Archive for the ‘DESC (Droits économiques’ Category

Vidéo de la rencontre « Expulsions forcées au Brésil »

mai 22, 2013

Pour clôturer le Printemps des Droits Humains 2013, l’Antenne-Jeunes de Paris 13 a co-organisé avec l’Antenne-Jeunes Internationale de Paris une rencontre sur le thème des expulsions forcées au Brésil à l’IHEAL, Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine.

En ouverture, nous avons projeté un documentaire réalisé par l’association Witness, « People before Profit ». Il dénonce les expulsions forcées qui détruisent les vies de familles et de communautés aux quatre coins du monde, mais montre également la mobilisation qui s’organise pour faire valoir leurs droits et retourver leur dignité.

Puis un débat centré sur le Brésil a été ouvert par Yves Prigent, responsable du programme Lutter contre la pauvreté à Amnesty International France, et s’est poursuivi avec Gisela Piro Do Rio, professeur à l’Institut des Hautes Études d’Amérique Latine et spécialiste du Brésil, et Camila Bessa, brésilienne venue témoigner.

Voici la vidéo de cette rencontre, pour tous ceux qui n’ont pas pas pu y assister. Merci encore à nos invités !

Une mobilisation originale ! Les sportifs de Paris 13 avec Amnesty

avril 28, 2013

Décidément, ce Printemps des Droits Humains est marqué par la nouveauté, à la fois dans les formes d’actions militantes proposées et les personnes à qui elles s’adressent.

Des maisons pour le Brésil:

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Sur le campus de Paris 13 comme partout en France, les Antennes-Jeunes ont d’abord demandé au grand public de manifester son soutien aux victimes d’expulsions forcées au Brésil, non pas à travers la traditionnelle pétition, mais d’une manière plus originale et créative : symboliser le droit universel au logement en fabriquant des origamis en forme de maison, personnalisées avec dessins et couleurs sur lesquelles on inscrivait ce message en portugais.  Toutes les maisons recueillies seront par la suite envoyées au Brésil car l’objectif est d’accompagner d’un soutien moral aux personnes qui se battent dans leur pays contre le risque d’expulsion le travail de plaidoyer que fait Amnesty International auprès des autorités. https://amnestyparis13.wordpress.com/2013/04/21/retours-croises-et-en-images-sur-une-action-originale-pdh-a-paris-13/

Les sportifs avec Amnesty :

L’autre originalité de la campagne réside dans la façon dont Amnesty international met en lumière le lien qui existe entre certaines de ces expulsions forcées et l’organisation d’événements sportifs tels que la Coupe du Monde de Football et les Jeux Olympiques de Rio. Loin d’appeler au boycott de ces compétitions ou de les condamner dans l’absolu, Amnesty fait appel aux sportifs eux-mêmes pour souligner que de telles manifestations peuvent et doivent s’accompagner du respect des droits humains, que ces expulsions ne sont pas une fatalité et ne correspondent pas aux valeurs qu’ils portent.

Tous aux gymnase !

P1040030À Paris 13, les représentants de l’Antenne-Jeunes d’Amnesty sont donc partis à a chasse aux images au Gymnase Jackson Richardson.  Après un mail envoyé au directeur du Service des Sports et à la Directrice de Communication de l’université, pour avoir leur accord, il ne restait plus qu’à aller à la rencontre des étudiants inscrits dans diverses disciplines sportives pour leur proposer de participer à cette campagne.

La première réaction de surprise passée – cette action est décidément inhabituelle et il faut quelques explications pour que la démarche soit comprise – la plupart des jeunes accepte de poser pour la bonne cause, avec leur dossard « Expulsions forcées, STOP ! ». Leurs photos feront donc partie d’un album qui sera bientôt en ligne sur le site amnesty.fr mais en attendant, découvrez les dans l’album ci-dessous et bravo aux sportifs de l’Université Paris 13 pour leur soutien !

Retours croisés et en images sur une action originale (PDH à Paris 13)

avril 21, 2013

P1030930Laura : « Après avoir délaissé Amnesty pendant quelques mois, me voilà de retour au sein de l’Antenne -Jeunes et dès ma première réunion, on m’informe qu’une action aura lieu le mardi suivant, car c’est le Printemps des Droits Humains!
Et c’est reparti! Me retrouver dans ce mouvement, au coeur de l’action, savoir que j’agis pour une bonne cause, m’a donné une énergie folle et plein de motivation!
De plus, même si j’avais déjà participé à plusieurs actions, celle-ci était différente car elle ne consistait pas à faire signer des pétitions mais, dans un esprit plus créatif, à créer des origamis en forme de maison sur laquelle on inscrivait un message de soutien aux personnes qui, au Brésil, subissent les expulsions forcées à cause de la future Coupe du Monde de Football et des Jeux Olympiques prévus à Rio. »

P1030932Camille : « Le beau temps était au rendez-vous, ce mardi. Idéal pour un stand un peu particulier avec son activité d’origami proposée à ceux qui passaient dans le forum. Le fait d’avoir une activité plus ludique et créative, et de pouvoir personnaliser sa maison, son message avec des dessins au crayon de couleur a permis d’impliquer encore davantage les personnes qui venaient vers nous.

Le thème du Printemps des Droits Humains, « Stop aux expulsions forcées », était facile à porter auprès du public. Beaucoup n’en avaient pas entendu parler et cela était d’autant plus facile de les convaincre de faire l’action que nous parlions de pays étrangers. Nous l’avions constaté lors du Marathon des signatures en décembre dernier, lorsqu’on abordait la question des populations Roms en France, également touchées en masse par les expulsions forcées, le sujet risquait de devenir beaucoup plus polémique, et les échanges étaient plus difficiles.

Contrairement au Marathon des signatures, cette action nous a permis de consacrer plus de temps à discuster avec ceux qui venaient au stand. Plusieurs personnes ayant laissé leurs adresses e-mails, on espère qu’elles s’engageront dans l’AJ l’année prochaine ! »

P1030948Léa : « Un petit peu inquiète dans un premier temps que cette action soit moins efficace si elle semblait à certains un peu puérile, j’ai été agréablement surprise par la  réceptivité des étudiants à la campagne. En effet, à part 2 ou 3 personnes qui ne concevaient pas bien la portée de l’action, tous ont pris plaisir à  y participer et mettait du cœur dans la réalisation de leur maison. L’action a donc à mon avis permis d’instaurer une bonne humeur et une atmosphère plus détendue, ce qui, à mon avis, a beaucoup facilité le travail de sensibilisation sur le thème des expulsions forcées.

Ce qui m’a particulièrement plu dans cette action ç’a été ce contact avec les gens. J’ai beaucoup apprécié d’avoir le temps de leur parler, de pouvoir bien expliquer la situation de ces personnes expulsées pendant qu’ils prenaient la peine de personnaliser leurs messages. Ca été vraiment un beau moment d’échange et de communication. »

Cécile : Merci aussi à Isabelle, notre « médiatrice artistique » hors pair, sans qui  cette action n’aurait pas été aussi réussie ! Elle a su, dans la joie et la bonne humeur, l’air de rien, amener les participants à prendre plaisir à exprimer leur créativité à travers ce geste de solidarité. Nous avons recueilli 52 origami-maisons et autant de contacts. Et ce n’est que le début ! L’Antenne-Jeunes poursuit son Printemps des Droits Humains en allant sensibiliser les sportifs de Paris 13 à cette question des explusions forcées liées aux grands événements sportifs. La suite au prochain épisode… En attendant, découvrez en images cette action originale, créative et conviviale ! (cliquez sur les photos, elles apparaîtront en plus grand format)

Printemps des Droits Humains 2013 à Paris 13 !

avril 15, 2013

578257_491245164268106_1062346266_nEt voilà, le printemps est de retour, et  c’est aussi l’occasion de lancer notre opération  « Printemps des droits humains », reprise comme chaque année par toutes les Antennes-Jeunes de France.

Pour l’édition 2013, un autre volet de la campagne mondiale « Exigeons la dignité », déjà relayée à Paris 13, a été retenu : Stop aux expulsions forcées dans les bidonvilles, avec un coup de projecteur sur le Cambodge, le Brésil et le Nigéria.

Difficile à croire, mais pourtant tristement vrai, plus d’un milliard de personnes vivent dans des quartiers informels ou des bidonvilles aujourd’hui, pour des raisons multiples : exode rural, conflits, catastrophes naturelles, changements climatiques ou spéculation foncière…

Ces populations sont extrêmement fragilisées car la question de l’habitat n’est que l’une d’une série de violations des droits fondamentaux : accès à l’eau et à des installations sanitaires, à la sécurité, à l’éducation… Lorsqu’elles ne sont pas victimes d’intimidations et de menaces parce qu’elles osent se révolter contre leur condition, ces personnes vivant dans des bidonvilles ont de toute façon beaucoup de difficultés à avoir accès à la protection de leurs droits par la justice.

De nombreux gouvernements font fi des normes internationales et n’hésitent pas à procéder à des expulsions massives pour détruire des quartiers entiers. Leur objectif ? Pouvoir mener à bien des projets d’urbanisme tels que des chantiers « d’embellissement », ou des grands projets d’aménagement liés par exemple à l’accueil de compétitions sportives ou autres événements : après les Jeux olympiques de Pékin (2008), c’est la Coupe du monde de football au Brésil (2014), et les Jeux olympiques de Rio (2016) qui vont malheureusement s’accompagner d’expulsions forcées massives.

Comment définit-on une expulsion forcée ? Les critères sont clairs : contrainte et absence de concertation, de protection juridique ou d’indemnisation. Il faut également rappeler que ce genre d’expulsion est considéré comme illégal au regard des normes internationales établies par les Nations Unies.

Pour interpeller le grand public, sensibiliser au fait qu’un toit est un droit, que chacun a le droit de vivre dans la dignité et le respect de ses droits fondamentaux, nous organiserons une opération sur le campus de Paris 13 le 16 avril 2013 entre 12h et 14h :

523499_497081210351168_723903368_n– stand d’information et appel à la solidarité sous une forme créative, à travers la fabrication d’origami en forme de maison, sur laquelle on pourra inscrire ce message en portugais : »Nós apoiamos sua luta contra as remoções forçadas » (« Nous soutenons votre lutte contre les expulsions  ») et ensuite écrire ou dessiner ce que l’on souhaite ajouter.

– diffusion de spots sur la campagne « Stop aux expulsions », et découverte sur ordinateur du site http://respectmyrights.org/housing, pour mieux comprendre ce qu’est la réalité d’une expulsion.

– proposition d’une pétition-photo à tous les sportifs, avec sur leur dossard le logo de la campagne, pour appeler le Brésil à ne pas procéder à des expulsions massives sous prétexte que deux événements sportifs majeurs vont se dérouler dans le pays.

Alors on vous attend nombreux au forum de Villetaneuse ! Pour vous montrer à quel point notre mobilisation et notre solidarité sont importantes pour ces populations, voici l’une des vidéos de la campagne :

Témoignage à Paris 13 : Pollution pétrolière au Nigéria et bras de fer contre Shell

décembre 22, 2012

Grande émotion d’accueillir, pour la clôture du Marathon des signatures 2012, le pasteur Christian Lekova Kpandei, pilier de la communauté de Bodo au Nigéria. Il est venu à la rencontre des étudiants et personnels de l’université Paris 13 pour témoigner de la pollution pétrolière incontrôlée qui détruit la vie d’environ 69 000 habitants depuis 4 ans. Avec chaleur, passion et conviction, il nous a raconté le combat qu’il mène, avec sa communauté et le soutien d’Amnesty International, contre Shell.

Interviewé par Cécile Coudriou, (à la fois enseignante à Paris 13 et vice-présidente d’Amnesty France), Christian évoque tout d’abord la vie de la communauté de Bodo, avant 2008 : c’était une communauté prospère, qui profitait des ressources en poisson abondantes du delta du Niger et des terres agricoles. Les enfants pouvaient ainsi aller à l’école et à l’université. Christian, pasteur dans une église, possédait une ferme piscicole qui lui permettait de subvenir aux besoins de sa famille, sa femme, ses deux enfants, et les cinq orphelins qu’il avait recueillis, et d’aider les plus défavorisés de la communauté. Il employait même 10 personnes qui gagnaient convenablement leur vie.

Mais depuis la catastrophe, le jour où l’environnement a été soudainement contaminé par une marée de pétrole brut , les habitants de Bodo vivent une véritable tragédie, à la fois écologique, économique, et sanitaire : ils ont perdu tout moyen de subsistance car l’écosystème est détruit, ils doivent boire de l’eau polluée, manger des poissons contaminés, cultiver des terres souillées, et respirer un air vicié par le pétrole et le gaz. La cause de ce déversement de pétrole qui continue depuis quatre ans ? Deux fuites dans l’un des pipelines de la société pétrolière Shell qui traversent le village, équipement vétuste – « aussi vieux que moi », ironise Christian, qui a 50 ans – mal entretenu et percé par la corrosion.

Puis, Christian explique que Shell n’a pas tout de suite reconnu sa responsabilité malgré l’action immédiate des habitants, et a prétendu que la majorité des déversements d’hydrocarbures étaient dus au vandalisme, au détournement illégal, ou surtout au sabotage par des groupes de militants. Cette situation est malheureusement représentative de ce qui se passe dans le delta du Niger, où les multinationales qui exploitent le pétrole polluent en toute impunité et plongent des communautés entières dans la misère. En effet, l’Etat nigérian, dont plus de 90% du budget provient des industries pétrolières, est bien trop dépendant pour réglementer les compagnies.

Face à la corruption omniprésente au Nigéria, les habitants de Bodo ont engagé en avril 2011 une procédure à Londres, où se situe le siège de Shell, pour que l’entreprise répare les fuites, nettoie la zone et indemnise décemment les victimes. Ils sont soutenus dans ce combat par Amnesty International, qui travaille en colllaboration avec des ONG locales comme le Centre pour le développement, l’environnement et les droits humains. Les ONG ont permis des recherches scientifiques poussées pour constater les dégâts  environnementaux, et d’après Christian, la présence d’Amnesty International a aussi entraîné celle des médias les plus importants et a donc contribué à exposer le cas de Bodo au monde entier.

Cette rencontre, temps fort du Marathon des signatures, restera gravée dans les mémoires. Recevoir l’une des personnes que l’on défend à travers les pétitions rend indéniablement l’engagement plus fort et plus concret. La salle de 75 places était pleine à craquer, pour le plus grand bonheur de Christian Lekova et des militants d’Amnesty. Christian a beaucoup insisté sur le fait que parler de son histoire, obtenir des signatures, était important car cela contribuait grandement à la fois à soutenir moralement les personnes dont les droits sont bafoués et à faire pression sur les responsables. Pour les militants  qui se sont engagés dans le Marathon, cela fait vraiment une différence de placer une réalité, un visage derrière une signature qui a pris quelques secondes. On prend le temps de comprendre  pourquoi et comment a pu arriver une telle violation des droits et ce qu’il est possible de faire pour aider ceux qui en sont victimes. Ce témoignage a été un moment très précieux, touchant et chaleureux, qui donne encore plus d’énergie pour continuer à défendre les droits humains.

Depuis, nous avons suivi de près l’actualité du combat de la communauté de Bodo et nous avons constaté avec beaucoup d’enthousiasme les premiers effets de la mobilisation, notamment le jugement rendu vendredi 14 décembre par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO : la cour a conclu à l’unanimité que le gouvernement nigérian était responsable des violations commises par les compagnies pétrolières et a indiqué clairement que le gouvernement devait demander aux entreprises et autres responsables de rendre des comptes. Il faut à présent continuer la mobilisation pour que le gouvernement nigérian suive ces conclusions.

Camille Hervé, avec la participation de Quentin Beucler et de Cécile Coudriou

Campagne « Exigeons la Dignité » à Paris 13 :

avril 6, 2011

Le projet : Depuis la fin de l’année dernière il était prévu que l’action à Paris 13 pour le Printemps des Droits Humains 2011 (PDH pour les intimes…) soit consacrée à l’organisation d’un double événement autour de la campagne « Exigeons la Dignité » : d’une part, dans le cadre d’un nouveau cycle de conférences ouvertes proposé par le Service Formation d’Amnesty France,  l’Antenne-jeunes de Paris 13  s’était portée volontaire pour participer à cette action de sensibilisation du grand public : une conférence-débat serait donc animée par le responsable de la campagne « Dignité », Yves Prigent, le jeudi 24 mars entre midi et deux, dans un amphi du campus.

D’autre part une exposition de photographies intitulée « Dignité » voyageait depuis déjà plusieurs mois à travers la France, version itinérante du magnifique projet du collectif « l’Oeil Public ». Les cinq photographes de ce collectif ont accepté de partir en reportage pour Amnesty chacun dans une région différente du monde. L’objectif était de témoigner de la façon dont les violations des droits humains aggravent et perpétuent la pauvreté, mais aussi de donner un visage à tous ceux qui ne demandent que le respect auquel tout être humain a droit. Cette expo ne pouvait pas ne pas faire étape à Paris 13, et le café-expo fut donc réservé pour la période du 21 au 30 mars.

Les préparatifs :

Dès le 15 mars, l’Antenne-Jeunes de Paris 13 lance une campagne de com’ pour assurer une visibilité maximale à notre double événement. Les murs de Paris 13 se couvrent de notre affiche, des distributions de tracts sont organisées à divers endroits stratégiques du campus. Pour compléter ces outils papier, un affichage numérique sur l’écran du forum, le message avec visuel sur les sites internet et intranet de l’université, et enfin un message d’invitation envoyé par mail à l’ensemble des étudiants et des personnels.

Négociations ! Malgré toute cette campagne de com’ et sa gamme d’outils, il ne s’agissait pas de pêcher par excès d’optimisme pour autant ! On connaît tous la difficulté d’attirer un public à une conférence à l’heure du déjeuner, lorsque la semaine entière est déjà consacrée à des cours, il fallait donc accompagner cette campagne de prise de contacts plus personnalisés pour tenter d’engager des gens à participer à notre événement. C’est pourquoi Cécile Coudriou a également démarché auprès de ses collègues, notamment ceux qui étaient déjà sensibles à la cause et susceptibles d’inciter  leurs étudiants à assister à la conférence, voire de les y accompagner.

Visites guidées :

Elle a également proposé des visites guidées de l’exposition à des étudiants et des membres du personnel, ce qui a permis de répondre plus précisément à des questions concernant la démarche d’Amnesty International et celle des photographes. Il faut dire que cette expo est un formidable support pour faire comprendre l’élargissement de notre mission à l’ensemble des droits énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et notre combat contre différentes violations de droits fondamentaux comme celui à la santé, au logement, à l’éducation ou encore à celui de vivre dans un environnement sain.

L’exposition se divise en 5 sections :

– Egypte, les oubliés du Caire (Philippe Brouault)

– Inde : la guerre des terres dans l’état de l’Orissa (Johann Rousselot)

– Macédoine : la discrimination des Roms (Jean-François Joly)

-Mexique : violences dans la Montana (Guillaume Herbaut)

– Nigéria : les délogés de Lagos (Michael Zumstein)

La conférence-débat :


Tout d’abord elle fut un succès au-delà de nos espérances en termes de public : presque 100 personnes se sont déplacées ! D’autre part, elle n’a jamais aussi bien porté son nom : en effet,  on sait que le défi est de ne pas faire apparaître cet événement comme « un cours magistral de plus », et Yves Prigent a su relever ce défi en privilégiant véritablement l’échange et l’interactivité. Sachant que le public ne serait pas forcément très averti, nous avions prévu le déroulé suivant avant la conférence elle-même : on a commencé par plonger dans le noir l’amphi pour diffuser le spot « Projection », (réalisé pour les 50 ans d’Amnesty) histoire de mettre l’auditoire dans l’ambiance, car c’est un spot particulièrement intense ; puis l’Antenne-Jeunes est montée à la tribune. Charlotte (déjà sur scène pour introduire le Marathon des signatures en décembre 2010) était chargée de résumer en quelques minutes ce qu’est Amnesty, son logo, sa mission;  enfin, Soucithra a expliqué en quoi consiste une Antenne-Jeunes avant de laisser la parole à Yves. Celui-ci a fait une présentation suffisamment synthétique de la campagne « Dignité » et de ses enjeux  pour laisser au public près de 3/4 d’heure pour poser des questions . Fort heureusement, car elles ont littéralement fusé, permettant d’aborder toute sortes de sujets : la dignité bien sûr, mais aussi les moyens de pression sur les états, les entreprises, les institutions telles que le FMI, l’importance de l’indépendance financière, le militantisme de terrain caractéristique d’Amnesty et bien d’autres encore…

Pendant la conférence, on a distribué des brochures présentant la campagne et des exemplaires de la DUDH (déclaration universelle des droits de l’Homme). On a également fait circuler deux documents : l’un pour recueillir les coordonnées des personnes souhaitant à l’avenir être informées de nos actions et éventuellement y participer, ainsi que la pétition « Donnez aux droits force de loi » : l’objectif est de demander au président Sarkozy de faire en sorte que la France ratifie le Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). Ce protocole crée un nouveau mécanisme international donnant aux personnes lésées qui n’ont pas pu obtenir un recours au niveau national la possibilité d’obtenir justice au niveau international (via les Nations unies). Mais il doit être ratifié par les gouvernements pour devenir contraignant d’un point de vue légal.

Résultats concrets de notre opération, au-delà de l’objectif premier de sensibilisation : nous avons recueilli 82 signatures pour la pétition PIDESC et les cordonnées de 18 personnes. Le public n’est pas reparti les mains vides non plus, car l’événement s’est conclu par une distribution de « goodies », bracelets Dignité, stylos 50e et de calendriers 2010 invendus.

Voici pour conclure un diaporama qui vous fera découvrir en images à la fois les préparatifs, les visites de l’expo et la conférence-débat, et vous convaincra de ne pas rater un tel événement la prochaine fois !…

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Amnesty à Solidays (Article de Vincent Vigouroux)

juillet 23, 2010

Les 25, 26 et 27 juin derniers, ce sont plus de 168 000 festivaliers qui se sont pressés aux portes des Solidays : nouveau record d’affluence pour cette douzième édition du festival solidaire, une occasion unique pour Amnesty International de sensibiliser le plus grand nombre à la thématique de la mortalité maternelle, dans le cadre de la campagne (((Exigeons la Dignitié))).

Cet incroyable succès s’explique en grande partie par une programmation détonnante : Wax Tailor, Hoccus Poccus, Diam’s, -M-, Java, Archive, N.E.R.D., Tumi & Volume, Oxmo Puccino, Rodrigo et Gabriela… autant d’immenses artistes qui sont venus donner de la voix à l’hippodrome de Longchamp au nom de la solidarité. Parce que les Solidays, c’est avant tout un temps de partage et d’écoute où chacun est invité à s’ouvrir et à s’intéresser aux combats que mènent la petite centaine d’associations présentes sous le chapiteau du fameux village solidaire. Impossible dès lors, pour ceux qui ont pris le temps d’y faire un petit détour, d’avoir manqué l’énergie débordante de la vingtaine de bénévoles arborant le dossard jaune et noir d’Amnesty. Impossible aussi de ne pas avoir entendu les exclamations et la bonne humeur des festivaliers qui, encouragés par les cris et le mégaphone des bénévoles, se prêtaient volontiers à notre animation, la Roue de l’Infortune.

La Roue de l’Infortune proposait aux festivaliers de se mettre symboliquement dans la peau d’une femme burkinabè enceinte devant se rendre à l’hôpital pour accoucher. Chaque participant portait un sac à dos lesté sur le ventre pour traduire la grossesse et était ensuite invité, seul ou contre un adversaire, à finir un parcours du combattant en un minimum de temps.

Au préalable, et afin de se sensibiliser aux difficultés inhérentes à la situation du Burkina Faso, les participants faisaient tourner la Roue de l’Infortune et, en fonction de la case sur laquelle ils tombaient, héritaient d’une « infortune », une difficulté supplémentaire à leur parcours reflétant symboliquement la dure réalité des femmes enceintes burkinabè.

Après l’animation, les festivaliers étaient dirigés vers un mannequin symbolisant une femme burkinabè enceinte. En collant sur la robe du mannequin le morceau de pagne qu’ils avaient récupéré en milieu de parcours, ils marquaient leur volonté de protéger les femmes du Burkina Faso et témoignaient leur soutien vis-à-vis de la section burkinabè d’Amnesty International, en faisant écho à la Caravane d’information et de sensibilisation qui avait sillonné le pays.

Au final, un des stands les plus animés du village, des festivaliers enchantés par l’animation et sensibilisés à la thématique, des bénévoles épuisés mais ravis…sans oublier les 2000 signatures récoltées !

Graffiti pour Amnesty au CentQuatre, avec Hip Hop Citoyens et Maquis Art ! (Cécile Coudriou)

juillet 3, 2010

Initiée à l’université Paris 13 en 2008, la collaboration continue entre Amnesty International et Hip Hop Citoyens, et s’enrichit cette fois de la participation de « Maquis Art »  !

Après le concert (((Exigeons la dignité))) du 15 avril au point Éphémère, événement qui avait clôturé le Printemps des Droits Humains (voir article « Concert Hip Hop pour (((Exiger la Dignité))) ») Hip Hop Citoyens s’associent à nouveau à Amnesty autour de cette campagne,  qui illustre le rôle central des droits humains dans la lutte contre la pauvreté.

Mais cette fois, dans le cadre de la quinzaine du Hip Hop à Paris, ce sont non pas des chanteurs hip hop mais plus de dix graffeurs français, américains et brésiliens, artistes réunis par « Maquis Art », qui ont accepté de réaliser le jeudi 1er juillet, un « work in progress » au centre culturel parisien le CentQuatre. (104 Rue d’Aubervilliers, Paris 19e).

Les New Yorkais PART ONE et SONIC, les Brésiliens MENT et BIG, ainsi que KAYONE, FAST, BANGA, BEARZ, IOYE, JAYE, JOW.L, ont réalisé des oeuvres chacun dans leur style, ainsi que cette fresque collective de 4 x 10 m, sur le thème du combat d’Amnesty International pour les droits humains et la dignité.

Après avoir été présentées jusqu’à dimanche au 104, les  10 peintures, découpées sur la totalité de la fresque, seront mises en vente pour les particuliers et le public par Hip Hop Citoyens, au profit d’Amnesty International France.

Le jeudi 1er juillet, des militants d’Amnesty étaient présents sur le site du 104 : ils ont pu sensibiliser les visiteurs à la particularité de cette campagne Dignité – élargissement de notre mission à la défense des droits économiques sociaux et culturels, interpellation à travers des cartes-pétitions des entreprises coupables de violations et non plus uniquement les gouvernements… Mais il était tout aussi important de rencontrer les artistes pour échanger avec eux sur ce qui avait inspiré leur oeuvre : avec le graffeur Banga, évocation de la mortalité maternelle en Afrique, mais aussi de l’avenir malheureusement tout tracé pour le bébé, futur enfant soldat, avec la présence du fusil… Au-dessus, avec ce personnage cruel pressant un coeur, c’est, selon Fast (du crew UV.PTK), la répression que subissent les militants ou défenseurs des droits humains. Les barbelés évoquent les prisonniers d’opinion, tout comme les mains en forme de colombes… Ou encore, ce personnage dessiné par Jow.L, semblant sorti du film Avatar,  défend peut-être son droit à vivre dignement sur son territoire comme le peuple d’Orissa en Inde, malheureusement menacé par la pollution que provoque l’entreprise Vedanta, ou les populations du Delta du Niger plongées en enfer par Shell …

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Il est important qu’un mouvement comme Amnesty International, dont la réputation et le sérieux sont déjà reconnus à travers le monde, puisse aussi aller à la rencontre de nouveaux publics, notamment en allant chercher les jeunes là où ils sont, et de faire en sorte qu’ils nous rejoignent !

La culture du Hip Hop est elle-même porteuse d’engagement militant, parfois d’ailleurs aux risques et périls des artistes… Pour certains graffeurs, en Chine ou en Israël/Palestine par exemple, s’exprimer sur un mur peut s’avérer une activité dangereuse…

N’est-il pas tout naturel que les chemins de l’art urbain et du militantisme d’Amnesty se croisent sur ces valeurs universelles de liberté et de dignité ? Pour notre mouvement, toutes ces collaborations artistiques sont des moments très précieux. Alors, un grand bravo à tous les graffeurs, et on croise les doigts pour la vente !… Car Amnesty International un est mouvement totalement indépendant de tout gouvernement, toute tendance politique, tout intérêt économique ou croyance religieuse. Il n’accepte donc aucune subvention ni aucun dons d’états ou de partis politiques, et ne peut agir en faveur des droits humains que grâce à la générosité du public.

Si vous n’avez pas la possibilité de vous rendre au 104 à Paris, vous pouvez aussi vous renseigner sur la campagne (((Exigeons la Dignité))) ici :

http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/exigeons_la_dignite

et signer en ligne nos actions en cliquant sur ces liens :

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/inde_arreter_les_projets_de_mine_et_raffinerie_tant_que_les_droits_humains

_ne_sont_pas_respectes/petition_au_ministre_indien_de_l_environnement

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/nigeria_le_fleau_de_l_or_noir/carte_au_ministre_obong_ufot_ekaette

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/combattre_la_mortalite_maternelle_au_burkina_faso/ameliorer_la_sante_maternelle_au_burkina_faso

Si vous voulez découvrir la vidéo du reportage fait par Canal Street, (dont seule une partie est consacrée au graf au 104), c’est  là :

http://canalstreet.canalplus.fr/musique/paris-hip-hop/paris-hip-hop-expo-graffiti-concert-nessbeal-a-la-cigale

Concert Hip Hop pour (((Exiger la Dignité))) (article de Cécile Coudriou)

avril 21, 2010

On peut dire qu’on a fini en beauté ce temps fort qu’est le Printemps des Droits Humains pour tous les jeunes d’Amnesty ! Après une série d’événements et d’actions organisés dans diverses universités, on a pu déguster un cocktail d’enfer au Point Éphémère le 15 Avril, avec le concert de clôture  organisé  par l’association Hip Hop Citoyens au profit d’Amnesty International : Savant mélange de musique Hip Hop, Rap et Soul, d’ambiance de fête, et une bonne dose de militantisme, bien sûr… Premier ingrédient du succès, cette superbe affiche !

2ème ingrédient, avant le jour J du 15 Avril, promotion de l’événement sur Radio Générations (88.2), avec plusieurs émissions, accueillant les artistes qui avaient répondu à l’appel de Hip Hop Citoyens, mais aussi deux jeunes membres d’Amnesty International, Léa, responsable de l’Antenne-Jeunes de Sciences Po et Pauline, qui a sillonné le Burkina Faso à bord de la Caravane d’Amnesty  pendant cette campagne contre la mortalité maternelle. Voici un petit extrait de l’une de ces interviews, ici avec le groupe Milk Coffee & Sugar :

Au programme donc, 6 groupes ou artistes en solo pour un concert qui a attiré plus de 300 spectateurs, et nous a en plus permis de donner un sacré coup de projecteur  sur  Amnesty International, non seulement à ce public-là mais aussi à tous ceux qui fréquentaient le bar-resto du Point Éphémère, plein à craquer !

Dès la fin de l’après-midi, les jeunes militants, aidés par Rémi, responsable du service Jeunes, avaient installé un stand près de l’entrée, et ils sont aussi allés à la rencontre du public, vêtus de leurs dossards jaunes Amnesty et « armés » de pétitions et stylos : comme dans tous les événements précédents sur les campus, l’heure était à  la campagne mondiale (((Exigeons la Dignité))) et à la lutte contre la mortalité maternelle au Burkina Faso : grâce à ces jeunes, on a vu grandir notre pile de cartes-pétitions à envoyer au ministre de la santé burkinabé, et s’allonger notre liste de signatures pour notre nouvelle pétition, adressée au président du Burkina Faso cette fois.

20h30, place aux artistes et à Siaka, le « MC », qui n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler l’importance de notre combat et notre slogan « Vos signatures ont du pouvoir »… Des spots d’Amnesty ont également été diffusés pendant les intermèdes entre deux groupes, pour illustrer nos combats pour les droits humains. (Merci au stagiaire Vincent, pour la compilation de clips qu’il avait préparée 8) )

Voici  un diaporama  des temps forts de cette soirée, dans lequel, malheureusement, tous les artistes n’apparaissent pas, car la batterie de l’appareil photo a rendu l’âme avant la fin… Mais on y découvre quand même Rony, puis Milk Coffee & Sugar, suivis de Siaka le MC, et enfin Vicelow.  Avant les images du concert, on peut aussi voir celles de la rencontre et du repas avec les artistes, et des échanges entre les jeunes militants et le public.

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Avec le son, c’est mieux, n’est-ce pas ? Alors, pour avoir une idée de l’ambiance pendant ce concert, une petite vidéo du groupe Milk Coffee & Sugar :

BRAVO ! Oui, vraiment un cocktail d’enfer, dégusté avec bonheur, et ce n’est certainement pas la dernière fois qu’on vous le proposera… MERCI les artistes, MERCI Hip Hop Citoyens, et bien sûr MERCI à tous les militants et au public !

Mission de Printemps accomplie à Paris 13 !

avril 14, 2010

Quelle belle journée de Printemps pour les droits humains et la dignité sur notre campus de Villetaneuse !

Les membres de l’Antenne-Jeunes avaient installé dès le matin une expo sur la campagne Mortalité Maternelle au Burkina Faso et un coin vidéo où on pouvait se renseigner sur Amnesty International en général en regardant différents clips :

Voici notre stand, aux couleurs d’Amnesty bien sûr – grâce à quoi on nous voit de loin – avec en plus, un hommage à l’Afrique, avec les petites poupées et surtout de la musique Burkinabé, ce qui a bien contribué à mettre de l’ambiance et attirer du monde :

Nos déguisements, mettant en scène cette thématique de l’accès aux soins pour les femmes enceintes au Burkina, nous ont aussi sacrément aidés à ne pas passer inaperçu…

Assez rapidement, le forum de notre campus se remplit et l’action bat son plein à l’heure du déjeûner :

Comme à chaque fois, le fait d’avoir un stand n’empêche pas d’aller vers le plus de gens possible pour les inciter à participer à notre opération cartes postales envoyées au Ministre de la santé Burkinabé. L’idée est de faire des recommandations aux autorités pour améliorer la santé maternelle, de leur rappeler leurs devoirs en matière de droits humains.

Et c’est toujours un plaisir d’échanger et de se voir accueillir avec le sourire  sur ce campus !

Un étudiant a même fait spécialement pour Amnesty un dessin, inspiré de notre action contre la mortalité maternelle, et il a tenu à nous en faire cadeau :

Par ailleurs, cette fois-ci, on a eu du renfort, car le Service Jeunes s’est déplacé jusqu’à Paris 13. Voici Rémi Farge, responsable du service :

Pascale, qui s’occupe de la com’ de ce service, à droite de Cécile Coudriou sur cette photo :

Et Vincent, le stagiaire, qui manifestement prend goût à l’action de terrain !

Laura et Sarah n’ont pas hésité à prendre le micro pour lire des témoignages et faire le récit de ce qui se passe malheureusement encore trop souvent au Burkina Faso : difficultés d’accès aux soins pour les femmes enceintes, pour des raisons financières et géographiques mais aussi en raison d’une discrimination à l’encontre des femmes, qui ont encore un statut inférieur et ne peuvent pas prendre de décisions pour elles-mêmes :

Grâce à tout cela, 525 CARTES -PÉTITIONS viendront s’ajouter à toutes celles qu’Amnesty International a déjà récoltées, et ce n’est pas fini… Ça fait tellement plaisir de voir ce résultat !

Alors, « thumbs up » à l’Antenne-Jeunes de Paris 13 !!!

On fait vraiment une sacrée équipe, et dans la joie et la bonne humeur, on a fait un boulot d’enfer dont on peut être super fiers…

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à nous rejoindre  ! Écrivez-nous à amnestyajparis13.fr