Graffiti pour Amnesty au CentQuatre, avec Hip Hop Citoyens et Maquis Art ! (Cécile Coudriou)

Initiée à l’université Paris 13 en 2008, la collaboration continue entre Amnesty International et Hip Hop Citoyens, et s’enrichit cette fois de la participation de « Maquis Art »  !

Après le concert (((Exigeons la dignité))) du 15 avril au point Éphémère, événement qui avait clôturé le Printemps des Droits Humains (voir article « Concert Hip Hop pour (((Exiger la Dignité))) ») Hip Hop Citoyens s’associent à nouveau à Amnesty autour de cette campagne,  qui illustre le rôle central des droits humains dans la lutte contre la pauvreté.

Mais cette fois, dans le cadre de la quinzaine du Hip Hop à Paris, ce sont non pas des chanteurs hip hop mais plus de dix graffeurs français, américains et brésiliens, artistes réunis par « Maquis Art », qui ont accepté de réaliser le jeudi 1er juillet, un « work in progress » au centre culturel parisien le CentQuatre. (104 Rue d’Aubervilliers, Paris 19e).

Les New Yorkais PART ONE et SONIC, les Brésiliens MENT et BIG, ainsi que KAYONE, FAST, BANGA, BEARZ, IOYE, JAYE, JOW.L, ont réalisé des oeuvres chacun dans leur style, ainsi que cette fresque collective de 4 x 10 m, sur le thème du combat d’Amnesty International pour les droits humains et la dignité.

Après avoir été présentées jusqu’à dimanche au 104, les  10 peintures, découpées sur la totalité de la fresque, seront mises en vente pour les particuliers et le public par Hip Hop Citoyens, au profit d’Amnesty International France.

Le jeudi 1er juillet, des militants d’Amnesty étaient présents sur le site du 104 : ils ont pu sensibiliser les visiteurs à la particularité de cette campagne Dignité – élargissement de notre mission à la défense des droits économiques sociaux et culturels, interpellation à travers des cartes-pétitions des entreprises coupables de violations et non plus uniquement les gouvernements… Mais il était tout aussi important de rencontrer les artistes pour échanger avec eux sur ce qui avait inspiré leur oeuvre : avec le graffeur Banga, évocation de la mortalité maternelle en Afrique, mais aussi de l’avenir malheureusement tout tracé pour le bébé, futur enfant soldat, avec la présence du fusil… Au-dessus, avec ce personnage cruel pressant un coeur, c’est, selon Fast (du crew UV.PTK), la répression que subissent les militants ou défenseurs des droits humains. Les barbelés évoquent les prisonniers d’opinion, tout comme les mains en forme de colombes… Ou encore, ce personnage dessiné par Jow.L, semblant sorti du film Avatar,  défend peut-être son droit à vivre dignement sur son territoire comme le peuple d’Orissa en Inde, malheureusement menacé par la pollution que provoque l’entreprise Vedanta, ou les populations du Delta du Niger plongées en enfer par Shell …

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Il est important qu’un mouvement comme Amnesty International, dont la réputation et le sérieux sont déjà reconnus à travers le monde, puisse aussi aller à la rencontre de nouveaux publics, notamment en allant chercher les jeunes là où ils sont, et de faire en sorte qu’ils nous rejoignent !

La culture du Hip Hop est elle-même porteuse d’engagement militant, parfois d’ailleurs aux risques et périls des artistes… Pour certains graffeurs, en Chine ou en Israël/Palestine par exemple, s’exprimer sur un mur peut s’avérer une activité dangereuse…

N’est-il pas tout naturel que les chemins de l’art urbain et du militantisme d’Amnesty se croisent sur ces valeurs universelles de liberté et de dignité ? Pour notre mouvement, toutes ces collaborations artistiques sont des moments très précieux. Alors, un grand bravo à tous les graffeurs, et on croise les doigts pour la vente !… Car Amnesty International un est mouvement totalement indépendant de tout gouvernement, toute tendance politique, tout intérêt économique ou croyance religieuse. Il n’accepte donc aucune subvention ni aucun dons d’états ou de partis politiques, et ne peut agir en faveur des droits humains que grâce à la générosité du public.

Si vous n’avez pas la possibilité de vous rendre au 104 à Paris, vous pouvez aussi vous renseigner sur la campagne (((Exigeons la Dignité))) ici :

http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/exigeons_la_dignite

et signer en ligne nos actions en cliquant sur ces liens :

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/inde_arreter_les_projets_de_mine_et_raffinerie_tant_que_les_droits_humains

_ne_sont_pas_respectes/petition_au_ministre_indien_de_l_environnement

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/nigeria_le_fleau_de_l_or_noir/carte_au_ministre_obong_ufot_ekaette

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/combattre_la_mortalite_maternelle_au_burkina_faso/ameliorer_la_sante_maternelle_au_burkina_faso

Si vous voulez découvrir la vidéo du reportage fait par Canal Street, (dont seule une partie est consacrée au graf au 104), c’est  là :

http://canalstreet.canalplus.fr/musique/paris-hip-hop/paris-hip-hop-expo-graffiti-concert-nessbeal-a-la-cigale

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