Archive for the ‘Paris 13’ Category

« Let’s be Brave » à Paris 13

juin 30, 2019

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Pour notre dernier événement de cette année universitaire, nous avons voulu mettre en avant la campagne Brave d’Amnesty International. Brave est une campagne mondiale de mobilisation pour la défense des défenseurs des droits humains. L’un des temps forts de cette campagne était les dix jours pour signer, pour lequel nous nous étions déjà mobilisés à la fin du premier semestre. Le 8 avril, nous avons donc choisi de mettre en lumière les autres combats de cette campagne, que ce soit le droit des femmes militantes en Arabie Saoudite, la situation de Nasrin Satoudeh en Iran, ou la protection des défenseurs des droits des migrants en France.

 

Peu de temps avant le décret autorisant les femmes à conduire en Arabie Saoudite, plusieurs militantes pour les droits des femmes ont été emprisonnées à tort par le régime. Trois d’entre elles ont été libérées le 28 mars, mais de manière provisoire et plusieurs autres femmes sont encore emprisonnée. La lutte doit encore continuer pour elles. Nous avons donc fait signer des pétitions demandant leur libération aux autorités. Notre action était facilement visible grâce aux panneaux grandeur nature représentant les silhouettes de 3 de ces défenseures, notamment deux qui ont été libérées (Iman al-Nafjan et Aziza al-Yousef) et une encore en prison (Loujain El-Hathloul). Ainsi, ou pouvait démontrer par l’exemple que nos mobilisations obtenaient des résultats, bien qu’il reste encore beaucoup à faire.

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Nous avons également fait signer des pétitions demandant aux autorités françaises la protection des défenseures des droits des personnes exilées, qui font l’objet de pressions de plus en plus importantes en raison de leurs actions pacifiques et désintéressées. Cette pétition a été accompagné du témoignage audio de Loan Torondel, diffusé sur le forum. Ce militant de 22 ans a été poursuivi en justice pour avoir posté une vidéo dénonçant la violence policière contre les migrants.

 

Enfin, nous tenions à alerter l’opinion sur le cas de Nasrin Satoudeh, une militante iranienne condamnée à 148 coups de fouet et 38 ans de prison pour son combat pour la libération des femmes. Nous avons demandé aux personnes intéressées de signer notre lettre adressée aux autorités iraniennes demandant sa libération.

L’événement a été animé par de la musique, des débats, et des ateliers interactifs comme le stand de tatouages Brave et le jeu Memory de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Nos pétitions ont obtenu plus de 160 signatures, et une quinzaine de personnes ont ajouté leur nom à la lettre de soutien à Nasrin. Malgré une affluence moins importante que d’habitude sur le forum de Villetaneuse (dû notamment à la période de fin d’année), ce fut un évènement riche en action et en discussions. Une belle manière de clôturer cette année.

Anis Harbi

Nouveaux projets pour Amnesty à Paris 13

octobre 21, 2018

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Jeudi 11 et 18 Octobre à 13h ont eu lieu les deux premières réunions d’Amnesty International à Paris 13. Réunions prometteuses puisque nous étions environ une quinzaine à nous y retrouver. Comme souvent, la plupart des personnes étaient issues du Master ONG, mais il y avait également des étudiants en communication, en informatique, en psychologie…

La première réunion a été l’occasion pour chacun de partager les thématiques qui lui tenait à cœur et de les mettre en lien avec l’action d’Amnesty International. La cause des migrants a été abordée en premier, plus précisément les conditions d’accueil des migrants en France et la situation de l’Aquarius. En lien avec cette première thématique, nous avons évoqué la question de l’esclavage en Libye, ce qui en a amené d’autres à parler de l’esclavage encore présent en Mauritanie, même si dans ce cas ce n’est pas lié à la question des migrants et réfugiés. Puis, nous avons aussi parlé des prisonniers d’opinion, les défenseurs des droits humains qui sont victimes de persécutions (par exemple en Égypte mais aussi en Chine) même lorsqu’ils ou elles militent pacifiquement. D’autres ont souhaité que nous évoquions la situation des Rohingyas, dans l’idée d’aller au-delà de ce qui a déjà été dit dans les médias, et d’attirer l’attention du public sur ce qu’il ne voit pas forcément.

D’autres thèmes, déjà présents l’année dernière ont de nouveau trouvé leur place dans la liste de projets possibles : LGBT-phobies, responsabilité des entreprises en matière de droits humains (REDH), sans oublier que le mois d’octobre est aussi un bon moment pour parler de la peine de mort : le 10 Octobre est la journée mondiale contre la peine de mort. Et à l’occasion, un livre audio du roman de Victor Hugo, « Le Dernier jour d’un condamné», vient de sortir. Cet outil pourrait être particulièrement intéressant pour sensibiliser le public et créer une discussion autour de ce sujet.

D’autres pistes, parfois compliquées, ont été explorées : l’idée d’un débat sur le conflit israélo-palestinien et sur la ligne entre critique d’Israël et antisémitisme, a été évoquée. Ce sujet est évidemment très sensible et peut entrainer des dérives non souhaitées. Il a été aussi question du Sahara occidental. Si la position d’Amnesty est claire concernant la répression et la violation de leurs droits fondamentaux d’opposants politiques demandant l’indépendance, l’organisation reste impartiale, comme pour tous les autres conflits et ne prend donc pas position en faveur de l’indépendance.

Nous avons aussi pris le temps de discuter de nos modes d’actions : stands-pétitions, expos photo, projections de films, jeux, débats, rencontres avec des témoins… Nous avons aussi réfléchi à divers supports permettant d’attirer l’attention du plus grand nombre sur nos campagnes : sur les nappes et les plateaux au resto U, là où tout le monde déjeune, ou encore sur les ordinateurs de la bibliothèque, que les étudiants pourraient utiliser directement pour les campagnes en lignes.

Cette première réunion nous a donc permis de faire une sorte de brainstorming sur tout ce que nous pourrions faire. Et dès la suivante, nous avons commencé à faire des choix dans cette liste, afin d’établir un premier programme d’action jusqu’à Noël :

  • LGBT-phobies, sujet particulièrement d’actualité en France en ce moment !
  • Rencontre débat sur la Birmanie et les Rohingyas en présence de la responsable sur ce sujet à Amnesty France
  • Ciné-débat ou audio Livre sur la Peine de Mort
  • Les 10 jours pour Signer, opération de solidarité avec les femmes défenseures des droits humains qui sont menacées.

Déjà un beau programme en perspective !

N’hésitez surtout pas à nous rejoindre, nos rencontres restent ouvertes à tous, tous les jeudis de 13h à 14h en G102.

Anis Harbi, responsable de l’Antenne-Jeunes de Paris 13

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« Les Midis de la Rentrée » pour Amnesty à Paris 13

octobre 10, 2018

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Comme tous les ans, les « Midis de la Rentrée », grand forum des associations organisé  début octobre sur le campus de l’Université Paris 13, a permis de redonner une visibilité à l’Antenne Jeunes (AJ) d’Amnesty International et de recruter de nouveaux membres.

Anis Harbi, déjà membre actif de cette AJ l’an dernier et étudiant en Psychologie, avait accepté de tenir le stand à mes côtés, pour accueillir et informer les personnes passant au Forum. Et une autre étudiante, Élisa m’avait déjà écrit un mail pour proposer de nous rejoindre.

Comme chaque année, le contact a été facile, bien des personnes présentes à ce forum se montrant curieuses et intéressées par l’association. Le plus souvent, le nom Amnesty International est déjà connu, et associé à la cause des droits de l’homme ou droits humains comme nous préférons le dire. Mais l’enjeu est surtout de parvenir très vite à donner une idée plus précise de ce que nous proposons de faire dans ce cadre, sur place sur le campus même. Même si nous savons aussi que parfois, un premier jalon est posé sur le chemin de l’engagement sans que cela se traduise immédiatement par un parcours au sein de notre Antenne-Jeunes, nous faisons le maximum pour que ce premier contact soit positif.

Anis s’est révélé un excellent ambassadeur et nous avons recueilli une bonne vingtaine de contacts. La bonne nouvelle, c’est aussi qu’il a accepté d’être le nouveau responsable officiel de l’Antenne Jeunes de Paris 13 Villetaneuse. Il prend donc la suite de Léa Antoni, qui, après plusieurs années d’engagement très actif à Paris 13, a quitté l’université et travaille aujourd’hui au Haut Commissariat pour les Réfugiés.

Durant ces « Midis de la Rentrée », rendez-vous est pris pour le jeudi suivant, entre 13h et 14h en G 102 (UFR Communication). L’objectif est de « battre le fer tant qu’il est chaud » car nous savons tous que la meilleure des volontés de s’engager peut se heurter ensuite au tourbillon de la vie universitaire. Il est donc important de rapidement inviter les nouvelles recrues à choisir ensemble nos projets d’action en faveur des droits humains. N’oublions pas que nous avons un avantage certain à Paris 13 : chaque année, nos rangs sont immédiatement grossis grâce à la participation d’une bonne partie de la promotion du Master ONG et Coopération internationale.

À très bientôt pour de nouvelles aventures donc !

Cécile Coudriou (présidente d’Amnesty International France et enseignante à l’UFR Sciences de l’Information et la Communication)

Amnesty à Paris 13 contre la peine de mort

novembre 23, 2017

Novembre est un mois de mobilisation mondiale contre la peine de mort, notamment avec l’opération « Villes pour la vie, Villes contre la peine de mort », à laquelle Amnesty International s’associe toujours (http://www.worldcoalition.org/fr/cities.html). En ce Jeudi 16 Novembre, c’était donc une belle occasion pour « Amnesty à Paris 13 » de lancer sa première action de l’année au forum du campus de Villetaneuse pour sensibiliser le grand public à la question de l’abolition : au programme, une exposition très pédagogique sur ce thème, un stand où documentation et pétitions étaient proposées au public, et une action en « binômes mobiles », des membres de l’Antenne-Jeunes qui, arborant les dossards jaunes d’Amnesty International, allaient à la rencontre des étudiants sur le forum et autour pour obtenir des signatures.

La première pétition concernait le Bénin et le sort de 14 personnes toujours dans le couloir de la mort et détenues dans des conditions déplorables, alors qu’un arrêt de la Cour constitutionnelle a été rendu en 2016 pour abolir dans les faits ce châtiment. Amnesty International demande donc une commutation en peine d’emprisonnement.

La seconde pétition demandait justice pour Ammar al Baluchi, un pakistanais enlevé et torturé parce que suspecté d’avoir participé à l’organisation des attentats du 11 Septembre. Emprisonné à Guantanamo depuis 2006, jugé par une commission militaire, il risque aujourd’hui la peine capitale. Nous demandons qu’il soit traduit en justice devant une cour civile et que la possibilité d’une condamnation à mort soit écartée.

L’exposition était là pour rappeler quelques faits concernant la peine de mort – quels modes d’exécution, pour quels crimes et délits ? – mais aussi pour exposer les principaux arguments en faveur de son abolition : la peine de mort viole l’un des droits fondamentaux – le droit à la vie – elle est inutile, injuste, arbitraire, elle tue des innocents. C’est un facteur de violence et un acte de vengeance, pas de justice. Il était important de rappeler tout cela car c’est encore un sujet qui divise et fait débat, même en France. D’ailleurs, la position d’Amnesty sur la peine de mort est l’un des rares cas où l’ONG va plus loin que la Déclaration universelle des droits de l’homme puisque seul le droit à la vie y est inscrit, sans mention explicite à l’interdiction de la peine de mort.

Nous n’avons pas commencé avec le sujet le plus facile, mais ce n’est pas sans préparation que nous nous sommes lancés dans cette action. C’est l’aboutissement de deux réunions, une première où nous avons fait un exercice de jeux de rôles autour de la signature de pétitions, et une deuxième où nous avons visionné cette vidéo intitulée « Voir pour comprendre… la peine de mort » qui nous a aidés a affuter nos arguments.

Une fois sur le terrain, nous avons donc eu moins de mal à convaincre les passants d’ajouter leur signature. Les personnes interpellées se montraient disponibles, à l’écoute de nos arguments, et nos demandes recevaient le plus souvent des réponses favorables. Quelques uns sont restés malgré tout convaincus que certains crimes les plus atroces méritent ce châtiment, ou qu’il fallait la maintenir, même sans l’appliquer, pour dissuader. Nous avons partagé notre conviction que cela ne résoudrait rien et qui sait, après ce premier échange, peut-être ces personnes poursuivront-elles  leur cheminement vers la même conclusion ?

La pétition concernant Ammar al Baluchi s’est avérée un peu plus difficile à faire signer, en raison du lien avec le terrorisme et les attentats du 11 septembre 2001, qui ont profondément marqué les esprits. On pouvait effectivement sentir une réticence chez certains à l’évocation de ce cas, comme une peur de défendre un terroriste. Mais le fait de pointer du doigt les actes de torture, les conditions de son emprisonnement, et l’absence d’un procès équitable en cour civile les rendaient déjà plus sensibles à notre plaidoyer. Il était aussi utile de préciser qu’Amnesty ne demande pas la libération de cet individu, mais simplement qu’il bénéficie d’un procès civil pour que la lumière soit faite sur son cas, et que la justice soit appliquée dans le respect des normes internationales.

On peut dire que cette opération fut un succès, car au bout de seulement une heure et demie, nous avions déjà recueilli près de 240 signatures. Ce nombre tout à fait honorable ira s’ajouter à celles que l’on pourra recueillir lors de la vente de calendriers Amnesty au restaurant du personnel la semaine prochaine, et surtout à des dizaines de milliers d’autres en France et ailleurs dans le monde, afin de faire résonner notre message encore plus fort, et de continuer à mettre en lumière ces cas de non-respect des droits humains.

N’hésitez surtout pas à rejoindre Amnesty International à Paris 13, nous continuons de nous retrouver tous les jeudis, de 13 heures à 14 heures en G102, pour agir au niveau local, au plus près des étudiants et personnels. Notre prochaine opération s’intitulera « 10 Jours Pour Signer », venez la découvrir et participer à son organisation !

Anis Harbi et Cécile Coudriou

Jeux de rôles autour d’une pétition d’Amnesty International

octobre 27, 2017

Ce Jeudi 19 Octobre avait lieu la deuxième réunion d’ « Amnesty à Paris 13 », réunion qui n’avait rien à envier à la première, autant en termes de présence que d’activité ! Nous étions plus d’une dizaine à nous retrouver en salle G102, (pour certains, à cheval entre deux cours), munis des pétitions distribuées la fois précédente  et parfois déjà signées dans leur intégralité. Tout cela montre une motivation bien réelle pour participer activement au travail d’Amnesty International !

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En parlant de pétition, c’était justement le sujet principal de notre réunion. En effet, le 16 Novembre, notre groupe a prévu d’organiser, au forum du campus de Villetaneuse, une action contre la peine de mort avec un stand pour signer nos pétitions et une exposition sur ce même thème. Cette sinistre pratique étant encore présente sur tous les continents, il est important de mobiliser le plus grand nombre pour obtenir son abolition. Le but de cette réunion était justement de nous préparer pour le jour J, de nous entraîner à convaincre les étudiants et personnels de Paris 13 de joindre leur voix aux nôtres à travers leur signature. Et quoi de mieux pour se préparer que de s’immerger dans des situations réelles ?

Nous avons donc fait un petit exercice de jeu de rôles en binôme, suivi d’une discussion générale. Dans chaque binôme, l’un devait jouer le rôle d’un membre d’Amnesty essayant d’obtenir des signatures, et l’autre celui d’une personne méfiante ou réfractaire, voire cynique. Ce fut un exercice très intéressant. Outre son coté ludique, et le plaisir qu’on peut ressentir à jouer le rôle du « méchant », il nous a permis d’avoir un aperçu de la difficulté d’amener quelqu’un à signer une pétition : car oui en effet, ce n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire !

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Quelles sont les différentes raisons pour lesquelles certaines personnes refusent de signer, et les arguments que l’on peut avancer pour les convaincre ? Évidemment, certains s’interrogent sur l’utilité de signer une pétition, ou l’efficacité de celle-ci. Il faut donc valoriser le travail d’Amnesty International, rappeler la notoriété mondiale qu’elle a acquise au fil des années, évoquer les millions de signataires qu’elle compte déjà et l’effet de pression qu’ils peuvent avoir sur les destinataires des pétitions. On peut d’ailleurs rappeler les multiples victoires d’Amnesty International par le passé. Il faut aussi que la pétition en elle-même soit crédible et présentable, avec le logo d’Amnesty bien visible, le nom du destinataire officiel, la date limite, un cadre précis…

Ensuite, d’autres personnes évoquent simplement le fait qu’elles n’ont pas de temps pour ça. En général, le fait de trop les culpabiliser est déconseillé, ça provoque souvent un repli, une défiance. Mais parfois, on peut tout de même accentuer l’importance des enjeux, voire relativiser la situation de ces personnes par exemple avec celles des condamnés à mort qui, eux, n’ont vraiment « pas le temps »…

Enfin, une autre raison est souvent invoquée, celle de la peur : la peur de révéler son identité, de prendre position, surtout sur des sujets controversés, voire dangereux. Cela paraît tout à fait légitime à Paris 13, où bien des étudiants sont des ressortissants, ou en tous cas originaires, de pays concernés par nos pétitions. Il ne s’agit pas là de minimiser le ressenti de ces personnes, mais encore une fois de relativiser : rappeler qu’ils ne seront qu’un nom parmi des milliers, et mettre leur situation en parallèle avec ce que risquent les victimes.

Il est donc possible, avec ces divers arguments, de convaincre quelqu’un de signer une pétition d’Amnesty International. Mais bien sûr, encore faut-il suffisamment connaître le sujet précis de la pétition pour espérer amener la personne en question à partager votre opinion. C’est la raison pour laquelle, lors de notre prochaine réunion prévue le 9 Novembre, nous entrerons au cœur du débat sur la peine de mort, et profiterons de ce temps pour affûter nos arguments face à quelqu’un qui y serait favorable. Cette réunion sera bien sûr ouverte à tout ceux qui seraient intéressés, qu’ils aient assisté aux premières réunions ou pas.

Anis Harbi, étudiant en 3e année de Licence de Psychologie et nouveau membre d’Amnesty à Paris 13

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Rentrée 2017 pour « Amnesty à Paris 13 », un défi bien relevé !

octobre 15, 2017

Comment relancer « Amnesty à Paris 13 » chaque année ?

Le défi pour toute Antenne-Jeunes d’Amnesty International est de pouvoir durer, sachant que d’une année à l’autre, certains étudiants s’en vont, d’autres restent mais sont trop pris ou changent de priorités et parfois, seuls deux ou trois membres du groupe précédent sont sur les starting-blocks à la rentrée suivante…

Ce défi est tout de même plus facile à relever  à Paris 13 pour plusieurs raisons : d’abord il y a une personne – identifiée comme référente depuis la création d' »Amnesty à Paris 13″ en 2009 – qui, elle, reste, puisque elle enseigne à l’UFR Communication, (Cécile Coudriou) ; ensuite la responsable, Léa Antoni, est particulièrement investie dans la cause d’Amnesty et reste fidèle à notre groupe ;  enfin, chaque année, l’université elle-même organise une rentrée des associations qui leur offre une visibilité immédiate. Cela s’appelle « Les Midis de la Rentrée », cela a lieu au Forum de Villetaneuse, où tout le monde passe, et cela permet donc à tout étudiant ou membre du personnel de découvrir tout ce que le campus peut offrir, que ce soit dans le domaine sportif, culturel, ou celui de l’engagement.

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Les « Midis de la Rentrée »

Le jour J, jeudi 5 octobre, nous avons donc bien sûr saisi cette occasion pour relancer notre « AJ » (pour « Antenne-Jeunes ») et habiller aux couleurs d’Amnesty notre stand. Nous avons pu interpeller pendant deux heures toutes les personnes qui passaient devant pour leur expliquer en quoi consiste l’activité de notre groupe « Amnesty à Paris 13 », et les inviter à nous rejoindre. Nous avons pu recueillir plus d’une vingtaine de contacts. Ces personnes ont été invitées à venir nous retrouver dès le jeudi suivant pour notre première rencontre, à rejoindre notre groupe Facebook et à visiter notre blog.

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Première réunion : 13 à Paris 13 !

Le jeudi suivant à 13 heures, nous étions 13 dans notre salle habituelle, en G 102, UFR Communication (nous avons aussi un local, mais il est trop petit pour des réunions de ce type). 13 personnes, une sacrée coïncidence puisqu’on est à Paris 13 ! Mais nous n’allons pas nous arrêter là, cela sera notre chiffre porte-bonheur pour attirer encore davantage de membres… En tous cas, on peut dire qu’on va bien représenter le mot « international » dans « Amnesty International » : en plus de la France dans sa diversité, nous avons accueilli une coréenne, un Indonésien, une Vénézuelienne, et une Allemande ! En revanche, on est très très loin de la parité : presque que des filles pour l’instant, tendance lourde dans l’associatif…

Dès ce premier moment passé ensemble, plusieurs éléments sont essentiels : l’accueil dans la convivialité – et quelques boissons et biscuits y contribuent ! – ; le temps passé à faire connaissance et connaître les parcours et les motivations de chacun ; et un démarrage rapide sur des projets concrets : grâce à la présence d’une vidéo-projecteur et d’un écran dans cette salle, nous avons justement pu utiliser notre blog comme une vitrine de ce que nous avons déjà fait, un bon moyen pour déclencher tout de suite des idées d’actions et d’événements, en expliquant bien comment on peut croiser ce que propose Amnesty et tout les possibilités qu’offre l’université de Paris 13 aux étudiants .

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Des idées ont rapidement fusé sur les diverses formes d’action mais aussi sur les thèmes qui les touchent particulièrement, et toute une liste se dégage déjà :

  • la peine de mort car les mois d’octobre et novembre sont particulièrement propices pour aborder ce thème, avec la journée mondiale contre la peine de mort et l’initiative des « Villes pour la vie, Villes contre  la peine de mort » en novembre.
  • les « 10 Jours pour signer » en décembre, l’opération mondiale de solidarité envers des personnes dont les droits sont bafoués.
  • les réfugiés, avec la campagne « I Welcome » mais aussi la situation particulière des Rohingyas
  • Les armes et les conflits armés
  • la situation au Vénézuela
  • les questions LGBT
  • la responsabilité des entreprises, notamment liée à la question de l’environnement.

Le rendez-vous est pris pour la semaine prochaine, même heure, même lieu : chacun est reparti avec les deux pétitions contre la peine de mort que propose Amnesty en ce moment, et on va commencer à s’entraîner avec des jeux de rôles à convaincre des passants de les signer.

Merci à tous ceux qui nous ont déjà rejoints, et sachez que la porte de la salle G 102 reste ouverte jeudi prochain et tous les jeudis suivants !

 

Milk Coffee & Sugar renouvelle sa collaboration avec Amnesty international

décembre 5, 2011

Milk Coffe & Sugar, duo de poètes engagés qui arpente les scènes du Hip Hop et du Slam depuis plus de 5 ans, renouvelle sa collaboration artistique avec  Amnesty International.   Gaël Faye et Edgar Sekloka avaient déjà participé au Printemps 2009 à un concert Hip Hop pour la campagne (((Exigeons la Dignité))), puis  l’Antenne-Jeunes Amnesty de l’Université de Paris 13  avait eu le plaisir de les inviter à donner un concert le 10 décembre 2010 sur le campus de Villetaneuse pour soutenir le Marathon des signatures, en faveur de personnes dont les droits fondamentaux sont bafoués.

Milk Coffee & Sugar s’associe de nouveau à l’action d’Amnesty Intenrational  pour cette édition 2011 du Marathon, cette fois avec un texte écrit spécialement pour les 50000 prisonniers du camp Yodok en Corée du Nord. AI France a demandé à des comédiens, écrivains, compositeurs, réalisateurs, journalistes, de donner leur regard personnel sur une personne en danger mise en lumière durant le Marathon des Signatures. Merci à Milk Coffee & Sugar pour sa fidélité vis-à-vis Amnesty International et le combat pour les droits humains.

Voici le magnifique texte de Gaël Faye, intitulé « Vu d’étoiles », et inspiré de cette photo satellite du camp Yodok :

Vue d’étoiles

Les images satellites nous sont rassurantes. Bleu foncé des vastes étendues océaniques, zones planes, immobiles et sans remous, loin des embruns et des tsunamis dévastateurs. Terre polie, lisse comme un galet, images d’aquarelle, limon de couches polychrome. Vert des forêts, blanc des sommets enneigés, gris des villes et des déserts de cailloux. On y voit des cours d’eaux serpentant entre les couleurs de ce tableau, fleuves lointains comme le bruit des flots et le fracas des cascades. Les images satellites ne nous livrent pas les aspérités du monde.

À l’extrême orient d’un continent, les villes vues du ciel sont des essaims de lucioles. Depuis nos sémaphores sophistiqués, nous apercevons la Corée du Sud, la Chine et le Japon qui brillent de toute leur prospérité, ceinturant un vide énigmatique, un trou noir. La Corée du Nord.

Les images satellites ne disent pas la vie au sol, la complexité fractale de la géographie. Elles ne zooment pas sur 23 millions d’âmes, sur les cœurs qui battent et les poumons qui s’emplissent de l’air confiné d’un pays, dernier régime stalinien au monde. Elles n’entendent pas les haut-parleurs qui accompagnent chaque citoyen sur son parcours d’existence : dans la rue, dans les transports, à l’école, à l’usine. Des haut-parleurs disséminés dans tout le pays qui, dès le réveil, crachent une ritournelle que chacun doit reprendre, à la gloire du guide de la nation, Kim Jong-Il, et de feu son père, Kim Il-Sung, président bel et bien mort mais toujours en exercice. Constitutionnellement éternel.

Les images satellites ne révèlent pas les couleurs chatoyantes de la propagande. Les panneaux et affiches plantés à flanc de montagne, devant les champs, le long des routes, sur les places, sur le toit des gares et des édifices publics. Rien sur cette réclame omniprésente d’un socialisme anachronique. Rien sur le drapeau que l’on honore. Sur les statues devant lesquelles on se courbe. Sur les poèmes que l’on récite. Sur les chansons que l’on entonne.

Père, nous n’avons rien à envier au reste du monde.

Les satellites occultent les coupures d’électricité, les pénuries, les hôpitaux mouroirs, les usines sans production, les citoyens sans droit d’expression, de vote, d’association, de rassemblement, de culte. Sans liberté autre que celle d’honorer, de servir et de mourir pour le guide.

Kim Jong-Il, soleil du XXIe siècle.

Les satellites ne disent pas non plus l’absence de médias indépendants, d’oppositions politiques, de syndicats. Pire que ça, ils taisent les famines à répétition, les millions de morts, les ventres vides, les enfants décharnés, les corps hagards à la recherche de quelques grains de riz, à quatre pattes dans la boue raclant le sol d’hiver. Les satellites ne racontent jamais les ténèbres.

Ils ne disent rien des purges, des arrestations arbitraires pour « outrage à l’autorité des dirigeants ». Il suffit d’une phrase au détour d’une beuverie, d’une confidence, d’un lapsus, d’un avis, d’une opinion.

Arrêté, emprisonné pour avoir osé rêver, d’un changement, d’un ailleurs. Oser ne plus être l’automate d’un régime. Ne plus marcher au pas, inventer sa propre chorégraphie, imaginer une autre musique.

Que disent les satellites de ces prisons dans la prison ? De ces camps de concentration où l’on vous envoie au beau milieu d’une nuit. Des Kwanliso, ces « centres de contrôle et de gestion » où l’on écope toujours de la perpétuité avec ses enfants, ses parents et sa fratrie pour extirper « le sang impur » qui court sur trois générations. Ces camps où l’on finit toujours par mourir, sous les balles d’un peloton d’exécution, accusé par exemple d’avoir cueilli et mangé des baies lors de travaux forcés pour tromper l’espace d’un instant une faim qui finira de toute façon par vous enterrer. Rien non plus sur les tortures pratiquées pendant des mois pour extirper des informations que l’on finit par inventer sous l’aberration de la douleur infligée. Rien des viols par les gardiens, des humiliations publiques, des enfants prisonniers, des nourrissons nés dans ces camps donc condamnés d’office à perpétuité. Les satellites taisent l’horreur.

Vu du ciel on ne voit pas cet homme au sol, prisonnier d’un système délirant, d’une machine qui broie chacune de ses aspirations à être libre. On ne voit pas cette femme qui survit dans le chaos d’un raisonnement absurde, dans une société qui n’en est pas une. On ne voit pas cet enfant, jouet, que l’on utilise au lieu de l’élever, que l’on manipule au lieu de l’éveiller. On n’entend pas ces êtres humains partagés entre l’idéal qu’on leur a vendu et auquel ils veulent croire et la tourbe immonde d’un réel qui leur échappe. Dans le secret de leurs nuits corporelles, ils lèvent eux aussi les yeux au ciel pour comprendre le sens d’une vie. Et les lumières qu’ils aperçoivent ne sont pas des étoiles. Ce sont nos satellites.


Compte-rendu de la première action à Paris 13

novembre 10, 2011

Dans le cadre de la nouvelle Campagne contre la peine de mort en Biélorussie, nous avons mis en place notre première action de rentrée autour d’un stand dans le forum à l’heure du déjeuner, le jeudi 3 Novembre.

Cette action était préparée depuis plusieurs jours avec argumentaire à la clé, propositions de jeux de rôle, consultation des vidéos sur le site Internet d’Amnesty, etc. L’antenne avait reçu au sujet de la peine de mort plusieurs affiches notamment sur les différents modes d’exécution, et des documents à distribuer.

Nous étions au total 7 sur le stand et en pétition mobile dans le forum, et nous avons obtenu plus de 320 signatures !!! Qui plus est ce stand a permis  d’intéressantes discussions, rencontres (et sourires !).

Nous avons déjà depuis la rentrée deux nouveaux membres et invitons qui le souhaite ou qui voudrait s’informer à nos prochaines réunions au mois de Novembre le Jeudi à 13h en salle G102, à commencer par Jeudi prochain, le 10 Novembre.

N’hésitez pas à laisser des commentaires !!

Jordane (à droite) et Camille.