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« 10 Jours Pour Signer » édition 2018 avec Amnesty à Paris 13

décembre 22, 2018

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Chaque année, aux alentours du 10 Décembre (Date anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, DUDH), Amnesty International invite le grand public à se mobiliser, à travers l’opération « 10 Jours Pour Signer »,  en faveur de 10 Défenseurs des droits humains persécutés dans leur pays.  L’édition 2018 était spéciale puisque d’une part, elle s’inscrivait dans la célébration des 70 ans de la DUDH et d’autre part, elle était spécifiquement dédiée aux femmes, avec 10 cas de femmes engagées pour les droits humains.

Comme tous les ans, l’Antenne Jeunes de Paris 13 a répondu présente et a organisé cet événement le lundi 3 Décembre au forum de Villetaneuse autour des 6 cas suivants :

– Amal Fathy, accusée de terrorisme après avoir posté une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel.

– Vitalina Koval, défenseure des droits LGBT en Ukraine, victime du harcèlement et des violences de l’extrême droite

– Marielle Franco, militante féministe qui luttait pour les quartiers défavorisés et contre les violences policières, assassinée dans des circonstances suspectes

– Atena Daemi, militante contre la peine de mort, condamnée à 7 ans de prisons après seulement 15 minutes de procès

– Nawal Benaissa, figure du mouvement social Hirak dans la vallée du Rif au Maroc, victime de censure et de répression de la part de l’état

– Le Peuple Sengwer au Kenya, violement expulsé de leurs forêts.

Nous avons aussi invité les gens à signer en ligne pour les 4 autres cas : Nonhle Mbuthuma, sud-africaine menacée de mort pour avoir défendu sa terre face aux intérêts d’une compagnie minière ; Gulzar Duishenova, qui se bat pour les personnes handicapées au Kirghizistan ; Géraldine Chacon, persécutée pour son action auprès des jeunes au Venezuela ; et Pavitri Manhji, harcelée parce qu’elle résiste à de grandes entreprises.

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Pour cette édition 2018, nous avons exposé les affiches des 6 cas choisis et nous avons doublé l’opération signatures d’une opération « découvrez leur visage » : les affiches des défenseures étaient au départ entièrement recouvertes de post-it, et après chaque signature de pétition obtenue, le signataire pouvait retirer un post-it. Ainsi les participants découvraient petit à petit les visages de ces femmes, une signature à la fois.

En plus du stand pétitions, nous avons également proposé plusieurs ateliers : les étudiants pouvaient écrire des messages de soutien, réaliser des dessins ou recevoir des « Free Hugs » en soutien à Vitalina Koval devant l’affiche grand format qui la représentait. Certains ont aussi participé au jeu « Qui sont les défenseurs ? » où ils devaient faire le lien entre un pays, l’action d’une défenseure et les conséquences de cette action. Enfin, en soutien à Atena Daemi, condamné à 7 ans de prison en seulement 15 minutes de procès, nous avons filmé des étudiants qui expliquaient ce que eux faisaient en 15 minutes. Les vidéos seront envoyées à Amnesty International qui en fera un montage et l’adressera aux autorités iraniennes afin de montrer l’absurdité du procès.

Bien qu’une grande majorité se soit montrée sensible à notre cause, nous avons rencontré quelques difficultés face à des personnes qui étaient plus réticentes à certaines causes, notamment concernant la question des droits LGBT.  Néanmoins, ce fut un plaisir d’aller à la rencontre des autres étudiants. Nos échanges ont donné lieu à des discussions importantes, et ont permis d’attirer l’attention sur des situations peu connues et peu médiatisées. Les gens ont pu agir à la fois par le biais des pétitions, mais aussi en montrant leur solidarité à travers de beaux messages de soutien qui encourageront ces défenseures dans leur lutte.

Ce fut donc une intense mobilisation, qui a abouti à 1247 signatures. Celles-ci s’ajouteront à des centaines de milliers d’autres récoltées partout dans le monde, et auront un impact direct sur la situation des personnes défendues.

Anis Harbi, Responsable de l’AJ Paris 13

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L’homophobie, si on parlait avec Amnesty à Paris 13 ?

février 19, 2018

Affiche Homophobie

L’antenne Jeunes d’Amnesty à Paris 13 s’est une nouvelle fois mobilisée à l’Université de Villetaneuse pour une action de sensibilisation. Cette fois-ci, ce sont les conséquences parfois dramatiques de l’homophobie que nous avons voulu mettre en avant.

Ainsi, le jeudi 2 février, les membres de l’antenne-jeunes ont mis en place plusieurs outils de communication et de sensibilisation sur le forum. En effet, nous avons habillé une partie du forum aux couleurs arc-en-ciel notamment avec une exposition d’Amnesty International illustrant les droits essentiels dont nombre de personnes sont encore privées. Par exemple, chacun a droit « à sa dignité et au libre développement de sa personnalité » (Article 22 DUDH), et « tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi » (Article 7). L’exposition rappelait également des cas de discrimination dans le monde en raison de l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Nous avons également cherché à interpeller de manière ludique les étudiants de Paris 13 au moyen d’un quizz : des questions telles que « dans quels pays l’homosexualité est-elle passible de la peine de mort ? » ou « dans quel pays existe-t-il une loi contre la propagande homosexuelle ? »ont été posées aux étudiants passant par le forum. Pour information, les réponses à la 1ère question sont : Iran, Mauritanie, Arabie Saoudite, Soudan, Yémen et  Émirats Arabes Unis ; et la réponse à la seconde est la Russie. De nombreux étudiants se sont pris au jeu et sont restés un bon moment avec nous afin d’échanger et débattre sur les réponses à ces questions parfois surprenantes. Il est vrai que l’on ne se rend pas toujours compte des difficultés, voire des dangers, auxquels est confrontée une personne homosexuelle ou trans dans certains pays.

Afin de se rendre un peu plus compte encore des préjugés et discriminations dans la vie quotidienne, nous proposions un atelier participatif où l’on demandait aux participants d’imaginer être témoin d’une scène homophobe et de nous expliquer comment il réagirait face à une telle situation. Le but de cette action était avant tout d’instaurer un dialogue, même si nos idées divergeaient parfois sur la question, et de pouvoir débattre et échanger avec un public qui n’est pas forcément acquis à la cause.

« Alors que vous êtes invité à une soirée jeux chez des amis, une des personnes présentes (que vous connaissez peu) fait une blague homophobe. Elle fait bien rire ses deux amis qui l’écoutent : Vous réagissez ou vous ne faites rien ? »

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Enfin, nous avons participé à un « jeu de positionnement » : le but était de répondre à la question : « Si un membre de ma famille annonce son mariage avec quelqu’un du même sexe, comment j’imagine mon degré d’acceptation ou d’inconfort ? ». Nous devions répondre en nous positionnant sur une ligne imaginaire dont une extrémité signifiait « Pas de problème » et l’autre « fort sentiment d’inconfort » et ensuite expliquer aux autres ce positionnement. Cela a permis selon nous une certaine introspection qui est toujours nécessaire lorsqu’il est question d’homophobie car en effet, nous avons tous des préjugés sans même nous en rendre compte parfois. Le plus important est donc d’en prendre conscience et d’essayer de remettre en cause ses représentations et ses a priori.

Au-delà de notre action de sensibilisation qui a vraiment été pour les membres de l’antenne-jeune une expérience riche et très instructive sur la manière dont les jeunes peuvent percevoir les questions liées à l’homophobie, nous proposions bien sûr un moyen d’agir : nous avons fait signer 2 pétitions, l’une concernant l’impunité au Bangladesh suite au meurtre d’un militant homosexuel, l’autre sur le combat d’une personne finlandaise contre les obstacles au changement d’identité de genre. Vous pouvez aussi les signer en ligne ci-dessous :

Nous espérons avoir interpellé et fait bouger des lignes. Ceci dit, le simple fait d’avoir réussi à engager un dialogue sur cette thématique, ce qui est loin d’être facile avec certains étudiants, a été une belle réussite pour nous. C’est une action dont nous nous souviendrons !

Léa Antoni.