CAMPAGNE PRINTEMPS DES DROITS HUMAINS : MORTALITÉ MATERNELLE AU BURKINA FASO

LE PRINTEMPS DES DROITS HUMAINS, C’EST QUOI ?

C’est LA campagne jeunes par excellence : tous les ans, depuis 8 ans, les jeunes militants d’Amnesty International en France se consacrent à partir du 21 mars à la promotion d’une thématique particulière des droits humains à travers le « Printemps des droits humains ».

Cette année, ils se mobiliseront massivement sur le droit à la santé, à travers une action faisant partie de la campagne (((Exigeons la Dignité))) : La mortalité maternelle au Burkina Faso.

POURQUOI CETTE CAMPAGNE ? C’est un thème qui pourrait surprendre ceux pour qui Amnesty International est davantage associée à la défense des Droits Civils et Politiques, et à des combats comme celui contre la peine de mort, la torture, ou encore l’emprisonnement arbitraire. Eh bien justement, le coup de projecteur mis sur cette campagne sera aussi l’occasion de rappeler au grand public, aux sympathisants et aux futurs membres que l’action de notre mouvement s’est élargie depuis 2001 à l’ensemble des droits tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. En conséquence, Amnesty International inclut dans sa mission la défense et la promotion de ce que l’on appelle les DESC, c’est-à-dire les Droits Sociaux, Économiques et Culturels, dont le droit à la santé fait bien évidemment partie.

Voici un EXTRAIT DE LA DÉCLARATION D’AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE, que l’on peut découvrir sur le site :

Dans sa campagne, Amnesty International veut mettre l’accent sur le travail en faveur de l’interdiction et de l’élimination des violations des droits humains qui provoquent des décès et des complications évitables, liés à la maternité.


Il existe en effet un lien évident entre la mortalité maternelle pouvant être évitée et les droits humains.
Des violations comme le mariage précoce, les mutilations génitales féminines, les violences sexuelles et le manque d’accès aux informations et aux services relatifs à la santé sexuelle et reproductive augmentent les risques de grossesses non désirées ou à risques, de décès ou de complications évitables, liés à la maternité.
Par ailleurs, le manque de respect, de protection et de mise en œuvre du droit des femmes à la santé, notamment l’absence de services de santé accessibles et de qualité peut aussi être à l’origine de décès ou de complications qui pourraient être évités pendant la grossesse ou l’accouchement.

Chaque année, au Burkina Faso, plus de 2000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement.

La plupart des décès pourraient être évités.

Certaines femmes meurent parce qu’elles ne peuvent pas rejoindre un   établissement où des soins pourraient leur être dispensés, ou parce qu’elles y arrivent trop tard.

Dans bien des cas, des femmes perdent la vie parce que leur famille ne peut pas payer les frais demandés par le personnel médical.

D’autres subissent les conséquences d’une insuffisance des stocks de sang, de pénuries de médicaments, d’équipement ou de personnel médical qualifié.

Il existe diverses raisons pour lesquelles les femmes du Burkina Faso ne reçoivent pas les soins de santé maternelle dont elles ont besoin. On peut citer, entre autres :

– le statut social inférieur des femmes, qui affecte leur droit de décider si elles veulent des enfants, combien et quand ;

– le manque d’information sur les droits  en matière de sexualité et de procréation ;

– les barrières sociales et économiques, notamment le coût des traitements médicaux ;

– les barrières géographiques qui rendent difficiles l’accès aux établissements de santé ;

– la qualité médiocre des traitements, liée aux pénuries de médicaments et de personnel qualifié.

La mortalité maternelle fait surtout des ravages parmi les femmes les plus pauvres, les moins instruites, et celles qui vivent dans des zones rurales (ce qui est le cas de 80 % de la population).

VIDÉO de l’étape de la caravane d’Amnesty International au Burkina Faso :

QUELLES SONT NOS RECOMMANDATIONS ?

Amnesty International appelle le gouvernement du Burkina Faso à :

– allouer des ressources adéquates aux soins de santé en matière de sexualité et de procréation, en accordant la priorité aux régions les plus pauvres présentant les taux de mortalité les plus élevés ;

–  réduire systématiquement les obstacles économiques, physiques et culturels qui empêchent les femmes pauvres des régions rurales d’accéder à des soins vitaux en matière de reproduction et de santé maternelle ;

– mettre à disposition des informations accessibles sur le droit à la santé et les droits sexuels et reproductifs ;

– assurer une participation effective des femmes au processus de décision concernant les soins de santé maternelle et reproductive, ainsi qu’à l’évaluation et au suivi des processus existants ;

– assurer un suivi efficace des politiques gouvernementales visant à réduire la mortalité maternelle, afin de promouvoir une planification et une obligation de rendre des comptes adéquates.

Amnesty International demande également aux donateurs de soutenir les autorités du Burkina Faso dans la réalisation de ces objectifs.

LA PÉTITION EN LIGNE, ADRESSÉE AU MINISTRE DE LA SANTÉ :

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/actions/combattre_la_mortalite_maternelle_au_burkina_faso/ameliorer_la_sante_maternelle_au_burkina_faso

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Une Réponse to “CAMPAGNE PRINTEMPS DES DROITS HUMAINS : MORTALITÉ MATERNELLE AU BURKINA FASO”

  1. Mami Slim Says:

    nice job

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