organisé pour nous un événement : l’idée était de nous aider à accroître notre visibilité et de sensibiliser les étudiants à notre cause à travers un concept original : montrer la ligne de démarcation qui existe entre des pays où les droits humains sont respectés et ceux où au contraire ils sont bafoués au quotidien.

Pour illustrer cette situation, trois thématiques avaient été retenues : le mariage forcé, le mariage entre personne de même sexe, et les discriminations et violences policières.

L’approche était résolument participative : après avoir imaginé et mis en scène trois « tableaux vivants » où d’un côté, les personnes vivaient dans un respect des droits et de l’autre, elles étaient victimes de violations, les étudiants ou personnels qui passaient au forum étaient invités à jouer les mêmes rôles, afin de pouvoir prendre des photos des différentes situations :

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Puis nous avons réalisé une courte vidéo « mannequin challenge », reliant les trois thématiques autour de ce thème « effacez la ligne de démarcation, défendez les droits de tous, partout, avec Amnesty International ! »

Ce fut un réel plaisir de voir avec quelle spontanéité les gens ont accepté de se prêter au jeu, même si – soyons honnêtes – ils ont montré une plus grande facilité pour mettre en scène les violences policères ou du forcé que l’homosexualité…

Mais c’est justemet aussi cela l’intérêt de cette action, aller à la rencontre du grand public sur des thèmes moins « évidents » et amener à réfléchir et s’impliquer.

Un grand merci à la fois aux étudiants de Licence Infocom pour cette superbe collaboration et à tous ceux qui ont accepté notre offre de participation !

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Les « 10 Jours pour signer » se préparent à Paris 13 !

novembre 28, 2016

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En passant devant le local d’Amnesty à l’Université Paris 13, on se rend compte que quelque chose se prépare… Comme tous les ans, nous allons participer à ce temps fort  qu’est l’événement mondial d’Amnesty International « 10 Jours Pour Signer ». Celui-ci mobilise les militants d’Amnesty du monde entier autour du 10 décembre, journée internationale des Droits de l’Homme. Cette année, l’opération se déroulera du 2 au 11 décembre, à la fois sur le terrain et en ligne.

Pendant les « 10 jours pour signer », Amnesty International met un coup de projecteur sur la situation de 10 personnes dont les droits sont violés. Ces situations individuelles de violations de droits humains sont emblématiques des combats que nous menons dans la durée et/ou à l’échelle plus large d’un pays ou d’une région.

À l’université Paris 13, nous allons organiser un centre d’action sur le forum de Villetaneuse le 7 Novembre de 11h30 à 14h30, afin d’inviter les étudiants et les personnels du campus à agir pour 5 personnes, que nous avons rassemblées autour d’un même thème : la liberté d’expression.

1er objectif : être le plus nombreux possible à interpeller les autorités pour avoir un maximum d’impact. Nous proposerons des pétitions à signer sur papier ou en ligne, sur un ordinateur mis à disposition dans ce centre d’action, ainsi que des messages à relayer sur les réseaux sociaux.

2ème objectif : Nous insistons sur l’importance d’apporter également un soutien moral à ces personnes que nous défendons, grâce à l’envoi de messages de solidarité.

3ème objectif : créer une vraie relation avec le public, les sympathisants, en leur proposant des moyens d’action variés et personnalisés pour chacune de ces situations :

fomusoh_ivo_fehFomusoh Ivo Feh : un jeune camerounais qui risque 20 ans de prison pour avoir envoyé un sms sarcastique mentionnant Boko Haram.

Nous vous proposerons de lui envoyer des origamis en forme de papillon, symbole de liberté pour Fomusoh.

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Shawkan : photojournaliste egyptien, il risque la peine de mort pour avoir exercé son métier pendant des manifestations de partisans de l’ex-président Morsi  .

Nous vous proposerons de vous prendre en photo avec un panneau « Free Shawkan ».

eren_keskinEren Keskin : Avocate turque harcelée et menacée, elle risque la prison en raison de ses engagements pour les droits humains.

Nous pourrons montrer notre soutien en inscrivant des messages sur une grande bâche d’expression libre.

edward_snowdenEdward Snowden: célèbre lanceur d’alerte aujourd’hui en exil forcé en Russie et menacé de prison pour avoir révélé les programmes de surveillance de masse de la NSA.

Nous aurons à disposition des pochoirs « Grâce pour Snowden » afin d’interpeller Obama pour qu’il agisse en sa faveur avant la fin de son mandat.

bayram_qiyasBayram et Giyas : deux jeunes militants d’Azerbaïdjan, ils risquent 12 ans de prison pour un graffiti satirique sur la statue de l’ancien président.

Nous pourrons leur envoyer des cartes postales personnalisées par un ami pour montrer notre soutien.

Enfin, nous vous inviterons également à participer à un « Mannequin Challenge » !!

Alors venez nombreux à 13h, mercredi 7 décembre sur le forum pour participer !

Pour un militantisme convivial et créatif, « 10 Jours pour signer » à Paris 13

décembre 22, 2015

Le 10 décembre, journée internationale des Droits de l’homme, le Forum de l’Université de Paris Villetaneuse s’est transformé en « Centre d’action » militant et festif, avec l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 !

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Mots d’ordre : convivialité et créativité !

Comme  dans plus de 200 villes en France, nous avons cherché à alerter et mobiliser le public sur des violations des droits humains à travers le monde, mais cette fois, le « centre d’action » supposait aussi un effort pour varier les façons d’agir : en plus de notre habituel stand de signatures de pétition, et de notre petite performance pour mettre en scène les 6 situations que nous avions retenues, nous avons aussi proposé d’envoyer des tweets aux autorités, d’envoyer des messages de soutien ou des dessins aux victimes, ou encore de participer à une pétition-photo.

Pour favoriser la convivalité dans cette prise de contact avec le public,  nous avons donc installé, un petit buffet gratuit à côté de la scène et du stand de pétition/information,  ainsi qu’un « atelier photo » pour les photos de soutien, et un coin plus confortable avec quelques fauteuils, une table, un ordinateur et du matériel de dessin et d’écriture.

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Cet atelier « Solidarité créative » a vraiment fait une différence !

Cela offrait la possibilité de manifester directement son soutien  aux personnes à travers des messages ou des dessins. On peut aisément imaginer par exemple que cela peut aider Albert Woodfox à supporter l’enfer qu’il vit dans cette prison d’Angola, en Louisianne, où il est enfermé à l’isolement depuis plus de 40 ans… Lui-même a envoyé le message suivant : « Transmettez ma gratitude à Amnesty et à toutes celles et ceux qui ont écrit pour moi. Leurs lettres font la différence ».

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La photo, autre expression de son soutien, le tweet, autre moyen de pression

Pour manifester autrement leur soutien, le public a été invité à se laisser prendre en photo avec des panneaux sur lesquels on pouvait voir le portrait de chaque personne et un message de soutien : « Free Fred, Free Yves » par exemple, pour ces deux jeunes congolais qui risquent la peine de mort pour complot contre l’état alors qu’ils n’ont fait que manifester pacifiquement et encourager l’engagement citoyen des jeunes. Ces photos pouvaient ensuite être reliées à l’action via Twitter, moyen particulièrement efficace pour faire pression sur les gouvernements, puisqu’on peut directement les interpeller à la vue de tous ! Ainsi par exemple, ce tweet a été adressé avec une photo au Roi d’Arabie Saoudite pour demander la libération de Waleed Abul Khair, condamné à 15 ans de prison pour avoir simplement exercé son métier d’avocat : @WaleedAbulkhair is not a terrorist, nor a criminal; jailing him is the only crime. @KingSalman #10JoursPourSigner.

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Prendre le temps de tisser des liens…

La nouvelle forme qu’a pris l’opération « 10 Jours pour Signer » a sans aucun doute facilité le rapprochement non seulement entre les militants et le grand public, mais également entre le public et les personnes qu’Amnesty International défend. Au lieu de juste signer en passant, les gens s’arrêtaient plus longtemps pour mieux prendre  connaissance d’une situation qui les touchait plus spécialement et s’ils le souhaitaient, ils pouvaient utiliser des moyens d’action diversifiés. Une jeune fille était très touchée par notre action contre les mariages forcés au Burkina Faso, pratique aujourd’hui illégale mais toujours très répandue dans le pays. Elle a voulu se faire prendre en photo avec un panneau « Stop aux Mariages Forcés ! ». D’autres ont écrit une série de messages à Fred et Yves, ou à Waleed pour leur dire qu’ils les soutiennent.

Comme en témoigne la vidéo ci-dessus, on ressort particulièrement fiers et heureux de cette édition des « 10 jours pour signer » : les étudiants de Paris 13 étaient réellement indignés par les injustices que nous dénoncions, ont très bien reçu notre action, et ont participé très volontiers. Nous avons recueilli 1937 signatures et de nombreuses photos et messages de soutien ! Mais nous espérons également avoir semé la graine du militantisme chez quelques personnes. C’est un impact difficile à mesurer, les résultats ne sont pas visibles directement, mais c’est vraisemblablement le plus important de tous et je me plais à croire nous y avons contribué non seulement ce 10 décembre, mais aussi tous les jours de l’année, grâce à nos activités militantes avec Amnesty International.

Merci à vous tous !!

Léa Antoni

Résultats de la campagne « France, Destination Impunité » d’Amnesty à Paris 13

novembre 26, 2015

Après la conférence « Pas de Paix sans Justice » il était important  de mobiliser sur le terrain le public de l’Université Paris 13 sur cette campagne contre l’impunité : le 12 novembre, les membres de l’Antenne-Jeunes ont donc silloné le forum du campus de Villetaneuse à la rencontre des étudiants, afin de les informer sur une réalité méconnue, les failles de la législation française qui empêchent de poursuivre les auteurs des pires crimes internationaux, si d’aventure ils venaient séjourner en France.

Le second défi était d’amener le public à signer notre pétition. C’est là que nous avons pu mesurer l’importance de notre préparation, car il fallait être capable, en quelques minutes, de les sensibiliser suffisamment, de trouver les mots pour les convaincre de la nécessité de changer la loi, et d’appliquer vraiment le principe de « compétence universelle » pour assurer une justice internationale.

Beaucoup d’échanges, quelques confrontations avec des étudiants plus sceptiques, voire critiques de la Cour Pénale Internationale, mais dans l’ensemble, les personnes étaient tout d’abord étonnées et choquées d’apprendre l’inadéquation de notre système pour poursuivre ces criminels, et du coup désireuses d’apporter leur contribution au changement.

Bilan, 280 signatures ont été récoltées, et cerise sur la gâteau, une personne de plus a rejoint notre équipe  sur le champ !

Découvrez en images cette action :

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Amnesty International à la marche des fiertés, Paris 2015

juillet 1, 2015

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Amnesty International soutient les droits des personnes LGBTI – Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transexuelles et Intersexes – et lutte contre les discriminations et parfois persécutions dont elles font l’objet dans bien des pays, encore ajourd’hui. Ses moyens d’action sont divers : plaidoyer, sensibilisation du grand public, mobilisation militante, pétitions, rassemblements… Amnesty participe chaque année à la Gay Pride, ou « Marche des fiertés », en France et en Europe, et elle apporte un soutien particulier aux Gay Prides organisées dans des pays tels que l’Ukraine,  la Slovaquie ou la Lettonie…, où cela reste très mal perçu, voire dangereux.

Pour l’édition 2015 de la Marche des Fiertés à Paris, le hasard du calendrier aurait pu jouer contre notre participation à l’événement, car à cette même date du 27 juin, se tenait l’Assemblée Générale Annuelle d’Amnesty International France. Sauf que ses organisateurs ont aménagé l’ordre du jour pour que cette Assemblée converge aussi vers la Marche, et pour que tous les membres présents puissent se joindre au cortège.

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Dès la première matinée de l’AG, la parole a été donnée à John Jeanette Sonstad, militante transgenre venue de Norvège : avec beaucoup de dignité, d’émotion, elle a expliqué son combat pour la liberté de choisir son identité de genre. Elle a aussi exprimé sa gratitude envers les militants d’Amnesty International France dont la forte mobilisation a contribué à faire aboutir son combat : une loi autorisant le changement de genre sans obliger à changer de sexe est en passe d’être adoptée par le Parlement norvégien. Enfin, elle nous a donné rendez-vous pour participer à la Marche l’après-midi, afin de soutenir ce même combat en France.

Tout un groupe de jeunes amnestiens de Paris-Ile de France, animé par Carmen, nouvelle relais jeune de la région, et Rémi Farge, salarié responsable de la visibilité militante, était mobilisé pour l’événement : ils avaient imaginé des slogans de soutien aux LGBTI, fabriqué des dizaines de pancartes, et construit un char magnifique (sur le concept du Rubik’s Cube, imaginé par une artiste, Emilie Benoist). Ils ont participé dès le début à la Marche, accompagnés d’une batucada, puis d’une fanfare au moment où tous les participants à l’AG les ont rejoints : ambiance garantie, dans cette impressionnante marée jaune et noire, aux couleurs d’Amnesty, dansant et marchant au rythme de la musique ! Jamais la présence d’Amnesty International à la Marche des Fiertés n’a été aussi massive et visible !

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L’événement festif et militant s’est clôturé par un rassemblement sur la place de la République, avec une alternance de musique et de discours sur le podium, devant une foule immense et enthousiaste. L’intervention de Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France et de Jeannette fut courte et « pêchue »,  adaptée à l’occasion et manifestement très appréciée ! Regardez cette vidéo de la Gay Pride 2015, et rejoignez-nous pour l’édition 2016 !

Cécile Coudriou

30 ans après la catastrophe de Bhopal, le combat continue avec Amnesty International

décembre 20, 2014

images-2Dans le cadre de la mobilisation « 10 Jours pour Signer », l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 a organisé le 12 décembre une rencontre-débat pour pouvoir approfondir les échanges avec le public sur l’une des situations mises en lumière dans cette édition 2014 : la catastrophe de Bhopal, en Inde et la question de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains.

Nous avons invité une jeune salariée d’Amnesty International France, Muriel Treibich, actuellement en charge de ces questions, à venir rencontrer les étudiants et personnels de l’Université Paris 13 pour nous parler de la situation des habitants de Bhopal, qui subissent toujours les conséquences de la catastrophe, à savoir les effets des gaz toxiques, la pollution de l’eau, et qui, 30 ans après, continuent de se mobiliser car les victimes n’ont toujours pas été dédommagées comme elles devraient l’être et le site n’a toujours pas été décontaminé.

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Muriel Treibich a expliqué par quels mécanismes des multinationales qui violent les droits humains comme Dow Chemical à Bhopal arrivent encore à fuir si facilement leurs responsabilités. Mais elle a aussi montré comment des ONG comme Amnesty International peuvent aider les victimes qui se battent localement à obtenir justice : relayer et amplifier le message des activistes locaux pour augmenter la pression sur les entreprises, soutenir ou lancer elles-mêmes des actions en justice, et également mener une action de plaidoyer auprès d’instances nationales ou internationales pour faire avancer le droit en matière de responsabilité juridique des multinationales. Sans oublier, bien sûr, que toutes ces actions se trouvent renforcées par le nombre de militants et de citoyens qui font pression sur les gouvernements et les sociétés à travers la signature de pétitions.

Alors, comme le dit le slogan de la campagne d’Amnesty France contre les violations commises par les multinationales : « Faites pas l’autruche » ! En effet, la première étape est toujours d’ouvrir les yeux et de s’informer, ce que vous pourrez faire en visionnant cette vidéo de l’intervention de Muriel  :

Léa Antoni et Cécile Coudriou

« Stop Torture », avec Amnesty International à l’université Paris 13

novembre 25, 2014

Pas facile de faire une action sur le thème de la torture !…

Tout d’abord, contrairement à ce que l’on peut croire, dire « stop » à la torture ne fait pas l’unanimité. Et oui, certains pensent encore qu’elle peut être efficace pour lutter contre le terrorisme par exemple, que c’est légitime de torturer des criminels. Nous avons tenté de dissiper ces préjugés par notre action au forum de Villetaneuse qui mêlait informations au stand d’Amnesty et Street Art !

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Nous avons en effet fait participer les étudiants et personnels de Paris 13 à la création d’une toile destinée à montrer notre soutien à Moses, jeune nigérian, arrêté à l’âge de 16 ans pour le vol de 3 téléphones portables, torturé par la police puis condamné à mort.  On agissait également ce jour-là à travers la signature d’une pétition qui sera adressée au gouverneur de l’état du Delta, et le résultat a d’ailleurs été impressionnant : 510 signatures en quelques heures !

Nous avons senti, mes camarades et moi, que les gens étaient vraiment sensibles aux messages que l’on peut transmettre grâce à l’art. Nous avons été très impressionnés par un tel accueil et une telle participation ! Un symbole de solidarité et une belle mobilisation contre la torture au cœur de cette toile où tous les talents ont été mis à contribution pour notre action.

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La rencontre-débat qui a suivi cette action était tout aussi passionnante. Nous avons pu voir des extraits du film de Marie-Monique Robin, « Torture Made in USA », très intéressants pour montrer les tentatives de justification de la torture par des hauts responsables de l’administration Bush, toutes aussi choquantes et consternantes les unes que les autres.

Mais c’était surtout, une très belle rencontre avec Agathe Battistoni, responsable de la campagne « Stop Torture » chez Amnesty International France, et ancienne étudiante dans le Master 2 « ONG et Coopération Internationale » de Paris 13 ! Elle a a su exposer très clairement les stratégies de campagne d’Amnesty contre la torture, répondre aux nombreuses questions de la salle. Ce débat nous a donné encore plus d’arguments pour lutter contre ce fléau et a accru notre conviction que ce pour quoi l’on se bat n’est pas vain.

Léa Antoni, responsable de l’Antenne-Jeunes

Découvrez l’album photo et la vidéo de cette action, ainsi que les extraits de la rencontre-débat :

https://www.flickr.com/photos/cc75/sets/72157647128398234/

Pourquoi la lutte d’Amnesty International contre la torture est toujours d’actualité

novembre 8, 2014

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Un débat sur la torture en 2014, vraiment ? On pourrait croire a priori que tout le monde est contre une telle pratique, considérée comme barbare et d’un autre temps. Et pourtant, malgré son interdiction absolue depuis l’adoption à l’ONU de la Convention internationale contre la torture en 1984, elle n’a pas disparu. Ces 5 dernières années, elle a même été pratiquée dans 141 pays, de façon systématique et notoire, ou parfois plus cachée.  Même les démocraties y recourent, sous couvert de guerre contre le terrorisme. La peur que celui-ci inspire a d’ailleurs fait bouger les lignes dans l’esprit de certains, et le désir d’être protégé, de se sentir en sécurité, peut amener à tolérer certaines pratiques pourtant cruelles, inhumaines et dégradantes. (cf une étude publiée en mai 2014 http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Stop-Torture/Actualites/Sondage-sur-la-torture-dans-le-monde-11653)

stop_tortureAlors, ne détournons pas le regard de cette triste réalité : la lutte contre la torture est toujours d’actualité. C’est pourquoi Amnesty International lance une nouvelle campagne mondiale, « Stop torture ».

À l’échelle du campus universitaire de Paris 13 Villetaneuse, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International va relayer cette campagne : le 18 novembre, entre 12h et 14h au forum, en marge de notre stand d’information et pétition, le public sera invité à participer à une action créative de « street art contre la torture », animée par Isabelle Villanova, médiatrice artistique. Puis à 17h, une rencontre-débat sera organisée en salle C 102 à l’UFR Communication, en présence d’Agathe Battistoni, chargée de cette campagne à Amnesty France. En s’appuyant sur des extraits de films tels que « Torture made in USA » (sur Guantanamo et Abou Grahib), ou « The Act of Killing » (sur l’Indonésie), nous échangerons sur les mécanismes qui font que cette pratique devient parfois acceptable pour certains, et sur les garanties à mettre en place pour l’empêcher, voire l’éradiquer.affiche_film_0MV5BNzQ0NDA1ODQ3NF5BMl5BanBnXkFtZTcwNjQwMzk0OA@@._V1_SY317_CR4,0,214,317_AL_

Venez dire « Stop torture » le mardi 18 novembre sur le campus de Villetaneuse, que ce soit à travers le street art, votre signature ou le débat, participez à votre façon au combat d’Amnesty International !

Cécile Coudriou

Comment ranimer la flamme Amnesty à chaque rentrée?

octobre 19, 2014

10710329_1500126830266805_1537504275087175992_oValentin Pichon, jeune membre d’Amnesty et contributeur bénévole au magazine des jeunes « AJ! » a interviewé nos 2 co-responsables de l’Antenne-Jeunes « Amnesty à Paris 13 », Léa Antoni et Marion Legras. Voici les 3 questions qu’il leur a posées autour du thème : comment ranimer la flamme Amnesty à chaque rentrée ?

Valentin : « Comment, après deux ou trois mois de vacances d’été et certainement quelques départs (de l’AJ, de l’établissement l’accueillant), attirer de nouveau, faire parler de l’AJ ?
Léa : Déjà, c’est plus facile quand il y a, comme à Paris 13, un « référent » permanent d’Amnesty, en l’occurrence Cécile Coudriou, qui enseigne ici. Ce serait bien qu’il y en ait plus souvent dans les facs et les lycées ! Par ailleurs, depuis que j’ai intégré l’AJ de Paris 13 il y a un peu plus de 2 ans j’ai pu remarquer que malgré le départ de certains étudiants qui ont fini leur cursus, il reste le plus souvent 1 membre ou 2 qui arrivent à faire redémarrer l’AJ, avec une action visibilité dès le début de l’année, on ne peut pas louper notre stand, notre nappe et nos « superbes » dossards jaunes !

Comme dans beaucoup d’universités, le moment idéal est le forum des associations qui se tient dès le mois de septembre, et nous permet de faire connaître l’AJ aux étudiants et d’en recruter de nouveaux. Ensuite on rappelle notre présence grâce à des affiches avec nos coordonnées (C’est par ce biais que j’ai moi-même adhéré à l’AJ de Paris 13.)

Valentin : Quelles-sont vos éventuelles idées d’actions fédératrices ?

IMG_4358Marion : Ce qui mobilise, c’est de parler tout de suite concrètement des actions passées, notamment l’opération « 10 jours pour signer » en faveur de personnes en danger, la défense de la liberté d’expression, la lutte contre la peine de mort ou la torture, et surtout, de montrer qu’Amnesty, ça marche ! Il faut aussi parler très vite des projets à venir, et de la possibilité d’organiser des événements de natures très différentes : festif, participatif et créatif ou plus classique, comme une projection-débat, une rencontre avec un témoin, etc…

Valentin : Comment rassembler sur la durée ?

Léa : Il faut d’abord qu’il soit facile de prendre – et reprendre – contact avec les membres de l’AJ et c’est pour çà qu’on a créé un groupe Facebook et un blog pour notre AJ. Au cours de l’année, les anciens comme les nouveaux peuvent être informés de tout ce que fait l’AJ, ses réunions et ses actions.

Ensuite, c’est la convivialité et la diversité des actions menées qui donne envie de rester !

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Zoom sur les résultats ! 3 exemples d’Amnesty à Paris 13

avril 15, 2014

« Et alors, cette action d’Amnesty International l’an dernier, ça a donné quoi ?

– euh… attends je me renseigne… »

Voilà ce qu’il ne faut jamais entendre si l’on nous pose ce genre de question…

Amnesty, ça marche, et il faut le faire savoir ! Rien de tel que des résultats concrets pour donner à d’autres l’envie d’y croire, et donc de s’investir dans notre prochaine action.

Alors, au lieu de passer trop vite d’un projet à un autres, mettons sur « pause » et regardons de plus près ce qu’il s’est passé pour 3 campagnes d’Amnesty International parmi tant d’autres relayées à Paris 13 :

1) 10 JOURS POUR SIGNER : TRUNG EST LIBRE !!

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Dans le cadre de l’opération mondiale « 10 jours pour signer » en décembre 2013, nous avions soutenu Nguyen Tien Trung, un jeune activiste blogueur vietnamien considéré par Amnesty International comme un prisonnier d’opinion (il avait été emprisonné  pour avoir réclamé – pourtant pacifiquement – plus de démocratie dans son pays). À l’université Paris 13, les jeunes d’Amnesty ont eu le plaisir d’accueillir son frère, Nam, pour une rencontre débat autour du thème « Vietnam et Libertés ».

En janvier 2010, Trung avait été condamné à sept ans de prison et trois ans de résidence surveillée pour « tentative de renversement du gouvernement du peuple ». Le samedi 12 avril 2014, à la surprise de Trung lui-même et de sa famille, il a été remis en liberté, bénéficiant donc d’une libération anticipée. Même s’il semblerait qu’il doive rester quand même 3 ans en résidence surveillée, nous sommes si heureux qu’il ait pu retrouver sa famille et se trouve en bonne santé !

Dès sa sortie de prison, Trung a été informé par sa famille des actions menées par Amnesty International. Il a aussitôt tenu à remercier pour toutes les actions entreprises : « Toutes nos actions ont finalement un résultat » a-t-il déclaré. En janvier 2013, plus de 50 000 signatures avaient été remises à l’ambassade du Viêt-Nam à Paris par une délégation d’Amnesty International pour demander la libération de ce prisonnier d’opinion. Parmi ces pétitions, quelques centaines provenaient du campus de Villetaneuse, et cela fait tellement plaisir d’avoir activement contribué à ce résultat concret que tout militant espère, la libération d’un prisonnier d’opinion !
2) EXPULSIONS AU BRÉSIL STOP ! Printemps des Droits Humains 2013.
Les habitants de Favelas à Rio de Janeiro ont reçu nos messages de soutien !

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L’an dernier, le « Printemps des Droits Humains » était consacré au thème des expulsions forcées au Brésil, pour sensibiliser le grand public aux violations des droits humains qui peuvent se cacher derrière une manifestation sportive aussi populaire que la coupe du monde. L’idée était de demander au grand public de manifester son soutien aux victimes d’expulsions forcées  d’une manière plus originale qu’une pétition, à travers un geste qui serait complémentaire avec le travail de plaidoyer mené par Amnesty International: symboliser le droit universel au logement en fabriquant des origamis en forme de maison, avec dessins et couleurs, et sur lesquelles on pouvait inscrire un message de solidarité en portugais.
Ces maisons ont parcouru la France avant d’être rassemblées au Secrétariat d’Amnesty International France avant de traverser l’Atlantique pour arriver au bureau de Rio d’Amnesty International. Elles sont finalement parvenues à leurs destinataires samedi dernier, à l’occasion d’une remise organisée par AI Brésil aux habitants de la communauté de Vila Autodromo, de Rio.
Alors bien sûr, la bataille sera encore longue contre cette violation que constituent les expulsions forcées notamment dans les favelas du Brésil. Mais on peut déjà se réjouir du sourire de ces  personnes qui se battent pour garder leur maison lorsqu’elles se rendent compte que d’autres personnes à l’autre bout de la planète sont solidaires avec leur combat et ne les oublient pas.
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3) ÉDUCATION AUX DROITS HUMAINS : LA PEINE DE MORT EN QUESTION
La dernière action à Paris 13 était une action d’ « Éducation aux droits humains », une sensibilisation à la question de la peine de mort, combinant « happening », exposition, suivis d’échanges filmés, puis projection-débat autour du documentaire « Une peine Infinie ». Avec ce genre d’action, on ne peut pas mesurer l’impact de façon précise comme avec le nombre de signatures d’une pétition lorsqu’il s’agit d’avoir un impact sur l’opinion que certaines personnes ont sur un sujet comme la peine de mort. Pour autant, « Amnesty à Paris 13 » a plusieurs raisons d’être fière :1920007_10202390286731351_711205446_n
la relation de confiance avec l’université : ce n’est quand même pas anodin d’avoir recours à une arme à feu, mais si c’est un accessoire de théâtre, pour un « happening » sur un campus, et pourtant, quelle joie lorsque, à une demande d’autorisation au service de sureté, on  s’entend répondre : « Ah si c’est pour Amnesty, pas de problème ! ». Certes une convention de collaboration entre l’université et Amnesty France et a été signée, mais on voit que la confiance se construit année après année, et le soutien est total à Paris 13 !
– les réactions ont été globalement positives chez les personnes que l’ont a abordées, même lorsqu’elles étaient en faveur de la peine de mort, elles acceptaient volontiers d’échanger. De même le débat a été très riche, suite à la projection d’un film qui a manifestement à la fois pris aux tripes et secoué les neurones !
– les ondes de l’impact peuvent se poursuivre au-delà de l’action elle-même sur le campus, car la vidéo You Tube continue de tourner, et l’événement a aussi donné lieu à 2 articles et une interview sur la web radio de Paris 13 « Treizièm’onde » : Treizièm’onde Peine de mort (before) Treizièm’onde Peine de mort (after)
– cette action pourra aussi servira d’exemple d’action contre la peine de mort pour tous les membres d’Amnesty France, grâce à un article mis en ligne sur l’Extranet, site qui leur est réservé. Cerise sur le gâteau, cet article renvoie à notre blog, merci pour la pub !
Alors, convaincus ? S’engager avec Amnesty International porte ses fruits ! Il ne vous reste plus qu’à nous rejoindre sur le prochain projet, la porte est toujours ouverte !
Cécile Coudriou