Archive for the ‘Événements’ Category

30ème anniversaire de la Convention des droits de l’enfant

décembre 20, 2019

Le 20 novembre, nous célébrions 30eme anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). À cette occasion, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 a présenté l’exposition « Les Droits de l’enfant : Un combat majeur », sur le forum du campus de Villetaneuse. Cette exposition présente les garanties associées à la CIDE.

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La Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 et ratifiée par tous les pays, sauf les Etats-Unis. Elle est le seul traité relatif aux droits humains qui traite de façon aussi exhaustive l’indivisibilité et l’interdépendance des droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels de l’enfant.

La présentation de l’exposition a été accompagnée d’une action de signature de pétitions pour soutenir Magai Matiop Ngong, qui n’avait que 15 ans lorsqu’il a été condamné à mort par pendaison, accusé pour le meurtre accidentel de son cousin au cours d’un procès inéquitable, où il ne lui a pas été permis d’être représenté par un avocat. Pourtant, le droit international interdit d’appliquer la peine de mort à des mineurs. Deux ans après son arrestation, il attend toujours le résultat de sa procédure d’appel.

Nous avons également proposé aux personnes qui venaient à notre stand de signer une pétition en ligne demandant aux autorités françaises de ne plus enfermer les enfants migrants dans des centres de rétention. En effet, de jeunes enfants, parfois des nourrissons, sont privés de liberté, surveillés par des policiers enfermés derrière des grillages, uniquement parce que les papiers de leurs parents ne sont pas à jour.

Ces deux situations représentent clairement des violations des droits des enfants présentées dans l’exposition, notamment le droit à un système de justice dédié et approprié aux mineurs, permettant de ne pas être privé de liberté de façon illégale ou arbitraire, et de ne pas être condamné à mort.

A travers cette action, l’Antenne-Jeunes a pu faire connaitre ce texte fondamental et susciter une mobilisation en faveur des droits des enfants. Nous avons notamment réussi à récolter plus de 120 signatures pour Magai.

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Table-ronde sur l'homophobie à la BU de Paris 13

décembre 10, 2019

Engagée dans la lutte contre toute forme de discrimination, la Bibliothèque Universitaire de Paris 13 Villetaneuse accueillait une table ronde intitulée “Etat des lieux de l’homophobie en France et dans le monde”. Les deux invités étaient Ludovic Lemarié, membre de SOS homophobie, et Sébastien Tüller, responsable de la commission Orientation sexuelle et identité de genre d’Amnesty International France. Après avoir présenté le travail de leur association respective, le premier a dressé un constat de l’homophobie en France, tandis que le second a fait un tour de la situation des personnes LGBT dans le monde. Accompagnant cette intervention, deux expositions étaient visibles au kiosque de la Bibliothèque : Les Petits Papiers de SOS homophobie et Minorités Sexuelles et Droits Humaines de Amnesty International. 

L’Antenne-Jeunes d’Amnesty International était naturellement présente à cet événement et a tenu un stand à l’entrée de la bibliothèque pour présenter l’action d’Amnesty sur ce thème. Nous avons proposé aux passants de s’essayer à notre quizz sur les droits des personnes LGBT, et de signer la pétition demandant justice pour Marielle Franco, militante brésilienne assassinée en 2018. 

Il existe aujourd’hui 70 pays ou l’homosexualité est criminalisée. En plus des peines pénales encourues, les représentations des personnes LGBT dans les médias, l’art ou le cinéma sont censurées, ce qui empêche le débat et les discussions sur ce sujet (ce fut le cas pour le film Rafiki au Kenya) 

Durant la table ronde, Sébastien Tüller a évoqué l’action d’Amnesty International dans le monde à travers ces trois axes : la recherche, la médiatisation et le plaidoyer. Mais ces méthodes rencontrent des limites dans certains pays, ou une action en sous-terrain peut être plus appropriée pour garantir la sécurité des personnes concernées. De plus l’action en faveur des droits des personnes LGBT est parfois vue comme une forme l’interventionnisme occidental, voire de néo-colonialisme. Pourtant, la majorité des lois homophobes dans le monde ont été imposées par la colonisation européenne, il est donc important de rappeler ce fait historique. On peut aussi faire appel à des instruments non-occidentaux, comme la Charte des droits et des peuples, résolution adoptée par les états africains. Quant à l’argument religieux, souvent mis en avant, il est important de rappeler qu’il existe des personnes LGBT croyantes, voire pratiquantes, qui arrivent à concilier leur foi avec leur orientation sexuelle, et que les textes religieux comme les nomes de genres sont toujours sujet à interprétation. Par exemples, de nombreux textes religieux utilisés pour justifier l’homophobie seraient en fait des textes condamnant le viol. 

D’autres sujets ont été abordés durant cette table ronde, comme l’ouverture de la PMA pour toutes et l’invisibilisation des personnes LGBT dans ces débats. Ce qui n’est pas sans rappeler le déchainement de haine homophobe, initié par la Manif Pour Tous, durant les débats sur le mariage pour tous. 

Nous avons aussi évoqué les droits des personnes transgenres, et ce que l’université pouvait faire pour ces étudiants (possibilité de changer de nom sur la carte étudiant comme sur les relevés de note et diplômes, mise à disposition de toilettes neutres…) 

Nous sommes heureux d’avoir pu saisir cette occasion de débattre, informer, déconstruire des préjugés. Rien ne remplace ces rencontres et ces échanges en direct !

Accueillons les réfugiés ! Message reçu à l’Université Paris 13 !

février 27, 2019

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Le jeudi 21 février 2019 a vu le lancement de l’exposition “accueillons les réfugiés” au Forum de l’Université Paris 13 Villetaneuse. Cette action s’inscrit dans la campagne mondiale d’Amnesty International « I Welcome », qui vise à obtenir une vraie solidarité entre les États pour mieux protéger et accueillir les réfugiés.

L’exposition permet d’en savoir plus sur ce qu’est un réfugié, quels sont ces droits, à quel risque il s’expose. Elle vise aussi à combattre les préjugés et les idées reçues sur l’accueil des réfugiés, notamment l’idée que l’Europe serait « envahie » par ces derniers : en réalité, la moitié des réfugiés sont des femmes et des enfants, et la grande majorité sont accueillis dans des pays en développement. A travers les différents panneaux, le visiteur pourra découvrir les histoires de personnes forcées fuir leur pays, comme ce fut le cas d’Ada, jeune nigérienne victime de violences sexuelles, et qui a réussi à rejoindre l’Italie en passant par la Libye. Enfin, l’exposition montre qu’un accueil humain des réfugiés et possible en présentant plusieurs cas de villes ayant réussi ce pari.

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En plus de présenter l’exposition, l’Antenne Jeunes était aussi présente pour mobiliser les gens autour de cette thématique. Les trois pétitions lancées dans le cadre de la campagne ont rencontré un franc succès auprès des étudiants et personnels de l’université, souvent loin de connaître les conditions véritables dans lesquelles se trouvent les réfugiés :

  • ÉTATS-UNIS : NI ENFERMEMENT, NI SÉPARATION POUR LES DEMANDEURS D’ASILE !

Depuis son élection, le Président Trump tente d’interdire aux personnes ayant traversé irrégulièrement la frontière avec la Mexique de déposer une demande d’asile. Pourtant, le droit international est clair : toute personne qui souhaite demander l’asile a le droit de franchir des frontières, avec ou sans document.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/stop-detention-demandeurs-dasile

  • HALTE AUX EXPULSIONS VERS L’AFGHANISTAN

Le Défenseur des droits a dénoncé la politique de l’externalisation des frontières de l’Union européenne qui l’amène à transiger avec l’Afghanistan et qui encourage les États à accélérer le retour d’Afghans. Le Défenseur des droits a demandé au gouvernement de suspendre l’application de l’Accord UE/Afghanistan et d’arrêter les mesures d’éloignement des personnes gravement malades dans des pays dont on sait qu’elles ne pourront accéder aux traitements nécessaires à leur survie.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/halte-aux-expulsions-vers-lafghanistan

  • STOP À LA DÉTENTION ET À LA VENTE DES RÉFUGIÉS ET DES MIGRANTS EN LIBYE

Torture, détention, exploitation et viol sont des horreurs quotidiennes pour de nombreux réfugiés et migrants piégés en Libye. Mais au lieu de mettre fin à ces atteintes, l’Europe aide la Libye à piéger ces personnes dans l’enfer. En entraînant et en équipant les garde-côtes libyens de bateaux pour renvoyer les migrants vers la Libye, les responsables européens sont indiretement complices de ces souffrances épouvantables.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/stop-a-la-detention-et-vente-des-refugies-et-migrants-en-libye

Les participants n’ont pas hésité à exprimer leur solidarité et leur souhait de contribuer à ce que la France revoit sa politique en faveur des réfugiés. Ainsi, en plus des pétitions, des cartes « Maisons Raisons » ont été mise à disposition des étudiants et personnels  qui pouvaient en quelques mots exprimer leur soutien aux réfugiés et expliquer leurs raisons pour les accueillir. En voici un magnifique exemple :

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Au final, nous avons récoltés près de 400 signatures à nos pétitions et plusieurs dizaines de messages de soutien en faveur  de l’accueil des réfugiés.

L’exposition est toujours visible au forum de Villetaneuse jusqu’au 1er Mars.

Yasmine OUKID et Anis Harbi.

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Je ne suis pas homophobe mais…

novembre 22, 2018

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Le 8 novembre, Amnesty International menait sa première action de l’année 2018/2019 à l’Université Paris 13. Sur le forum du campus de Villetaneuse, les membres de l’antenne jeunes, vêtus aux couleurs d’Amnesty, se sont retrouvés afin de sensibiliser les étudiants aux discriminations contres les personnes LGBTI.(Lesbienne, Gay, Bi, Trans ou Intersexe)

Cette première action est l’aboutissement de deux semaines de préparations. Nous nous sommes inspirés de la dernière campagne de l’antenne jeunes contre l’homophobie, en reprenant les ateliers composés de quizz et de « débats mouvants ». Cependant, nous avons décidé d’étendre le champ de l’action aux LGBT-phobies de manière générale, en incluant les questions de transphobie, de procréation pour les couples de même sexe, et des personnes intersexes. D’autant plus que le 8 Novembre, date à laquelle a eu lieu notre action, est aussi la date de la journée international de solidarité intersexe.

Nous avions donc plusieurs modes d’actions à notre disposition pour aborder ces sujets :

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D’abord le quizz, à base de questions sur l’homophobie en France et dans le monde, sur l’accès à la PMA pour les couples de femmes, et sur les droits des personnes intersexes. Pour cette troisième partie, nous avions élaboré nos questions en nous basant principalement sur le dépliant informatif fourni par Amnesty, et que nous avons distribué en grand nombre sur le forum. Ce document explique de manière claire et dynamique la situation de ses personnes présentant des caractéristiques échappant à la binarité du masculin et du féminin, et qui sont sujettes dès leur naissance à des opérations chirurgicales intrusives, non-consenti et dangereuses pour leur santé.

Ensuite, il y avait les « débats mouvants » : dans le premier, on énonce une situation d’homophobie ou de transphobie, et on demande aux participants d’imaginer leur réaction : en se positionnant du côté gauche pour « Je fais quelque chose » ou à droite pour « Je ne fais rien », plus ou moins loin selon le degré de certitude. Il est ensuite demandé aux participants d’expliquer leur choix. Une fois le débat lancé et les arguments partagés, les étudiants ont la possibilité de se repositionner s’ils ont changé d’avis. Le second jeu vise à explorer des situations plus personnelles et à questionner les différents malaises et biais que chacun peut avoir. On leur demande alors de se placer sur une ligne imaginaire dont une extrémité signifie « Pas de problème » et une autre « Fort sentiment d’inconfort », et ce face à des situations comme : « Un membre de votre famille vous annonce son mariage avec une personne de même sexe », « un membre de votre famille vous annonce vouloir changer de sexe ». Encore une fois, les étudiants sont invités à expliquer leur positionnement, puis ont la possibilité de se déplacer sur la ligne en cas de changement.

Enfin, nous avons participé à l’action urgente d’Amnesty International au Guatemala. Le parlement Guatémaltèque s’apprête à voter une loi discriminatoire envers les femmes et les personnes LGBTI. Cette loi, dite «pour la protection de la vie et de la famille », criminalise l’avortement et les fausses-couches, interdit explicitement le mariage de personnes de même sexe et interdit aux écoles de « traiter de la diversité sexuelle et de l’idéologie du genre ». Nous avons donc écrit une lettre au président du parlement, ainsi qu’au député à l’origine de cette loi, les appelant à la rejeter et à protéger les femmes et les personnes LGBTI. Nous sommes allés à la rencontre des étudiants pour leur parler de cette situation et les inviter à signer notre lettre.

La rencontre avec les étudiants s’est révélée très intéressante pour nous. Certains étaient très informés et déjà touchés par ces problématiques, ils étaient donc d’autant plus motivés à signer les lettres adressées aux parlementaires du Guatemala. Si beaucoup sont sensibles au sujet, d’autres ne sont au contraire pas favorables aux droits des LGBTI, ou préféraient ne pas se positionner sur ces questions. Cela atteste d’autant plus le besoin de continuer aujourd’hui à faire de la sensibilisation autour de ce sujet.

Parmi les personnes que nous avons interpellées, il y en a qui avaient déjà entendu les termes ‘LGBTI’ et ‘intersexe’ mais ne connaissaient pas nécessairement leur signification. D’autres étaient interpellés par le « I » de « LGBTI » et ignoraient ce que ça signifiait. Nous avons donc pu discuter avec beaucoup de monde et les informer sur les droits LGBTI mais aussi les sensibiliser sur les problématiques intersexes aujourd’hui très mal connues.

Les ateliers ont également donné lieu à des discussions intéressantes. Nous avons été agréablement surpris que le quizz ne se soit pas résumé à un simple échange de questions et de réponses, mais ait ouvert sur des débats où les étudiants ont pu donner leur avis sur l’homophobie ou encore l’accès à la PMA. Les jeux ont quant à eux été l’occasion de s’interroger sur des cas de figures réels. Face à des situations d’homophobie et de transphobies, nous avons remarqué que beaucoup d’étudiants envisageaient les réactions possibles en termes d’altercations et de confrontations physiques. Ça a donc été aussi l’occasion de parler des manières sûres et non-violentes dont chacun dispose pour agir contre les violences et discriminations LGBT-phobes.

Si la plupart des étudiants se sont montrés attentifs, ouverts à la discussion et intéressés par notre action, nous avons tout de même rencontré quelques difficultés à les mobiliser assez longtemps pour participer aux ateliers, principalement en raison d’un manque de temps. Néanmoins, cette première action a tout de même abouti à une sensibilisation nécessaire, à des débats importants, et à plus de 150 signatures de notre lettre.

Fiers de ce succès, nous continuons nos actions au sein de l’université. Notre prochain évènement est d’ailleurs prévu Jeudi 22 novembre de midi à 13h en C101. Il s’agira d’une projection-débat autour de la peine de mort. Tous les étudiants de Paris 13 sont les bienvenus.

L’Antenne-Jeunes de l’Université Paris 13

« Liberté d’expression, ici et ailleurs », débat Amnesty International à Paris 13

février 10, 2015

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Un mois après l’attentat contre Charlie Hebdo, « Amnesty à Paris 13 » propose un débat : « Liberté d’expression, ici et ailleurs » le 18 février entre 13 et 15h dans l’amphi A de l’institut Galilée.

« Ici et ailleurs » car Amnesty International  nous enjoint aussi à porter notre regard au-delà de nos frontières : que dit le droit international en matière de liberté d’expression, en quoi sommes-nous concernés, en tant que citoyens, par le sort du jeune blogueur Raif Badawi, condamné à 1000 coups de fouet en Arabie Saoudite pour avoir créé un blog ? Par les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse en Russie, en Gambie, et dans tant d’autres pays ? Sans oublier le sort réservé aux lanceurs d’alerte comme Edward Snowden aux USA…

Si, à travers le slogan « nous sommes Charlie », nous avons voulu exprimer notre attachement à la liberté d’expression, ne devons-nous pas dire aussi « Je Suis Raif » ? Comment défendre ce droit fondamental partout dans le monde et être solidaire de tous ceux qui en sont privés ?

« Amnesty à Paris 13 » se propose donc d’ouvrir le débat en rappelant les garanties juridiques de la liberté d’expression au niveau international, avant de s’interroger sur les limites de cette liberté, ainsi que sur les violations dont les états se rendent parfois coupables, notamment au nom de la lutte contre le terrorisme.

Nous espérons que vous serez nombreux le 18 février à venir échanger avec les étudiants membres de l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International de l’université Paris 13 et de Cécile Coudriou, ancienne vice-présidente d’Amnesty International France et enseignante à l’UFR Communication.

30 ans après la catastrophe de Bhopal, le combat continue avec Amnesty International

décembre 20, 2014

images-2Dans le cadre de la mobilisation « 10 Jours pour Signer », l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 a organisé le 12 décembre une rencontre-débat pour pouvoir approfondir les échanges avec le public sur l’une des situations mises en lumière dans cette édition 2014 : la catastrophe de Bhopal, en Inde et la question de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains.

Nous avons invité une jeune salariée d’Amnesty International France, Muriel Treibich, actuellement en charge de ces questions, à venir rencontrer les étudiants et personnels de l’Université Paris 13 pour nous parler de la situation des habitants de Bhopal, qui subissent toujours les conséquences de la catastrophe, à savoir les effets des gaz toxiques, la pollution de l’eau, et qui, 30 ans après, continuent de se mobiliser car les victimes n’ont toujours pas été dédommagées comme elles devraient l’être et le site n’a toujours pas été décontaminé.

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Muriel Treibich a expliqué par quels mécanismes des multinationales qui violent les droits humains comme Dow Chemical à Bhopal arrivent encore à fuir si facilement leurs responsabilités. Mais elle a aussi montré comment des ONG comme Amnesty International peuvent aider les victimes qui se battent localement à obtenir justice : relayer et amplifier le message des activistes locaux pour augmenter la pression sur les entreprises, soutenir ou lancer elles-mêmes des actions en justice, et également mener une action de plaidoyer auprès d’instances nationales ou internationales pour faire avancer le droit en matière de responsabilité juridique des multinationales. Sans oublier, bien sûr, que toutes ces actions se trouvent renforcées par le nombre de militants et de citoyens qui font pression sur les gouvernements et les sociétés à travers la signature de pétitions.

Alors, comme le dit le slogan de la campagne d’Amnesty France contre les violations commises par les multinationales : « Faites pas l’autruche » ! En effet, la première étape est toujours d’ouvrir les yeux et de s’informer, ce que vous pourrez faire en visionnant cette vidéo de l’intervention de Muriel  :

Léa Antoni et Cécile Coudriou

« Votre regard est une arme » : message reçu à l’Université Paris 13 !

décembre 19, 2014

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« Votre regard est une arme, ne fermons pas les yeux sur les violations des droits humains ». Tel était le message que, durant les « 10 jours pour signer » Amnesty International France et tous ses militants ont fait passer auprès du grand public, sur le terrain comme sur la toile, à travers le site dédié http://www.10jourspoursigner.org/

P1060537Sur le campus de Paris 13 Villetaneuse, nous avons décidé de décliner ce même concept. C’est pourquoi nous avons proposé de prendre en photo – via une application smartphone – les yeux des étudiants et personnels. Chacun pouvait ainsi montrer symboliquement son soutien à des personnes dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués à travers le monde.

P1060539Nous imprimions sur place ces photos et les accrochions au fur et à mesure sur une bâche aux couleurs d’Amnesty, formant ainsi une mosaïque de regards qui rappelait celle à laquelle chacun était invité à participer sur le site internet. En parallèle, nous informions les participants des diverses violations dont étaient victimes les personnes que nous défendions – répression de la liberté d’expression, emprisonnement arbitraire, torture, ou encore le refus d’une entreprise de prendre ses responsabilités après avoir provoqué une catastrophe – et nous leur expliquions en quoi consiste la mission d’Amnesty International.

De toute évidence, les gens prenaient plaisir à « donner leur regard » ! La mode des « selfies » y est sûrement pour quelque chose, mais plus notre bâche se remplissait des regards des gens, plus il apparaîssait clairement qu’il s’agissait bien d’un acte militant : notre message prenait forme et gagnait en force symbolique.

C’est aussi ce côté participatif qui nous a permis d’attirer plus facilement l’attention des étudiants et des personnels de Paris 13 passant devant notre stand. Ils étaient immédiatement interpellés par cette mosaïque de regards, et nous pouvions engager la conversation à partir de ce support : idéal pour faire passer ce message universel contre la tentation de fermer les yeux : « Votre regard est une arme ».

Le message a manifestement été reçu 5 sur 5 puisque nous avons pu recueillir en quelques heures 122 regards et 2756 signatures ! Pour découvrir cette action en images, voici notre album flickr et notre vidéo :
https://www.flickr.com/photos/cc75/sets/72157647404571073/

« 1O jours pour signer » à l’Université Paris 13 les 9 et 12 décembre

décembre 3, 2014

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Chaque année autour du 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, Amnesty International organise 10 jours pour signer. A l’occasion de cet événement de mobilisation militante, l’organisation appelle les citoyens du monde entier à agir en faveur de personnes en danger (victimes de torture, de discrimination, d’exactions commises par des multinationales, etc.), en signant les pétitions sur le site dédié www.10jourspoursigner.org ou sur papier.

« Votre regard est une arme »

Pour l’édition 2014, Amnesty International France a développé un dispositif conçu par l’agence BETC « Votre regard est une arme », une mosaïque de regards de citoyens qui ne ferment pas les yeux sur les violations des droits humains et ceux qui les commettent.

 

Sur le campus de Paris 13 Villetaneuse, le 9 décembre entre 11h et 16h, étudiants et personnels seront invités à participer à cette action symbolique de soutien accompagnant leur signature de pétitions : grâce à une application smartphone reliée à une imprimante, les photos de leur regard formeront progressivement une mosaïque sur une grande bannière installée au forum.

Puis le 12 décembre à 13h, une rencontre-débat sur le thème : « Bhopal, Inde : 30 ans après la catastrophe, les habitants demandent justice » sera organisée à l’UFR Communication (en salle C 100), avec la chargée de campagne « responsabilités des entreprises en matière de droits humains » à Amnesty International France, Muriel TREIBICH.

Pourquoi la lutte d’Amnesty International contre la torture est toujours d’actualité

novembre 8, 2014

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Un débat sur la torture en 2014, vraiment ? On pourrait croire a priori que tout le monde est contre une telle pratique, considérée comme barbare et d’un autre temps. Et pourtant, malgré son interdiction absolue depuis l’adoption à l’ONU de la Convention internationale contre la torture en 1984, elle n’a pas disparu. Ces 5 dernières années, elle a même été pratiquée dans 141 pays, de façon systématique et notoire, ou parfois plus cachée.  Même les démocraties y recourent, sous couvert de guerre contre le terrorisme. La peur que celui-ci inspire a d’ailleurs fait bouger les lignes dans l’esprit de certains, et le désir d’être protégé, de se sentir en sécurité, peut amener à tolérer certaines pratiques pourtant cruelles, inhumaines et dégradantes. (cf une étude publiée en mai 2014 http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Stop-Torture/Actualites/Sondage-sur-la-torture-dans-le-monde-11653)

stop_tortureAlors, ne détournons pas le regard de cette triste réalité : la lutte contre la torture est toujours d’actualité. C’est pourquoi Amnesty International lance une nouvelle campagne mondiale, « Stop torture ».

À l’échelle du campus universitaire de Paris 13 Villetaneuse, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International va relayer cette campagne : le 18 novembre, entre 12h et 14h au forum, en marge de notre stand d’information et pétition, le public sera invité à participer à une action créative de « street art contre la torture », animée par Isabelle Villanova, médiatrice artistique. Puis à 17h, une rencontre-débat sera organisée en salle C 102 à l’UFR Communication, en présence d’Agathe Battistoni, chargée de cette campagne à Amnesty France. En s’appuyant sur des extraits de films tels que « Torture made in USA » (sur Guantanamo et Abou Grahib), ou « The Act of Killing » (sur l’Indonésie), nous échangerons sur les mécanismes qui font que cette pratique devient parfois acceptable pour certains, et sur les garanties à mettre en place pour l’empêcher, voire l’éradiquer.affiche_film_0MV5BNzQ0NDA1ODQ3NF5BMl5BanBnXkFtZTcwNjQwMzk0OA@@._V1_SY317_CR4,0,214,317_AL_

Venez dire « Stop torture » le mardi 18 novembre sur le campus de Villetaneuse, que ce soit à travers le street art, votre signature ou le débat, participez à votre façon au combat d’Amnesty International !

Cécile Coudriou

Amnesty International au Festival d’Avignon

juillet 13, 2014

feat-le-festival-d-avignon-2014-devoile-son-pLe Festival d’Avignon a toujours été, en complément d’une programmation théâtrale extrêmement riche et inventive, un lieu de débats et de confrontation d’idées en tout genre. Pour cette 68ème édition, le nouveau directeur Olivier Py a montré son attachement à cette idée, en lançant une initiative très stimulante, « Les Ateliers de la pensée ». Il s’agit d’un rendez-vous quotidien avec le public pour une série de tables-rondes, pas uniquement sur le théâtre et l’art mais sur des thèmes très divers.

Amnesty International, représentée par sa vice-présidente (sortante) Cécile Coudriou, a pu participer  à l’un de ces débats le 8 juillet sur le thème : « le devoir moral de désobéissance existe ». Animée par le journaliste Xavier de la Porte, de France Culture, cette table ronde réunissait deux autres participants : Florence Hartmann, auteur d’un récent ouvrage « Lanceurs d’alerte, les mauvaises consciences de nos démocraties » (édition Don Quichotte) et l’avocat William Bourdon, qui a publié un « Petit Manuel de désobéissance Citoyenne » (Lattès).

Le débat s’est tout naturellement focalisé rapidement sur l’une des formes les plus récentes et les plus médiatisées de la désobéissance, les lanceurs d’alerte, en particulier le cas d’Edward Snowden et avant lui celui du soldat Manning avec Wikileaks. Cela a donc été l’occasion d’expliquer la position d’Amnesty International sur cette question et notre action en faveur des lanceurs d’alerte. Mais c’était aussi une formidable opportunité pour parler à ce large public de notre soutien – depuis plus de 50 ans maintenant – aux premiers « désobéisseurs », les prisonniers d’opinion et les défenseurs des droits humains et d’expliquer notre défense la désobéissance, selon sa motivation, les moyens utilisés et ses conséquences.

Amnesty International est certes un mouvement légaliste, basé sur l’exigence de respect de la Déclaration Universelle des droits de l’homme et du droit international, ses modes d’action s’inscrivent dans le cadre de la loi, et n’inclut pas de recours à la violence ni de discours la prônant. Pourtant, c’est bien le devoir moral de désobéissance qui fonde ce mouvement, dès lors qu’il est motivé par l’urgence de dénoncer et d’essayer de faire cesser les violations des droits humains. Que ce soit dans les régimes les plus répressifs ou dans les régimes démocratiques comme aux USA ou au Royaume-Uni, ce ne sont finalement pas ceux que l’on croit qui désobéissent, si l’on place au-dessus de tout le devoir d' »obéir » ou en tous cas de respecter les principes énoncés dans la Déclaration des droits de l’homme. Si vous souhaitez aller plus loin, cliquez ci-dessous sur le lien vers la vidéo de cette table-ronde.

http://www.theatre-video.net/video/Ateliers-de-la-pensee-Le-devoir-moral-de-desobeissance-existe-68e-Festival-d-Avignon