« Minerais de Sang », La face cachée de vos portables

mars 21, 2016

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Le 15 mars,  l’Université Paris 13 accueillait Sabine Gagnier, d’Amnesty International France. Chargée de Plaidoyer sur la Responsabilité des Entreprises et les Droits Humains elle a animé une rencontre-débat intitulée « La Face cachée de vos portables, les Minerais de Sang ». 

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L’Antenne-Jeunes a tenu à aborder ce thème car si tout le monde a aujourd’hui un téléphone portable dans sa poche, peu savent que sa fabrication entraîne tant de violations des droits humains. En tant que consommateurs, nous avons tous une responsabilité dans ce système, et c’est pourquoi nous voulions informer les étudiants de Paris 13 du lien qui existe entre le portable et ce que l’on appelle les « minerais de sang », comme le cobalt, l’étain, le tantale, le tungstène et l’or.

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Lors de cette rencontre, Sabine Gagnier a expliqué  comment Amnesty International, dans ses recherches, a suivi toute la chaîne de production pour remonter jusqu’à l’extraction de minerais comme le cobalt, notamment en République Démocratique du Congo. Il s’avère que dans ces mines, de nombreux enfants (environ 40 000 selon l’UNICEF) sont présents et travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses. Le commerce de l’étain ou de l’or participe également au financement de groupes armés dans la région.

 Après ce triste constat, Sabine nous a expliqué les moyens mis en œuvre par Amnesty International pour tenter de faire cesser ces violations des droits humains en responsabilisant les entreprises : actions de plaidoyer au niveau national et européen pour faire changer les lois concernant la responsabilité des entreprises (RSE), et bien sûr la mobilisation des citoyens à travers la signature de pétitions pour interpeller Samsung et Apple. En effet, la technique de dénonciation, (« Name and shame ») de géants du secteur, comme Samsung ou Apple peut s’avérer efficace !

Il était important d’orienter cette rencontre vers les moyens d’action, car les étudiants présents, que l’on sentait très indignés par ces injustices, voulaient savoir ce qu’ils pouvaient faire. Heureusement pour nous, Sabine ne nous a pas demandé de ne plus utiliser nos téléphones ni de boycotter les entreprises concernées, elle n’a pas non plus cherché à nous culpabiliser, mais elle nous a avant tout invités à agir, par exemple en signant et en faisant signer ces deux pétitions d’Amnesty :

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actions/Apple-ou-vient-le-cobalt-de-nos-telephones-17858

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actions/Samsung-ou-vient-le-cobalt-de-nos-telephones-17669

 Plus de 20 000 signatures ont déjà été récoltées !

 Cette rencontre-débat nous a permis de nous rendre compte que nous n’étions pas impuissants face à l’injustice. Plusieurs exemples ont été cités pour montrer que lorsque les consommateurs font une prise de conscience et le font savoir aux entreprises, c’est déjà une première victoire.

Un grand merci à Sabine pour sa disponibilité, la clarté de sa présentation et son appel très mobilisateur à passer à l’action !

Voici la vidéo de cette rencontre :

 

IMG_1027Léa Antoni

 

 

Rencontre-débat Amnesty : droits humains et entreprises

mars 9, 2016

Affiche Minerais de Sang P13Vous êtes-vous déjà demandé comment était fabriqué cet objet si omniprésent dans notre vie quotidienne, le téléphone  portable ? D’où viennent ses composants, et notamment les minerais nécessaires à leur fabrication, comme le cobalt ? Et surtout, à quel prix pour les droits humains ces minerais sont-ils extraits ?

Une expression revient souvent, celle des « minerais de sang », soulignant à quel point leur extraction est entâchée de violations graves des droits humains dans différents pays du monde et notamment des pays qui regorgent de richesses mais dans lesquels la pauvreté est endémique.

Ce mardi 15 Mars à midi, à l’Université Paris 13 Villetaneuse, Sabine Gagnier, responsable du programme « Acteurs économiques et droits humains » au siège d’Amnesty International France, viendra nous dévoiler la face cachée de nos téléphones portables. Elle nous exposera  la situation en République Démocratique du Congo, les conditions terribles dans lesquelles des adultes mais aussi des enfants travaillent dans des mines de cobalt, de la nécessité absolue de mettre les entreprises face à leurs responsabilités en matière de droits humains.

Les consommateurs aussi doivent ouvrir les yeux : Nous avons la chance de bénéficier des avantages des nouvelles technologies, mais nous devons aussi nous préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Comment pourrions-nous faire pression sur ces entreprises, pouvons-nous également – dans nos pays riches – faire changer les lois qui régissent les responsabilités des entreprises ? Comment Amnesty International et la mobilisation citoyenne peuvent-elles faire une différence ?

Sabine Gagnier vous proposera des réponses à toutes ces questions mardi 15 Mars entre 12 et 13h en salle C 105 de l’UFR Communication de l’université Paris 13. Venez nombreux débattre avec nous !

Cécile Coudriou

 

 

 

 

Avec « Pride », Amnesty à Paris 13 lutte contre l’homophobie (Léa Antoni)

février 15, 2016

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Le jeudi 4 Février, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 a décidé d’utiliser le rire pour lutter contre l’homophobie. En effet, nous avons organisé une projection-débat autour de « Pride », une comédie inspirée d’une histoire vraie se déroulant dans les années 80 au Royaume-Uni. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble au départ embarrassée de recevoir leur aide. Au moment de se rencontrer les personnages sont nerveux, ne savent pas comment ils vont être reçus, et pourtant leur regard va changer…

Le film “Pride” met en évidence l’importance de la solidarité au-delà des différences qu’il peut y avoir, a priori, entre des groupes de personnes notamment, les mineurs et les gays. On a, à première vue, l’impression qu’ils sont différents, qu’ils ne font pas partie du même monde, et pourtant, des liens d’amitié vont se créer, cette expérience deviendra la plus belle expérience de leur vie.

L’homophobie est un sujet assez sensible et difficile à aborder dans notre université. Nous avons d’ailleurs vu certaines de nos affiches arrachées des murs de la fac. Le contexte était donc un peu tendu mais cela ne nous a pas découragés, bien au contraire. C’est justement lorsque le combat est difficile qu’il prend tout son sens et qu’il faut absolument agir, avec encore plus de vigueur.

Or, le point fort du film est qu’il ne tombe pas dans la dénonciation pure et simple de l’homophobie. C’est un film beau, drôle, émouvant et qui ne s’adresse pas qu’à un public déjà convaincu. En effet, il déconstruit de très nombreux préjugés homophobes, sans jamais tomber dans la haine ou la colère. Il met en lumière l’absurdité de certains comportements et réactions homophobes avec humour et pudeur, ce qui rend le message beaucoup plus audible et permet de mieux le recevoir. Car si la colère et l’indignation face à l’injustice sont des émotions que partage la plupart des militants qui souhaitent combattre les discriminations pour faire changer les mentalités, le rire semble un moyen plus efficace.

Personnellement, je n’ai pu m’empêcher d’admirer le personnage de Mark : Ce jeune homme ne peut rester inactif face aux injustices et discriminations dont sont victimes les mineurs, bien que ce ne soit a priori pas son combat. Il a lui-même vécu les mêmes souffrances parce que homosexuel. Au-delà de nos différences, nous sommes tous des êtres humains qui peuvent être touchés par une violation des droits humains même si cela se passe loin de nous. «Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice du monde entier» comme disait Martin Luther King. C’est exactement ce principe de la solidarité internationale qu’Amnesty International défend.

Un étudiant a d’ailleurs souligné pendant le débat, qu’il était dommage que les groupes victimes de discrimination ne s’entraident pas davantage et que ce soit parfois même le contraire.

On ressort de ce film à la fois ému par la beauté de certaines scènes mais également bouleversé par le message à la fois simple mais si essentiel. Ce n’est pas parce que nous sommes différents que nous ne pouvons pas nous entendre et qu’on ne doit pas être « fière » de ce que l’on est. Le film est un hymne à la tolérance, l’amour, à l’amitié. En d’autres termes, « Pride » fait appel à ce qu’il y a de plus beau en nous et c’est ce qui fait sa force.

Léa Antoni

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« Amnesty à Paris 13 » vous invite à une projection-débat sur l’homophobie

janvier 31, 2016

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Après la rencontre-débat sur la liberté d’expression jeudi dernier, l’Antenne-Jeunes d’Amnesty à Paris 13 et Cécile Coudriou vous proposent ce jeudi 4 Février (17h en salle C 102 UFR Communication) une projection gratuite de la comédie britannique « Pride », suivie d’un débat intitulé « le rire contre l’homophobie », qui sera aussi l’occasion e faire connaître l’action d’Amnesty International dans la lutte contre les discriminations des personnes LGBTI. (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres et Intersexes)

Un goûter gratuit vous sera également proposé, pour pouvoir prolonger le débat dans la plus grande convivalité.

En attendant jeudi, découvrez le synopsis du film « Pride », ainsi que la vidéo de la bande-annonce :

Été 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gays et lesbiens décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du Pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres.Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

Liberté d’expression en débat avec « Amnesty à Paris 13 »

janvier 29, 2016

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17 heures. Tandis qu’une foule d’étudiants s’empresse de quitter l’université, la salle C 101 commence à se remplir car certains ont choisi de rester pour débattre de la « Liberté d’expression » à l’invitation d' »Amnesty Paris 13″. En les accueillant, je leur demande de quelle composante ils viennent, et je suis ravie de voir que cela dépasse largement mon UFR Communication :  certains étudient le Droit public, ou les Relations Internationales, d’autres sont à l’IUT d’informatique, ou encore en Sociologie et Science Politique…

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Avec les membres de notre groupe, nous avions opté pour la même formule que l’an passé, une rencontre-débat plutôt qu’une conférence, avec une alternance de courtes présentations « amnestiennes » et échanges autour d’une trame bien précise :

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En  introduction, j’ai rappelé ce que dit le droit international à propos de la liberté d’expression, ses garanties (article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme) et ses limites (article 29), avant de revenir sur la position d’Amnesty International suite à l’attentat contre Charlie Hebdo, mais aussi sa réaction à la réponse gouvernementale, notamment l’introduction du concept flou d’apologie du terrorisme. Puis chacun des membres de l’Antenne-Jeunes a introduit la thématique dont il avait choisi en amont de s’emparer : loi sur le Renseignement, loi sur les communications internationales, état d’urgence et sa prolongation, surveillance de masse dénoncée par Snowden aux USA… L’enjeu était de créer une vraie rencontre et prendre le temps du débat, d’où le choix de cet horaire. En effet, les pauses méridiennes sont toujours trop courtes et cela reste finalement limité et frustrant, alors que cette fois, nous avons pu échanger avec, certes, une petite trentaine de personnes seulement mais pendant plus de 2 heures !

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Les débats ont été vifs et variés : hiérarchisation entre le droit à la sécurité et le droit à la liberté ; relativisation ou au contraire insistance sur le danger qui pèse sur les libertés individuelles. Certains trouvaient qu’ils ne fallait pas exagérer la comparaison avec les USA, et d’autres au contraire ressentaient très fortement l’impact des dernières lois et de l’état d’urgence sur la vie quotidienne (comme par exemple la peur d’aller manifester samedi 30 justement contre l’état d’urgence !). Il a été aussi question du pouvoir des entreprises, plus  grand encore que celui des gouvernements, pour nous surveiller et utiliser nos données…

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Nous avons enfin partagé le même constat : l’immense majorité de la population reste indifférente et apathique, voire approuve les mesures sécuritaires prises par le gouvernement, et cela donne le sentiment d’être très minoritaire dans la dénonciation de dérives. Cela a été expliqué avant tout par la peur qu’inspire le contexte actuel, peu propice à la réflexion, mais aussi plus généralement par une absence d’intérêt pour la chose politique ou un manque d’information réelle, les médias ne jouant pas suffisamment leur rôle.

Face à un tel constat, loin de nous décourager, nous en avons conclu qu’il fallait redoubler d’efforts pour provoquer des débats comme celui-ci, et essayer de susciter une prise de conscience sur ces enjeux de surveillance, notamment en montrant que chacun est concerné, et non pas uniquement ceux qui auraient quelque chose à se reprocher. Et c’est pourquoi la célèbre citation d’Edward Snwoden s’imposait pour conclure ce débat : « Dire que l’on se moque du droit à la vie privée parce qu’on n’a rien à cacher, ça revient à dire que l’on se fiche de la liberté d’expression parce qu’on n’a rien à dire ».

Cécile Coudriou

 

Invitation au débat sur la liberté d’expression

janvier 24, 2016

Un an après l’attaque contre Charlie Hebdo, dans une France où a  été votée la loi relative au Renseignement, la loi sur la surveillance internationale, et où aujourd’hui l’état d’urgence risque d’être prolongé, qu’en est-il de la liberté d’expression, de ses garanties et ses limites ?

Nous vous proposons de venir en débattre ce jeudi 28 janvier à l’Universté Paris 13 (salle C 101, UFR Communication), avec les jeunes d’Amnesty et Cécile Coudriou, ancienne vice-présidente d’Amnesty International France.

Venez nombreux, il est plus important que jamais de prendre le temps du débat !

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Pour un militantisme convivial et créatif, « 10 Jours pour signer » à Paris 13

décembre 22, 2015

Le 10 décembre, journée internationale des Droits de l’homme, le Forum de l’Université de Paris Villetaneuse s’est transformé en « Centre d’action » militant et festif, avec l’Antenne-Jeunes d’Amnesty International à Paris 13 !

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Mots d’ordre : convivialité et créativité !

Comme  dans plus de 200 villes en France, nous avons cherché à alerter et mobiliser le public sur des violations des droits humains à travers le monde, mais cette fois, le « centre d’action » supposait aussi un effort pour varier les façons d’agir : en plus de notre habituel stand de signatures de pétition, et de notre petite performance pour mettre en scène les 6 situations que nous avions retenues, nous avons aussi proposé d’envoyer des tweets aux autorités, d’envoyer des messages de soutien ou des dessins aux victimes, ou encore de participer à une pétition-photo.

Pour favoriser la convivalité dans cette prise de contact avec le public,  nous avons donc installé, un petit buffet gratuit à côté de la scène et du stand de pétition/information,  ainsi qu’un « atelier photo » pour les photos de soutien, et un coin plus confortable avec quelques fauteuils, une table, un ordinateur et du matériel de dessin et d’écriture.

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Cet atelier « Solidarité créative » a vraiment fait une différence !

Cela offrait la possibilité de manifester directement son soutien  aux personnes à travers des messages ou des dessins. On peut aisément imaginer par exemple que cela peut aider Albert Woodfox à supporter l’enfer qu’il vit dans cette prison d’Angola, en Louisianne, où il est enfermé à l’isolement depuis plus de 40 ans… Lui-même a envoyé le message suivant : « Transmettez ma gratitude à Amnesty et à toutes celles et ceux qui ont écrit pour moi. Leurs lettres font la différence ».

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La photo, autre expression de son soutien, le tweet, autre moyen de pression

Pour manifester autrement leur soutien, le public a été invité à se laisser prendre en photo avec des panneaux sur lesquels on pouvait voir le portrait de chaque personne et un message de soutien : « Free Fred, Free Yves » par exemple, pour ces deux jeunes congolais qui risquent la peine de mort pour complot contre l’état alors qu’ils n’ont fait que manifester pacifiquement et encourager l’engagement citoyen des jeunes. Ces photos pouvaient ensuite être reliées à l’action via Twitter, moyen particulièrement efficace pour faire pression sur les gouvernements, puisqu’on peut directement les interpeller à la vue de tous ! Ainsi par exemple, ce tweet a été adressé avec une photo au Roi d’Arabie Saoudite pour demander la libération de Waleed Abul Khair, condamné à 15 ans de prison pour avoir simplement exercé son métier d’avocat : @WaleedAbulkhair is not a terrorist, nor a criminal; jailing him is the only crime. @KingSalman #10JoursPourSigner.

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Prendre le temps de tisser des liens…

La nouvelle forme qu’a pris l’opération « 10 Jours pour Signer » a sans aucun doute facilité le rapprochement non seulement entre les militants et le grand public, mais également entre le public et les personnes qu’Amnesty International défend. Au lieu de juste signer en passant, les gens s’arrêtaient plus longtemps pour mieux prendre  connaissance d’une situation qui les touchait plus spécialement et s’ils le souhaitaient, ils pouvaient utiliser des moyens d’action diversifiés. Une jeune fille était très touchée par notre action contre les mariages forcés au Burkina Faso, pratique aujourd’hui illégale mais toujours très répandue dans le pays. Elle a voulu se faire prendre en photo avec un panneau « Stop aux Mariages Forcés ! ». D’autres ont écrit une série de messages à Fred et Yves, ou à Waleed pour leur dire qu’ils les soutiennent.

Comme en témoigne la vidéo ci-dessus, on ressort particulièrement fiers et heureux de cette édition des « 10 jours pour signer » : les étudiants de Paris 13 étaient réellement indignés par les injustices que nous dénoncions, ont très bien reçu notre action, et ont participé très volontiers. Nous avons recueilli 1937 signatures et de nombreuses photos et messages de soutien ! Mais nous espérons également avoir semé la graine du militantisme chez quelques personnes. C’est un impact difficile à mesurer, les résultats ne sont pas visibles directement, mais c’est vraisemblablement le plus important de tous et je me plais à croire nous y avons contribué non seulement ce 10 décembre, mais aussi tous les jours de l’année, grâce à nos activités militantes avec Amnesty International.

Merci à vous tous !!

Léa Antoni

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décembre 8, 2015

 

ÇA Y EST, ON EST FIN PRÊTS !

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On s’est donné à fond pour la préparation de l’édition 2015 des « 10 Jours pour signer », malgré le fait que plus de la moitié de nos « troupes » d’étudiants ont été réquisitionnées pour la Cop21 ou une journée sur les Réfugiés… Heureusement, nous avons été plutôt boostés par ce défi de faire aussi bien que les années précédentes même avec moins de monde, et puis par ailleurs, le fait d’avoir enfin notre local à Paris 13 ! Ces 15 derniers jours, dans la bonne humeur comme toujours, comme le montre cette galerie de photo, nous nous sommes appropriés les différentes situations sur lesquelles nous allons sensibiliser et mobiliser le public, et nous avons concocté le programme suivant, pour un événement que nous voulons festif et militant, ce jeudi 10 décembre entre 10h et 16h  :

Le stand information et pétition aux couleurs d’Amnesty :

Notre stand sera installé au forum du campus de Villetaneuse, et nous proposerons nos 6 pétitions de soutien à des personnes dont les droits sont bafoués dans 6 pays différents : USA, Arabie Saoudite, Syrie, République Démocratique du Congo, Burkina Faso et Myanmar. https://amnestyparis13.wordpress.com/2015/12/06/10-jours-pour-signer-avec-amnesty-a-paris-13-6-situations-de-violations-des-droits/

Diversification des propositions d’action :

En plus de ces pétitions papier, nous offrirons également au public la possibilité de s’installer à notre ordinateur pour envoyer des tweets ou des messages Facebook aux autorités, ainsi que des messages de soutien aux personnes qui sont victimes de violations. Ces messages seront symboliquement postés depuis Paris 13, dans notre boîte au lettres Amnesty. Enfin, comme l’an passé, l’agence BETC a créé pour Amnesty une applicaiton smartphone qui permet de signer en ligne et de prendre en photo son regard avec ce slogan : « Ne fermons pas les yeux sur les violations des droits humains. » Ces regards formeront une mosaïque sur le site dédié 10 Jours pour signer.

Une scène !

Entre les épisodes musicaux et les spots radio enregistrés par Sophia Aram pour promouvoir les « 10 Jours pour Signer », nous monterons sur cette scène pour jouer une saynète qui met en lumière les 6 situations de violations en les opposant aux articles de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, au nom desquels nous dénonçons ces situations. Cela tombe bien, ce sera la date anniversaire de l’adoption de ce texte à l’ONU, puisque c’était le 10 décembre 1948…

Un espace de convivialité

Rien de tel pour attirer plus de monde que de miser sur la convivialité ! Boissons et gâteaux seront donc offerts et notre objectif est d’accueillir au mieux tous ceux qui viendront vers nous, au-delà de la signature de pétition, de prendre le temps de créer véritablement des liens.

ALORS, TOUS AU FORUM ENTRE 10H ET 16H CE JEUDI 10 DÉCEMBRE, MONTRONS NOTRE SOLIDARITÉ ENVERS DES PERSONNES QUI EN ONT BIEN BESOIN !

« 10 Jours pour signer » avec Amnesty à Paris 13 : 6 situations de violations des droits

décembre 6, 2015
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Le 10 décembre, journée mondiale des droits de l’homme, Amnesty à Paris 13 mobilisera les étudiants de l’université autour de 6 des 10 situations de violations des droits mises en lumière dans  l’édition 2015 des « 10 Jours pour Signer ».
De 10 à 16h au forum de Villetaneuse, nous aurons 6 heures pour tenter de faire une différence sur 6 situations dans 6 pays différents où les droits tels qu’énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme sont bafoués.
Pétitions, tweets, messages et photos de soutien seront proposés au public pour manifester leur solidarité envers d’autres citoyens du monde qui en ont bien besoin !
 

ETATS-UNIS : Albert Woodfox, en prison à l’isolement depuis plus de 40 ans

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Cela fait plus de 40 ans qu’Albert Woodfox est détenu à l’isolement. En 1972, il a été condamné pour le meurtre d’un gardien de la prison d’Angola alors qu’aucun élément sérieux ne le reliait à ce meurtre. A trois reprises, sa condamnation a été annulée. En juin 2015, un juge fédéral a ordonné sa libération immédiate. Mais l’Etat de Louisiane a, comme chaque fois, contesté cette décision en justice. Albert Woodfox continue d’être détenu, à l’isolement.

RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, deux jeunes prisonniers d’opinion risquent la peine de mort

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Le 15 mars 2015, les forces de sécurité ont arrêté Fred Bauma et Yves Makwambala, activistes du mouvement de jeunesse citoyen Filimbi. Un temps détenus au secret, ils attendent désormais leur procès dans la prison de Kinshasa. Malgré l’absence de preuves, Fred et Yves encourent la peine de mort en cas de condamnation. Leur emprisonnement vise à faire taire un mouvement de jeunesse qui réclame des changements démocratiques dans le pays.

BURKINA FASO : Jeunes filles mariées de force

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 Maria* avait 13 ans quand elle a dû s’enfuir pour échapper à un mariage dont elle ne voulait pas. Elle a marché pendant trois jours, sur 169 km, avant de trouver un refuge pour jeunes filles. Elle a ainsi réussi à se soustraire à une pratique qui touche encore des milliers de fillettes et jeunes femmes. Au Burkina Faso, le mariage forcé et précoce est interdit mais reste prédominant. Plus de la moitié des jeunes filles sont mariées avant leur majorité.
*le prénom à été modifié

MYANMAR (BIRMANIE) : Phyoe Phyoe Aung, syndicaliste étudiante, emprisonnée après avoir manifesté

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 Phyoe Phyoe Aung est la secrétaire générale d’un des syndicats étudiants les plus importants du Myanmar. Depuis le 10 mars 2015, elle est emprisonnée avec une centaine d’autres manifestants. Ils risquent jusqu’à 9 ans de prison pour leur participation à ce mouvement.

ARABIE SAOUDITE : Waleed Abu Al-Khair, 15 ans de prison pour avoir défendu les droits humains

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 Waleed Abu Al – Khair est un éminent avocat qui a défendu de nombreusesvictimes et militants des droits humains, dont Raïf Badawi. Son engagement lui vaut de purger actuellement une peine de 15 ans de prison, assortie de 15 ans d’interdiction de quitter le territoire. Il est le premier défenseur des droits humains à avoir été condamné en vertu d’une nouvelle loi antiterroriste saoudienne entrée en vigueur début 2014.

SYRIE : Rania Alabbasi et ses six enfants, arrêtés par les autorités syriennes, ils ont disparu depuis.

 

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Rania Alabbasi et ses six enfants ont été enlevés chez eux par des agents du gouvernement syrien en mars 2013. Malgré les requêtes de leurs proches, les autorités syriennes n’ont donné aucune information quant à leur sort, sur leur lieu de détention ou sur les raisons de leur arrestation. Les disparitions forcées sont une pratique courante du régime pour terroriser la population en Syrie.

Résultats de la campagne « France, Destination Impunité » d’Amnesty à Paris 13

novembre 26, 2015

Après la conférence « Pas de Paix sans Justice » il était important  de mobiliser sur le terrain le public de l’Université Paris 13 sur cette campagne contre l’impunité : le 12 novembre, les membres de l’Antenne-Jeunes ont donc silloné le forum du campus de Villetaneuse à la rencontre des étudiants, afin de les informer sur une réalité méconnue, les failles de la législation française qui empêchent de poursuivre les auteurs des pires crimes internationaux, si d’aventure ils venaient séjourner en France.

Le second défi était d’amener le public à signer notre pétition. C’est là que nous avons pu mesurer l’importance de notre préparation, car il fallait être capable, en quelques minutes, de les sensibiliser suffisamment, de trouver les mots pour les convaincre de la nécessité de changer la loi, et d’appliquer vraiment le principe de « compétence universelle » pour assurer une justice internationale.

Beaucoup d’échanges, quelques confrontations avec des étudiants plus sceptiques, voire critiques de la Cour Pénale Internationale, mais dans l’ensemble, les personnes étaient tout d’abord étonnées et choquées d’apprendre l’inadéquation de notre système pour poursuivre ces criminels, et du coup désireuses d’apporter leur contribution au changement.

Bilan, 280 signatures ont été récoltées, et cerise sur la gâteau, une personne de plus a rejoint notre équipe  sur le champ !

Découvrez en images cette action :

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