Archive for the ‘Actions/Campagnes’ Category

« Let’s be Brave » à Paris 13

juin 30, 2019

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Pour notre dernier événement de cette année universitaire, nous avons voulu mettre en avant la campagne Brave d’Amnesty International. Brave est une campagne mondiale de mobilisation pour la défense des défenseurs des droits humains. L’un des temps forts de cette campagne était les dix jours pour signer, pour lequel nous nous étions déjà mobilisés à la fin du premier semestre. Le 8 avril, nous avons donc choisi de mettre en lumière les autres combats de cette campagne, que ce soit le droit des femmes militantes en Arabie Saoudite, la situation de Nasrin Satoudeh en Iran, ou la protection des défenseurs des droits des migrants en France.

 

Peu de temps avant le décret autorisant les femmes à conduire en Arabie Saoudite, plusieurs militantes pour les droits des femmes ont été emprisonnées à tort par le régime. Trois d’entre elles ont été libérées le 28 mars, mais de manière provisoire et plusieurs autres femmes sont encore emprisonnée. La lutte doit encore continuer pour elles. Nous avons donc fait signer des pétitions demandant leur libération aux autorités. Notre action était facilement visible grâce aux panneaux grandeur nature représentant les silhouettes de 3 de ces défenseures, notamment deux qui ont été libérées (Iman al-Nafjan et Aziza al-Yousef) et une encore en prison (Loujain El-Hathloul). Ainsi, ou pouvait démontrer par l’exemple que nos mobilisations obtenaient des résultats, bien qu’il reste encore beaucoup à faire.

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Nous avons également fait signer des pétitions demandant aux autorités françaises la protection des défenseures des droits des personnes exilées, qui font l’objet de pressions de plus en plus importantes en raison de leurs actions pacifiques et désintéressées. Cette pétition a été accompagné du témoignage audio de Loan Torondel, diffusé sur le forum. Ce militant de 22 ans a été poursuivi en justice pour avoir posté une vidéo dénonçant la violence policière contre les migrants.

 

Enfin, nous tenions à alerter l’opinion sur le cas de Nasrin Satoudeh, une militante iranienne condamnée à 148 coups de fouet et 38 ans de prison pour son combat pour la libération des femmes. Nous avons demandé aux personnes intéressées de signer notre lettre adressée aux autorités iraniennes demandant sa libération.

L’événement a été animé par de la musique, des débats, et des ateliers interactifs comme le stand de tatouages Brave et le jeu Memory de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Nos pétitions ont obtenu plus de 160 signatures, et une quinzaine de personnes ont ajouté leur nom à la lettre de soutien à Nasrin. Malgré une affluence moins importante que d’habitude sur le forum de Villetaneuse (dû notamment à la période de fin d’année), ce fut un évènement riche en action et en discussions. Une belle manière de clôturer cette année.

Anis Harbi

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Accueillons les réfugiés ! Message reçu à l’Université Paris 13 !

février 27, 2019

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Le jeudi 21 février 2019 a vu le lancement de l’exposition “accueillons les réfugiés” au Forum de l’Université Paris 13 Villetaneuse. Cette action s’inscrit dans la campagne mondiale d’Amnesty International « I Welcome », qui vise à obtenir une vraie solidarité entre les États pour mieux protéger et accueillir les réfugiés.

L’exposition permet d’en savoir plus sur ce qu’est un réfugié, quels sont ces droits, à quel risque il s’expose. Elle vise aussi à combattre les préjugés et les idées reçues sur l’accueil des réfugiés, notamment l’idée que l’Europe serait « envahie » par ces derniers : en réalité, la moitié des réfugiés sont des femmes et des enfants, et la grande majorité sont accueillis dans des pays en développement. A travers les différents panneaux, le visiteur pourra découvrir les histoires de personnes forcées fuir leur pays, comme ce fut le cas d’Ada, jeune nigérienne victime de violences sexuelles, et qui a réussi à rejoindre l’Italie en passant par la Libye. Enfin, l’exposition montre qu’un accueil humain des réfugiés et possible en présentant plusieurs cas de villes ayant réussi ce pari.

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En plus de présenter l’exposition, l’Antenne Jeunes était aussi présente pour mobiliser les gens autour de cette thématique. Les trois pétitions lancées dans le cadre de la campagne ont rencontré un franc succès auprès des étudiants et personnels de l’université, souvent loin de connaître les conditions véritables dans lesquelles se trouvent les réfugiés :

  • ÉTATS-UNIS : NI ENFERMEMENT, NI SÉPARATION POUR LES DEMANDEURS D’ASILE !

Depuis son élection, le Président Trump tente d’interdire aux personnes ayant traversé irrégulièrement la frontière avec la Mexique de déposer une demande d’asile. Pourtant, le droit international est clair : toute personne qui souhaite demander l’asile a le droit de franchir des frontières, avec ou sans document.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/stop-detention-demandeurs-dasile

  • HALTE AUX EXPULSIONS VERS L’AFGHANISTAN

Le Défenseur des droits a dénoncé la politique de l’externalisation des frontières de l’Union européenne qui l’amène à transiger avec l’Afghanistan et qui encourage les États à accélérer le retour d’Afghans. Le Défenseur des droits a demandé au gouvernement de suspendre l’application de l’Accord UE/Afghanistan et d’arrêter les mesures d’éloignement des personnes gravement malades dans des pays dont on sait qu’elles ne pourront accéder aux traitements nécessaires à leur survie.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/halte-aux-expulsions-vers-lafghanistan

  • STOP À LA DÉTENTION ET À LA VENTE DES RÉFUGIÉS ET DES MIGRANTS EN LIBYE

Torture, détention, exploitation et viol sont des horreurs quotidiennes pour de nombreux réfugiés et migrants piégés en Libye. Mais au lieu de mettre fin à ces atteintes, l’Europe aide la Libye à piéger ces personnes dans l’enfer. En entraînant et en équipant les garde-côtes libyens de bateaux pour renvoyer les migrants vers la Libye, les responsables européens sont indiretement complices de ces souffrances épouvantables.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/stop-a-la-detention-et-vente-des-refugies-et-migrants-en-libye

Les participants n’ont pas hésité à exprimer leur solidarité et leur souhait de contribuer à ce que la France revoit sa politique en faveur des réfugiés. Ainsi, en plus des pétitions, des cartes « Maisons Raisons » ont été mise à disposition des étudiants et personnels  qui pouvaient en quelques mots exprimer leur soutien aux réfugiés et expliquer leurs raisons pour les accueillir. En voici un magnifique exemple :

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Au final, nous avons récoltés près de 400 signatures à nos pétitions et plusieurs dizaines de messages de soutien en faveur  de l’accueil des réfugiés.

L’exposition est toujours visible au forum de Villetaneuse jusqu’au 1er Mars.

Yasmine OUKID et Anis Harbi.

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Violences policières et menace sur le droit de manifester

février 19, 2019

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Ce début d’année 2019 a été marqué par une violente répression des mouvements sociaux en France. Avec les Gilets Jaunes, le mouvement étudiant, et la successions des manifestations, nous avons été nombreux à être choqués par les violences policières en manifestation (usage abusif des grenades de désencerclement, tirs de Flashball en pleine tête, intimidation des journalistes qui documentaient les manifestations…)  et la remise en cause plus globale du droit de manifester. Plus récemment, la nouvelle loi dite « anticasseurs » votée à l’Assemblé Nationale vient plus profondément fragiliser ce droit essentiel. Notamment en étendant la possibilité au Préfet d’interdire à certaines personnes de manifester sur des critères trop flous et donc arbitraires, ou encore en interdisant au individus de se couvrir le visage durant les manifestations.

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C’est donc avec ce sujet très actuel et sensible que l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 a décidé de débuter son action en 2019. Nous avons estimé important d’informer les gens sur  le droit de manifester au regard du droit international, et de les sensibiliser sur ses enjeux actuels. Pour cela, nous avons eu recours à un quizz, basé sur l’article d’Amnesty « Infos et Intox sur le droit de manifester ». Nous avons en avons repris les éléments essentiels, et nous l’avons actualisé en ajoutant des points importants sur l’usage abusif de la force par les représentants de l’ordre, et sur la dérive que représente la loi Anticasseurs. Afin de donner aux participants la possibilité d’agir, nous leur avons également proposé des modèles de tweet à envoyer à Emmanuel Macron et Christophe Castaner, réclamant qu’ils protègent et assurent le droit de manifester.

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Le quizz s’est avéré être un outil pédagogique très efficace, qui nous a permis de transmettre notre message de manière interactive  et d’attirer l’attention des gens, y compris ceux qui ne semblaient pas particulièrement intéressés au départ. La plupart des personnes rencontrés se sont montrés réceptives et ont fait preuve d’un vif intérêt pour ce sujet. Beaucoup partageaient d’ailleurs nos inquiétudes face aux récents événements.

Le prochain rendez-vous d’Amnesty International à Paris 13 vous est donné le 21 Janvier, avec l’inauguration de l’exposition « Accueillons les réfugiés », qui se tiendra au forum de Villetaneuse jusqu’au 1er Mars.

Anis Harbi

Conférence sur les Rohingyas avec « Amnesty à Paris 13 »

décembre 23, 2018

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Après un semestre chargé en événements, l’Antenne-Jeunes de Paris 13 a conclu l’année 2018 par une rencontre avec Morgane Eches, bénévole à Amnesty International France et spécialiste du Myanmar (Birmanie). Nous l’avons invitée sur le campus de Villetaneuse le jeudi 6 Décembre pour débattre avec les étudiants sur le thème « Les Rohingyas : crise humanitaire et violations des droits humains ». Cette minorité ethnique de confession musulmane est en effet persécutée dans un pays à majorité Bouddhiste. Après un pic de couverture médiatique l’année dernière, cette crise humanitaire ne fait plus l’actualité aujourd’hui. Pourtant, la situation des Rohingyas est toujours critique, et nous estimons qu’il est important de continuer à en parler.

L’une des causes historiques du rejet voire la haine dont font l’objet les Rohingyas est qu’ils ont soutenu les anglais à l’époque coloniale et ont obtenu de hauts postes dans l’administration. Peuple apatride depuis 1982 car ils ne font pas partie des ethnies reconnues en Birmanie, et ils vivent sous un régime d’apartheid. Aujourd’hui, ils sont considérés comme l’une des minorités les plus persécutées au monde. Leur persécution s’est intensifiée lorsque des groupes armés radicaux rohingyas ont attaqué des postes de police dans l’état du Rakhine en 2016. La réponse du pouvoir a été disproportionnée : des bataillons de l’armée Birmane ont brûlé les villages des Rohingyas, ont commis des violences terribles et les ont poussés à fuir le pays.

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Le plus fort de la crise des Rohingyas a eu lieu durant l’été 2017, avec environ deux mille personnes qui ont traversé la frontière avec le Bangladesh chaque jour. Ils sont aujourd’hui plus de 700 000 dans des camps, dont la moitié sont des enfants. N’ayant pas de statut de réfugié, ils vivent dans des conditions très inquiétantes : manque de structures de soins et de soutien médical ou psychologique, accouchements non-encadrés résultants de viols collectifs, phénomène de prostitution de mineures et de trafic humain… L’intervention des ONG humanitaires est très compliquée, surtout à cause du manque de moyens et du fait que beaucoup d’entre elles ne sont pas vues d’un bon œil au Bangladesh.

Il existe des alternatives à cette situation, mais elles montrent toutes des limites. Le Bangladesh a évoqué la possibilité de les héberger sur une île dans le golfe du Bengale, mais les ONG ont contesté ce choix car l’endroit est sujet à des vents de sable et les réfugiés seraient livrés à eux-mêmes, sans eau ni électricité. Le retour en Birmanie reste compliqué puisque les villages des Rohingyas ont été brûlés et parce qu’ils risqueraient d’être confrontés aux mêmes discriminations et persécutions : la campagne de violence contre eux n’est pas terminée, et il y a toujours des mines explosives et des soldats armés aux frontières. Une piste pour en finir avec les discriminations à l’encontre des Rohingyas serait de déclarer la constitution de la Birmanie comme nulle et non-avenue, comme cela a été fait en Afrique du Sud lorsque l’Apartheid y a été aboli. Mais il faut d’abord et avant tout que les militaires au pouvoir en Birmanie, responsables de la crise, soient destitués.

Après l’exposé de Morgane Eches, entrecoupé de vidéos, les étudiants ont eu l’occasion de poser leurs questions sur le sujet. Nous avons pu parler de l’opinion publique en Birmanie, qui est très défavorable à la reconnaissance des droits des Rohingyas, influencée par une campagne de propagande menée par des moines bouddhistes nationalistes et relayée en masse sur les réseaux sociaux. Nous avons aussi évoqué le rôle d’Aung San Suu Kyi et les raisons pour lesquelles elle a tant déçu. (Amnesty International lui a d’ailleurs retiré son prix d' »Ambassadeur de conscience » : https://www.amnesty.fr/conflits-armes-et-populations/actualites/aung-san-suu-kyi )

Le rôle de la communauté internationale a aussi été discuté. L’intervention de l’ONU s’est révélée compliquée car le Myanmar refusait l’entrée à des enquêteurs, mais la France a tout de même joué un rôle clé pour tenter de sortir de la crise et notamment en demandant des enquêtes internationales, une « mission d’établissement des faits ». Malheureusement, les médias n’en parlent qu’à des moments clés (la presse britannique plus que les autres en raison des liens historiques avec le pays), d’où la nécessité pour les ONG de continuer à se mobiliser.

Quant aux célébrités qui sont venues en aide aux réfugiés (La fameuse « Love Army » par exemple), ils n’ont pas souhaité travailler avec des ONG. Leur action, aussi louable soit-elle, a donc été teintée d’un certain amateurisme du fait de leur manque d’expertise en la matière.En conclusion, la solution idéale pour sortir de la crise reste le retour des Rohingyas en Birmanie dès que les conditions seront réunies, le départ des militaires au pouvoir et l’accès à la justice pour les victimes des crimes contre l’humanité commis par les militaires.

Cette rencontre à Paris 13 fut un moment fort d’éveil des consciences chez les étudiants, venus nombreux. Ils étaient manifestement très à l’aise pour poser des questions et les retours par la suite ont été très positifs. L’Antenne-Jeunes est extrêmement reconnaissante à Morgane Eches de s’être rendue disponible pour nous et de nous avoir si bien éclairés !

 

Anis Harbi et Cécile Coudriou

« 10 Jours Pour Signer » édition 2018 avec Amnesty à Paris 13

décembre 22, 2018

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Chaque année, aux alentours du 10 Décembre (Date anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, DUDH), Amnesty International invite le grand public à se mobiliser, à travers l’opération « 10 Jours Pour Signer »,  en faveur de 10 Défenseurs des droits humains persécutés dans leur pays.  L’édition 2018 était spéciale puisque d’une part, elle s’inscrivait dans la célébration des 70 ans de la DUDH et d’autre part, elle était spécifiquement dédiée aux femmes, avec 10 cas de femmes engagées pour les droits humains.

Comme tous les ans, l’Antenne Jeunes de Paris 13 a répondu présente et a organisé cet événement le lundi 3 Décembre au forum de Villetaneuse autour des 6 cas suivants :

– Amal Fathy, accusée de terrorisme après avoir posté une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel.

– Vitalina Koval, défenseure des droits LGBT en Ukraine, victime du harcèlement et des violences de l’extrême droite

– Marielle Franco, militante féministe qui luttait pour les quartiers défavorisés et contre les violences policières, assassinée dans des circonstances suspectes

– Atena Daemi, militante contre la peine de mort, condamnée à 7 ans de prisons après seulement 15 minutes de procès

– Nawal Benaissa, figure du mouvement social Hirak dans la vallée du Rif au Maroc, victime de censure et de répression de la part de l’état

– Le Peuple Sengwer au Kenya, violement expulsé de leurs forêts.

Nous avons aussi invité les gens à signer en ligne pour les 4 autres cas : Nonhle Mbuthuma, sud-africaine menacée de mort pour avoir défendu sa terre face aux intérêts d’une compagnie minière ; Gulzar Duishenova, qui se bat pour les personnes handicapées au Kirghizistan ; Géraldine Chacon, persécutée pour son action auprès des jeunes au Venezuela ; et Pavitri Manhji, harcelée parce qu’elle résiste à de grandes entreprises.

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Pour cette édition 2018, nous avons exposé les affiches des 6 cas choisis et nous avons doublé l’opération signatures d’une opération « découvrez leur visage » : les affiches des défenseures étaient au départ entièrement recouvertes de post-it, et après chaque signature de pétition obtenue, le signataire pouvait retirer un post-it. Ainsi les participants découvraient petit à petit les visages de ces femmes, une signature à la fois.

En plus du stand pétitions, nous avons également proposé plusieurs ateliers : les étudiants pouvaient écrire des messages de soutien, réaliser des dessins ou recevoir des « Free Hugs » en soutien à Vitalina Koval devant l’affiche grand format qui la représentait. Certains ont aussi participé au jeu « Qui sont les défenseurs ? » où ils devaient faire le lien entre un pays, l’action d’une défenseure et les conséquences de cette action. Enfin, en soutien à Atena Daemi, condamné à 7 ans de prison en seulement 15 minutes de procès, nous avons filmé des étudiants qui expliquaient ce que eux faisaient en 15 minutes. Les vidéos seront envoyées à Amnesty International qui en fera un montage et l’adressera aux autorités iraniennes afin de montrer l’absurdité du procès.

Bien qu’une grande majorité se soit montrée sensible à notre cause, nous avons rencontré quelques difficultés face à des personnes qui étaient plus réticentes à certaines causes, notamment concernant la question des droits LGBT.  Néanmoins, ce fut un plaisir d’aller à la rencontre des autres étudiants. Nos échanges ont donné lieu à des discussions importantes, et ont permis d’attirer l’attention sur des situations peu connues et peu médiatisées. Les gens ont pu agir à la fois par le biais des pétitions, mais aussi en montrant leur solidarité à travers de beaux messages de soutien qui encourageront ces défenseures dans leur lutte.

Ce fut donc une intense mobilisation, qui a abouti à 1247 signatures. Celles-ci s’ajouteront à des centaines de milliers d’autres récoltées partout dans le monde, et auront un impact direct sur la situation des personnes défendues.

Anis Harbi, Responsable de l’AJ Paris 13

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On a voté l’abolition de la peine de mort avec Amnesty à Paris 13 !

décembre 8, 2018

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 Le jeudi 22 Novembre, Amnesty International à Paris 13 a organisé une projection-débat sur le thème de la peine de mort. Judith Mayer, une collègue de Cécile Coudriou, (la présidente d’Amnesty France) avait accepté d’ouvrir son cours aux membres de l’Antenne-Jeunes et d’autres étudiants intéressés par ce débat. La discussion, animée par les membres de l’AJ, avait pour but de sensibiliser les participants à notre cause et de voir notamment quel impact pouvaient avoir les vidéos réalisées par Amnesty sur ce sujet.

Nous avons commencé notre rencontre par un vote : nous avons demandé aux participants de s’exprimer pour ou contre l’abolition universelle de la peine de mort. Ils pouvaient voter pour en levant un pouce en l’air, contre avec un pouce vers le bas, ou « ne se prononce pas » en levant les deux mains ouvertes. Si une majorité était favorable à l’abolition, certains étaient neutres voire contre.

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Après ce rapide sondage, nous avons diffusé deux publicités d’Amnesty International. L’une d’elles présentait le cas d’Anthony Graves, condamné à mort aux Etats Unis suite à une erreur judiciaire : il raconte lui-même la torture qu’a représenté le fait d’être dans le couloir de la mort. L’autre, réalisée par Amnesty International UK, exposait avec humour et surtout ironie la pratique barbare de la lapidation en Iran.

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Le débat a ensuite été lancé avec la question suivante : la peine de mort peut-elle être considérée juste et humaine ? Les premières réactions soulignaient le fait qu’on ne pouvait pas donner le pouvoir de vie ou de mort à l’État. Si tout le monde était d’accord pour dire que les cas d’erreurs judiciaires étaient terribles et menaient à la mort d’innocents, certaines personnes estimaient tout de même que la peine de mort était justifiée dans certains cas de crimes graves et avérés, dans l’optique de protéger la société et d’apporter réparation à la famille de la victime. Cela a donné lieu à une discussion plus large sur les possibilités de réhabilitation des criminels : comment peut-on savoir qu’un condamné ne peut pas être réhabilité ? Comment peut-on prédire qu’il va récidiver ? De plus, si rien ne prouve que la peine de mort apporte réparation à la famille de la victime, ne crée-t-elle pas encore plus de deuil pour l’entourage du condamné ?

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Quant à la question du caractère dissuasif de la peine de mort, il est légitime de se demander si l’ordre est mieux maintenu dans les pays qui pratiquent la peine de mort. Comme cela a été dit dans le débat, cette idée est liée aux lois et à la culture de chaque pays (par exemple, on considère en Iran que lapider un infidèle contribue à maintenir un certain ordre moral). Néanmoins, on peut comparer la criminalité en France (pays qui a aboli la peine de mort en 1982) et aux États-Unis (qui pratiquent encore la peine de mort) et se demander s’il y a réellement une différence. En l’occurrence, toutes les statistiques prouvent que la pratique de ce châtiment n’a aucune incidence sur la criminalité.

En conclusion, l’hypothèse a été faite que la peine de mort vient en réponse à une incapacité de la société à répondre aux problématiques liées à la violence et la criminalité (places de prisons, programmes de réinsertion…). Une réforme du système judiciaire permettrait alors de mieux penser les alternatives à la peine de mort et de répondre au crime de manière plus humaine.

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Après ces échanges, nous avons repris la projection avec la vidéo « Comprendre la peine de mort » d’Amnesty International France en collaboration avec le vidéaste Nota Bene. Cette vidéo de neuf minutes expose de manière claire la plupart des arguments d’Amnesty : il s’agit d’une méthode barbare, d’un meurtre prémédité, inefficace pour prévenir le crime, qui étend la souffrance à la famille de l’accusé et qui tue des innocents.

Nous avons ensuite pris un moment pour demander aux participants ce qu’ils ont pensé des vidéos, lesquelles étaient selon eux les plus pertinentes, les plus susceptibles de convaincre. Il s’avère que la vidéo sur la lapidation a beaucoup plu. Le fait de parler d’un sujet aussi grave avec humour produit une dissonance qui peut choquer, mais qui bouscule les consciences et fait réfléchir. La vidéo d’Anthony Graves a quant à elle suscité plus d’émotions : de la tristesse, de la compassion. Elle souligne l’importance d’avoir une seconde chance, et nous pousse à nous demander : ne vaut-il pas mieux qu’un criminel puisse s’échapper plutôt qu’un innocent soit condamné ? La vidéo de Nota Bene est venue compléter les deux autres en apportant des informations nécessaires pour bien appréhender les arguments. Et les participants ont apprécié de pouvoir réfléchir par eux-mêmes et débattre avant de la visionner. Il s’avère donc que la sélection de vidéos mais aussi l’ordre des projections a permis d’aborder de manière équilibrée les arguments factuels contre la peine de mort et des aspects plus émotionnels. Un équilibre nécessaire pour arriver à toucher les gens et les convaincre.

Car si nous voulions créer un débat, nous espérions aussi pouvoir convaincre les gens, leur faire comprendre notre vision. A la fin, nous avons demandé aux participants de voter à nouveau pour ou contre l’abolition de la peine de mort. Et comme on peut le voir sur les photos, nous sommes cette fois-ci arrivés à une décision quasi-unanime puisque personne n’a voté contre.

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Une opération réussie pour l’Antenne-jeunes de Paris 13. La lutte continue, notamment à travers la compagne 10 jours pour signer, où on se mobilise du 1er au 10 Décembre pour 10 défenseures des droits l’Homme. Nous vous donnons également rendez-vous le 6 Décembre, de 13h à 14h en C102, pour une rencontre avec Morgane Eches, spécialiste à Amnesty France de la Birmanie et la question des Rohingyas.

 

Anis HARBI

Je ne suis pas homophobe mais…

novembre 22, 2018

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Le 8 novembre, Amnesty International menait sa première action de l’année 2018/2019 à l’Université Paris 13. Sur le forum du campus de Villetaneuse, les membres de l’antenne jeunes, vêtus aux couleurs d’Amnesty, se sont retrouvés afin de sensibiliser les étudiants aux discriminations contres les personnes LGBTI.(Lesbienne, Gay, Bi, Trans ou Intersexe)

Cette première action est l’aboutissement de deux semaines de préparations. Nous nous sommes inspirés de la dernière campagne de l’antenne jeunes contre l’homophobie, en reprenant les ateliers composés de quizz et de « débats mouvants ». Cependant, nous avons décidé d’étendre le champ de l’action aux LGBT-phobies de manière générale, en incluant les questions de transphobie, de procréation pour les couples de même sexe, et des personnes intersexes. D’autant plus que le 8 Novembre, date à laquelle a eu lieu notre action, est aussi la date de la journée international de solidarité intersexe.

Nous avions donc plusieurs modes d’actions à notre disposition pour aborder ces sujets :

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D’abord le quizz, à base de questions sur l’homophobie en France et dans le monde, sur l’accès à la PMA pour les couples de femmes, et sur les droits des personnes intersexes. Pour cette troisième partie, nous avions élaboré nos questions en nous basant principalement sur le dépliant informatif fourni par Amnesty, et que nous avons distribué en grand nombre sur le forum. Ce document explique de manière claire et dynamique la situation de ses personnes présentant des caractéristiques échappant à la binarité du masculin et du féminin, et qui sont sujettes dès leur naissance à des opérations chirurgicales intrusives, non-consenti et dangereuses pour leur santé.

Ensuite, il y avait les « débats mouvants » : dans le premier, on énonce une situation d’homophobie ou de transphobie, et on demande aux participants d’imaginer leur réaction : en se positionnant du côté gauche pour « Je fais quelque chose » ou à droite pour « Je ne fais rien », plus ou moins loin selon le degré de certitude. Il est ensuite demandé aux participants d’expliquer leur choix. Une fois le débat lancé et les arguments partagés, les étudiants ont la possibilité de se repositionner s’ils ont changé d’avis. Le second jeu vise à explorer des situations plus personnelles et à questionner les différents malaises et biais que chacun peut avoir. On leur demande alors de se placer sur une ligne imaginaire dont une extrémité signifie « Pas de problème » et une autre « Fort sentiment d’inconfort », et ce face à des situations comme : « Un membre de votre famille vous annonce son mariage avec une personne de même sexe », « un membre de votre famille vous annonce vouloir changer de sexe ». Encore une fois, les étudiants sont invités à expliquer leur positionnement, puis ont la possibilité de se déplacer sur la ligne en cas de changement.

Enfin, nous avons participé à l’action urgente d’Amnesty International au Guatemala. Le parlement Guatémaltèque s’apprête à voter une loi discriminatoire envers les femmes et les personnes LGBTI. Cette loi, dite «pour la protection de la vie et de la famille », criminalise l’avortement et les fausses-couches, interdit explicitement le mariage de personnes de même sexe et interdit aux écoles de « traiter de la diversité sexuelle et de l’idéologie du genre ». Nous avons donc écrit une lettre au président du parlement, ainsi qu’au député à l’origine de cette loi, les appelant à la rejeter et à protéger les femmes et les personnes LGBTI. Nous sommes allés à la rencontre des étudiants pour leur parler de cette situation et les inviter à signer notre lettre.

La rencontre avec les étudiants s’est révélée très intéressante pour nous. Certains étaient très informés et déjà touchés par ces problématiques, ils étaient donc d’autant plus motivés à signer les lettres adressées aux parlementaires du Guatemala. Si beaucoup sont sensibles au sujet, d’autres ne sont au contraire pas favorables aux droits des LGBTI, ou préféraient ne pas se positionner sur ces questions. Cela atteste d’autant plus le besoin de continuer aujourd’hui à faire de la sensibilisation autour de ce sujet.

Parmi les personnes que nous avons interpellées, il y en a qui avaient déjà entendu les termes ‘LGBTI’ et ‘intersexe’ mais ne connaissaient pas nécessairement leur signification. D’autres étaient interpellés par le « I » de « LGBTI » et ignoraient ce que ça signifiait. Nous avons donc pu discuter avec beaucoup de monde et les informer sur les droits LGBTI mais aussi les sensibiliser sur les problématiques intersexes aujourd’hui très mal connues.

Les ateliers ont également donné lieu à des discussions intéressantes. Nous avons été agréablement surpris que le quizz ne se soit pas résumé à un simple échange de questions et de réponses, mais ait ouvert sur des débats où les étudiants ont pu donner leur avis sur l’homophobie ou encore l’accès à la PMA. Les jeux ont quant à eux été l’occasion de s’interroger sur des cas de figures réels. Face à des situations d’homophobie et de transphobies, nous avons remarqué que beaucoup d’étudiants envisageaient les réactions possibles en termes d’altercations et de confrontations physiques. Ça a donc été aussi l’occasion de parler des manières sûres et non-violentes dont chacun dispose pour agir contre les violences et discriminations LGBT-phobes.

Si la plupart des étudiants se sont montrés attentifs, ouverts à la discussion et intéressés par notre action, nous avons tout de même rencontré quelques difficultés à les mobiliser assez longtemps pour participer aux ateliers, principalement en raison d’un manque de temps. Néanmoins, cette première action a tout de même abouti à une sensibilisation nécessaire, à des débats importants, et à plus de 150 signatures de notre lettre.

Fiers de ce succès, nous continuons nos actions au sein de l’université. Notre prochain évènement est d’ailleurs prévu Jeudi 22 novembre de midi à 13h en C101. Il s’agira d’une projection-débat autour de la peine de mort. Tous les étudiants de Paris 13 sont les bienvenus.

L’Antenne-Jeunes de l’Université Paris 13

L’homophobie, si on parlait avec Amnesty à Paris 13 ?

février 19, 2018

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L’antenne Jeunes d’Amnesty à Paris 13 s’est une nouvelle fois mobilisée à l’Université de Villetaneuse pour une action de sensibilisation. Cette fois-ci, ce sont les conséquences parfois dramatiques de l’homophobie que nous avons voulu mettre en avant.

Ainsi, le jeudi 2 février, les membres de l’antenne-jeunes ont mis en place plusieurs outils de communication et de sensibilisation sur le forum. En effet, nous avons habillé une partie du forum aux couleurs arc-en-ciel notamment avec une exposition d’Amnesty International illustrant les droits essentiels dont nombre de personnes sont encore privées. Par exemple, chacun a droit « à sa dignité et au libre développement de sa personnalité » (Article 22 DUDH), et « tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi » (Article 7). L’exposition rappelait également des cas de discrimination dans le monde en raison de l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Nous avons également cherché à interpeller de manière ludique les étudiants de Paris 13 au moyen d’un quizz : des questions telles que « dans quels pays l’homosexualité est-elle passible de la peine de mort ? » ou « dans quel pays existe-t-il une loi contre la propagande homosexuelle ? »ont été posées aux étudiants passant par le forum. Pour information, les réponses à la 1ère question sont : Iran, Mauritanie, Arabie Saoudite, Soudan, Yémen et  Émirats Arabes Unis ; et la réponse à la seconde est la Russie. De nombreux étudiants se sont pris au jeu et sont restés un bon moment avec nous afin d’échanger et débattre sur les réponses à ces questions parfois surprenantes. Il est vrai que l’on ne se rend pas toujours compte des difficultés, voire des dangers, auxquels est confrontée une personne homosexuelle ou trans dans certains pays.

Afin de se rendre un peu plus compte encore des préjugés et discriminations dans la vie quotidienne, nous proposions un atelier participatif où l’on demandait aux participants d’imaginer être témoin d’une scène homophobe et de nous expliquer comment il réagirait face à une telle situation. Le but de cette action était avant tout d’instaurer un dialogue, même si nos idées divergeaient parfois sur la question, et de pouvoir débattre et échanger avec un public qui n’est pas forcément acquis à la cause.

« Alors que vous êtes invité à une soirée jeux chez des amis, une des personnes présentes (que vous connaissez peu) fait une blague homophobe. Elle fait bien rire ses deux amis qui l’écoutent : Vous réagissez ou vous ne faites rien ? »

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Enfin, nous avons participé à un « jeu de positionnement » : le but était de répondre à la question : « Si un membre de ma famille annonce son mariage avec quelqu’un du même sexe, comment j’imagine mon degré d’acceptation ou d’inconfort ? ». Nous devions répondre en nous positionnant sur une ligne imaginaire dont une extrémité signifiait « Pas de problème » et l’autre « fort sentiment d’inconfort » et ensuite expliquer aux autres ce positionnement. Cela a permis selon nous une certaine introspection qui est toujours nécessaire lorsqu’il est question d’homophobie car en effet, nous avons tous des préjugés sans même nous en rendre compte parfois. Le plus important est donc d’en prendre conscience et d’essayer de remettre en cause ses représentations et ses a priori.

Au-delà de notre action de sensibilisation qui a vraiment été pour les membres de l’antenne-jeune une expérience riche et très instructive sur la manière dont les jeunes peuvent percevoir les questions liées à l’homophobie, nous proposions bien sûr un moyen d’agir : nous avons fait signer 2 pétitions, l’une concernant l’impunité au Bangladesh suite au meurtre d’un militant homosexuel, l’autre sur le combat d’une personne finlandaise contre les obstacles au changement d’identité de genre. Vous pouvez aussi les signer en ligne ci-dessous :

Nous espérons avoir interpellé et fait bouger des lignes. Ceci dit, le simple fait d’avoir réussi à engager un dialogue sur cette thématique, ce qui est loin d’être facile avec certains étudiants, a été une belle réussite pour nous. C’est une action dont nous nous souviendrons !

Léa Antoni.

10 Jours pour Signer : édition 2018 à Paris 13

janvier 9, 2018

Affiche 10JPS

 

Tous les ans, autour du 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, Amnesty International se mobilise pour défendre des personnes dont les droits sont violés, voire dont la vie est en danger. C’est un événement mondial où toutes les sections d’Amnesty se mobilisent au même moment et pour les mêmes personnes, ce qui nous garantit un impact énorme.

Pour l’édition 2018, l’Antenne-Jeunes de l’Université Paris 13 s’est donc une nouvelle fois mobilisée : le 7 décembre entre 12h et 14h au forum de Villetaneuse, nous avons proposé aux étudiants différentes façons d’agir pour améliorer la vie de ses personnes, en interpellant les autorités responsables ou en écrivant des messages de solidarité.

Nous avons présenté 6 situations pour lesquels vous pouvez continuer à agir en suivant les liens ci-dessous :

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Les membres de l’AJ ont donc fait signer ces pétitions, accompagnés par la musique d’HK qui a mis une très bonne ambiance sur le forum !

Afin de sensibiliser les étudiants, nous avons également organisé un atelier « Education aux droits humain » dont le but était de retrouver le lien entre les actions des personnes défendues avec le pays dans lequel étaient perpétrées les violations de leurs droits. Le but de cet atelier était d’échanger sur les situations que l’on défendait mais également sur les droits humains plus largement. Cela a permis d’aller un peu plus loin dans le partage et la discussion autour des différentes thématiques mises en lumière par Amnesty.

C’était une très belle action où l’on a senti les étudiants vraiment mobilisés et avec une sincère envie d’agir contre l’injustice. Grâce à cela, 400 signatures et messages de soutien ont été recueillis en 2h, qui iront s’ajouter à tous les autres en France et partout dans le monde !

Léa Antoni, Responsable de l’AJ Paris 13

Jeux de rôles autour d’une pétition d’Amnesty International

octobre 27, 2017

Ce Jeudi 19 Octobre avait lieu la deuxième réunion d’ « Amnesty à Paris 13 », réunion qui n’avait rien à envier à la première, autant en termes de présence que d’activité ! Nous étions plus d’une dizaine à nous retrouver en salle G102, (pour certains, à cheval entre deux cours), munis des pétitions distribuées la fois précédente  et parfois déjà signées dans leur intégralité. Tout cela montre une motivation bien réelle pour participer activement au travail d’Amnesty International !

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En parlant de pétition, c’était justement le sujet principal de notre réunion. En effet, le 16 Novembre, notre groupe a prévu d’organiser, au forum du campus de Villetaneuse, une action contre la peine de mort avec un stand pour signer nos pétitions et une exposition sur ce même thème. Cette sinistre pratique étant encore présente sur tous les continents, il est important de mobiliser le plus grand nombre pour obtenir son abolition. Le but de cette réunion était justement de nous préparer pour le jour J, de nous entraîner à convaincre les étudiants et personnels de Paris 13 de joindre leur voix aux nôtres à travers leur signature. Et quoi de mieux pour se préparer que de s’immerger dans des situations réelles ?

Nous avons donc fait un petit exercice de jeu de rôles en binôme, suivi d’une discussion générale. Dans chaque binôme, l’un devait jouer le rôle d’un membre d’Amnesty essayant d’obtenir des signatures, et l’autre celui d’une personne méfiante ou réfractaire, voire cynique. Ce fut un exercice très intéressant. Outre son coté ludique, et le plaisir qu’on peut ressentir à jouer le rôle du « méchant », il nous a permis d’avoir un aperçu de la difficulté d’amener quelqu’un à signer une pétition : car oui en effet, ce n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire !

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Quelles sont les différentes raisons pour lesquelles certaines personnes refusent de signer, et les arguments que l’on peut avancer pour les convaincre ? Évidemment, certains s’interrogent sur l’utilité de signer une pétition, ou l’efficacité de celle-ci. Il faut donc valoriser le travail d’Amnesty International, rappeler la notoriété mondiale qu’elle a acquise au fil des années, évoquer les millions de signataires qu’elle compte déjà et l’effet de pression qu’ils peuvent avoir sur les destinataires des pétitions. On peut d’ailleurs rappeler les multiples victoires d’Amnesty International par le passé. Il faut aussi que la pétition en elle-même soit crédible et présentable, avec le logo d’Amnesty bien visible, le nom du destinataire officiel, la date limite, un cadre précis…

Ensuite, d’autres personnes évoquent simplement le fait qu’elles n’ont pas de temps pour ça. En général, le fait de trop les culpabiliser est déconseillé, ça provoque souvent un repli, une défiance. Mais parfois, on peut tout de même accentuer l’importance des enjeux, voire relativiser la situation de ces personnes par exemple avec celles des condamnés à mort qui, eux, n’ont vraiment « pas le temps »…

Enfin, une autre raison est souvent invoquée, celle de la peur : la peur de révéler son identité, de prendre position, surtout sur des sujets controversés, voire dangereux. Cela paraît tout à fait légitime à Paris 13, où bien des étudiants sont des ressortissants, ou en tous cas originaires, de pays concernés par nos pétitions. Il ne s’agit pas là de minimiser le ressenti de ces personnes, mais encore une fois de relativiser : rappeler qu’ils ne seront qu’un nom parmi des milliers, et mettre leur situation en parallèle avec ce que risquent les victimes.

Il est donc possible, avec ces divers arguments, de convaincre quelqu’un de signer une pétition d’Amnesty International. Mais bien sûr, encore faut-il suffisamment connaître le sujet précis de la pétition pour espérer amener la personne en question à partager votre opinion. C’est la raison pour laquelle, lors de notre prochaine réunion prévue le 9 Novembre, nous entrerons au cœur du débat sur la peine de mort, et profiterons de ce temps pour affûter nos arguments face à quelqu’un qui y serait favorable. Cette réunion sera bien sûr ouverte à tout ceux qui seraient intéressés, qu’ils aient assisté aux premières réunions ou pas.

Anis Harbi, étudiant en 3e année de Licence de Psychologie et nouveau membre d’Amnesty à Paris 13

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