Un week-end avec les jeunes d’Amnesty France

WEAJ, Week-end des Antennes Jeunes… Quelle immense joie de vivre cette expérience au siège d’Amnesty International en compagnie d’environ 80 de mes camarades « amnestiens » venus de toute la France ! Comme ce week-end fût riche ! Formations, Actions, Rencontres… Exténuant mais passionnant !

1006410_10201329589694588_1935578638_oUn programme bien chargé nous attend et nous rentrons vite dans le vif du sujet avec une présentation de la campagne SOS Europe qui sera le thème de notre action à Notre-Dame le soir venu. (Un peu de patience, suspense…) Puis, la Présidente d’Amnesty France, Geneviève Garrigos vient nous adresser un message sur la place et l’importance de la jeunesse pour Amnesty International et pour le monde. Prenant l’exemple du conflit syrien et du problème des réfugiés, elle nous assure de notre pouvoir de contrer les effets néfastes de l’instrumentalisation par les médias, d’éveiller les consciences, faire rempart aux préjugés, en un mot faire la différence pour défendre des personnes en danger et les droits de l’Homme. Un moment très spécial, une sorte de passage du flambeau, comme la lumière de la bougie d’Amnesty qui traverse les générations.

Le déjeuner – préparé par une association qui aide les victimes du Sida en Afrique – est l’occasion de mieux faire connaissance, d’échanger sur nos premières impressions, nos expériences avec Amnesty. Il est vraiment agréable de voir l’enthousiasme et la motivation des jeunes, de partager nos valeurs, nos convictions, notre combat pour le respect des droits humains à travers le monde.

Après déjeuner, une autre intervention nous aide à prendre conscience que les jeunes peuvent s’intégrer au mouvement en prenant toutes sortes de responsabilités et être bien représentés au sein d’Amnesty. Après l’introduction de Cécile Coudriou et Camille Blanc – du Bureau Exécutif –  plusieurs jeunes viennent nous parler de leur rôleparticulier :  être « relais jeunes » dans sa région pour y développer l’action militante, et coordonner les antennes-jeunes afin d’organiser des actions encore plus visibles et ambitieuses ; être représentant élu lors des Assemblées Générales ou au Conseil National ; intégrer une commission thématique – Peine de mort, Armes, Torture etc… – ou une coordination-pays au siège d’Amnesty France pour s’engager de manière plus ciblée. C’est rassurant de savoir que si l’on a des problèmes (d’organisation d’événements par exemple), d’autres jeunes sont là pour nous aider et aussi pour représenter nos intérêts. Et puis c’est stimulant de savoir que c’est ouvert à tous !

1073302_584357244956897_2069540118_oEnsuite, place aux ateliers pour échanger en plus petits groupes sur nos expériences au sein de notre Antenne-Jeunes et voir comment on peut s’améliorer en nous inspirant des expériences des autres. Moment formateur dont on ressort avec des idées plein la tête et une envie d’agir encore plus grande.

999994_583307205061901_414243176_nEnfin, vient le moment que nous attendions tous. On va nous dévoiler l’action prévue sur les quais de Seine, près de Notre Dame. Lorsqu’on vous demande de venir avec une lampe torche et des vêtements chauds, on s’attend forcément à quelque chose de pas banal ! Et en effet, on nous apprend que nous allons devoir adresser un SOS en morse à l’aide de sifflets et de lumières ! Après les drames de Lampedusa et de Malte il est vraiment important d’attirer l’attention sur le sort de ces migrants dont les droits ne sont pas respectés et qui continuent de mourir aux frontières de l’Europe. Effectuer un SOS en morse n’est pas si difficile ! Après quelques minutes d’entraînement et une présentation du déroulement de l’action, tout habillés de jaune, nous sommes prêts à partir !1375041_583303901728898_1164516802_n

Nous effectuons donc notre SOS  à plusieurs reprises sur les quais de Seine profitant du passage de plusieurs bateaux pour attirer davantage l’attention. C’est toujours impressionnant de voir les passants nous regarder avec insistance et nous prendre en photos. On se dit alors que nous avons déjà un début d’impact si on a réussi à attirer l’attention des gens sur une situation dramatique. Puis notre action se poursuit avec un die in : on s’allonge parterre, non loin du parvis de notre Dame, pour représenter les morts de Lampedusa et des autres naufrages en méditerranée. L’action a fait son effet, c’est une réussite, et d’ailleurs, on ne peut s’empêcher d’exprimer notre satisfaction et notre enthousiasme par des applaudissements.

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De retour au siège il est déjà 21h, nous sommes exténués mais heureux de ce que nous avons accompli ensemble en ce premier jour du WEAJ.

1400156_10201337231485628_1165916705_oLe dimanche sera beaucoup moins chargé mais tout aussi inspirant, motivant et même émouvant. Nous commençons par une présentation de la commission « Education aux Droits Humains » qui donne envie d’intervenir à notre tour auprès d’autres jeunes, depuis le collège jusqu’à l’université, pour essayer de les sensibiliser aux problématiques des droits humains. Ensuite, on enchaîne sur l’utilisation des divers médias sociaux à des fins militantes. Enfin, après une présentation de la campagne de décembre « 10 jours pour signer », nous aurons le grand plaisir d’échanger avec un jeune vietnamien venu témoigner de la difficile lutte pour la liberté d’expression et pour la démocratie dans son pays. Un moment très fort et émouvant, qui rend notre combat tellement plus concrêt !

Ainsi s’achève le Week-end des Antennes Jeunes. Je repars encore plus fière de faire partie de ce mouvement et encore plus motivée et enthousiaste à l’idée de reprendre nos activités avec l’Antenne-Jeunes de Paris 13. Pour parler de mon expérience personnelle chez Amnesty, j’aimerais dire à quel point c’est enrichissant et épanouissant d’agir pour les droits humains, de se sentir utile mais également de se rendre compte à quel point cette expérience est formatrice sur le plan personnel et professionnel. Pour les timides, par exemple (et je sais de quoi je parle…), c’est extrêmement bénéfique ! Les compétences que l’on acquiert et le sentiment d’agir pour une juste cause rendent cette expérience réellement unique.

Léa Antoni, responsable de l’Antenne-Jeunes Amnesty à Paris 13

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