Cas de violation des DESC en Inde : l’entreprise Vedanta

Amnesty International se bat aussi aux côtés des populations dont les Droits Economiques, Sociaux et Culturels sont bafoués. Et dans ce combat, la cible n’est pas seulement les autorités d’un pays mais aussi parfois des acteurs économiques.

Ainsi par exemple, dans l’État d’Orissa, en Inde, la compagnie Vedanta, basée au Royaume-Uni, menace la santé de la population locale et son accès à l’eau. Amnesty International considère que le gouvernement indien doit immédiatement retirer l’autorisation accordée au vaste projet minier de cette compagnie tant que les droits humains ne seront pas respectés : droit à la la santé et à des moyens de subsistance, mais aussi au respect de son identité culturelle.

Regardez cette vidéo qui donne la parole à la communauté indigène menacée par le projet de Vedanta  :



COMMENT A TRAVAILLÉ AMNESTY INTERNATIONAL ?

Comme toujours, Amnesty International se caractérise par ce couplage recherche/action. Dans ce cas précis, le rapport d’Amnesty International s’appuie sur plus de 18 mois de recherche, trois missions ayant notamment été menées sur le terrain dans la région de Lanjigarh et les collines de Niyamgiri en août 2008, février-mars 2009 et septembre 2009. Au cours de ces missions, les chercheurs d’Amnesty International ont réalisé des entretiens en tête à tête et organisé des groupes de discussion avec des hommes et des femmes de différents groupes, notamment les dalitset les adivasismajhis kondhs, dans huit villages des environs de Lanjigarh. Ils ont également organisé des groupes de discussion avec des hommes et des femmes dongrias kondhs dans 19 hameaux des collines de Niyamgiri, à proximité du site où la mine est prévue. Amnesty International a également obtenu des copies de tous les rapports du Comité de contrôle de la pollution de l’État d’Orissa établis entre juin 2006 (avant que la raffinerie ne commence ses essais opérationnels) et août 2009, qui sont analysés en détail dans le rapport d’Amnesty International. Le Comité de contrôle de la pollution a répertorié de nombreux cas où la société n’a pas mis en place des mesures satisfaisantes de contrôle de la pollution, et des cas récurrents de pollution de l’air et de l’eau causée par la raffinerie. Les chercheurs d’Amnesty International se sont également entretenus avec des groupes de la société civile basés à Delhi et dans l’Orissa. Ils ont rencontré divers responsables gouvernementaux, dont des représentants de l’administration du district et des membres du Comité de contrôle de la pollution de l’État d’Orissa.

LE RAPPORT :

Il apparaît clairement que les populations ont reçu des informations très insuffisantes ou trompeuses sur les répercussions que pourraient avoir les projets d’extension d’une raffinerie d’alumine et d’ouverture d’une mine de bauxite envisagés par des filiales de la compagnie Vedanta.

Aujourd’hui les gens vivent aux pieds d’une énorme raffinerie et de ses déchets ; ils respirent l’air pollué et ont peur de boire l’eau de la rivière, qui est l’une des principales sources d’eau de la région.
Malgré cela, Vedanta propose d’extraire de la bauxite des collines voisines de Niyamgiri.
Cette nouvelle mine menacerait l’existence même des Dongrias Kondhs, communauté indigène protégée.

Aucune évaluation indépendante et impartiale de l’impact que risque d’avoir le projet d’extension de la raffinerie et d’exploitation de la mine sur les droits humains et l’environnement n’a pas été entreprise.
Le gouvernement indien viole ainsi l’obligation, aux terme du droit international, de respecter, de protéger et de mettre en œuvre les droits humains, tels que les droits à l’eau et à la santé, ainsi que de protéger les droits des populations autochtones sur les terres et territoires qu’ils occupent traditionnellement.
«Nous habitons ici depuis des générations, comment le gouvernement peut-il simplement dire que cette terre est à eux et décider d’autoriser l’exploitation de la mine sans nous consulter ?»

AGISSEZ ! Signez la pétition adressée au Ministre de l’environnement et des forêts pour demander l’arrêt de ce projet :

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/inde_arreter_les_projets_de_mine_et_raffinerie_tant_que_les_droits_humains

_ne_sont_pas_respectes/petition_au_ministre_indien_de_l_environnement

Une femme du village de Kendugudha vivant à l?ombre de la raffinerie et de ses déchets

Une femme du village de Kendugudha vivant à l’ombre de la raffinerie et de ses déchets
© AI

Si vous voulez en savoir plus, lisez LE RAPPORT  « India: Don’t mine us out of existence: Bauxite mine and refinery devastate lives in India »
Index Number: ASA 20/001/2010 –  9 February 2010
(EN ANGLAIS)

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