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« 10 Jours Pour Signer » édition 2018 avec Amnesty à Paris 13

décembre 22, 2018

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Chaque année, aux alentours du 10 Décembre (Date anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, DUDH), Amnesty International invite le grand public à se mobiliser, à travers l’opération « 10 Jours Pour Signer »,  en faveur de 10 Défenseurs des droits humains persécutés dans leur pays.  L’édition 2018 était spéciale puisque d’une part, elle s’inscrivait dans la célébration des 70 ans de la DUDH et d’autre part, elle était spécifiquement dédiée aux femmes, avec 10 cas de femmes engagées pour les droits humains.

Comme tous les ans, l’Antenne Jeunes de Paris 13 a répondu présente et a organisé cet événement le lundi 3 Décembre au forum de Villetaneuse autour des 6 cas suivants :

– Amal Fathy, accusée de terrorisme après avoir posté une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel.

– Vitalina Koval, défenseure des droits LGBT en Ukraine, victime du harcèlement et des violences de l’extrême droite

– Marielle Franco, militante féministe qui luttait pour les quartiers défavorisés et contre les violences policières, assassinée dans des circonstances suspectes

– Atena Daemi, militante contre la peine de mort, condamnée à 7 ans de prisons après seulement 15 minutes de procès

– Nawal Benaissa, figure du mouvement social Hirak dans la vallée du Rif au Maroc, victime de censure et de répression de la part de l’état

– Le Peuple Sengwer au Kenya, violement expulsé de leurs forêts.

Nous avons aussi invité les gens à signer en ligne pour les 4 autres cas : Nonhle Mbuthuma, sud-africaine menacée de mort pour avoir défendu sa terre face aux intérêts d’une compagnie minière ; Gulzar Duishenova, qui se bat pour les personnes handicapées au Kirghizistan ; Géraldine Chacon, persécutée pour son action auprès des jeunes au Venezuela ; et Pavitri Manhji, harcelée parce qu’elle résiste à de grandes entreprises.

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Pour cette édition 2018, nous avons exposé les affiches des 6 cas choisis et nous avons doublé l’opération signatures d’une opération « découvrez leur visage » : les affiches des défenseures étaient au départ entièrement recouvertes de post-it, et après chaque signature de pétition obtenue, le signataire pouvait retirer un post-it. Ainsi les participants découvraient petit à petit les visages de ces femmes, une signature à la fois.

En plus du stand pétitions, nous avons également proposé plusieurs ateliers : les étudiants pouvaient écrire des messages de soutien, réaliser des dessins ou recevoir des « Free Hugs » en soutien à Vitalina Koval devant l’affiche grand format qui la représentait. Certains ont aussi participé au jeu « Qui sont les défenseurs ? » où ils devaient faire le lien entre un pays, l’action d’une défenseure et les conséquences de cette action. Enfin, en soutien à Atena Daemi, condamné à 7 ans de prison en seulement 15 minutes de procès, nous avons filmé des étudiants qui expliquaient ce que eux faisaient en 15 minutes. Les vidéos seront envoyées à Amnesty International qui en fera un montage et l’adressera aux autorités iraniennes afin de montrer l’absurdité du procès.

Bien qu’une grande majorité se soit montrée sensible à notre cause, nous avons rencontré quelques difficultés face à des personnes qui étaient plus réticentes à certaines causes, notamment concernant la question des droits LGBT.  Néanmoins, ce fut un plaisir d’aller à la rencontre des autres étudiants. Nos échanges ont donné lieu à des discussions importantes, et ont permis d’attirer l’attention sur des situations peu connues et peu médiatisées. Les gens ont pu agir à la fois par le biais des pétitions, mais aussi en montrant leur solidarité à travers de beaux messages de soutien qui encourageront ces défenseures dans leur lutte.

Ce fut donc une intense mobilisation, qui a abouti à 1247 signatures. Celles-ci s’ajouteront à des centaines de milliers d’autres récoltées partout dans le monde, et auront un impact direct sur la situation des personnes défendues.

Anis Harbi, Responsable de l’AJ Paris 13

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10 Jours pour Signer : édition 2018 à Paris 13

janvier 9, 2018

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Tous les ans, autour du 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, Amnesty International se mobilise pour défendre des personnes dont les droits sont violés, voire dont la vie est en danger. C’est un événement mondial où toutes les sections d’Amnesty se mobilisent au même moment et pour les mêmes personnes, ce qui nous garantit un impact énorme.

Pour l’édition 2018, l’Antenne-Jeunes de l’Université Paris 13 s’est donc une nouvelle fois mobilisée : le 7 décembre entre 12h et 14h au forum de Villetaneuse, nous avons proposé aux étudiants différentes façons d’agir pour améliorer la vie de ses personnes, en interpellant les autorités responsables ou en écrivant des messages de solidarité.

Nous avons présenté 6 situations pour lesquels vous pouvez continuer à agir en suivant les liens ci-dessous :

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Les membres de l’AJ ont donc fait signer ces pétitions, accompagnés par la musique d’HK qui a mis une très bonne ambiance sur le forum !

Afin de sensibiliser les étudiants, nous avons également organisé un atelier « Education aux droits humain » dont le but était de retrouver le lien entre les actions des personnes défendues avec le pays dans lequel étaient perpétrées les violations de leurs droits. Le but de cet atelier était d’échanger sur les situations que l’on défendait mais également sur les droits humains plus largement. Cela a permis d’aller un peu plus loin dans le partage et la discussion autour des différentes thématiques mises en lumière par Amnesty.

C’était une très belle action où l’on a senti les étudiants vraiment mobilisés et avec une sincère envie d’agir contre l’injustice. Grâce à cela, 400 signatures et messages de soutien ont été recueillis en 2h, qui iront s’ajouter à tous les autres en France et partout dans le monde !

Léa Antoni, Responsable de l’AJ Paris 13

Un Mannequin Challenge pour les « 10 Jours pour signer » 2016 à Paris 13

décembre 18, 2016

L’édition 2016 des « 10 Jours pour Signer » d’Amnesty International France est finie ! Enfin pas tout à fait… Tant que les situations des personnes pour lesquelles nous nous sommes mobilisés pendant ces 10 jours ne seront sont pas améliorées, ce ne sera pas fini. Et on a bon espoir ! L’année dernière, cinq personnes sur dix ont pu être libérées grâce à notre mobilisation !

Du 2 au 11 décembre, les militants d’Amnesty France ont donc organisé des centres d’actions et autres événements pour sensibiliser le plus de gens possibles aux respects des droits humains dans le monde et les inviter à agir pour aider des personnes dont les droits sont bafoués.

Et l’Antenne-jeunes d’Amnesty à Paris 13 a bien sûr organisé son centre d’action, c’était le mercredi 7 décembre sur le forum de l’Université de Villetaneuse !

On pourrait croire que ce n’est pas l’air drôle tous les jours de militer au sein d’Amnesty, mais détrompez-vous ! Même si les thématiques sur lesquelles nous travaillons sont loin d’être gaies, cela n’empêche pas de militer dans la bonne humeur et de prendre plaisir à agir. C’est ce que l’on fait à l’université Paris 13 !

Eh oui, tout d’abord, on agit au côté des gens qui partagent les mêmes valeurs et la même lutte contre l’injustice. Ensemble, on va à la rencontre des étudiants, pour leur parler d’Amnesty et des personnes que l’on défend. Tout comme l’an passé, l’objectif était d’approfondir les échanges avec les personnes plutôt que d’obtenir un maximum de signatures. Et en effet, nos « visiteurs » sont bien souvent restés un bon moment dans notre centre d’action, et c’était très gratifiant de leur faire prendre conscience qu’ils ne sont pas impuissants face aux nombreuses injustices de ce monde.

On proposait également des activités créatives pour exprimer sa solidarité avec les personnes que l’on défendait. Par exemple, nous proposions aux étudiants de faire des origamis en forme de papillon pour Fomusoh, le jeune camerounais injustement emprisonné, ou des pétitions-photos pour Shawkan, un photo-jourrnaliste égyptien emprisonné. Nous avions également une grande toile autour du thème de la liberté d’expression, peinte par Isabelle Villanova, « notre » artiste engagée qui accompagne bien souvent nos événements. Les étudiants pouvaient témoigner leur soutient en signant ou en écrivant un message dessus.

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De plus, en organisant des événements dynamiques et festifs, on arrive à rassembler de nombreuses personnes autour de notre cause. Cette année, nous avons voulu innover en organisant un « mannequin challenge »  et ça a vraiment beaucoup plu, autant aux membre de l’AJ qu’aux étudiants qui, venus voir notre stand, ont voulu y participer. Ainsi, tout en s’amusant, ça nous a également permis de présenter les moyens d’action que nous avions à disposition : les pétitions, les messages de soutien, les messages sur les réseaux sociaux, notre expo photo sur la liberté d’expression les photos, et notre mur d’expression…

On a même fait deux versions de ce mannequin challenge, à vous de choisir laquelle vous préférez !

 

Cette année nous avons réussi à récolter près de mille signatures et des dizaines de messages de soutien !

Merci aux membres de l’AJ pour leur mobilisation et aux étudiants de Paris 13 pour avoir participé à cette action mondiale qui chaque année nous rappelle qu’ensemble nous avons le pouvoir de changer les choses.

Les « 10 Jours pour signer » se préparent à Paris 13 !

novembre 28, 2016

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En passant devant le local d’Amnesty à l’Université Paris 13, on se rend compte que quelque chose se prépare… Comme tous les ans, nous allons participer à ce temps fort  qu’est l’événement mondial d’Amnesty International « 10 Jours Pour Signer ». Celui-ci mobilise les militants d’Amnesty du monde entier autour du 10 décembre, journée internationale des Droits de l’Homme. Cette année, l’opération se déroulera du 2 au 11 décembre, à la fois sur le terrain et en ligne.

Pendant les « 10 jours pour signer », Amnesty International met un coup de projecteur sur la situation de 10 personnes dont les droits sont violés. Ces situations individuelles de violations de droits humains sont emblématiques des combats que nous menons dans la durée et/ou à l’échelle plus large d’un pays ou d’une région.

À l’université Paris 13, nous allons organiser un centre d’action sur le forum de Villetaneuse le 7 Novembre de 11h30 à 14h30, afin d’inviter les étudiants et les personnels du campus à agir pour 5 personnes, que nous avons rassemblées autour d’un même thème : la liberté d’expression.

1er objectif : être le plus nombreux possible à interpeller les autorités pour avoir un maximum d’impact. Nous proposerons des pétitions à signer sur papier ou en ligne, sur un ordinateur mis à disposition dans ce centre d’action, ainsi que des messages à relayer sur les réseaux sociaux.

2ème objectif : Nous insistons sur l’importance d’apporter également un soutien moral à ces personnes que nous défendons, grâce à l’envoi de messages de solidarité.

3ème objectif : créer une vraie relation avec le public, les sympathisants, en leur proposant des moyens d’action variés et personnalisés pour chacune de ces situations :

fomusoh_ivo_fehFomusoh Ivo Feh : un jeune camerounais qui risque 20 ans de prison pour avoir envoyé un sms sarcastique mentionnant Boko Haram.

Nous vous proposerons de lui envoyer des origamis en forme de papillon, symbole de liberté pour Fomusoh.

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Shawkan : photojournaliste egyptien, il risque la peine de mort pour avoir exercé son métier pendant des manifestations de partisans de l’ex-président Morsi  .

Nous vous proposerons de vous prendre en photo avec un panneau « Free Shawkan ».

eren_keskinEren Keskin : Avocate turque harcelée et menacée, elle risque la prison en raison de ses engagements pour les droits humains.

Nous pourrons montrer notre soutien en inscrivant des messages sur une grande bâche d’expression libre.

edward_snowdenEdward Snowden: célèbre lanceur d’alerte aujourd’hui en exil forcé en Russie et menacé de prison pour avoir révélé les programmes de surveillance de masse de la NSA.

Nous aurons à disposition des pochoirs « Grâce pour Snowden » afin d’interpeller Obama pour qu’il agisse en sa faveur avant la fin de son mandat.

bayram_qiyasBayram et Giyas : deux jeunes militants d’Azerbaïdjan, ils risquent 12 ans de prison pour un graffiti satirique sur la statue de l’ancien président.

Nous pourrons leur envoyer des cartes postales personnalisées par un ami pour montrer notre soutien.

Enfin, nous vous inviterons également à participer à un « Mannequin Challenge » !!

Alors venez nombreux à 13h, mercredi 7 décembre sur le forum pour participer !

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décembre 8, 2015

 

ÇA Y EST, ON EST FIN PRÊTS !

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On s’est donné à fond pour la préparation de l’édition 2015 des « 10 Jours pour signer », malgré le fait que plus de la moitié de nos « troupes » d’étudiants ont été réquisitionnées pour la Cop21 ou une journée sur les Réfugiés… Heureusement, nous avons été plutôt boostés par ce défi de faire aussi bien que les années précédentes même avec moins de monde, et puis par ailleurs, le fait d’avoir enfin notre local à Paris 13 ! Ces 15 derniers jours, dans la bonne humeur comme toujours, comme le montre cette galerie de photo, nous nous sommes appropriés les différentes situations sur lesquelles nous allons sensibiliser et mobiliser le public, et nous avons concocté le programme suivant, pour un événement que nous voulons festif et militant, ce jeudi 10 décembre entre 10h et 16h  :

Le stand information et pétition aux couleurs d’Amnesty :

Notre stand sera installé au forum du campus de Villetaneuse, et nous proposerons nos 6 pétitions de soutien à des personnes dont les droits sont bafoués dans 6 pays différents : USA, Arabie Saoudite, Syrie, République Démocratique du Congo, Burkina Faso et Myanmar. https://amnestyparis13.wordpress.com/2015/12/06/10-jours-pour-signer-avec-amnesty-a-paris-13-6-situations-de-violations-des-droits/

Diversification des propositions d’action :

En plus de ces pétitions papier, nous offrirons également au public la possibilité de s’installer à notre ordinateur pour envoyer des tweets ou des messages Facebook aux autorités, ainsi que des messages de soutien aux personnes qui sont victimes de violations. Ces messages seront symboliquement postés depuis Paris 13, dans notre boîte au lettres Amnesty. Enfin, comme l’an passé, l’agence BETC a créé pour Amnesty une applicaiton smartphone qui permet de signer en ligne et de prendre en photo son regard avec ce slogan : « Ne fermons pas les yeux sur les violations des droits humains. » Ces regards formeront une mosaïque sur le site dédié 10 Jours pour signer.

Une scène !

Entre les épisodes musicaux et les spots radio enregistrés par Sophia Aram pour promouvoir les « 10 Jours pour Signer », nous monterons sur cette scène pour jouer une saynète qui met en lumière les 6 situations de violations en les opposant aux articles de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, au nom desquels nous dénonçons ces situations. Cela tombe bien, ce sera la date anniversaire de l’adoption de ce texte à l’ONU, puisque c’était le 10 décembre 1948…

Un espace de convivialité

Rien de tel pour attirer plus de monde que de miser sur la convivialité ! Boissons et gâteaux seront donc offerts et notre objectif est d’accueillir au mieux tous ceux qui viendront vers nous, au-delà de la signature de pétition, de prendre le temps de créer véritablement des liens.

ALORS, TOUS AU FORUM ENTRE 10H ET 16H CE JEUDI 10 DÉCEMBRE, MONTRONS NOTRE SOLIDARITÉ ENVERS DES PERSONNES QUI EN ONT BIEN BESOIN !

« 10 Jours pour signer » avec Amnesty à Paris 13 : 6 situations de violations des droits

décembre 6, 2015
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Le 10 décembre, journée mondiale des droits de l’homme, Amnesty à Paris 13 mobilisera les étudiants de l’université autour de 6 des 10 situations de violations des droits mises en lumière dans  l’édition 2015 des « 10 Jours pour Signer ».
De 10 à 16h au forum de Villetaneuse, nous aurons 6 heures pour tenter de faire une différence sur 6 situations dans 6 pays différents où les droits tels qu’énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme sont bafoués.
Pétitions, tweets, messages et photos de soutien seront proposés au public pour manifester leur solidarité envers d’autres citoyens du monde qui en ont bien besoin !
 

ETATS-UNIS : Albert Woodfox, en prison à l’isolement depuis plus de 40 ans

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Cela fait plus de 40 ans qu’Albert Woodfox est détenu à l’isolement. En 1972, il a été condamné pour le meurtre d’un gardien de la prison d’Angola alors qu’aucun élément sérieux ne le reliait à ce meurtre. A trois reprises, sa condamnation a été annulée. En juin 2015, un juge fédéral a ordonné sa libération immédiate. Mais l’Etat de Louisiane a, comme chaque fois, contesté cette décision en justice. Albert Woodfox continue d’être détenu, à l’isolement.

RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, deux jeunes prisonniers d’opinion risquent la peine de mort

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Le 15 mars 2015, les forces de sécurité ont arrêté Fred Bauma et Yves Makwambala, activistes du mouvement de jeunesse citoyen Filimbi. Un temps détenus au secret, ils attendent désormais leur procès dans la prison de Kinshasa. Malgré l’absence de preuves, Fred et Yves encourent la peine de mort en cas de condamnation. Leur emprisonnement vise à faire taire un mouvement de jeunesse qui réclame des changements démocratiques dans le pays.

BURKINA FASO : Jeunes filles mariées de force

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 Maria* avait 13 ans quand elle a dû s’enfuir pour échapper à un mariage dont elle ne voulait pas. Elle a marché pendant trois jours, sur 169 km, avant de trouver un refuge pour jeunes filles. Elle a ainsi réussi à se soustraire à une pratique qui touche encore des milliers de fillettes et jeunes femmes. Au Burkina Faso, le mariage forcé et précoce est interdit mais reste prédominant. Plus de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leur majorité.
*le prénom à été modifié

MYANMAR (BIRMANIE) : Phyoe Phyoe Aung, syndicaliste étudiante, emprisonnée après avoir manifesté

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 Phyoe Phyoe Aung est la secrétaire générale d’un des syndicats étudiants les plus importants du Myanmar. Depuis le 10 mars 2015, elle est emprisonnée avec une centaine d’autres manifestants. Ils risquent jusqu’à 9 ans de prison pour leur participation à ce mouvement.

ARABIE SAOUDITE : Waleed Abu Al-Khair, 15 ans de prison pour avoir défendu les droits humains

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 Waleed Abu Al – Khair est un éminent avocat qui a défendu de nombreusesvictimes et militants des droits humains, dont Raïf Badawi. Son engagement lui vaut de purger actuellement une peine de 15 ans de prison, assortie de 15 ans d’interdiction de quitter le territoire. Il est le premier défenseur des droits humains à avoir été condamné en vertu d’une nouvelle loi antiterroriste saoudienne entrée en vigueur début 2014.

SYRIE : Rania Alabbasi et ses six enfants, arrêtés par les autorités syriennes, ils ont disparu depuis.

 

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Rania Alabbasi et ses six enfants ont été enlevés chez eux par des agents du gouvernement syrien en mars 2013. Malgré les requêtes de leurs proches, les autorités syriennes n’ont donné aucune information quant à leur sort, sur leur lieu de détention ou sur les raisons de leur arrestation. Les disparitions forcées sont une pratique courante du régime pour terroriser la population en Syrie.

30 ans après la catastrophe de Bhopal, le combat continue avec Amnesty International

décembre 20, 2014

images-2Dans le cadre de la mobilisation « 10 Jours pour Signer », l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 a organisé le 12 décembre une rencontre-débat pour pouvoir approfondir les échanges avec le public sur l’une des situations mises en lumière dans cette édition 2014 : la catastrophe de Bhopal, en Inde et la question de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains.

Nous avons invité une jeune salariée d’Amnesty International France, Muriel Treibich, actuellement en charge de ces questions, à venir rencontrer les étudiants et personnels de l’Université Paris 13 pour nous parler de la situation des habitants de Bhopal, qui subissent toujours les conséquences de la catastrophe, à savoir les effets des gaz toxiques, la pollution de l’eau, et qui, 30 ans après, continuent de se mobiliser car les victimes n’ont toujours pas été dédommagées comme elles devraient l’être et le site n’a toujours pas été décontaminé.

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Muriel Treibich a expliqué par quels mécanismes des multinationales qui violent les droits humains comme Dow Chemical à Bhopal arrivent encore à fuir si facilement leurs responsabilités. Mais elle a aussi montré comment des ONG comme Amnesty International peuvent aider les victimes qui se battent localement à obtenir justice : relayer et amplifier le message des activistes locaux pour augmenter la pression sur les entreprises, soutenir ou lancer elles-mêmes des actions en justice, et également mener une action de plaidoyer auprès d’instances nationales ou internationales pour faire avancer le droit en matière de responsabilité juridique des multinationales. Sans oublier, bien sûr, que toutes ces actions se trouvent renforcées par le nombre de militants et de citoyens qui font pression sur les gouvernements et les sociétés à travers la signature de pétitions.

Alors, comme le dit le slogan de la campagne d’Amnesty France contre les violations commises par les multinationales : « Faites pas l’autruche » ! En effet, la première étape est toujours d’ouvrir les yeux et de s’informer, ce que vous pourrez faire en visionnant cette vidéo de l’intervention de Muriel  :

Léa Antoni et Cécile Coudriou

« Votre regard est une arme » : message reçu à l’Université Paris 13 !

décembre 19, 2014

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« Votre regard est une arme, ne fermons pas les yeux sur les violations des droits humains ». Tel était le message que, durant les « 10 jours pour signer » Amnesty International France et tous ses militants ont fait passer auprès du grand public, sur le terrain comme sur la toile, à travers le site dédié http://www.10jourspoursigner.org/

P1060537Sur le campus de Paris 13 Villetaneuse, nous avons décidé de décliner ce même concept. C’est pourquoi nous avons proposé de prendre en photo – via une application smartphone – les yeux des étudiants et personnels. Chacun pouvait ainsi montrer symboliquement son soutien à des personnes dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués à travers le monde.

P1060539Nous imprimions sur place ces photos et les accrochions au fur et à mesure sur une bâche aux couleurs d’Amnesty, formant ainsi une mosaïque de regards qui rappelait celle à laquelle chacun était invité à participer sur le site internet. En parallèle, nous informions les participants des diverses violations dont étaient victimes les personnes que nous défendions – répression de la liberté d’expression, emprisonnement arbitraire, torture, ou encore le refus d’une entreprise de prendre ses responsabilités après avoir provoqué une catastrophe – et nous leur expliquions en quoi consiste la mission d’Amnesty International.

De toute évidence, les gens prenaient plaisir à « donner leur regard » ! La mode des « selfies » y est sûrement pour quelque chose, mais plus notre bâche se remplissait des regards des gens, plus il apparaîssait clairement qu’il s’agissait bien d’un acte militant : notre message prenait forme et gagnait en force symbolique.

C’est aussi ce côté participatif qui nous a permis d’attirer plus facilement l’attention des étudiants et des personnels de Paris 13 passant devant notre stand. Ils étaient immédiatement interpellés par cette mosaïque de regards, et nous pouvions engager la conversation à partir de ce support : idéal pour faire passer ce message universel contre la tentation de fermer les yeux : « Votre regard est une arme ».

Le message a manifestement été reçu 5 sur 5 puisque nous avons pu recueillir en quelques heures 122 regards et 2756 signatures ! Pour découvrir cette action en images, voici notre album flickr et notre vidéo :
https://www.flickr.com/photos/cc75/sets/72157647404571073/

« 10 jours pour signer » à l’Université Paris 13 : 6 situations de violations des droits humains

décembre 13, 2014

10365905_733313680080283_78041657012050801_nPour l’édition 2014 de lla mobilisation mondiale d’Amnesty International, « 10 jours pour signer », les étudiants de l’Université Paris 13 ont choisi de mettre en lumière 6 des 12 situations emblématiques de violations de droits humains à travers le monde. Pour les quatre premières il s’agissait de violation de la liberté d’expression et de faits de torture dans divers pays : Chine, Gambie, Émirats Arabes Unis et Syrie. La 5ème concernait un prisonnier de la tristement célèbre prison de Guantanamo. Enfin, la dernière illustrait la question de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains, avec le 30ème anniversaire de la catastrophe de Bhopal en Inde.

Voici le résumé de chacune de ces situations de violations dénoncées par Amnesty international et pour lesquelles elle appelle tous les citoyens du monde entier à ouvrir les yeux et agir.

imagesEn Chine, Liu Ping :  a été arrêtée en avril 2013 après avoir organisé une manifestation dénonçant la corruption. Membre du Mouvement des nouveaux citoyens (MNC), elle militait pour plus de transparence gouvernementale. Cette mère de famille a été condamnée à une peine de six ans et demi de prison. Torturée pendant sa détention, elle n’a pas accès aux soins médicaux dont elle a besoin. Amnesty International la considère come une prisonière d’opinion et réclame sa libération imédiate et inconditionnelle.

safe_image-3Émirats rabes Unis, Mohammed al-Roken : il purge une peine de dix ans de prison à Dubaï. Cet éminent juriste figure parmi les 69 personnes condamnées, en juillet 2013, à des peines allant de sept à quinze ans au terme d’un procès politique. Mohammed al-Roken était harcelé depuis plusieurs années en raison de son engagement public pour les droits humains.

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Juwan Abd Rahman Khaled est un militant des droits des Kurdes en Syrie. Il a été arrêté le 3 septembre 2012, au cours d’une descente dans son quartier de la banlieue de Damas. Les forces de sécurité n’ont fourni aucun motif pour son arrestation, aucune information sur l’endroit où elles l’emmenaient, ni pour combien de temps. Depuis, sa famille tente de savoir où il se trouve. Détenu au secret, il risque de subir tortures et mauvais traitements.

safe_image-2En Gambie, il est très dangereux de s’exprimer.
Le 11 juillet 2006, Ebrima Manneh, jeune reporter de 28 ans, est arrêté sur son lieu de travail par des policiers en civil. Pour certains, son arrestation fait suite à un différend avec son rédacteur en chef, proche allié du président Yahya Jammeh. D’autres avancent qu’il a été arrêté pour avoir fourni à un journaliste étranger des informations jugées préjudiciables pour l’image du pays, avant le sommet de l’Union africaine à Banjul en juillet 2006. D’autres enfin expliquent qu’il aurait tenté de publier un article critique du gouvernement.
Depuis son arrestation, sa famille n’a aucune nouvelle de lui.

safe_image-1Shaker Aamer, résident britannique, est détenu depuis février 2002 à Guantánamo, sans inculpation ni procès. Son état de santé psychique et physique se dégrade de jour en jour suite aux tortures et mauvais traitements qu’il a subis. Il a été déclaré par deux fois « libérable » par les administrations Bush et Obama. Les demandes réitérées de rapatriement par le gouvernement britannique n’ont jamais abouti. Shaker Aamer est décrit par les autorités américaines comme un détenu « non conciliant », hostile à l’encontre des gardiens. Ses actes de protestation sur la base de Guantanamo semblent avoir attisé l’animosité des gardes et de l’administration pénitentiaire. Il est en effet un des organisateurs des grèves de la faim contre les conditions de détention. Les autorités ont d’ailleurs imposé à ces détenus une nutrition forcée, par sonde nasale, deux fois par jour, attachés sur une chaise de contrainte.

Pour Amnesty International, tous les détenus doivent être libérés immédiatement ou bénéficier d’un procès équitable dans les plus brefs délais.

images-2Inde : Dans la nuit du 2 décembre 1984, une fuite de gaz toxique se produit dans une usine américaine de pesticides, à Bhopal. Près de 10 000 personnes trouveront la mort dans les heures qui suivent. Ce bilan est aujourd’hui de 22 000 morts et plus de 570 000 personnes ont continué d’être exposées à de fortes concentrations de gaz toxiques Le site n’a toujours pas été nettoyé et aucune véritable enquête n’a été menée sur les causes de la fuite et ses conséquences. Les survivants attendent que justice leur soit rendue.

Les responsabilités des gouvernements et des entreprises 

Au moment de la catastrophe, l’usine de Bhopal était détenue par une filiale indienne d’Union Carbide Corporation (UCC), une multinationale basée aux Etats-Unis. En 2001, UCC a été rachetée par l’entreprise américaine Dow Chemical. Depuis ce rachat, Dow soutient qu’elle est une entité distincte d’UCC et qu’elle ne peut donc être tenue pour responsable de la catastrophe de Bhopal. Elle n’a toujours pas contraint sa filiale à se soumettre aux poursuites judiciaires en cours devant un tribunal à Bhopal. Seuls des dirigeants indiens d’UCC ont été condamnés en Inde, et encore, 26 ans après les faits.

Radio Campus Paris consacre sa Matinale aux « 10 jours pour signer » d’Amnesty International

décembre 13, 2014

250146_1948330340790_1018502895_2097954_3860397_nLe 9 décembre, Cécile Coudriou, enseignante à l’Université Paris 13 et ancienne vice-présidente d’Amnesty International France répondait aux questions de Radio Campus Paris sur les « 10 jours pour signer » :

En quoi consiste cette opération, comment sont choisies les 12 situations emblématiques qu’elle met en lumière, pourquoi ce concept « Votre regard est une arme », à quoi cela sert de signer, quel est l’impact de cette action ?

Retrouvez cette émission ici :

http://www.radiocampusparis.org/?powerpress_embed=114665-podcast&powerpress_player=mediaelement-audio

http://www.radiocampusparis.org/2014/12/la-matinale-du-081214-10-jours-pour-signer-et-radio-nocturne/